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l'acide galliqiie, de la gomme et du mucilage. Quand elle a fermentée et qu'elle a été préparée pour les fumeurs, elle contient de la nicotine en quantité variable selon la provenance des feuilles, une huile empyreumatiquc spéciale, de l'ammoniaque, de l'acide carbonique et acétique et de l'oxyde de carbone.
Le tabac à haute dose produit des nausées, des vomissements, des coliques, de la faiblesse, avec tendance à la syncope, de l'affaiblissement des membres, de la vue, le trouble des idées, la dilatation des pupilles, la paralysie et la mort. — A petite dose longtemps prolongé, il produit selon les individus, de l'ainaurose, de la dyspepsie, de la gastro-entérite, la paraplégie et souvent la paralysie générale avec aliénation.
Sa décoction, 30 gram. par litre d'eau, a été employée pour la guérison de la teigne et de la gale El- Cette décoction, 5 grani. par litre d'eau, se donne aussi en lavement pour provoquer les contractions de l'intestin dans les cas de hernie étranglée pour en faciliter la réduction.
IMICOTIAMIl^E. Essence produite par plusieurs distillations du tabac avec de l'eau (inusitée) . V. Tabac.
i\ICOTIKE. Alcaloïde liquide, transparent, jaunâtre, incolore, ayant une forte odeur de tabac, et doué de propriétés toxiques violentes. Il lue aux plus faibles doses, et une goutte sur la conjonctive tue un animal en quelques minutes. (V. Tabac.) C'est à la nicotine que le tabac doit son action délétère, et la proportion varie dans les tabacs à fumer. Elle est faible dans les tabacs de Turquie,
1 pour 100;' — plus forte dans le tabac de la Havane,
2 pour 100 ; — dans le tabac d'Alsace, 3 pour 100 ; dans le tabac de Virginie, 6 pour 100; — et dans quelques tabacs indigènes, 8 pour 100.
IVIDOREUX. Odeur d'œuf pourri que présentent les éructations dans certaines maladies de l'estomac.
I\lIEDERBROI\1\[ (Bas-Rhin). Eau minérale chlorurée sodique à 18°, légèrement purgative, employée en boisson et en bains dans l'hypochondrie et les obstructions abdominales [+]; dans la constipation l±], la dyspepsie [+], les engorgements du foie et les calculs biliaires ri.
Fig. 480. — Nigelle.
1\I(>ELLE. Manie de la famille des renonculacées dont les semences sont stimulantes et emménagogues.
IVIGRITIE. (Masque). Coloration jaunâtre qui se montre sur la peau, principalement au visage et sur le ventre, dans la grossesse et dans les maladies chroniques. Elle résulte du dépôt de granulations pigmentaires à la partie superllcielle du derme. V. Maladie d'Addison.
I^ITRA'B'E. V. Azotate.
l\'lTROBEWi«l!«E (Essence de mirbane. Essences artificielles d'amandes amères). Cette substance, jaunâtre, liquide, résulte de l'action de l'acide nitrique fumant sur la benzine. On l'emploie beaucoup dans l'industrie savonnière. Elle a été employée dans la coqueluche (Bouchut).
NODOSITÉS. Primitives et secondaires.
I^'OI.V DE GALLE. Productions ovales ou arrondies trouvées sur la feuille du chêne et résultant de la piqûre d'un insecte appelé Cynips. — Les galles renferment beaucoup de tannin et d'acide gallique. Pour ce motif elles sont très-astringentes, toniques, hémostatiques. On en l'ait une décoction, 15 grammes par litre d'eau, et une infusion (30 grannnes par litre), qui s'emploient en boisson dans la diarrhée \±], contre la blennorrhagie \±l et contre les hémorrhagies passives. — La poudre de noix de galle, 5 grammes pour 30 d'axonge, est employée contre les hémorrhoïdes. On en fait aussi des pihdes et une teintwve qui sert de contre-poison des sels de fer.
\'OIX VOMMQITE. Fruit du vomiquier, qui renferme beaucoup de strychnine, d'igasurine et de brucine alliées à de la gomme du ligneux, de la matière colorante, de la cire, de l'amidon et des sels. Il est amer, donne des convulsions intermittentes, puis le tétanos et amène la mort par congestion et hémorrhagie de la moelle épinière. II est employé en poudre, à la dose de 50 centigrammes; contre la gastralgie et la dyspepsie nerveuse ; à plus haute dose, 2 grammes, on l'a donné contre la choree E]-
Il a été aussi employé en teinture et sous forme d'extrait alcoolique à la dose de 10 à 50 centigr.
IVOLI ME TAÎ^OERE. Nom donné à certaines formes de cancer de la face, des lèvres et du cancroïde, V. ce mot.
l\OMA. Nom donné à la gangrène de la bouche. V. ce mot.
l\OSOCOMIAL. Qui est relatif aux hôpitaux. Influence nosocomiale. Action nuisible de l'atmosphère des salles sur les malades qui s'y trouvent, ce qui rend les maladies toujours un peu plus graves que lorsqu'elles sont traitées dans la ville et à la campagne. V. Hôpitaux.
Plus il y a de malades dans une salle et plus l'influence nosocomiale est fâcheuse. V. Encombrement.
L'influence nosocomiale est d'autant plus mauvaise que les malades sont plus jeunes.
NOSOLOGIE ou XOSOGRAPHIE. Noms donnés à la description générale des maladies, sous le rapport de leurs causes, de leurs symptômes, de leur marche, de leur diagnostic, de leur pronostic et de leur traitement. C'est la
pathologie interne et externe.
ivosoiiÉiMiE (Maladies du sang ou Altération du sang). (Hématologie pathologique.) Toutes les altérations de quantité et de qualité du sang sont des nosohùmies, qui donnent lieu à des symptômes plus ou moins graves,
.Jamais on ne saura la quantité réelle de sang contenue dans les vaisseaux ; mais on l'estime approximativement au huitième du poids de la masse du corps.
Comme l'eau des lleuves reflète, par sa pureté, sa trans-
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parence, son goût et sa composition, l'état du ciel et celui du sol ({u'elle parcourt, le sang, par les modifications de (juanlilé, de qualité, de couleur et de composition produites par les temps et les lieux, l'âge, le sexe, le régime, ï'évèle la constitution, le tempérament et les maladies de Thomme.
Toute maladie grave, aiguë ou chronique, est accompagnée d'une altération primitive ou secondaire dans le sang.
Ce que l'œil, le poids et la balance apprennent de positif ou de matériel sur les altérations de couleur, de densité du caillot, sur les altérations de nombre, de figure et de qualités des globules blancs et des globules rouges, sur le poids et la plasticité de la fibrine , sur le poids de la graisse, sur le chiiïre des sels du sang dans les maladies, ne fournit qu'une notion générale dans l'espèce et ne montre pas ce qu'il y a de particulier, de spécial et surtout de spécifique dans l'individu.
En dehors des altérations du sang propres à une classe de maladies, il y a les altérations spéciales aux individus et engendrées par la résultante combinée des effets de leur âge, de leur sexe et de leur constitution, molle, robuste ou impure. Celles-là échappent toujours à l'analyse optique ou chimique, et ne sont appréciées que par le raisonnement et l'induction clinique.
Toutes les inflammations franches produisent, selon la spécificité ou l'étendue de la lésion locale, l'augmenlalion absolue de la quantité et de la plasticité de la fibrine du sang (Piorry, Andral, Gavarret, Becquerel, Rodier). C'est cet état qui caractérise V inflammation plus que l'état local inflammatoire qu'on peut retrouver dans toute autre classe de maladies, dans les fièvres par exemple.
Toutes les fièvres, avec ou sans manifestation locale inflammatoire, déterminent la dissolution du sang, c'est-àdire la diminution ou la perte de la plasticité de la fibrine (Andral, Gavarret, Becquerel).
Toutes les hémorrhagies produisent, au bout de quelques jours, la diminution absolue des matériaux solides du sang, fibrine, albumine, globules, etc., et l'augmentation relative de la quantité d'eau, ce qui constitue la pléthore séreuse (Andral, Gavarret).
Toute maladie organique chronique, susceptible d'engendrer la transformation morbide des éléments constitutifs des organes, produira tôt ou tard une sorte d'anémie, caractérisée par la diminution des globules et de l'albumine du sang (Andral, Gavari'et, Becquerel).
Toutes les cachexies miasmatiques, toxiques et organiques, engendrent l'anémie (Becquerel).
Les névroses engendrent souvent l'anémie , et c'est dans la profonde modification dynamique du système nerveux qu'il faut placer le siège de la chlorose.
L'innervation modifiée engendre la chlorose, dont l'anémie n'est qu'une conséquence, et cet effet réagit à son tour sur sa cause en l'aggravant.
Certains troubles dynamiques ou organiques de la nutrition, exempts de phénomènes inflammatoires, peuvent produire l'augmentation de la fibrine du sang, comme on le voit dans le scorbut ; mais si le scorbut et l'inflammation ont pour phénomène commun l'augmentation possible de la quantité de la fibrine, ils offrent cette différence que, sous le rapport de la qualité, cette fibrine est fortement coagulable et plastique dans l'inflammation, tandis qu'elle
est molle, diffluenle et presque incoagulable dans le scorbut (Becquerel, Fauvel).
La grossesse modifie profondémentl'état de la nutrition et entraîne l'appauvrissement du sang, qui perd d'abord une partie de sa fibrine et de ses globules, puis reprend, du sixième au neuvième mois, une proportion de fibrine excédant peu à peu les limites de l'élat physiologique et approchant de ce qu'on trouve dans les inflammations (Becquerel et Rodier).
Après le repas, le sang, d'apparénce laiteuse, renferme une énorme quantité de graisse et de sucre sortis des aliments et que la respiration et la nutrition moléculaire générale détruisent rapidement (N. Guillot).
L'iclère est le résultat de la présence de plusieurs éléments de la bile, et, en particulier, de la cholestérine et de la matière colorante jaune dans le sang.
L'urée s'accumule en quantité considérable dans le sang, quand une maladie des reins empêche ces organes d'extraire ce principe pour le jeter au dehors avec l'urine (Gallois), et il résulte de Vurémie. V. ce mot.
On trouve du sucre incristallisable, analogue au sucre de raisin dans le sang des personnes affectées de diabète (Cl. Bernard).
On trouve de la pyine, c'est-à-dire un des éléments du pus, dans le sang de ceux qui succombent à l'infection purulente et à la fièvre hectique des longues suppurations organiques.
il y a dans le sang des gaz en dissolution dont la quantité relative ou absolue peut augmenter et dont le passage à l'état de liberté dans les vaisseaux produit instantanément la syncope et la mort (Magnus).
Le sang artériel renferme plus d'oxygène, moins d'acide carbonique, plus de fibrine, plus de globules et moins d'eau que le sang veineux (Collard de Martigny).
Le sang artériel est infiniment plus plastique et plus rapidement coagulable que le sang veineux, sans doute à cause de la plasticité de sa fibrine.
Le sang de la veine porte, moins rapidement coagulable que le sang veineux général et que le sang artériel, renferme une fibrine un peu molle et moins résistante que la fibrine artérielle et veineuse (Béclard).
Le sang de la femme, des enfants, des vieillards et des sujets affaiblis par la-maladie ou la débauche, est trèsdifférent du sang de l'homme adulte, fort et vigoureux. On sait bien qu'il renferme plus d'eau et moins de globules dans le premier cas que dans le second; mais cela ne saurait suffire, et l'on comprend encore la possibilité de toute une série d'autres différences individuelles spéciales et même spécifiques, que l'analyse chimique ne pourra jamais découvrir.
Le sang des sujets qui se nourrissent principalement de viandes et de substances azotées renferme infiniment plus de globules et beaucoup moins d'eau que le sang de ceux qui font usage d'une nourriture abondamment végétale, V. Goutte. i
Le sang est un liquide vivant qui participe de la vie de tous les organes et qui subit comme eux l'influence du système nerveux par lequel il se forme, se renouvelle et s'altère.
De la force, de la richesse et de îa pureté du sang dépendent la constitution réguhère et l'action normale des éléments matériels du corps.
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