MERC
qu'on donne en infusion, 6 à 8 grammes par litre d'eau, en eau distillée de menthe, 30 à 150 grammes, en potion dans le choléra et dans les maladies typhoïdes \+], en sirop en pastilles pour parfumer la houche ou hâter une digestion laborieuse Ë.On emploie aussi la menthe crépue la menthe verte, la menthe aquatique, mais ces dei'nières sont beaucoup moins actives que la menthe poivrée.
lTIÉi\l'jtl\i'rHE (MlNYANTHE , ÏRÉFLE d'eAU). Plante
aquatique de la famille des genlianées, dont les feuilles
Fig. 450. Ményanlhe,
Fig. 451. — Trèfle d'eau.
Fig. 452. - Tiéfle d'eau.
Fig. 453. — Trèfle d'eau.
amères sont réputées toniques, emménagogues et fébrifuges. On les donne en infusion, à la dose de 6 à 1.5 gr. par litre d'eau dans l'anémie, dans les lièvres intermittentes, dans la scrofule, dans les cachexies.
iMElt. Vaste étendue d'eau salée qui entoure les continents et qui couvre les trois quarts du globe. L'eau de mer, fortement chargée de chlorures, d'iodures et de bromures de sodium et de potassium, a une saveur salée saumàtre et sert de purgatif à la dose d'un demi-litre à un litre .
On utilise sa température froide, l'action stimulante de
ses éléments et le choc de ses lames pour y prendre des bains qui sont stimulants et toniques. V. Bains de mer.
Ce qu'il y a encore de très-utile dans les bains de mer, c'est le séjour sur une plage où, quelque temps qu'il fasse, l'atmosphère est chargée de particules salines plus ou moins nombreuses dont l'absorption est extrêmement utile aux personnes faibles, aux convalescents et aux scrofuleux. V. Air marin.
Mer (Mal de) ou 'Vertige nautique. Sous l'influence des mouvements de roulis et.de tangage d'un navire en pleine mer, il se produit chez un grand nombre de personnes des Vertiges, des éblouissements, de la pâleur, des nausées et des vomissements avec refroidissement de la peau, une petitesse du pouls et de l'amyosthénie qui caractérisent le mal de mer.
On s'habitue peu à peu au mouvement d'un navire, et après avoir eu le mal de mer pendant un ou deux jours, ceux qui commencent une longue traversée reviennent peu à peu à la santé. — Toutefois, il y a des personnes qui ne cessent de vomir tout le temps qu'elles sont en mer, et qui par cela même sont impropres aux voyages maritimes.
Le mal de mer n'a jamais rien de grave, et, à peine débarqué, tout malaise cesse sans laisser de traces; cependant quelques personnes ont des bémorrhagies, des fausses couches, des vomissenîents incoercibles.
Le mal de mer est dù au vertige que détermine la mobilité des objets (Darwin).
Le mal de mer est dû à l'agitation des viscères abdominaux (Keraudren, Jobard).
Le mal de mer est dû à la continuité des contractions musculaires nécessaires pour le maintien de l'équilibre.
Le mal de mer est produit par une intoxication produite par les miasmes de la mer (Semanas).
Thérapeutique. — 11 faut chercher à surmonter le mal en mangeant comme de coutume, en se tenant en plein air, en &e, comprimant le ventre avec une ce</i<Mre (Jobard). — Si l'on ne peut rester debout, de se coucher dans une cabine dans le plus grand repos et sans prendre de nourriture.
Sulfate de quinine en pilules de 10 centigrammes. Une à six pilules toutes les heures □.
Bonbons de Malte, à prendre deux à huit toutes les heures [3-
Limaille de cuivre, 50 centigrammes à 1 gramme en une fois [+]•
Suc de citron, à prendre une à plusieurs cuillerées à café [+]•
Extrait d'opium, 5 à 10 centigrammes FI.
Extrait de belladone, 5 centigrammes I I.
Plaques de cuivre à nu sur l'épigastre, maintenues avec une ceinture de toile bien serrée.
IMEKCURE (Vif-aucent). Métal blanc fluide de la plus haute importance thérapeutique. On l'emploie à l'état de métal comme agent mécanique de guérison du volvulus, à la dose de une cuillerée à café à l'intérieur [3-
Ses combinaisons avec d'autres substances et avec les acides sont d'un usage plus habituel à titre d'altérant [T], de purgatif \±], de vermicide l±], de caustique [+], <le spécifique de la syphilis [^+]. V. AltérAiNTS, Purgatifs, Vermiflges, Caustiques, etc.