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MORT

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très en usage, au contraire, à l'étal de sel, soit l'acétate, soit le sulfate, soit le chorhydrate de morphine qui sont d'une solubilité plus grande.

Ces différents sels se donnent à l'intérieur en pilules, à la dose de 1 à 3 centigrammes par jour, en sirop, à la dose de 30 graumies, et à l'extérieur ; on les emploie contre les névralgies, par la métliodc endermique à 2 et 3 centigrammes, sur des vésicatoires |+ +| ou pour injections sous-culanées, avec la seringue de Pravaz, 2 cenligranmies pour le contenu de la seringue [T]; ou enfin pour faire des iuoculalions avec la lancette trempée dans uue solution concentrée d'acétate de morphine [T].

La morphine et les sels de morphine à l'intérieur l alentissent un peu le pouls, donnent une sensation de chaleur générale, produisent du vertige, de la lourdeur de tête, avec plénitude crânienne, de la somnolence, avec contraction pujjillaire, des nausées, parfois des vomissements, de l'inappétence, de la constipation et une grande faiblesse musculaire.

Ils produisent Thypérémie des capillaires du cerveau, ce que j'ai vu dans l'œil à l'oplilhalmoscope, d'où le sommeil et l'engourdissement des nerfs et secondairement l'hyposthénie des muscles de la vie organique. Le café et le tannin sont les antidotes des accidents produits par ce médicament.

moit<ilIRE. La morsure de la vipère et de certains serpents venimeux produit plus ou moins rapidement des phénomènes de gonflement local et de stupeur qui peuvent être suivis de mort si l'on n'y apporte un prompt remède. V. Plaies par morsure.

Thérapeutique. — Pour combattre les effets de la morsure d'un animal venimeux, il faut :

Faire une ligature sur le membre au-dessus de la plaie pour empêcher la pénétration du poison dans le torrent de la circulation, sucer la plaie vigoureusement et y mettre une petite ventouse sèche [+]•

Laver la plaie et la cautériser avec le nitrate d'argent ou avec l'acide phénique pur, ou avec l'ammoniaque, ou avec le beurre d'antimoine, ou avec le fer rouge [T].

Prendre à l'intérieur une solution de l'acide phénique au millième, 1 gramme par jour.

Ècorce d'Acacia arabica. Infusion, 45 à 60 grammes, deux fois par jour ; s'emploie surtout dans l'Inde I I.

Succinate d'ammoniaque, 1 à 2 grammes dans une potion r+1.

Ammoniaque sur la plaie, et à l'intérieur 4 à 6 gouttes dans une tasse d'infusion de tilleiil plusieurs fois par jour

Canthaiides, depuis 25 milligrammes en poudre et depuis 5 à 10 gouttes en teinture Pl.

ItlORT. La mort est une puissance qui entraîne la dissociation de la substance des êtres organisés pour la ramener de nouveau sous l'empire des lois physiques.

La mort des uns fait la vie des autres, ce qui permet de dire qu'elle est la pourvoyeuse de la vie.

A moins de mort subite par rupture du cœur, par embolie cardiaque ou par un violent traumatisme, la mort s'annonce par l'embarras successif des fonctions cérébrales respiratoires et circulatoires, ce qui constitue Vagonie.

Si l'on est embarrassé pour reconnaître la réalité de la mort, et que l'on craigne de faire enterrer un être vivant, il faut rechercher :

1° L'absence des battements du cœur à la région pi'écordiale pendant cinq minutes (Bouchut).

2" La dilatation de la pupille et de tous les autres sphincters.

3° L'absence de contractihté musculaire électrique.

4° La décoloration du fond de l'œil à l'ophthalmoscope, ce qui est l'effet de la vacuité du réseau capillaire (Bouchut). V. CÉRÉBROSCOPIE.

5° La disparition de la papille du nerf optique (Bouchut).

6" La disparition des artères centrales de la rétine (Bouchut).

1° L'interruption de la colonne sanguine des veines rétiniennes (Bouchut).

8° Le défaut d'action d'atropine sur l'iris, ce qui en fait un réactif de la mort (Bouchut).

9° La perte de la transparence de la cornée, qui ressemble à une vitre mouillée.

10" Le refroidissement de l'aisselle à -\- 24" centigr. ou du rectum à -f- 25".

11° L'insensibilité.

12" L'absence de respiration.

13° La face cadavérique.

14° L'affaissement du globe de l'œil.

15° La rigidité cadavérique.

16° La putréfaction.

Il y a tant de signes certains immédiats et éloignés de la mort qu'il est impossible à un médecin, vraiment instruit, de confondre la mort apparente avec la mort réelle.

iflORTEFONTAIKE (Seine-et-Oise). Eau minérale sulfureuse calcique froide.

MORVE ET FARCIX. Maladie virulente du cheval, transmissible à l'homme (Rayer).

Si la morve se développe spontanément chez le cheval, il n'en est jamais de même chez l'homme, où elle est la conséquence de la contagion par infection ou par inoculation.

Une fois transmise du cheval à l'homme, la morve peut se communiquer d'un houmie à un autre par infection (A. Bérard).

C'est ordinairement par inoculation que la morve se transmet du cheval à l'homme, soit par une blessure à la joue et à la main, soit par contact du jetage sur la figure (Mackensie), soit pour avoir bu dans le seau du cheval morveux, soit pour avoir mangé sa chair, soit enfin pour avoir travaillé ses crins après la mort (Duclos).

La morve se présente à l'état aigu et à ïétat chronique.

Il y a dans la morve, comme dans toutes les maladies virulentes, une période àHncubation, d'état et de déclin.

La morve aiguë est quelquefois un mode de terminaison de la morve chronique.

L'incubation de la morve varie de deux à quinze jours.

Quand la morve résulte de l'infection, elle commence par des symptômes de maladie aiguë (malaise, courbature, frissons, vomissements, céphalalgie, etc.); mais, si elle est la conséquence d'une inoculation, alors il y a phlegmasie locale érysipélateuse, autour de la blessure, avec phlébite ou lymphangite , engorgement des ganglions voisins , bientôt suivis des symptômes généraux susindiqués.

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