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ALCA

ill%l''5;i.l.K (PnussE uhénane). Eau niinclalc iiiHiiruLisu, de 'lO" à ÔO", employée dans le iliuiiialisiiic clii onifjue[+], dans les eugorgenienls arlieulaires [±], dans les [laralysies, dans l'alropliie musculaire cl dans les maladies chroniques de la peau [+].

Aî,g5i\iSMi; (Absence congénitale du pigment de L'iiiis et de la ciiokoïde). Celle lésion tient à une disposition générale de Féconomie que l'on rencontre chez les albinos et les enfants aux cheveux de couleur très-claire ; l'acconuiiodalion dans les yeux qui présentent cet état est gênée, parce que les objets éclairés éblouissent. L'iris alors se contracte ainsi que le muscle ciliaire, et l'acconip.'.odalion se produit ordinairement dans les conditions de la myopie, mais à la condition que les paupières soient trèsrapprochées.

Thérapeutique. — Avec l'âge l'albinisme s'atténue. On prévient les éblouissemenls par l'emploi de lunetles bleues, ou de lunettes sténopéiques. Celles-ci, formant diaphragme entre les objets éclairés et la rétine, remplacent l'iris.

ALBl'CiO. V. Cornée {Opacité de la).

ALBIjrMI!\'E. Principe immédiat des végétaux et des animaux, que l'on trouve en très-grande abondance dans l'œuf des gallinacés ; il sert contre la diarrhée et contre les empoisonnements. Un le donne à la dose de quatre blancs battus dans un litre d'eau : c'est Veau ulbuiianeuse.

AI.BIJNIi^it'RIE. L'excrétion d'urines contenant de l'albumine en dissolution caractérise l'albuminui'ie.

On reconnaît l'albuminurie au moyen de l'analyse chimi(|ue et par les réactifs (chaleur ou acide concentrés) qui ont pour etfet de coaguler l'albumine. Pour cela on fait ])ouillir un peu d'urine dans un tube à expérience, et si le précipité (djtenu ne se rcdissont pas sous l'influence d'une goutte d'acide nitrique, c'est qu'il est formé d'albumine.

11 en est de même lorsque, dans un autre lubc, l'urine précipite directement par l'acide nitrique, et que le précipité ne se redissout pas dans un excès d'acide ou par l'ébullition.

L"al))uminurie n'est pas une maladie qu'on puisse traiter connue un étal morbide toujours sendiialjle, dépendant de la même cause, car ce n'est c[u'un symplôme do beaucoup de nudadies qui constanmient, ou accidentellement, produisent le passage de ralliuminc dans les urines.

Si l'on ne veut connneltre les plus graves erreurs de diagnostic, de prognose et de Iraitement, il faut envisager ralbuminui ic connue le symptôme d'un grand nombre de maladies diflérenles, dont le danger n'est pas le même et dont la Ihérapeutique n'a rien de comparable.

L'albuminurie résvdte des phlegmasies vésicales simples ou cauttiaridiennes ; du pissemcnt de sang; delà congestion mécanique dos reins jiar la compression des veines rénales sous l'utérus en geslalion par l'éclampsie, par l'aspliyxie ou par les maladies du cœur; de la scarlatine rénale; de la desquamation des tubes urinifèrcs, particulière a la néphrite ali)umiucuse; de certains enqioisonnen.ent^ (.\. OUivier), ..te,, ce (pii fait qu'on observe ce idienomeur dans la ryslite, dans les liématuries esseu- \\r\W> ou -ynqilomatiquo, dans la grossesse, dans les mala.lies du c.'ur, dans li- ch(déra, dn„s le croup, dans

le di:diélr, dans bi scarlaline, ,l;iiis lu néphrite ;di i-

neuse, d;ins les brûlures, ibuis rinie. liun pundcnl,., dans l.i dipiitherile, eli .

Si l'albuminurie dépend d'une maladie de vessie ou d'une hématurie vésicale qui mêlent de l'albumine à des urines normales, les reins sont en bon étal, mais si les urines sont albumineuses, et arrivent ainsi altérées dans la vessie, les reins sont toujours malades, soit par une congestion active ou passive de la substance corticale, soit par une infiltration graisseuse et granuleuse des tubes urinifères avec desquamation épitliéliale, soit par l'atrophie rénale.

Dans l'albuminurie, on trouve toujours dans le dépôt des urines, examiné au microscope , quelques globules sanguins, des cellules d'épithélium nucléaire et des tubes urinifères altérés.

L'albuminurie la plus grave est celle qui résulte de la dégénérescence graisseuse et granuleuse des reins donnant lieu à une anasarque presque toujours mortelle. V. Néphrite aliîumineuse.

Il faut loujours craindre que l'albuminurie scarlatineuse n'entraîne la dégénérescence des reins, et cela ne manque jamais d'arriver si le phénomène s'accompagne de fièvre et se prolonge plus d'un mois. V. Scarlatine.

Quand l'albuminurie accompagne la grossesse, elle se dissipe peu de jours après l'accouchement; mais si elle est compliquée d'anasarque et d'urémie (V. ce mot), elle produit, soit la mort de l'enfant et l'accouchement prématuré, soit une éclampsie mortelle pour la mère pendant ou après la parturilion. V. Êcl.\mi'S1E.

Les albuminuries de la diphthérile du croup et du choléra sont sous la dépendance d'une congestion passive des reins, et elles disparaissent dès que la maladie principale est en voie d'amélioration.

C'est Kl congestion passive des reins produite par les lésions organiques du cœur qui occasionne l'albuminurie observée dans ces maladies, et il suffit d'une saignée au bras pour ramener les urines dans leur état normal.

l^'albuminurie qui dure pendant longtemps amène toujours comme lésion conségtitive la dégénérescence graisseuse et granuleuse des reins avec atrophie de ces organes (Bright). C'est l'albuminurie chronique.

Th.évapeutique. — Si l'on lient compte de la nécessité qu'il y a de ne traiter l'albuminurie qu'après en avoir approfondi la cause, on voit que les moyens de combattre ce symptôme doivent être entièrement variés.

Le traitement de l'albuminurie est donc celui de l'hématurie essenlielle ou symplomali.pie d'un rétrécissement de l'urèthre; d'une cystite aiguë, cantbaridiennc ou autre; des fongus de la vessie ; de la congestion passive des maladies du cœur, de l'asphyxie du croup ou du choléra; du diabète; de la diphthérile; des brûlures; de l'infection puruleiile ; de l'éclampsie puerpérale ; de la néphrite albumiueuse ; de l'empoisonnement par le plomb. V. ces mois, et particulièrement Néphrite albuminki se.

Toutefois, dans l'albuminurie (pii survit à sa cause ]tremière, et qui forme l'albuminurie chronique, les fumigalions de benjoin, le maillot de laine, le tannin et le régime lacté constituent tout ce qu'il y a de mieux à prescrire. V. NÉPHRITE.

\\ C'.ILIXS. Les alcalins sont di^s substances qui ont la propriété chimi.pie de verdir le sirop de violette, de ramener au bleu le pajder de tournesol rougi par les acides, et de servir de base aux acides pour former des sels.

Ce sont des composés de métal et d'oxygène comme la soude, la pola.-se, Li baryte, la chaux, la magnésie, ou bien

AIXO

ALGI

des coiin)osés d'hydrogène et d'azole, Vammotmquc ; d'hydrogène el de carbone, etc.

Ce sont des remèdes quand on les emploie pour guérir les maladies ; on les donne à l'intérieur et on les emploie à l'extérieur.

Les alcalins employés à l'extérieur sont les pommades alcalines conseillées contre les maladies de la peau, et les alcalis caustiques qui servent aux applications de cautères, tels que la potasse caustique, la pâte de Vienne. V. Cautères.

Les alcalins donnés à l'intérieur ont pour effet de dissoudre la fibrine du sang et de favoriser les hémorrhagies, mais il faut en prendre longtemps et à haute dose.

A petite dose les alcalins sont diurétiques et neutralisent les acides du sang et des urines. Aussi les donne t-on dans la gravelle, dans les calculs de la vessie, dans la goutte (V. CCS mots). — C'est alors l'eau de Vichy, l'eau de Fougues, l'eau de Vais, le chlorate de potasse et de soude, le bicarbonate de potasse et de soude, qu'on emploie.

Les alcalins s'emploient dans les catarrhes chroniques de l'intestin et des bronches , dans les engorgements du foie, dans les concrétions biliaires, dans la gravelle rénale et vésicale, et dans la plupart des maladies de la peau.

ALCOOL. Principe neutre composé d'hydrogène, de carbone el d'oxygène, pouvant former un éther avec les acides. 11 y a l'alcool de vin, l'alcool de betterave, l'alcool de canne, l'alcool de bois on méthyliqne, l'alcool de pomme de terre ou amylique, l'alcool butylique, etc. Tout les alcools sont des stimulants et s'emploient comme toniques. V. ce mot.

ALCOOLilTS. Préparations d'alcool chargé par distillation des principes volatils d'une substance médicamenteuse, et qui diffèrent des teintures, qui ne sont qu'une dissolution de tous les principes fixes et volatils de la même substance épuisée sans distillation. Ce* sont les esprits. Il y a les alcoolats simples A'absinthe, d'anis, de cannelle, de citron, de castoréum, de cochléaria, d'essence de térébenthine, contre les maladies du foie; de genièvre, de pirèthre, contre les maux de dents ; de roses, de vanille, etc. , et les alcoolats composés de citron qui sont l'eau de Cologne de Fouraier, de Garus ou esprit de Garus, de thériaque, de mélisse, vulnéraire ou eau d'arquebusade, etc.

ALCOOLATLRE. Préparation d'alcool chargé par macération des principes solubles d'une plante à l'état de fraîcheur. Ce sont les teintures avec des plantes fraîches, et elles sont préférables aux teintures faites avec les plantes desséchées. 11 y a l'alcoolature d'aconit qui est très-utile ; l'alcoolature de belladone, de bryone, de ciguë, de volchique, de digitale, de jusquiame, de stramoine, de tabac, de seigle ergoté, de rhus radicans, etc.

ALCOOLÉS. Préparations d'alcool tenant en dissolution une substance médicamenteuse quelconque. 11 y a Valcoolé d'acide nitrique ou esprit de nitrc dulcifié, Valcoolé d'acide sulfuriquc formant Veau de liabel (acide sulfurique à 66 degrés, 10 grammes, et alcool à 85 degrés, 30 grammes), et Vélixir acide de Ilaller (parties égales d'acide et d'alcool). L'alcoolé d'«m/no«îM(^He SMcdHé ou eau de Lucc; l'alcoolé d'atropine, de brucine, de camphre ou alcool camphré, de digitaline, de morphine, de phosphore, de vératrine, de sulfate de quinine, do strychnine, etc.

ALCOOLISME (Magnus Huss). Empoisonnement aigu ou chronique par l'alcool et par le vin, ou les liqueurs fortes. V. Absinthe.

Quand un individu adonné à l'ivrognerie perd l'appétit et les forces, bégaye, vacille sur les jambes, tremble des mains et des doigts, devient hébété, s'elïraye de terreurs imaginaires et offre des hallucinations ou des convulsions èpileptiformes, il est sous l'influence d'un empoisonnement chronique d'alcool nommé alcoolisme.

Comme les grands fumeurs, les ivrognes ont quelquefois de l'aniaurose alcoolique.

On devient rarement sourd par l'abus des boissons fermentées.

La folie aiguë est la conséquence de l'ivrognerie, et, en raison du tremblement des mains qui accompagne le violent délire observé chez les malades, elle a reç,u le nom de deJirium tremens. V. ce mot.

Le délire nerveux de nos blessés est presque toujoui's du délire alcoolique. V. Pi,aies {Complication des).

L'alcoolisme avancé avec cirrhose est une condition défavorable pour le succès des opérations chirurgicales.

Thérapeutique. — La cessation progressive des boissons fermentées, l'opium à petites doses, 5 à 15 centigrammes \±\; la noix vomique, les antispasmodiques et l'huile empyreumatique de pomme de terre, 5 à 10 centigranmies en pilules ou en potion (Magnus Huss), sont les moyens propres à dissiper l'alcoolisme.

On peut aussi donner la décoction de quinquina (lloussard); la limonade sulfurique par verres toutes les heures pendant trois semaines (Klamer, Roth), qui, selon les auteurs, guérit le tremblement et l'envie de boire □.

On donne :

Eau distillùe 100 cjL-amiiics.

Sirdj) simple. 30 ^ i.l.

Teiiitnre alconl'Kn'L' Je noix voinu|iR'.. . . 5 ilùciur. à 2 gi-am.

Chez les blessés qui ont du délire on arrive à le faire disparaître en donnant du vin, 30 à ZiO centilitres de plus que le régime ordinaire, les potions alcooliques ne réussissent pas mieux. V. Plaies.

ALCORNOQME. Écorce de Valchornea appartenant aux euphorbiacées, douée de propriétés astringentes, et employée dans la phthisie (2 à 8 grammes en poudre, ou en vin, 30 à. 60 grammes par litre), quatre grandes cuillerées par jour

ALET (Aude). Eau minérale saline, gazeuse, bicarbonatée, 30°. En boisson de table, en bains. Contre la dyspepsie chlorotique et les vomissements nerveux □.

ALftilDITÉ. L'abaissement excessif de la température du corps est un accident des maladies qui constitue l'algidité.

Il y a une algidité superficielle observée à la face et aux extrémités, dans les fièvres intermittentes simples et pernicieuses, dans le choléra cyanique, dans l'intoxication par le chloral; dans le frisson des maladies aiguës, dans l'agonie, etc.; mais alors le thermomètre appliqué sur la peau où il marque de 18° à 28° centigrades, s'élève encore dans l'aisselle à 38" et quelquefois k 39° ou UH" centigrades.

Dans certaines maladies , l'algidité est très -considérable, c'est ce que l'on observe dans le sclérèmc des nouveau-nés, et alors le thermomètre j)lacé dans l'aisselle ne marque que 22" à 26" et 32» centigrades.

Quand la température de l'aisselle tombe au-dessous de 25° la mort est inévitable, et à 20° elle est certaine.

Thérapeutique. — Contre l'algidité des fièvres, il faut donner des boisson^ stimulantes et aromatiques chaudes,

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