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est en parlie tlcHmile, on avivera les Ijords de la cicatrire; on taillera un lambeau en V renversé, à pointe supérieure, eomprenant toute la peau de la racine du nez; on disséquera le périoste avec le lambeau, excepté sur les côtés de l'ouverture de la cicatrice du nez; on enlèvera ensuite, et toujours avec le lambeau, un des os propres du nez. Ce lambeau ainsi disséqué sera abaissé au-devant de Touverture nasale ; on fixera les angles du lambeau à la lèvre supérieure par deux ou trois sutures métalliques; on fixera les deux os propres du nez bout à bout avec une suture intéressant les parties molles et dont les chefs passeront par une narine ; on fixera la pointe du lambeau à la racine du nez.

On incisera le cartilage de Ja cloison avec la muqueuse et on le fera descendre en arrière du lambeau abaissé pour le soutenir. On placera deux canules métalliques dans les narines et l'on soutiendra les parties avec une plaque d'ivoire placée dans le même sens que la cloison des fosses nasales (autoplastie par glissement avec ostéoplastie d'Ollier). A la longue, les os se soudent, le périoste sécrète une portion rudimentaire d'os, et le nez se trouve assez bien soutenu (un cas, Ollier).

La réparation du nez par la méthode italienne de Tagliacozzi n'est plus employée ; elle est pénible pour le malade et ses résultats sont douteux.

En général, la rhinoplaslie est une opération de complaisance ; elle réussit plus chez les jeunes sujets que sur les sujets âgés. Les conséquences de la rhinoplastie sont une tendance continuelle au rétrécissement des narines nouvelles.

Lorsqu'on n'opère point les malades atteints de cicatrices difformes, ou lorsqu'une portion delà mâchoire manque, et quand toute opération se trouve contre-indiquée, on fera porter un nez artificiel, monté sur des lunettes sans verre, ou bien monté sur une mâchoire artificielle, s'il y a perte de substance des maxillaires supérieures sur la ligne médiane (Préterre).

Pour restaurer l'aile du nez, on opérera comme il a été dit pour la réparation delà pointe du ne/,, en empruntant un lambeau sur la joue.

Ou bien, si la perte de substance est petite, sur les nez pointus et longs, où cela est seulement applicable avec avantage, on incise verticalement, parallèlement à la cloison, le dos du nez du côté malade, puis sur le côté sain on fait deux incisions transversales qui circonscrivent un lambeau triangulaire à base antérieure, allant de la joue au dos du nez. On retranche ainsi une portion du cartilage du nez avec la peau. On réunit toutes les incisions avec des épingles à insecte recourbées et mieux avec des fils d'argent tordus. La moitié saine du nez a été raccourcie au niveau de la portion plus courte (Dieffenbacli).

Pour restaurer la sous-cloison du nez, après avoir avivé la pointe du nez, on emprunte un lambeau, large de 1 centimètre, à la lèvre supérieure sur la ligne médiane (Dieffenbach) et on le fait remonter par glissement; on réunit la plaie de la lèvre par première intention et-l'on mainiient la lèvre rapjirochée du nez avec une bandelette de diachylon pendant vingt-quatre heures ; on sectionne ensuite les attaches du lambeau à la lèvre et l'on fait une nouvelle suture de la lèvre.

Après avoir rafraîchi ce qui reste de cloison, on taille un lambeau dont la base est à l'épine nasale antérieure et qui est pris obliquement sur la lèvre supérieure. Le lambeau est tourné ; on fixe sa pointe à la pointe du nez par un ou deux points de suture. On réunit la lèvre par première intention (Dupuytren). Ce procédé laisse une saillie au niveau du point où le lambeau a été tordu. Pour

remédier à cet inconvénient, on sectionne la base du lambeau par une incision en V ; on réunit la plaie de la lèvre par suture, puis on enlève une bandelette médiane dans toute l'étendue de la sous-cloison (Gensoul). V. Becde-lièvre .

IVez (Tumeurs du). On observe sur le nez des kystes sébacés, des productions cornées et deux variétés de cancroïdes : le cancroidc à forme ulcéreuse et le cancroîde painllaire beaucoup plus rarement (V. Cancroîde). C'est à la première de ces tumeurs que l'on a donné le nom de noiime tangere. On y observe aussi quelquefois de petites tumeurs mélaniques et des lupus. V. ces mots.

l.liijpertrophie éléphantiasique du nez (Velpeau) est une augmentation d'épaisseur de la peau du nez, sans trace d'ulcération, et avec vascularité considérable. Le nez prend des formes variables ; il a, comme on dit, l'aspect d'une pomme de terre, d'une morille.

L'acne rosacea ne sera pas confondu avec l'éléphantiasis du nez à cause de ses pustules rouges et indurées. Quant au lupus, il cause des cuissons et il est caractérisé par des tubercules et des ulcérations plus ou moins isolées de la peau du nez.

Thérapeutique. — Lorsque le nez hyperthrophié ne cause ni gêne ni douleur, quel que soit son volume, il est inutile de l'enlever. Si l'on se décide à faire celte opération, on fera l'excision simple de la portion qui tombe sur la lèvre supérieure. V. pour les autres tumeurs aux articles Cancroïdes, Lurus, Glandes sébacées, Cornes, etc.

'Xew. (Vices de conformation du).

I. Nez volumineux. — Il n'y a pas de nez assez volumineux, même anormalement, pour être considéré comme une difformité.

Il n'y a jusqu'ici qu'un exemple d'opération faite pour remédier à un nez volumineux avec déviation de la cloison.

Blandin a retranché un lambeau en V du cartilage de la cloison; l'opération a réussi, le nez a été difforme au lieu d'être trop grand.

II. Déviaiion de la cloison du nez. — Rarement congénitale, elle est due le plus souvent à des chutes sur le nez, à des fractures de cartilages. 11 n'y pas à s'en occuper (Royer); son seul inconvénient est d'oblitérer en partie la narine et de causer une légère déviation de la narine. On ne la confondra pas avec un polype ; en portant le doigt sur la déviation, on sent sa dureté, et cela empêche toute erreur.

Thérapeutique. — Placer des canules dans le nez (Guersant), exciser le cartilage (Huguier), enlever des couches de cartilage, après avoir décollé la muqueuse et réappliquer celle-ci ensuite (Chassaignac), sont des opérations d'une efficacité douteuse et qui ne sont pas justifiées.

III. iTe; double. — Ce sont des fissures qui ont été sans doute prises pour des nez doubles. Dans ces cas, qui n'ont pas été suffisamment bien observés, il n'y aurait qu'à faire une autoplastie par rapprochement des parties séparées ; — si une exubérance cutanée existait à côté d'un nez régulier, on l'enlèverait.

IVICKEL. Métal dont les oxydes sont employés dans l'industrie vitrière et dans la peinture sur porcelaine.

l\ICOTI4IVE ou TABAC. Plante de la famille des solanées, qui fournit la nicotianine et la nicotine. — A l'état frais, elle contient une huile essentielle ayant l'odeur du tabac, de la nicotine, de la résine jaune, de

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