C:ii'e jaune * . . . . 80 grammes
Faire liquéfier à une douce chaleur dans :
Huile rosat iGO grammes.
, Extrait de Saturne 20 " irl.
i Savon dur. 10 id.
Mêlez avec poudres de calomel et de sucre, parties égales, mais cautériser est meilleur.
Lèvres (Hypertrophie des). La lèvre hypertrophiée dans sa totalité est un attribut de la constitution scrofuleuse. L'absence d'induration, de tumeur et de douleur dans la partie augmentée de volume, indique la nature du mal. Cette lésion constitue une difformité à peine gênante.
Il arrive quelquefois que la couche muqueuse de la lèvre est seule hypertrophiée et forme un bourrelet rouge, saillant, dépassant les lèvres. Cette portion hypertrophiée est susceptible de s'ulcérer et de donner lieu à des douleurs vives.
Thérapeutique. — Toute hypertrophie des lèvres qui ne donne pas lieu à une véritable difformité ne doit pas être enlevée.
Quand on se décide à faire une opération, on procède de la manière suivante :
Un aide tend une des deux commissures et l'attire en avant; le chirurgien en fait autant pour l'autre commissure; puis il incise la lèvre, à partir du bord libre dans l'étendue d'une commissure à l'autre, il dissèque jusqu'au niveau du frein de la lèvre ; il a formé ainsi un lambeau cutané aux dépens de la lèvre, qui est dédoublée ; 1 ou 2 centimètres de ce lambeau est enlevé avec les ciseaux ou le bistouri. On lave la plaie ; s'il y a quelques artères qui donnent, on les tord, et on laisse la plaie se réunir seule (Paillard, 1826).
On lavera la plaie tous les jours.
Pour faciliter la cicatrisation, on fait une suture à points séparés avec des fils métalliques, qui unit la peau à la muqueuse ; on comprime légèrement la lèvre à l'aide d'une bande de diachylon ou une bande roulée.
Lorsque la muqueuse seule est hypertrophiée, on la saisit avec une pince à griffes et on l'excise simplement avec un
bistouri ou des ciseaux courbes. S'il y a une hémorrhagie, on comprimera avec les doigts, ou l'on tordra les petites artères qui donneraient. Il n'est pas nécessaire de faire de pansements. Les malades devront éviter de sucer; cet acte, involontaire quelquefois, doit être suspendu par la volonté et l'attention du malade.
Lèvres (RESTAURATION DES) OU Clieiloplastîe. Les
plaies des lèvres, une perte de substance, les plaies produites dans le but de faire disparaître les cicatrices vicieuses OU d'enlever des cancers réclament une réparation, à la fois pour remédier à une difformité consécutive et pour empêcher l'issue continuelle de la salive.
Le plus souvent, à la lèvre supérieure comme à la lèvre inférieure, une incision en V, ou la régularisation de la plaie, en lui donnant la forme d'un V, et la réunion par première intention avec la suture entortillée suffisent pour remédier aux difformités des lèvres.
Lorsque la partie moyenne de la lèvre inférieure a été détruite, on fait deux incisions verticales qui taillent un lambeau sur le menton et la région sus- hyoïdienne, on fait glisser le lambeau de bas en haut et on le réunit avec les deux parties latérales de la lèvre conservée (Chopart).
Lorsqu'on vient d'enlever un cancroïde par une incision semi-lunaire, on dissèque un lambeau en forme de tablier (Roux de Saint-Maximin), ou deux lambeaux formés par une incision partant du milieu de l'incision convexe faite pour enlever les tumeurs (Lisfranc) , et l'on remonte les lambeaux qui sont maintenus' en place par des bandelettes agghitinatives et la position fléchie de la tête.
Toutes les fois que la perte de substance de la lèvre n'a pas détruit la muqueuse, et n'a pas obligé à enlever celleci, on fera avec avantage la suture de la muqueuse avec le bord libre des lambeaux relevés à l'aide de points de suture mélallique (Serres), comme pour les opérations de l'atrésie des lèvres. V. Atrésie des lèvres.
Si l'on a affaire à une plaie en V, inciser transversalement les deux commissures vers la joue; disséquer de façon à avoir deux lambeaux triangulaires ; on rapproche et l'on réunit (Horn) en ayant soin d'unir par suture le bord supérieur de la peau des lambeaux avec la muqueuse.
Kig. 387. — Incision destinée à former deuxîlambeaux pour séparerjles lèvres après l'ablation d'un cancroïde. — Les bords des plaiesj î), G et C, F sont destinés à être réunis ensemble par une suture. — Les bords A, C et C, B formeront le bord de la lèvi'o (procédé de Buchanau). (A. Guériu.)
Si la perte de substance est quadrangulaire ou triangulaire, les deux incisions des commissures sont faites comme précédemment, puis on fait sur le bord inférieur du maxillaire deux incisions transversales parallèles aux premières.
LICH
LICH
On dissèque deux lambeaux quadrilatères que l'on réunit sur la ligne médiane et en bas, à la peau du menton. Le bord du lambeau est réuni à la muqueuse comme précédemment. Comme il est possible que la peau et la muqueuse se soudent spontanément (Bonnet de Lyon), il n'est pas nécessaire de faire cette dernière suture. (Procédé de Lisfranc modifié par Buchanan.) (Fig. 387.)
En cas de large perte de substance, les incisions libératrices sur les joues (Celse) sont utiles.
Lorsque le maxillaire fait saillie et s'oppose à la réunion de la peau, lorsqu'une impossibilité absolue est reconnue, on enlèvera une portion de l'os maxillaire (Gensoul, Boux). Cela est commandé surtout quand le périoste est malade.
Lorsqu'au moment de la réunion des landjeaux la lèvic supérieure se plisse, pour éviter cette nouvelle défoi'mation on enlève sur la lèvre supérieure, à l'aide de ciseaux courbes, et mieux avec le bistouri, deux petits lambeaux en forme de V renversé au niveau des commissures, et l'on réunit les plaies par première intention (Camille Bernard et Desgranges). Ce luxe opératoire n'est pas absolument nécessaire ; le plissement de la lèvre supérieure n'est pas une difformité. Voici le procédé de M. Desgranges : on enlève un lambeau trianguhiire à base inférieure à chaque commissure, après les avoir agrandies; on réunit la muqueuse et la peau de la lèvre inférieure, et la bouche se trouve d'autant agrandie.
LEVURE. Écume de la bière en fermentation, formée de bière, contenant une innombrable quantité d'acide carbonique et de cellules végétales vivantes, connues sous le nom de Cryptocoœus cerevisiœ.
On emploie la levure pour faire le pain, et en médecine on s'en sert pour faire des cataplasmes calmants et résolutifs ; c'est un cataplasme d'acide carbonique.
LICHEIV (Lichen d'Islande, Mousse d'Islande) (Matière médicale). Cryptogame des Vosges et d'Islande, rempli de 65 pour 100 de matière mucilagineuse, unie à de la fécule dite HchêHine, de sels et d'un principe amer tonique. Il sert d'aliment aux malheureux.
En médecine on en fait une décoction (10 grammes par litre d'eau), en ayant soin d'enlever d'abord le principe amer au m.oyen d'une courte macération, dont on perd l'eau; une gelée, en faisant évaporer la décoction à consistance convenable, et une pâte, en incorporant à la gelée une certaine quantité de sucre.
Les préparations de lichen se donnent dans la bronchite chronique [+]) dans la phthisie pulmonaire [+]
11 y a aussi le lichen pulmonaire ou pulmonaire du chêne que l'on emploie comme succédané du précédent, mais comme il renferme beaucoup moins de matière mucilagineuse, il est moins adoucissant que l'autre et peut être délaissé.
LICHEIV (Pathologie et thérapeutique). Les maladies de la peau caractérisées par la présence de papules rou geàtres, prurigineuses , suivies d'excoriation superficielle avec petite croûte sanguine, constituent le lichen.
II y a un lichen simplex, un lichen pilaris, un lichen circumscriptus, un lichen agrius, un lichen lividus, un lichen tropicus, et un lichen urticatus.
Les lichens existent à l'état aigu et à l'état chronique, mais dans ce dernier cas les parties les plus malades de la peau s'hypertrophient, deviennent dures et se fendillent au niveau des articulations.
Dans le lichen agrius il y a une douleur caractérisée par des démangeaisons intolérables, surtout pendant la nuit.
Thérapeutique. - - Les bains frais, les lotions froides et acidulées, les bains de rivière, les bains gélatineux, les bains sulfureux ou gélatine- sulfureux et les bains alcalins sont très-utiles dans le lichen.
Les applications de glycérine pure, de glycérolé d'amidon, ou de glycérolé d'amidon rendu alcalin avec 2 gr. de bicarbonate de soude pour 60 grammes de glycérolé et le sirop d'arséniate de soude sont très-utiles dans le lichen.