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Dans la méningite simple, la pie-mère est congestionnée, infiltrée de pus le long des vaisseaux, surtout dans la scissure de Sylvius ou à la base du cerveau, dans l'hexagone cérébral et les ventricules latéraux dont les parois sont ramollies, sont remplies de sérosité transparente, d'où le nom iVhydrocéph'ilie aiguë donné à la maladie. — Quand il y a méningite tuberculeuse, à ces lésions s'ajoutent des milliers de petites granulations blanchâtres, grosses comme des grains de sable, formées d'éléments fibro-plastiques onde cellules épithéliales, situées dans la pie-mère, le long des vaisseaux, et çà et là des tubercules miliaires ou de gros tubercules de la substance cérébrale. • — Dans la méningite cérébro-spinale, le pus est jaunâtre ou verdàtre, bien plus abondant, couvre toute la surface du cerveau et de la moelle épinière.
La méningite granuleuse s'annonce toujours par unepériode de germinaiionayec véritables prodomes, tels qu'inappétence, accès de tristesse, humeur, irritabilité, frayeurs et hallucinations nocturnes.
Des vomissements avec constipation, de la fièvre et de l'irrégularité du pouls, de la photophobie et de long soupirs, de la dépression des parois abdominales, annoncent une méningite aiguë.
Les grincements de dents dans le cours d'une fièvre de l'enfance sont le signe d'une inflammation des méninges.
Les cris aigus dans le cours d'une maladie fébrile chez les enfants annoncent une méningite, ou une fièvre typhoïde.
Dans Iji méningite l'augmentation de la température axillaire n'est jamais très-forte, car elle ne monte guère que de un à deux degrés, mais ce caractère ne peut servir à différencier la maladie d'une fièvre typho'/de légère, celle-ci ayant les mêmes effets sur l'augmentation de chaleur.
La rougeur subite du visage alternant avec la pâleur à ide courts intervalles, chez un enfant atteint de fièvre, annonce une méningite aux approches des convulsions.
Chez les enfants une fièvre accompagnée de photophobie avec strabisme aigu et occlusion des paupières, sans ophthalmie, n'est pas autre chose qu'une méningite.
La méningite, de la base du cerveau est habituellement accompagnée de coma, tandis que celle de la superficie de l'organe est accompagnée de délire.
Dans la méningite, le pouls offre de grandes modifications, suivant les périodes : 1° la fréquence et l'irrégularité, 2" le ralentissement, et 3" enfin une excessive vitesse, ce qui correspond au début, à la rémission et à la période comateuse, paralytique ou convulsive.
La méningite simple n'a que deux périodes, l'invasion et la convulsion ; tandis que la méningite granuleuse en a trois, qui sont la germination , l'invasion et les convulsions .
La congestion partielle ou générale de la papille du nerf optique, sonœdènie, sa déformation et la dilatation, la flexuosité des veines et de la rétine, leur ruptuie ainsi que les épanchements sanguins rétiniens produits par la stase sanguine des méninges ou des sinus caverneux, et les tubercules de la choro'ide reconnus au moyen de l'ophtlialmoscope, indiquent une méningite tuberculeuse aiguë. V. CÉRIÎBROSCOPIE.