NOUV
NYMl'
tour du cou ni sur le coips aucune marque ancienne ou récente de syphilis ou de scrofule.
Ouand les nourrices ont leurs règles, on peut continuer l'allaitement lorsque l'enfant n'en éprouve aucun mal et qu'il n'a point de coliques ou de diarrhée, mais, s'il parait en souffrir, il faut changer la nourrice.
Le changement de nourrice n'a aucun inconvénient pour les enfants et on peut la changer autant de fois que cola devient nécessaire. V. Allaitement et Sevrage.
l^OUURE. V. r«ACIIlTlSME.
l\OL'VEAU.l\'K. Dès qu'il vient de naître, l'enfant doit être couché entre les jambes de sa mère, la tête loin de la vulve afin que le sang n'entre pas dans sa bouche. Le cordon ombilical déroulé devra être coupé à deux pouces de l'abdomen, lié sur le bout placentaire et du côté de l'enfant, en ayant soin, s'il y a hernie ombilicale, de ne pas fairede ligature sur l'intestin. Son corps, frotté d'huile, de beurre ou de cérat ou de jaune d'œuf dans l'eau chaude, sera ensuite convenablement nettoyé et habillé selon l'usage.
L'enfant qui vient de naître a plus de tendance à se refroidir que les enfants plus âgés, et, sous ce rapport, le nouveau-né doit être bien couvert et ne pas sortir avant huit ou quinze jours.
Dans les douze ou vingt-quatre heures qui suivent sa naissance, l'enfant doit rendre par l'anus une matière noirâtre qui s'appelle le méconium (V. ce mot), et, s'il ne la rendait pas, il faudrait en aider l'évacuation au moyen de 20 à 40 grammes de sirop de chicorée composé ou d'huile d'amandes douces.
Après sa ligature, le cordon ombilical doit êti'e enveloppé dans une petite compresse de linge ployée en quatre et appliquée sur le ventre au moyen d'une petite bande de toile cousue avec un fil.
Les enfants nouveau-nés doivent être habillés avec une chemisette de toile, une brassière de laine, un fichu de mousseline et un double lange de toile et de laine destiné à bien envelopper leurs jambes (V. Maillot), à moins qu'on ne préfère la mode anglaise, qui consiste à laisser les jambes nues, à entourer le siège avec un lange triangulaire, dont la base est placée autour des reins, et dont les angles ramenés autour du corps et entre les cuisses, sont noués en avant, tandis qu'une robe élégante couvre le corps.
Dès que la mère est reposée des fatigues de l'accouchement, l'enfant doit être présenté au sein où il ne trouve encore que du colostnun qui peu à peu prend les caractères du lait véritable; mais, pour le nourrir, on lui donne alors un peu d'eau et de sirop de gomme.
Quand le lait est arrivé dans le sein maternel, l'enfant doit être régulièrement nourri toutes les deux heures, s'il ne dort pas, et toutes les quatre heures pendant la nuit. V. Allaitement.
Les enfants à la mamelle doivent prendre environ 60 grammes par tetèe dans leur premier mois; 70, le second et le troisième; 80, le quatrième et le cinquième; 90 et 100, dans les mois qui suivent.
Les enfants qui ne teltcnt pas et sont élévés au biberon ou au petit pot doivent prendre 600 grammes par jour de lait coupé d'eau de gruau pendant le premier mois; 700 grammes dans les deux mois; 800 grammes au quatrième et jusqu'à un litre dans les mois qui suivent.
Ouand l'enfant telle la mère ou sa nourrice, on peut
s'assurer par la balance de la quantité de lait qu'il boit, et c'est aussi le moyen de savoir s'il profile régulièrement.
IVOYER. Arbre indigène de la famille des lérébinlhacées, dont le fruit comestible donne de \'/mihi qui sert de
l'ig. 481. - Noyer.
condiment et qui s'emploie en médecine. — Son péricarpe, connu sous le nom âe brou de noix, mis en macération dans l'eau-de-vie avec du sucre, forme une liqueur trèsstomachique.
Les feuilles de noyer en décoction, grammes par litre d'eau, s'emploient pour préparer des bains dans la scrofule [T] et des injections contre l'otorrhée et les pertes blanches [+]; on en fait un extrait aqueux ou alcoolique, qu'on donne à la dose de 2 à U grammes dans toutes les maladies scrofuleuses \+ +\. V. Scrofule.
l\liBÉCIJl,E T\ÉPllÉLIO]\. V. Cornée {Opacités de la) .
IVUBILITÉ, V. Puberté.
KYCTALOPIE. (Ilamazzini, (Julhrie). La nyctalopie est un trouble fonctionnel rare et symptomatique de lésions qui ne sont pas encore précisées. Des congestions rétiniennes et un affaiblissement de la sensibilité des nerfs de cette membrane paraissent en être la cause. La contraclion de la pupille produit une nyctalopie incomplète.
Tout individu qui cesse de voir pendant le jour et qui continue de bien voir pendant la nuit est affecté de nyctalopie.
Thérapeutique. — Faire porter aux malades des lunettes conserves, colorées en bleu, en vert ou en noir, purger les malades s'il y a des phénomènes congestifs évidents ; traiter l'atrésie de la pupille et les congestions choroïdiennes par les moyens appropriés. V, Iris {Troubles fonctionnels de V).
IVYMPHO.IIAIVIE. L'irrésistible et insatiable désir du rapprochement sexuel observé chez certaines femmes ardentes, dont l'imagination est excilée par des romans et })ar des lectures érotiques constitue la nymphomanie.
La nymphomanie est tantôt le résultat d'une affection de l'utérus et du vagin et tantôt la conséquence d'un trouble mental.
NYMP
Oiiand la n\|'niphomfinie est accompagnée de })e!iaiilcLirs liypogastriques ou lombaires, de chatouillements dans les seins, de prurit vaginal avec flux muqueux et malaise nerveux général, elle est le résultat d'une congestion ulérovaginale.
La nymphomanie accompagnée de propos licencieux et (le démonstrations impudiques dépend de la folie. V. ce mot.
Thérapeutique. — Les bains de siège froids, les affusions et les douches froides, les bains de siège d'acide carbonique, les bains avec la décoction de laurier-cerise, le camphre à l'intérieur, 2 grammes; le bromure de polassium, 3 à 6 grammes; et le sulfure de carbone, une ou deux gouttes de carbone avec de l'alcool, 5 grammes i-n potion, sont les moyens à employer contre la nymphomanie.
Contre la nymphomanie qui a la conscience d'elle-même, i il faut conseiller le mariage.
i Dans la nymphomanie qui entraîne l'oubli des sentin)ents de pudeur si ordinaires chez la femme, il faut provo(]uer la claustration dans une maison de santé.