‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 379 sur 612 · MYST · texte numérisé non relu

MYST

L'extrémité supérieure du tibia, l'extrémilé inférieure du fémur, le maxillaire supérieur, le maxillaire inférieur, soit la substance osseuse, soit la couche sous -périostique, ont été le plus souvent jusqu'ici atteints de tumeurs à myéloplaxes. Un bon nombre d'épulis renferment des myéloplaxes.

Les tumeurs à myéloplaxes sont vasculaires; elles se développent d'abord lentement, en présentant des battements isochrones à ceux du pouls, et parfois un bruit de souffle doux; — lorsqu'elles sont très-développées, il n'y a plus de battements, mais on sent une lamelle osseuse au devant de la tumeur, qui cède sous la pression comme une feuille de pai'chemin. A ce moment, la tumeur marche avec rapidité, les os longs se fracturent, la peau qui recouvre la tumeur devient œdémateuse et se recouvre de varices capillaires. 11 n'y a point de douleurs lancinantes, point d'engorgements ganglionnaires, la santé générale n'est pas altérée. Quelquefois la tumeur est faussement fluctuante, après qu'elle a détruit les os, et présente des battements. Ces tumeurs sont celles que Pearson et Scarpa ont appelées les anévrysmes des os.

Aux maxillaires les dents sont ébranlées, et d'abord, par le fait du développement de la tumeur, elles sont écartées les unes des autres, et quelquefois expulsées. — Les tumeurs des extrémités des os longs respectent les articulations, et les cartilages se détachent de l'os sans subir d'altération; il n'y a que déplacement de ces organes.

Le diagnostic des tumeurs à myéloplaxes repose sur l'âge des malades, sur la marche de la maladie et sur les signes de vascularisation de la tumeur. Une ponction exploratrice, l'examen des liquides expulsés dans lesquels on retrouve des myéloplaxes, ôtent toute incertitude ; seulement l'opération doit suivre de près la ponction exploratrice des tumeurs à myéloplaxes, parce que la ponction est une cause d'accroissement de la tumeur. V., pour le diagnostic, Maxillaire inférieur, Tumeurs et Polypes

NASO-PIIARYNGIENS.

Thérapeutique. ■ — Le meilleur traitement des lumeurs à myéloplaxes péri-osseuses ou sous-périosti(jues est la ruginalion, l'ablation avec une portion d'os (V. Épulis). — Pour les tumeurs bien limitées ou siégeant sur le maxillaire inférieur, on mettra la tumeur à nu, on l'énucléera, on ruginera les os , puis on appliquera dans la cavité osseuse une rondelle de pâte de Canquoin (Nélaton), ou bien on réséquera une portion d'os. V. Maxillaire inférieur {Tumeurs du).

Pour les membres, il faut faire l'amputation au-dessus de l'articulation, au tiers inférieur de la cuisse, par exemple, si l'extrémité supérieure du tibia est malade. La résection de l'extrémité supérieure du tibia est une opération qui n'a pas autant d'avantages ; on ouvre une arliculation et l'on n'est pas sûr d'enlever du tibia toute la partie qui est atteinte de la dégénérescence niyéloplaxiquc.

MVODVKIEOU KEI(JM.%TISIfIE inUSrUI..%PKF.. Des

douleurs musculaires produites par l'exercice inaccoutumé ou par l'action du froid caractérisent la myodynie

Thérapeutique. — La sudation au lit, provoquée par les boissons chaudes, le corps étant bien chargé de couvertures ; par des bains ou des douches de vapeur, les cataplasmes sur la partie endolorie, les, applications de serviettes chaudes ou de sachets remplis de sable, ou de son grillé, guérissent bien la myodynie. V. Rhumatisme.

MYOMES. Tumeurs constituées par des fibres de tissu musculaire. Il y en a de deux espèces : les my ornes contenant des fibres striées, appelées parZenker rabdomyomes ;

ce sont les myonies ci pbrr'; striées; et les myomes à'^fibres lisses, ou leiotnyomes àe Zenker (fig. ^61). — Ils présen-

Fi.i^'. ''iGI. — Cellules iiuisouluires provenant d'im niyonie ; A. cellules isolées jtaf l'aetion tle l'acide azotique à 1^5 ; B. préparât on obtenue sur une pièce durcie colorée par le carmin et traitée par l'acide acétique ; m, coupe lonjçitudinaln ; n, coupe transversale des noyaux ; t, cellules de tissu conjonctil' (Corail et Raiivier).

tent à titre de variétés, les myomes charnus non lobulés, les myomes lobulés. V. Utérus, Coups firreux.

1711'OPIE. V. RÉFRACTION [Troubles de la).

»Il«SirE. V. Muscles {Inflammation des) .

Wll'O'H'OMIE. Section des muscles rétractés ou des muscles empêchant la réduction d'une déviation des articulations. V. Torticolis, Strarisme, Déviation du rachis. Fractures, Luxations et Ténotomie.

IfiYROBALAl^IS. Fruits exotiques très-odorants, jadis employés comme purgatifs et inusités aujourd'hui.

MYRKIIE. Gomme-résine produite par un arbre de l'Arabie, appartenant à la famille des térébinthacées, le Balsamodendron niyrrlia.

Elle renferme une huile volatile; deux espèces de résine; de la gomme et des sels de potasse et de chaux, ce qui explique son action sur les catarrhes.

Sa saveur est acre et son odeur très-forte. Elle est excitante , emménagogue, anticatarrhale , et se donne en teinture (10 à 30 grammes) ou en pilules à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme [+]• On s'en sert pour la préparation de la thériaque, de l'élixir de Garus et du l)aume Fioraventi.

MYRTE. Arbrisseau de la famille des myrtacées, dont les feuilles eu décoction se donnent comme vermifuges

MYSTICISME. En médecine et en thérapeutique, le mysticisme, c'est-à-dire la croyance aux influences occultes, joue un très-grand rôle et sert d'appui à tous les doctrinaires de la nosologie qui ont à faire valoir une méthode curative. V. V Introduction.

La théurgie et la magie anciennes, ainsi que la croyance aux amulettes, aux charmes, aux philtres, aux évocations, aux pèlerinages profanes et sacrés, sont les résultats du mysticisme thérapeutique, et, en effet, l'imagination joue un si grand rôle dans la production et dans la guérison des maladies, qu'il faut tenir le plus grand compte de celte faculté humaine, si l'on veut pouvoir guérir un certain nombre de malades.

Toutes les maladies nerveuses qui n'ont point pour origine une altération considérable de l'encéphale guérissent par la croyance qu'inspire la réputation d'un remède, d'une eau minérale, d'un pèlerinage profane ou sacré, ou de pratiques mystérieuses que mettent en œuvre certaines personnes habiles dans l'art d'exploiter à leur profit l'in-

Ô02 MYXO

fluence du moral de l'homme sur son physique . V . Im itat ion . IMYXOIME. Tumeurs formées par du tissu muqueux

Fig. 462. — Seetiou à travers un myxorae cnnteDant des Gbres élastiques; a, cellules étoilées et anastomosées; 6, fibres élastiques (Cnrnil et Ranvier).

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dans la peau, etc. Ces tumeurs ne présentent pas habituellement beaucoup de gravité, mais elles peuvent se généra-

Fig. 464. — Myxome lipomateux. Les cellules de tissu muqueux se remplissent de graisse : a, cellule normale ; b, une cellule avec une gouttelette graisseuse ; c, cellule complètement remplie, grossissement de 250 diamètres.

liser comme le cancer. V. Cancer fibro-plastique, col- LoïDiî, Adénome.

Fig. 463. — My.vome des nerfs.

(Virchow). Il y a les myxomes pnis, constitués par de.s cellule.s arrondies, stellaires ou fusiformes, anastomosées, et des vaisseaux; les myxomes à fibres élastiques; les myxomes lipomateux remplis de graisse; les myxomes papiilaires formant les 2w/ypes des /bsse.s mmdei. On les trouve dans le placenta, ou môles hydutiques; dans les muscles, dans les nerfs, dans le cerveau, dans les glandes.

TVABIAS (Hautes-Pyrénées). Eau sulfureuse froide peu connue. Elle est, dit-on, iodo-bromurée, 0,0101 milligrammes par litre; mais qtii a fait cette analyse? En ces temps de charlatanisme hydiologique, il faut se méfier de toutes ces affirmations.

IV/EVUS. V. Érectile {Tumeur).

IVAPEL. V. Aconit.

NitPHTIl<%LII\E. Matière volatile, odorante, cristaliisable, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et dans l'élher, fournie par la distillation du goudron minéral (Kidd).

NAPIITIIE. Carbure d'hydrogène liquide, incolore, volatil, inflammable, existant dans les entrailles de la terre et formant des sources plus ou moins abondantes. C'est \n\ produit semblable à l'huile de pétrole. On l'emploie comme topique dans la teigne (Chapel^ comme vermifuge et comme antispasmodique dans la coqueluche, à la dose de quinze à vingt gouttes dans un peu d'alcool dans une potion gommeuse.

]\APLES (Italie). Eaux minérales sulfureuses et gazeuses, employées contre la dyspepsie et les maladies de la peau.

]\.%RCÉI1VE. Alcaloïde fourni par l'opium sous forme de poudre blanche cristaliisable en aiguilles, peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, ayant des propriétés sédatives dénuées de toute excitation (Cl. Bernard). Il est peu actif. Sous ce rapport, il est préférable à la codéine

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et à la morphine. On l'emploie en pilules à la dose de ! 2 à 5 ceiitigram., et en sirop à la dose de 30 gram. ' On peut l'employer aussi en injection liypoderniique, avec la seringue de Pravaz (V. Hypodermique), à la dose de huit à dix gouttes préparées comme il suit :

Nurcéiae 5 ceutigramiues-

Alcooi i gfaûime.

Eau. 25 id.

Faites chauffer et employez tiède.

IVARCISSE DES PRÉS. Plante de la famille des narcissées, dont les bulbes sont éméliques et purgatifs; il

Fig. 465. — Narcisse îles [U-és.

en est de même des fleurs en infusion qui, 2 à 10 gram. par litre, ont été employées contre l'épileçsieE], contre la coqueluche.

IKjtRCOTIKE. Alcaloïde extrait de l'opium dont les sels s'emploient à la dose de 1 ou 2 centigrammes comme sédatif. Son usage est peu répandu en raison de son action excitante et convulsivante (Cl. Bernard).

]\ARCOTIQUES OU STUPÉFIANTS, OU HYPIVO.

TIQUES. Les narcotiques sont des remèdes doués de la propriété d'assoupir. Ils agissent sur le cerveau, sur les nerfs et sur les tissus vivants en ralentissant la circulation capillaire et la contractilité organique. On les nomme sédiftifs on calmants, ou stupéfiants, quand ils modèrent la contractilité ; anodins quand ils diminuent la douleur, et kgnotiques quand ils déterminent le sommeil.

Les narcotiques s'administrent par l'estomac, par le rectum en lavements ou en suppositoires, par la peau dénudée de son épiderme, c'est-à-dire par la méthode endermique, enfin par le tissu cellulaire en injections hypodermiques. V. ce mot.

On s'habitue aisément aux narcotiques, et quand on en fait un usage quotidien on peut arriver à en avaler des doses considérables.

Les opiacés, les solunées vireuses et les ombeîliféres vireuscs fournissent la plupart des narcotiques. Il faut y joindre V hydrate de chloral (V. ce mot] que prépare la chimie inorganique.

Les narcotiques produisent en général une excitation du système nerveux avec tendance au sommeil, assoupissement, rêvasseries, délire quelquefois porté jusqu'à la fureur, profond sonmieii avec insensibilité absolue, coma, carus, et enfin la mort.

Tandis que les narcotifjues opiacés congestionnent le cerveau et l'œil, provoquent le sonmieii et la contraction pupillaite, les narcotiques vireux déterminent au contraire de l'agitation, du délire, des hallucinations et la dilalion de la pupille. V. Cérébroscoi'IE.

On reconnaît aisément le narcotisme de l'opium d'avec celui de la belladone et des solanées vireuses en examinant la pupille, parce que dans le premier la pupille est fortement contractée, tandis que dans l'autre elle est au contraire très-dilatée.

Les narcotiques dont on fait principalement usage sont :

1" V opium, suc épaissi du Papaver somniferum et ses diiïé rentes préparations : V extrait d'opium, — la morphine et les sels de morphine, — la codéine, qui est un peu moins énergique que la morphine et qui calme sans donner autant de sommeil ; — la narcotine, — la narcéine et la papavérine.

2° La </ind«ce et l'extrait de laitue ou lactumrium, mauvais médicament, toujours falsifié avec de l'opium.

3° Le haschich ou extrait de chanvre indien.

La belladone (solanée vireuse) en extrait ou en poudre, et son alcaloïde Vatropine.

5° La mandragore, autre solanée, en poudre, en alcoolature, ou en extrait.

6° Le datura stramonium et son alcaloïde Yhyoscyamine.

1" La jusquiame.

8" V aconit et Vaconitine cristallisée V. Aconitine. 9" La ciguè et la conicine.

10° Le tabac et la nicotine.

11" L'acide cyanhydrique et Vca)ide laurier-cerise, etc.

12° La delphine, — Vivraie, — la féve de Calabar et son alcaloïde Véserine.

13° Le chloral, à la dose de 3 à 6 grammes, qui produit le sommeil et l'anesthésie V. Chloral.

Voici maintenant les différentes formules relatives à l'emploi des narcotiques :

Opium.

Extrait d'opium, 5 à 10 et 20 centigrammes par jour.

Laudanum de Sydenham, six à vingt gouttes par jour par la bouche, en lavement ou sur des cataplasmes [+].

Vin d'opium ou laudanum de Rousseau, six, dix et au plus vingt gouttes dans une potion [+]•

Teinture d'extrait d' opium, quinze à trente gouttes.

Sirop d'extrait d'opium, 30 à 50 grammes.

Sirop karabé, qui est du sirop d'opium additionné de deux gouttes d'esprit de succin par 30 grammes de sirop S-

Sirop de pavots blancs ou sirop diacode, 30 à 50 grammes dans une potion [+]•

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Pilules de cynoglosse.

Kcoree sèelie ilo racine do cynoglosse. . ^

Semences Je just|niamL" ! aa 16 grammes.

Extrait aqueux d'opium )

Myrrhe 23 id.

Oiibai 20 id.

.Safran 0 id.

Ca-toréum (t id.

Sirop d'opinm q. s.

Ces pilules contiennent environ le liuitièino de leur poids d'extrait d'opium. On prescrit des pilules de 10, 20, 30 centigrammes à prendre le soir comme calmant. C'est une bonne préparation et souvent recommandée.

Poudre de Dower.

Poudre de sulfate de potasse 1 ,

}aa 4 grammes.

Poudre de nitrate de potasse J -

Poudre d'ipécacuanha \

Pondre de réglisse ! aa 1 iil.

Extrait d'opium sec et pulvérisé )

Mêlez exactement.

3 à 6 décigrammes par jour, comme diaphorétique et calmant. 3.5 centigrammes de celte poudre représentent 5 centigrammes d'extrait d'opium FH.

Thériaquo.

Cet électuaire, faiblement narcotique, est encore trèsulilement employé. On y remarque îles médicaments stimulants, toniques, astringents, antispasmodiques et, pardessus tout, l'opium (!i gram. de thériaquo l'enferment à peu près 5 centigrammes d'ojiium brut,; .

La thériaque procure le sommeil comme l'opium, mais elle n'a pas comme lui l'inconvénient d'abattre les forces, de diminuer l'appétit. Dose : de 2 à h grammes f+l-

Diascovdium.

Autre vieil électuaire calmant qui se distingue essentiellement parce qu'il contient des substances astringentes, toniques. Il doit aussi ses propriétés principales à l'opium, dont il conlieni à peu près la même proportion que la thériaque.

C'est un excellent remède pour combattre la diarrhée. Dose : 2 à 8 grammes.

Gouttes noires des Quakers.

Employées principalement contre les névralgies de l'estomac, elles agissent comme les autres préparations opiacées, mais s'en distinguent par une tolérance spéciale du côté de l'estomac.

Opium de Smyrne 12 gTaiumes.

Moix muscade -. . . 3 id.

Safran 1 id.

Vinaigre ou suc de verjr.s 100 id.

Sucre fi id.

Levure de bière 2 id.

Laissez le tout en contact pendant un mois, passez et filtrez, et conservez dans un flacon bien fermé ; deux à six gouttes dans une potion, un julep. Six gouttes équivalent à 5 centigrammes d'opium [+]• V. Gouttes pour les autres formules.

Élixir parégorique de Neiv-York.

opium sec J ,

> aa 4 grammes.

Acide benzoïque. . . . J "

Camphre 20 décigrammes.

Huile d'anis 4 grammes.

Faites digérer pendant sept à huit jours dans :

Alcool i 21° Cartier 875 grammes.

Puis filtrez et conservez. Vingt à cinquante gouttes dans la journée, sur un morceau de sucre ou dans un véhicule quelconque. Très-peu usité en France, mais excellent contre la diarrhée (New-York, Dublin.) 11 y a aussi un

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élixir parégorique au Codex, mais il contient de l'ammoniaque et ne vaut rien.

Mixture calcaire contre la diarrhée.

Carbonate de chaux lavé 30 grammes.

Eau distillée de cannelle , . . 60 id.

Sirop simple 40 id.

Laudanum de Sydeidiam i gouttes.

F. s a. une mixture. A prendre par cuillerées dans la journée [+]. (Ph. Lond.)

Potion calmante.

sirop d'opitim 8 grammes.

Sirop de tleur d'oranger 24 id.

Eau distillée de laitue 125 id.

C'est la potion calmante du Codex. A prendre par cuillerée, toutes les heures [+]. (Ph. Lond.)

Sirop d'acétate de morphine.

Acétate de morphine 2 décigrammes.

Sirop sinqde blanc 500 grammes.

Faites dissoudre l'acétate de morphine dans une trèspetite quantité d'eau à laquelle vous ajouterez un peu d'acide acétique, et mélangez la dissolution au sirop froid (Bouchard a t).

On préparera de même le sirop dè sulfate de morphine.

Chaque 30 grammes de ces sirops contient un peu plus d'un centigramme de sel de morphine. On les prescrit à la dose de 20 à 50 grammes dans les potions, ou par cuillerée à café toutes les heures ; c'est une bonne manière d'administrer la morphine et une préparation opiacée à faible dose.

Julep morphine.

sirop de sulfate de morphine 40 grammes.

Infusion d'espèces béchiqucs 150 id.

Par cuillerée à bouche toutes les heures (+]•

Potion calmante.

Suliato de inorpliine 25 milligrammes.

Jùin de Heur d'oranger 50 grammes.

Eau de laitue. . 100 iil.

sirop de sucre 40 id.

Par cuillerée à bouche toutes les heures |+] Pilules de morphine.

Sulfate de morphine 5 centigrammes.

Mucilage de gomme adragant q. s.

Pour cinq jiilulcs, une par jour [T].

Pilules de codéine.

^'■oàélnn 2 décigrammes.

llu'idace )

Poudre de guimau\'C q. s.

F. s. a. quatre pilules. Une chaque jour {+}.

Sirop de codéine.

CodéiiM' 5 cenligrammes.

Sirop de sucre 30 grammes.

Une cuillerée k bouche matin et soir [+]•

Préparations opiacées pour f extérieur,

A l'extérieur, on prescrit Vextrait gommeux d'opium, (ju'on étend sur du taffetas pour faire des emplâtres ou mouches d'opiuin de différentes grandeurs, souvent employées pour calmer les névralgies. — On prépare également des emplâtres île thériaque, de différentes dimensions, qu'on applique ordinairement sur l'abdomen ou sur l'estomac potir combattre des douleurs locales intenses.

Le laudanum de Sydenham se mel sur des cataplasmes, vingt à trente gouttes, et en lavement, six à douze gouttes.

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Le laudanum de Bousseuu est fréquemment conseillé en instillations dans l'œil, à la dose de quelques gouttes, pour modérer les douleurs occasionnées par une vive inflammation. Ces médicaments sont très-souvent employés pour recouvrir des cataplasmes ; on a alors le cataplasme opiacé ou cataplasme laudanisé.

Cêrat opiacé.

Cévat jaune

l.audaniiDi de Svilenljam.

^5- grammes.

l id.

Employé à la dose d'un gramme, pour panser les ulcères ou chancres douloureux. (F. H. P.)

linschîch

Le haschich ou chanvre indien se donne en teinture, en extrait gras et en extrait alcoolique. La teinture se fait avec un gramme de chanvre indien et 5 d'alcool à 36°. Dose : dix h quarante gouttes.

On prescrit l'exlrait gras à la dose de 5 à 10 grammes, et le kayaniesk à la dose de oO grammes.

L'extrait alcoolique de chanvre indien se prépare avec l'alcool fort. 11 est plus souvent prescrit en France que les autres préparations de chanvre.

Dose : 5 à 10 centigrammes contre l'insomnie les rhumatismes , les diverses névi'oscs, les érections nocturnes, l'aménoriliée □ ; comme diurétique, dans l'hydropisie □.

Les sohuiées viveuses et leurs aJcalokles s'emploient comme il suit :

.'id-opîne.

L'atropine à l'intérieur se donne à la dose d'un demicentigramme ou d'un dixième de grain [+]

Atropine par la méthode endermique.

Atropine 5 centii^ramnies.

Divisez en vingt prises ; une ou deux: chaque jour, sur la peau nouvellement dépouillée de son épiderme [+]•

Sirop d'atropine.

Ati'upiue 5 centigrammes.

Faites dissoudre dans 30 grammes d'eau ; dissolvez à l'aide d'une goullelelte d'acide clilorhydrique mêlé avec :

Sirop de sucre blauc 1000 srammes.

100 grammes de ce sirop en contiennent un demicentigramme. On le prescrit à la dose de 10 à 30 grammes (3.

Pilules d'atropine.

Atropine 10 centigrammes-

Miel e*. poudre de guimauve q. s.

Pour faire deux cents pilules de 10 centigrammes. Chaque pilule contiendra un demi-milligramme d'atropine. On prescrira d'une à quatre pihiles par jour progressivement, dans les cas d'épilepsie, cliorée et autres névroses (Bnuchanlat) [±}.

Dragées d'atropine.

Il suffit d'enrober d'une couche légère de sucre les pilules précédentes. Elles s'administrent dans les mêmes cas, aux mêmes doses et delà même manière {+].

Valéria7iate d'atropine.

Sel employé à l'extérieur, dans les mêmes conditions que l'atropine, à la dose d'un demi à 2 milligrammes f+l.

Belladone.

La belladone, le daturu stramonium et la jusquiame s'administrent :

En poudre, 1 décigramme.

En extrait aqueux, 1 décigramme.

En extrait cdcoolique, 5 centigrammes.

En teinture alcoolir/ue, 3 décigrammes.

En alcoolature, même dose.

En sirop, 16 à 30 grammes. Dans une potion.

Aconit.

Vaconit se donne :

En extrait alcoolique, 3 centigrammes [+], et surtout en alcoolature, 1 gramme \+ +\.

Pilules d'aconit.

Extrait alcoolique d'aconit 5 grammes.

Extrait de gaïae 10 id.

F. s. a. Cinquante pilules. Une à quatre pilules par jour [+].

Pilides d'aconit.

E-Nlrait d'aconit 2 grammes.

Poudre de guimauve q. s.

Mêlez et divisez en quarante-huit pilules. Une ou deux matin et soii-, dans les syphilides et les douleurs ostéocopes. (Biett.)

Potion d'aconit.

Alcoolature d'aconit 1 gramme.

Infusion de mélisse 100 id.

Sirop diacode 30 id.

Mêlez. A prendre par cuillerée f+l.

Aconitine.

L'aconitine, alcaloïde de l'aconit, s'administre en granules ou en sirop, 1 à 3 milligrammes par jour [+].

Ciguë.

La ciguc se doimc fré([uemment à titre de remède sédatif; on l'emploie :

En poudre, 2 décigrammes.

En extrait cdcoolique, même dose.

En teinture alcoolique, 1 gramme dans une potion.

En alcoolature, même dose.

En teinture éthérée, même dose.

En frictions, en pommades, en emplâtres ou cataplasmes.

Pommade calmante.

Poudre de ciguë 20 grammes.

Axonge balsamique 50 id.

Mêlez. En frictions à la dose de 10 à 20 grammes, dans les maladies scrofuleuses avec inflammation douloureuse et dans le mal de Pott [+]• (Pott.)

Pommade calmante.

Extrait de ciiruë ollicinale 1 q

....... • i aa o grammes.

Extrait de stramonium j ^

Extrait de belladone 2 id.

Axonge à la rose 30 id.

F. s. a. Cette pommade est appliquée sur le col de l'utérus et en frictions sur l'hypogastre. Contre le catarrhe utérin et la névralgie utérine E] (Rognetta).

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Emplâtre de rigné.

Résine (le \i\n. . .

Poix blanche

Cire jaune

Huile de cigne, . .

Feuilles vertes de ci Gomme ummonioqui.-

■animer

id.

id.

id.

id.

F. s. a. Employé comme fondanl (Codex) [T]- Emplâtre de lAanque.

Emplâtre de cigne. 1 50 grammes.

Lmiilidre de diaclivlcni gom j °

Ramollissez à une douce chaleur, puis incorporez:

Poudre de thériaqii

Camplu'e

Soufre en poudre.

40 grammes.

10 id.

2 id.

F. s. a. une masse emplastitjiie homogène ; recouvrezen deux morceaux de loiie on de peau assez larges pour couvrir le ventre en totalité.

Ranque regardait cet emplâtre comme étant d'une utilité incontestable dans les fièvres typhoïdes

Cataplasme de ciguë.

ciguë

Eau de routainc.

50 grammes.

1000 id.

Faites bouillir jusqu'à réduction d'un quart. Ajoutez de la farine de lin en quantité suffisante FR.

Cyanures.

Les préparations cyaniques extrêmement dangereuses se donnent comme sédatifs plutôt que comme narcotiques, mais elles calment bien le spasme et la douleur. Ce sont : l'acide prussique médicinal, — Veau de laurier-cerise, — le cyanure de potassium, — le bleu de Prusse, — le cyanure de zinc, etc.

L'acide cyanhydrique médicinal se donne à la dose de quatre, cinq et dix gouttes en potion ; en sirop, 30 grani. par jour [±\.

Veau de laurier-cerise en potion, 15 à 30 grammes par jour [T]-

Le cyanure de potassium el de zinc, en pilules, comme il suit :

Solutions de cyanure de potassium.

Solution contenant 2 décigrammes de cyanure de potassium par 30 grammes d'eau distillée.

En applications sur la peau avec des compresses, dans les névralgies |-h -n. (Lombard.)

Pilules sédatives.

Cyanure de potassium ) décigramme.

Amidon et sirop de gomme q. s.

Pour faire quatre pilules de 25 centigrammes. Une ma tin et soir dans l'orthopnée □.

Pilules sédatives.

SuH'ate de morphine * . 15 centigrammes.

Cyanure de potassium 30 id.

Mucilage q. s.

F. s. a. vingt-quatre pilules. — En prendre d'abord quatre par jour ; une toutes les six heures et aller jusqu'à dix □.

Poudre sédative.

Cyamu'e de zinc 2 centigrammes.

Magnésie calcinée 2 décigrismuies.

Cannelle 15 centigrammes.

Mêlez. A prendre en une fois. On pourra successivement prendre trois ou quatre prises semblables par jour □.

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Pilules antispasmodiques.

Cyanure de zinc 1 gramme.

Castoréum en poudre , 5 id.

Sirop de gomme q. s.

F. s. a. quarante pilules.

A prendre une ou deux par jour.

Ces préparations s'emploient à l'intérieur dans les névralgies □.

Mélange pour lotio>is.

.icide hydroeyanique médicinal 4 grammes.

Eau distillée de laitue ' 500 id.

Mêlez. Utile pour combattre les démangeaisons et les douleurs dans les cas de dartre et de cancer ulcéré f+1.

(Magendie.)

Topique calmant.

Acide prussique médicinal ) „ i „ „„„„

Alcool' rectifié *

Eau 20 id.

Mêlez: agitez chaque fois. On imbibe des linges que Ton applique sur les parties douloureuses f+l.

(Thompson.)

Préparations diverses*

Delphine.

Extraite des semences du Delphiniim staphisagria, la delphine s'emploie en emhrocation, en pommade et à l'intérieur en teinture, contre les névralgies et surtout contre le tic douloureux.

Delphine 1 gramme.

Alcool 8 id.

Faites dissoudre et donnez à la dose de dix à quarante gouttes (Turnbull) □.

Pommade de delphine.

Axonge 20 grammes.

Delpliine 8 id.

Mêlez ef employez en frictions (Turnbull) Chélidoine.

La chélidoine sous forme à'alcoolature a été donnée à la dose de 8 à 10 grammes contre l'hépatalgie qui accompagne les engorgements du foie

Hydrocotyle asiatique.

La racine d'hydrocotyle à la dose de 10 à ^lO centigrammes, par jour, de poudre dans du pain à chanter, ou en pilules, ou bien sous forme à' alcoolature et de sirop, 30 grammes par jour.

Ivraie.

On a essayé Vextrait éthcré d'ivraie, mais sans résultat appréciable.

Féve de Calabar.

La poudre de fève de Calabar ou sa teinture peuvent être employées comme sédatif du système nerveux, surtout dans la chorée.

]\!ARCOTiSME. L'assoupissement, les vertiges, les nausées, la lourdeur de tête et la contraction des pupilles constituent le narcotisme produit par l'opium et ses dérivés, tandis que le délire, les hallucinations, la rougeur du visage et la dilatation de la pupille constituent le narcotisme des solanées vireuses.

Contre le narcotisme, faire vornir les malades s'il n'y a pas longtemps qu'ils ont pris le poison; mais, dans le cas

NASO

NASO

contraire, il faut administrer une forte et abondante infu sion de café noir sucré.

NARD. Racine odorante produite par le nanl celtique, employée dans la fabrication de la thériaque.

Fig. 466. — Nard.

TVARil^iE. Les narines sont le siège d'inflammation aiguë ou chronique (V. Coryza), d'ulcérations scrofuleuses ou syphilitiques (V. Scrofule et Syphilis), d'ulcérations morveuses (V. Morve), de croûtes impétigineuses (V. Impétigo), de sécrétion infecte (V. Coryza) , de polypes muqueux et fibreux. V. Polypes.

]>larines (RÉTRÉCISSEMENT DES). V. AtrÉSIE. Il est congénital et accidentel.

Thérapeutique. — Les narines oblitérées ou rétrécies au moment de la naissance exigent une opération. V.Atré-

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