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MÉLA

sion fœtale (V. ce mot), on traitera comme un abcès (V. Abcès des médiastins). On empêchera le pus de stagner, et, au besoin, on fera des contre-ouvertures et des injections iodées dans le foyer.

MÉDICAMEl^T. Substance naturelle ou artificielle, solide, liquide ou gazeuse, tirée du règne minéral, végétal ou animal, appliquée au soulagement des malades.

r»lÉDICATBO:v. L'ensemble des moyens ou des remèdes employés pour obtenir un effet physiologique comme la diurèse, la sueur, l'hyposthénie ou la guérison d'une maladie constitue ce qu'on appelle une médication, V. V Introduction.

Les médications sont morales, hygiéniques, chirurgiques, physiologiques ou spécip,ques.

Dans les médications physiologiques se trouvent la médication an tiphlogis tique, évacuante, vomitive ou purgative, astringente, tonique, stimulante, sudorifique, diurétique, irritante, révulsive, stupéfiante ou calmante^ antispasmodique et anesthésique. V. V Introduction.

Dans les médications spécifiques se trouvent la médication anthelminthique ou vermicide, la médication antisyphilitique, anliscrofuleuse, antirhuinatismale, antigoutteuse, antiseptique.

La médication hygiénique comprend les applications de l'hygiène, c'est-à-dire du régime des habitudes, de l'air, de l'eau et des lieux à la thérapeutique.

La médication morale consiste à entourer les malades de tout ce qui peut agir sur leur imagination pour leur donner confiance dans la médecine et dans les remèdes employés. Dans les maladies chroniques et dans les névroses cette médication rend de véritables services.

La médication chirurgicale consiste dans l'emploi de toutes les choses de la main pour la guérison des maladies, depuis l'application des ventouses, des sangsues, des frictions, du massage, jusqu'à celui de la saignée et à la pratique des opérations les plus difficiles qui exigent une connaissance approfondie de la conformation des organes et de la médecine opératoire,

IHËDICII^IER. Arbrisseau de la famille des euphorbiacées, dont les fruits sont doués de propriétés purgatives. 11 y a le médicinier sauvage ou Jatropha gossypifolia, le 7nédicinier proprement dit, ow Jatropha cnrcas, et le médicinier multifide ou Jatropha muUifida. Tous donnent des fruits purgatifs extrêmement énergiques.

MÉIi^l^A. V. HÉM0RRHAG1E DE l'iNTESTIN,

RlÉLArVCOLlE. V. HypOCHONDRIE.

MÉLAIMÉMIE. Altération du sang par des granulations pigmentaires noires, brunes ou d'un jaune ocracé. Elle s'observe et se trouve surtout dans le sang du foie, de la rate, des reins et du cerveau, à la suite des cachexies produites par les fièvres paludéennes.

MÉLAI^IQUE. V. Cancer.

MÉLAl^IOSE OU MÉLA1\'01»IE. La mélanose vraie est une hypergenèse des granulations pigmentaires. La mélanose fausse est une tumeur formée par des granulations mixtes, composées d'hématoïdine, de globules sanguins altérés dans des kyste? vasculaires avec coagulation du sang. V. Kystes vasculaires.

La mélanose vraie est constituée par des granules ou globulins, de 1/500 à 1/^00 de milHmètre, se réunissant pour former des masses arrondies. Ces globulins infiltrent les cellules de tissu cellulaire de la région.

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L'existence isolée de la mélanosc sur la peau dans les ganglions lyniphaliques, sous les muqueuses, n'est pas extrêmement rare chez les animaux à poil blanc ; elle est très-rare chez l'homme ; par contre, la mélanose et le cancer encéphaloïde réunis sont assez fréquents sur lui.

Les mélanoses non cancéreuses se développent très-lentement, restent longtemps stationnaires indolentes ; elles finissent par s'ulcérer et donnent alors issue à un liquide brun, non fétide, puis la plaie se recouvre de bourgeons charnus et se cicatrise.

Un mélanome peut récidiver sur place. 11 est suivi quelquefois d'engorgements ganglionnaires mélanotiques.

On diagnostique la mélanose du cancer mélanique à ce que la mélanose est colorée dans toute son étendue, tandis que le cancer ne présente de points noirs que par places. Cette dernière tumeur a toujours une marche rapide que n'a pas le mélanome non cancéreux.

Thérajmitique. — Une tumeur mélanique sous-muqueuse ou sous-cutanée qui, pendant des années, reste indolente, ne doit pas être touchée chez les personnes âgées, à moins que la tumeur croisse subitement. Chez les sujets plu»jeunes, on détruira la tumeur avec la pâte de Vienne, le caustique sulfo-safranique ou par l'ablation avecle bistouri.

On peut placer de la pâte de Vienne sur la tumeur pour détruire l'épithélium et placer ensuite sur la surface dénudée un disque de pâle au chlorure de zinc, qu'on renouvelle jusqu'à ce que la tumeur soit entièi'ement détruite.

MÉI.A.SSE. Résidu de la cristallisation du sucre de canne et de betterave obtenu dans l'opération du raffinage.

C'est un liquide sirupeux, brunâtre, épais, sucré, incristallisable, qu'on peut employer pour sucrer les tisanes, et dont on retire de ralcool par distillation.

La mélasse pure ou délayée dans l'eau a été employée dans la dyspepsie avec conslipation.

MÉS.Il'ÉaïS. Kyste sébacé transformé. V. Glandes SÉ- BACÉE^;.

ItïÉLILOT. Plante indigène de la famille des légumi-

Fig, 4-48. — Mélilot.

neuses, dont les fleurs en infusion, 10 grammes par litre d'eau, sont employées contre la conjonctivite m.

BIÉMS^E. Plante de la famille des labiées, dont les

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feuilles en infusion, 6 à 10 grammes par litre, servent de tisane stimulante antispasmodique [T]. On en prépare aussi dans la même intention de Veau difttilléc, ,50 à 100 grammes dans une potion, un nlcoolat \+ +\ et une teinture alcoolique plus spécialement employée dans la dyspepsie qui succède immédiatement au repas. On prend alors de l'alcoolat de mélisse sur du sucre, ou une cuillerée à café dans un quart de verre d'eau sucrée.

lUELLITE. Préparation liquide composée de miel, d'eau et d'une substance médicamenteuse. H y a ; 1° le mellite simple ou sirop de miel, composé de trois parties de miel pour une partie d'eau ; 2° le mellite de borax, formé de k grammes de borax pour 30 de mellite simple contre le muguet ; 3° le mellite de mercuriale ou miel de mercuriale, formé de parties égales de suc de mercuriale et de miel blanc ; ^i" le mellite de mûres, formé d'une partie de suc de mûres pour deux parties de miel qu'on fait réduire dans de l'eau jusqu'à consistance de sirop ; .5" le mellite de roses rouges ou miel rosat, préparé avec les roses de Provins, 100 grammes, infusés dans 600 grammes d'eau bouillante que l'on passe, et dans lequel on ajoute 600 grammes de miel pour faire cuire jusqu'à consistance de sirop : 6° le mellite de scille, préparé avec 30 gram. de squames de scille infusées dans 500 gramm. d'eau bouillante, que l'on passe dans un linge et à laquelle on ajoute du miel blanc, /lOO grammes, pour faire cuire jusqu'à consistance de sirop.

MEI.Ol^. Plante du genre concombre, dont le fruittrèsvolumineux et comestible est employé comme rafraîchissant. — Les graines font partie des quatre semences froides.

MÉl^IXttÉE (HÉMORRHAGIE) . V. HÉMORRHAGIE MÉ- NINGÉE.

ItlÉXl^'GITE. L'inflammation des enveloppes du cerveau et de la moelle caractérise la méningite et elle se présente sous plusieurs formes : 1° la méningite simple; 1° la méningite granuleuse ou tuberculeuse; 3° la méningite cérébro-spinale épidémique ou typhus cérébrospinal; 4" la méningite typhoïde; 5° la méningite rhumatismale; et 6° la méningite chronique.

La méningite simple s'observe à la fois chez l'enfant et chez les adultes, comme la méningite cérébro-spinale, tandis que la méningite granuleuse est surtout une maladie de l'enfance.

La méningite simple, causée par des influences extérieures, telles que des coups et des chutes sur la tête, l'insolation, etc., débute, sans prodromes, par des vomissements, de la constipation et de la fièvre, avec irrégularité du pouls ; puis viennent la dépression du ventre, les cris hydrencéphaliques, les profonds soupirs, le prolapsus de la paupière supérieure et le strabisme, les grincements de dénis, la rougeur intermittente du visage, enfin le coma, la paralysie, les convulsions, la contracture et la mort.

La méningite granuleuse OU tuberculeuse se développe toujours chez des enfants scrofuleux et tuberculeux ou issus de parents atteints eux-mêmes de tubercule et de scrofulides cutanées, ganglionnaires, osseuses ou viscérales.

A côté de la diathèse lymphatique et tuberculeuse qui prédispose au développement de la méningite granuleuse, il y a les influences de chutes et d'insolation sur la tête, d'évolution denlaire, difficile, de rougeole, de fièvre typhoïde, de maladies aiguës antérieures, etc. , qui servent toujours de causes occasionnelles à l'invasion du mal.

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