AIX
lents en général, manifestement lUictuants, ils se reconnaissent à la lenteur du développement, à l'absence de réaction fébrile, et aux signes de la maladie qui leur a donné naissance, tels que l'artbrite, la carie, et les nécroses des os voisins.
Thérapeutique. — On traitera suivant les règles thérapeutiques convenables pour les abcès chroniques, les abcès froids et les abcès par congestion. V. Abcès.
Aisselle (TCMEURS DE l'). Toute tumeur qui suit les mouvements du bras, lorsque l'articulation est saine et peut exécuter tous ses mouvements, est une tumeur do l'humcrus, produites par un enchondromc, par un ostéosarcome, par une exostose de l'humérus ou par une luxation récente ou ancienne.
Une tumeur siégeant dans l'aisselle et soulevant le muscle grand pectoral, réductible, animée de battements isochrones à ceux du poids, ou qui a présenté à un moment ces caractères, produisant l'affaiblissement du pouls radial, et une névralgie localisée au nerf médian ou étendue aux nerfs du bras, est un amvrysme artériel de l'artère axillaire.
Quand un anévrysme axillaire est devenu le siège d'une inflammation, le diagnostic avec les abcès de l'aisselle est extrêmement difficile, mais l'exploration de la tumeur à l'aide du sphygmographe , la durée de la maladie, les signes antérieurs, pourront éclairer le chirurgien sur la nature du mal. V. Anévrysme.
Une tumeur pulsatile, réductible, avec frémissement vibratoire ou trill, se propageant dans les veines et diminuant pendant l'inspiration, est un anévrysine artériosoveineux. Un œdème, des varices et l'hypertrophie du bras complètent le diagnostic. V. Anévrysme.
Une tumeur molle, dépressible, soulevant le muscle grand pectoral, présentant une certaine réductibilité, diminuant par l'inspiration, accompagnée de varices du bras, est une varice de la veine sous-claviêre et axillaire (J. L. Petit). On a pu confondre une de ces tumeurs avec un cancer encéphaloïde. Mais ce sont les varices du bras, la l'éductibilité de la tumeur, qui ont permis d'établir le diagnostic (Nélaton). V. Varices.
Plusieurs tumeurs successives, dures, douloureuses, chaudes, du volume d'une petite noisette, suppurant trois à huit jours après le début de l'inflammation, constituent les a6cès tubéreux de l'aisselle. V. ce mot.
Une tuméfaction douloureuse, chaude, rouge, mal circonscrite, de l'aisselle, tendant à s'étendre, compliquée de fièvre et d'embarras gastrique, produite par une écorchure de la peau, du bras ou de l'épaule, un intertrigo, ou un abcès tubéreux, est un ahcês sons-cutané circonscrit ou tendant à fuser. V. Abcès de l'aisselle.
Une tumeur molle, fluctuante, peu douloureuse au toucher, précédée de douleurs vives vers l'omoplate, quelquefois d'un peu de fièvre, est un abcès chronique consécutif à une inflammation de la bourse séreuse, située sous l'omoplate ou à une périostite de cet os, ou à une arthrite scapulo-humérale, ou même d'un abcès du médiastin. Cette tumeur, lorsqu'elle se développe vile, peut être confondue avec une adénite suppurée. V. Abcès profond
DE l'aisselle.
Une tumeur dure, douloureuse, roulant sous le doigt, puis immobile au milieu des tissus empâtés, et finissant par produire, du dixième au quinzième jour, une rougeur de la peau, un empâtement œdémateux de la région
mammaire, el accoiiqiagnée de fièvre et de frissons erratiques, signe caractéristique de suppuration profonde, précédée d'une plaie ou d'une angioleucite du membre supérieur, est une adénite suppurée.
Une tumeur dure, lobulée, indolente, sans œdème du bras et sans lésion cancéreuse sur le membre, coïncidant avec d'autres tumeurs semblables au cou, est une adénite chronique.
Une adénite chronique développée rapidement sur un individu atteint de tumeur de la mamelle, est une adénite cancéreuse. V. Adénite.
Une tumeur dure, spontanément douloureufe, et douloureuse au toucher, mobile, allongée suivant l'axe du bras, coïncidant avec d'autres tumeurs également dures du bras et dont la compression est douloureuse, tandis que cette compression ne produit rien si l'on presse audessus de la tumeur, est un névrome. V. ce mot.
Après un traumatisme ou une plaie irrégulière de l'aisselle, chez un malade qui continue à mouvoir le bras, ou après une fracture de côte et une solution de continuité du poumon par les fragments de l'os, sans plaie extérieure, une tumeur pâteuse, gardant un instant l'impression du doigt, crépitante et transparente, est un emphysème sous-cutané. V. ce mot.
Une tumeur qui présente les caractères d'un emphysème sous-cutané, cà part la transparence et l'accroissement progressif, qui augmente à chaque respiration et diminue quelquefois à l'expiration, qui se réduit parfois en entier pour se reproduire après, est une hernie du poumon. V. ce mot.
Une tumeur dure, irrégulière, roulant sous les doigts, et occupant l'aisselle après un traumatisme, et coexistant avec une ecchymose et un gonflement considérable de l'épaule, est une fracture du col de Vhumérus, avec saillie du fragment supérieur dans l'aisselle.
Une tumeur molle qui est apparue subitement pendant les efl"orts de réduction d'une luxation ancienne, et qui présente, quelques instants après, une crépitation, n'est pas un emphysème (Desault), mais plutôt un épancliement sanguin dû à la rupture d'une grosse veine (Velpeau) ; les déchirures des nerfs et des vaisseaux observées depuis dans les réductions de luxations, autorisent cette supposition
Une tumeur dure, indolente, lobulée, dans l'épaisseur de la peau, se développant avec lenteur et sans causer de douleurs lancinantes ni de cachexie, est une tumeur adénoïde ou hypertropliique ou un cancroïde des glandes sudoripares. V. Glandes sudoripares.
AIX Ei%i I<'îî..4AC'E (Bouches-du-Rhône). Eau minérale saline, de 25 à 30°, dont le principe dominant est le carbonate de chaux.
On l'emploie en bains et en douches dans le rhumatisme chronique FR. g
AIX SAVOIE (France, département des Alpes- Maritimes). Eau minérale de /lO à 50", saline à la source iValun, et sulfureuse à la source dite de soufre.
On les emploie en boissons, en bains de rupeur, de liaiijiniirc et de piscine; en injections, en douches et en inluilations. Elles servent à la guérison du rhumatisme chronique l-^ -4-1 ; des maladies de la peau, principalement des syphilides [+], des scrofulides et des engorgemenis articulaires scrofuleux [+], et des névropathies protéiformes ou nervosisme.
ALBU