MORA
MORP
une hyperlrophie d'un follicule de la peau, tandis que la verrue n'est qu'une hypertrophie papillaire.
Le molluscum s'enflamme quelquefois et donne lieu à une petite ulcéi'ation saignante de la peau, qui abeautou]) de peine à guérir.
Un molluscum est susceptible d'acquérir un volume énorme : c'est le molluscum éléphantiasique (Nélaton).
Le molluscum éléphantiasique se reconnaît à ce que les malades présentent sur le corps d'auires moUuscums de plus (Nélaton, Chedevergue). V. Éléphantiasis.
Thémpeutiiine. — Quand le molluscum est petit, il faut presser la pustule avec les deux ongles de chaque pouce pour faire sortir le follicule hypertrophié, et la petite plaie se guérit en trois jours.
Si le molluscum est très-volumineux, il faut l'inciser et énucléer le follicule ou amputer la tumeur.
MOXfesii^. Écorce astringente exotique du Buranhem, arbre de la famille des sapotacées, dont l'extrait stypiique rempli de (annin, à la dose de 1 à 2 grammes, s'emploie à l intéiieur conire l'hémoplysie {±], contre la métrorl'iiagie (±], le scorbut [+], la leucorrhée [±} et l'enlérile chronique [+]■
C'est un succédané du ratanhia qui ne vaut pas la l'alanhia. On s'en sert pour préparer des lavements et des injections contre les pertes blanches et la diarrhée {±]. Mais dans ces cas il faut remplacer l'extrait par 100 graui. de racine pilée, dont on peut faire une décoction concentrée.
MOIVbsTlER (Hautes-Alpes). Eaux minérales sulfatées calciques, sortant de deux sources, à 22 et employées dans les engorgements articulaires, les accidents consécutifs aux plaies d'armes à feu et les maladies de la peau [+]•
ItlO^'ESTRIER HE CI-ERMOIVT (Isère). Eau bicarbonatée calcique, gazeuse, employée en boisson dans la dyspepsie.
ittoi^oMAi^iE V. Folie.
niOKORiniDiE. V. Cryptokchidië.
inO]\STRL'0«tITÉS Les seules monstruosités qui prêtent à des considérations thérapeutiques senties inclusions fœtales.
i>I0:>!TBRIàS01« (Loire). Eau ferrugineuse froide.
MO^'TBRLIM (Hrôme). Eau sulfureuse calcique froide, employée dans la localité.
raOlVT DORE (Puy-de-Dôme), Eaux bicarbonatées, ferrugineuses et arsenicales de ^lO", employées en boisson, en bains de piscine et de baignoire, en douches et en inhalations, dans les rhumatismes chroniques [T], dans les anciennes laryngites [T], dans la congestion chronique des poumons [+], dans la phthisie au premier et au deuxième degré, dans l'asthme et dans la bronchite chronique (+].
MO\'TÉGlJT-SÉ€LA (Haute-Garnone) . Eau minérale bicarbonatée calcique froide, contre les dyspepsies.
M0]\'TEIG:V0IV (Seine-et-Oise). Eau ferrugineuse froide.
MOX'K'itlIR.tlE (Vaucluse). Eau sulfatée magnésique, , purgative froide à une source, et sulfureuse calcique dans 1 l'autre.
MORAL (Traitement). Les influences morales qui .^ont si souvent la cause des maladies chez l'homme, sont
aussi un excellent moyen de guérison des maladies chroniques. V. V Introduction.
Quand il ne peut les guérir le médecin doit soulager ou au moins consoler ses malades.
C'est le contentement qui fait la santé.
Soustraire par l'isolement, par la séquestration ou par les voyages, un mélancolique et un maniaque inoffensil's à la société dans laquelle ils ont perdu la raison, est parfois un excellent moyen de les guérir.
L'intimidation exercée sur les aliénés par la douche et les punitions, pour obtenir la rétractation de leur folie ; les pièges qu'on leur tend contre eux-mêmes, et la récompense de dîner à table, de sortir ou d'entendre la musicjue quand ils n'ont pas fait de faute, forment le traitement moral de la folie (Leuret).
La plupart des dyspepsies produites par le chagrin, par le travail, par l'ambition déçue, par la jalousie ou par l'envie, guérissent très-bien par le traitement moral et par les voyages dans im pays nouveau, avec des comiiagnons recherchant la distraction et le plaisir.
C'est un véritable traitement moral que celui qui consiste à marier une fdle qui s'ennuie chez ses parents, et qui a l'ambition de prendre son essor pour être maîtresse de maison et pour échapper à cette tutelle que certaines natures supportent moins bien que d'autres.
Heureux celui qui peut inspirer la foi à ses malades, car il a pour les guérir une puissance que n'auraient pas de plus habiles,
Où guèiit-on, est une pensée aussi singulière que vraie, car il y a une foule de pèlerinages profanes et sacrés où, entraînés par une foi évidente, les malades arrivent avec la certitude d'une guérison que ne démentira pas l'événement.
Dans toutes les maladies nerveuses convulsives, spasmodiques, mentales et paralytiques, la terreur morale et la foi sont d'indispensables moyens de guérison.
Le nostalgique qui soufl're à périr de chagrin, parce qu'il est loin de son pays, commence à revivre dès qu'on lui annonce la possibilité du retour, et il guérit souvent rien que par l'effet moral, avant d'être arrivé chez lui.
Inspirer confiance aux malades par l'aménité de son extérieur, la bonne tenue de sa personne, la décence du langage, l'honnêteté ou le désintéressement des actes, la sobriété des paroles etles travaux scientifiques, voilà le côté moral de la médecine et de la thérapeutique.
nORBIFBQl'E. Ce qui produit les maladies.
itiORBiLLErx (Viiuis). V. Rougeole.
I?IORDl€\AIT. Chaleur acre et sèche de la peau observée dans la fièvre et picotant la main de l'observateur.
NOREEEE. Plante indigène narcotique de la famille des solanées, dont les feuilles aromatiques, musquées, bouillies servent à faire des cataplasmes adoucissants.
Leur décoction calmante, à la dose de 50 grammes par Htre, est employée pour faire des lotions sur les parties enflammées et des injections ■ vaginales dans la métritc chronique FR.
Les feuilles écrasées etpilées servent de cataplasme, et les baies bouillies servent de lotion calmante, en raison de la solanine qu'elles renferment.
MORPHI"ME. Alcaloïde de l'opium cristallisable, trèsamer, rarement employé sous cette forme peu soluble, et