DU PÉRITOINE
Thérapeutique. — Les fistules purulentes seront traitées par l'expectalion, et l'on ne comprimera l'ouverture que quand le liquide aura diminué.
Les abcès ou les kystes du foie, les abcès tuberculeux terminés par une fistule, ne seront pas refermés; on se bornera à prévenir les complications. — Si la fistule se refermait et si une nouvelle inflammation survenait, on dilaterait la fistule avec l'éponge préparée. — Les fistules stercorales sinueuses ne seront traitées que par des moyens palliatifs et par les soins de propreté. — Les fistules consécutives à la rupture d'une ascite seront fermées par une suture, si l'écoulement abondant de liquide épuise les malades. En général, les fistules de fombilic ne réclament pas un traitement immédiat.
S'il arrive qu'un abcès se forme à l'ombilic, qu'après son ouverture on sente un calcul dans un conduit sinueux, on maintiendra l'ouverture dilatée et l'on attendra que la suppuration élimine le corps étranger. 11 s'agit alors d'un calcul intestinal ou d'un calcul développé dans un vestige de l'ouraque.
IL Cancer de l'ombilic (Fabrice de Hilden, Civadier, Boyer, Nélaton). — Le cancer de l'ombilic se reconnaît à la rapidité relative de sa marche, à sa dureté, à l'impossibilité de préciser les limites profondes de la tumeur. Généralement indolent, il s'ulcère tard, donne une odeur cal'acléristique, cause des hémorrhagies et une cachexie linale comme les autres cancers.
Thérapeutique. — Quoique Fabrice de Hilden ait enlevé un cancer de l'ombilic, f opération est contre-indiquée. On s'expose, en voulant enlever tout le mal, à blesser le péritoine et à causer une péritonite mortelle.
111. Fongosités de Vombilic. ■ — Chez les enfants, après la chute du cordon, des bourgeons charnus exubérants forment une sorte de polype pédiculé enfoncé dans la cicatrice ombilicale ou saillant au dehors et ayant la forme d'une fraise (Dugès).
Thérapeutique. — On cautérisera les fongosités avec le crayon de nitrate d'argent, on les saupoudrera avec le calomel en poudre. Si elles résistent à ces moyens, on les excisera avec des ciseaux ou on liera leur pédicule avec un fil ciré. Si le pédicule est profondément situé, on attirera la tumeur avec une première ligature portée sur un point voisin du pédicule et l'on jettera une seconde hgature en arrière, ou l'on sectionnera avec des ciseaux (Dugès).
OMPH.ILOCÈLE OU HERNIE OMBILICALE DES
IVOUVEitlJ-IWÉS. V. ce mot.
OKAiviSME. V. Masturbation.
OIVGLE. Production cornée de l'extrémité des doigts, qui se ramollit et s'amincit dans les maladies aiguës et chroniques, qui peut être le siège d'abcès ou de favus (V. ce mot), qui peut devenir très-friable, et qui entre dans les chairs voisines.
Ongle (Friabilité des). Les ongles sont souvent durs, friables, à la suite de Vherpes tonsurans qui occupe les doigts, ou dans l'hiver sous l'influence du froid.
Thérapeutique. — Application de glycérine anglaise pure ou coupée avec de l'eau tous les soirs.
Ongle (Hypertrophie DE l'). L'hypertrophie de l'ongle porte sur l'ongle tout seul ou sur l'ongle et sa matrice. — Un onyxis antérieur, un état syphilitique, mais surtout le défaut de soin et la malpropreté engendrent cette lésion, qui existe souvent chez les vieillards. Il y a plusieurs variétés d'hypertrophie de l'ongle.
L Productions cornées des ongles. — Les couches épidermiques unguéales superposées transforment l'ongle en une véritable corne; le derme sous-unguéal est un peu augmenté d'épaisseur, le pourtour du lit de l'ongle est d'ailleurs sain.
La production cornée des ongles coïncide parfois avec une exostose sous-unguéale.
Thérapeutique. — Il n'y a rien à faire contre les productions cornées des ongles, si elles ne causent pas une véritable gêne. — Dans le cas où il y aura des accidents, c'est-à-dire des ulcérations du lit de l'ongle et des douleurs, on abrasera l'ongle ou on l'usera avec une lime à cors. — Si une exostose sous-unguéale existe, on apphquera le traitement approprié. V. Exostose sous-unguéale.
II. A ltération et hypertrophie partielle des couches épidermiques de l'ongle. — La syphilis se manifeste quelquefois par cet état qui est V onyxis syphilitique, à forme sèche (Cazenave). Cet onyxis est extrêmement rare (Belhomme, A. Martin), mais il existe après l'onyxis simple, à la suite de maladies graves et après des contusions de l'ongle. On reconnaît cet état à un changement de coloration et à un épaississement de l'ongle, à une exfoliation partielle de cet organe, et à son défaut de consistance.
Thérapeutique. — Le traitement général de la syphilis, les frictions avec la pommade à l'iodure de potassium, senties seuls moyens à employer. Si la lésion est étrangère à la syphilis, il n'y a rien à faire quand les malades ne soufl'rent pas ; l'arrachement de l'ongle serait la seule pratique à suivre s'il y avait des douleurs.
Ongle incarné. Un ongle incarné, c'est-à-dire l'ongle pénétrant dans les chairs, cause une inflammation du lit de l'ongle, portant sur les parties latérales et intéressant les replis cutanés externes et internes. L'irritation de la peau exulcérée par le bord tranchant de l'ongle (Desault, Boyer) est la cause de tout le mal.
L'ongle incarné peut exister aux doigts du pied, mais on l'observe le plus souvent au gros orteil.
Une mauvaise chaussure trop pointue au bout, entraînant une pression exagérée, cause souvent l'exulcération de la peau correspondante au bord de l'ongle, et le frottement continuant, cette ulcération s'aggrave, devient fongueuse, suinte et cause des douleurs tellement vives que la marche est impossible.
L'inflammation de la peau ne se propage pas aux parties voisines, mais elle peut être le point de départ d'une angioleucite, d'une adénite et d'un érysipèle.
Chez les sujets syphilitiques l'incarnation de l'ongle a été considérée comme un onyxis latéral ; c'est là une erreur d'interprétation, il y a une plaque muqueuse là où un ongle est incarné, c'est-à-dire où un ongle a produit une ulcération simple.
Thérapeutique. — On prévient l'incarnation de l'ongle en faisant porter aux malades des chaussures larges, et quand le mal existe il faut encore prescrire des chaussures à bout carré, large de 6 centimètres.
Lorsque l'ongle commence à s'incarner, lorsqu'il n'y a
ONGU
qu'une ulcération linéaire, on redressera l'ongle en interposant, entre son bord tranchant et son pli cutané, de la cliarpie, ou une petite bande de diachylon, qu'on renouvelle tous les deux jours (Robert, Nélaton). S'il y a une fongosité peu développée, on tentera encore le redressement de l'ongle et l'on cautérisera la fongosité avec la potasse caustique (Lurat, Perroton).
Cautériser avec le fer rouge ou les caustiques les fonj gosités (Albucasis), les enlever avec le bistouri (A. Paré), ; ne réussira que si l'ongle est séparé de la peau parle proj cédé précédent.
ti Les lames de fer-blanc (Desault), les agrafes (Dudon) ii qui soulèvent l'ongle, ne valent pas mieux que la charpie « interposée entre l'ongle et la chair. ( User l'ongle sur la ligne médiane avec une lame de verre t pour diminuer sa dureté, est un moyen palliatif, j Une solution de potasse, 8 grammes pour 32 grammes d'eau mise avec de la charpie sur l'ongle incarné, le ramollit et le fait disparaître. — Il faut continuer les lotions jusqu'à ce que toute ulcération ait disparu. (Norton.)
Saupoudrer la partie fongueuse avec du perchlorure de fer solide qui momifie et sèche la plaie. — Sous la croûte il se fait une cicatrisation complète et il suffit souvent d'une application pour guérir le mal. (,Vahu.)
Lorsqu'il y a une ulcération étendue et une grosse fongosité, l'ablation de l'ongle est indiquée.
Ou bien on enlèvera une portion de l'ongle :
Soit en coupant à la fois, avec une forte serpette, l'ongle et la matrice de façon à tailler l'ongle et l'orteil en biseau, aux dépens de sa face supérieure interne ou supérieure externe (Gerdy).
Soit en incisant l'ongle avec des ciseaux, en arrachant la moitié correspondante au côté de l'incarnation et en enlevant par abrasion la partie de la matrice d'où la moitié d'ongle a été arrachée (Velpeau).
On panse à l'eau froide, puis avec les cataplasmes et le pansement simple.
Comme les opérations sont douloureuses, on appliquera l'anesthésie locale. V. ce mot.
Enlever la fongosité et la moitié de l'ongle avec le bistouri, en les circonscrivant par quatre incisions, est une opération plus longue que les précédentes, dont elle est une dérivation. La cautérisation au fer rouge de la matrice de l'ongle (Dupuytren), après l'ablation de l'ongle, n'est pas préférable à l'excision simple de la matrice.
L'arrachement de l'ongle a quelquefois guéri. Ce procédé n'a d'autre avantage que de ne pas causer une difformité ; mais il ne met pas toujours à l'abri de la récidive quand l'ongle est repoussé.
Chez un syphilitique, la transformation de l'incarnation en un ulcère spécifique indique le traitement général de la syphilis, l'ablation d'une portion de l'ongle et la cautérisation de la fongosité avec la pâte au chlorure de zinc.
ORIGUEI^ITS. Médicaments externes, composés surtout de résines et de différents corps gras, auxquels on adjoint parfois des sels, des gommes-résines, des huiles essentielles.
Ils diffèrent des pommades et des cérats par leur excipient résineux, des emplâtres rhétinohques par leur consistance.
Quelques-unes de ces préparations sont indifféremment nommées : onguents, baumes ou pommades.
Les règles à suivre pour leur préparation sont : 1» de faire fondre les substances à la chaleur, en commençant par les moins fusibles ; 2" de passer la masse fondue ; 3° de ramollir les extraits et de dissoudre les gommes-ré-
ONCU 953
sines dans l'alcool faible pour les rapprocher en extrait ; h" d'ajouter les poudres à l'aide d'un tamis clair lorsque la masse est à demi refroidie et les huiles volatiles le sont à la fin.
Onguent d'acétate de plomb. (Beurre de Saturne.)
Acétate de plomb liquide 1 .. , ,
Huile d'olive. } P»''"*'^ ^S^Ies-
Mêlez dans un mortier de marbre, en agitant continuellement jusqu'à parfait mélange. S'emploie comme résolutif.
Onguent d'althœa.
Huile de fenugrec 1000 grammes.
Cire jaune 250 grammes.
Poix-résine 1 , •>
Térébenthine j
F. S. a. Employé connue résolutif. [Codex.) \j onguent jaune de Delort peut s'y rapporter.
Onguent ou baume d'Arcœus.
Siiil de mouton dOOO grarames.
Térébenthine } aa 750 id.
Kleiui )
Axonge 500 id.
F. S. a. Employé comme détersif, excitant des plaies.
[Codex.)
Le baume d' Arcœus camphrée (Hôp. milit.) se compose de :
lïaume d'Arca'us 15 grammes.
Camphre 10 centigranuneF.
Le baume d'Arcœus liquide est une dissolution d'une partie de l'onguent ci-dessus dans deux parties de pétrole (Dorvault).
Onguent basilicum.
Onguent suppuratif, onguent royal, onguent de poix et de résine.
Poix noire 1
Colophane Vaa GO grammes.
Cire jaune )
Huile d clive 250 id.
Employé comme maturatif et suppuratif. [Codex.)
Quelques pharmacopées n'y font point entrer de poix noire ; alors l'onguent est jaune.
On peut rapprocher du basilicum l'onguent de l'abbé Pipon, qui ne contient pas de colophane, et celui de V abbaye du Bec, qui contient en sus un trente-deuxième d'encens. (Dorvault.)
Onguent brun.
Onguent basilicum 60 grammes.
Deutoxyde de mercure 4 id.
[Codex.)
F. S. a. Employé dans le pansement des ulcères vénériens indolents.
Onguent contre les hémorrhoîdes.
Onguent populéum 1
Onguent nutritum grammes.
Safran pulvérisé 0 id.
Opium brut 1 id.
.faunes d'œufs n' 30.
A mettre sur les tumeurs hémorrhoïdales.
Onguent contre les poux.
Axonge de pon- 500 grammes.
Onguent mercuriel 60 id.
Stapliisaigre 90 id,
Pour étendre sur le cuir chevelu.
954 ONGU
Onguent contre la teigne.
Axonge 500 grainnies.
Charbon pnlvéï'isc > ...^ j
ce > lui 125 m.
Souire • • • )
Suie «0 id.
Tous les trois jours, après avoir lavé la tête avec l'eau de savon, on frotte avec l'onguent les parties aftectées.
Onguent contre la teigne de la Charité ou emplâtre de la calotte.
Vinaigre blanc 150 giuiniiiL'ï.
Farine de i'rometit 1
Poix noire >aa 25 id.
Poix blanche J
Faites fondre la poix ; délaye/ la farine dans le vinaigre chaud ; mêlez.
C'est à l'aide de cette préparation qu'on étendait sur un morceau de peau et que l'on appliquait ensuite sur la tête, que l'on pratiquait jadis le traitement barbare de la teigne par la méthode dite de la calotte. V. Teigne.
Onguent dépilatoire.
Tércbcntliine iO grammes.
l'oix-rùsine 30 id.
Faites fondre et conservez dans l'eau.
On en prend un peu entre les doigts mouillés, on saisit les poils et on les arrache par un mouvement brusque.
Ongueid digestif simple.
Térébenthiiie. 60 grammes.
Jaune d'œul 30 id.
{Codex.)
En ajoutant un huitième de laudanum de Sydenham, on a Vonguent digestif opiacé.
Onguent digestif animé,
tU2:estil' simple > .)
1 > aa 120 gramnics.
Styrax j ^
Plusieurs pharmacopées y font entrer de l'aloès.
(Dorvault.)
Onguent digestif mercurieU
Digestif simple. . ] ua 125 grammes.
Onguent mercuriel ) °
Contre les ulcères vénériens. {Codex.) Onguent éthiopique.
(Pommade ou onguent mercuriel soufré.)
Soufre 10 grammes.
Onguent mercuriel 1 ■ ,
, ° J aa 20 id.
Axonge )
Employé dans les ulcères vénériens.
Onguent martial.
Solution d'azotate de fer h \ /20 de fer. . . 8 gramint s. Aloés q. s.
Quantité suffisante pour obtenir une masse de consistance unguen taire. Employé dans les végétations syphilitiques et chancres phagédéniques.
Onguent maturatif.
Infusion d'acétate de^ gurou
Mélasse. .......... i > aa 15 grammes.
Huile d'olive; )
liilc de bœuf 3 id.
Évaporez en consistance de miel, et ajoutez :
Onguent basilicnm ) ,r
(inm.a. . Il {"a 40 gauimcs.
Onguent île la mere ) ^
Sous-nitrate de mercure 4 id.
Sur les tumeurs squirrheuses indolentes d'un rouge violacé, (Canquoin.)
ONGU
Onguent de la mérc (Onguent de la mère Thècle, emplâtre brun ou brûlé.)
Huile d'olive 1000 grammes.
Axonge N
Beurre I
Suif. \ aa 500 id.
Cire jaune \
Litharge pulvérisée /
Poix noire 125 id.
Mettez les matières grasses dans une grande bassine de cuivre, et chaulFez-les jusqu'à ce qu'elles commencent à fumer; ajoutez-y alors la litharge pulvérisée continuellement, et continuez l'agitation jusqu'à ce que la matière ait pris une couleur foncée : alors ajoutez-y la poix noire purifiée, et quand l'emplâtre sera à demi refroidi, coulezle sur des capsules de papier. {Codex.)
Onguentde Montpellier.
Onguent d'altha-a. \
Onguent rosat. (
n . !• „ > aa CO grammes.
Onguent populeum i °
Miel ;
Contre les hémorrho'tdes. (Cadet.) Onguent de réglisse.
Pulpe de racine fraielie de réglisse. . . )
„ ' 1 "a ioO grammes.
Beurre ) °
Faites cuire jusqu'à consomption de l'humidité ; passeajj en exprimant et ajoutez à la colature : I
Pompholyx 23 grammes. M
Céruse -40 id. ■
Camphre v 25 décigrammes. I
Excoriations et fissures du sein. (Dorvault.) '
Onguent de Hicourt.
Huile rosat. . ,100 grammes.
Cire 80 id.
Céruse. -iO id.
Litharge 20 id.
Cuisez, et sur la fin ajoutez :
Baume noir du Pérou 5 gramuU'S.
Employé dans les ulcères indolents.
Onguent de styrax.
Huile de noix , . 375 grammes.
Styrax liquide 250 id.
Colophane 500 id.
Résine élémi l aa 250 id.
Cire jaune )
Employé comme stimulant des ulcères indolents.
{Codex.)
Onguent sulfurique»
(Pommade sulfurique, savon acide d'Achai'd.)
Huile d'olive. 8 grammes.
Acide suH'uriquc. 5 id.
Ajoutez peu à peu, en triturant, l'acide avec l'huile.
Au bout de vingt-quatre heures, lavez dans l'eau tiède jusqu'à ce qu'elle ne rougisse plus la teinture de tournesol.
A l'extérieur dans l'ophlhalmie chronique, la gale, la paralysie.
Onguent vermifuge.
llaelne de fougère )
Racine de bryone [ aa 45 grammes.
•Ail ;
Aiirone )
Absinthe > aa 8 grammes.
ïauaisie j
Ihiile 500 id.
Faites cuire jusqu'à consomption de l'humidité, et ajoutez à la colature :
Cire jaune -15 grammes.
Aloès. 30 id.
Coloquinte 15 id.
Fiel de bo;uf épaissi 00 id.
En frictions trois fois par jour autour de l'ombiHc, dans
OlNVX
OPllT
a colique dite vermineuse. Dans Vongmnt (intkclininthiquc de Valdajou, il y a en plus un peu d'asa fœtida.
(Dorvault.)
OMYXIS. L'onyxis est une inflammation de la matrice et du lit de Fongle.
I. 0/ijjxis suus-unguéal. — L'onyxis sous-unguéal est une inflammation débutant sur une partie du lit de l'ongle en un point variable, se terminant par un petit abcès, par la perforation de l'ongle et par le développement d'une fongosité saignante. — Cet onyxis est un petit phlegmon limité ; il est une complication de corps étrangers situés sous l'ongle, de contusions de cet organe et d'exostose
■ sous-unguéale.
Thérapeutique. — On prévient l'onyxis sous-unguéal en traitant les plaies et les contusions par les cataplasmes et par les compresses d'eau froide, ou en extrayant les corps étrangers.
Lorsque l'onyxis existe, on use l'ongle au niveau de l'abcès avec le tranchant d'un bistouri et l'on évacue le pus. Si l'on a à traher l'onyxis au moment où il y a une fongosité, on excise celle-ci ou on la cautérise, soit avec le fer rouge, soit avec le caustique de Vienne, soit avec la pâte au chlorure de zinc, si elle résiste à la cautérisation au nitrate d'argent.
II. Onyxis rétro-umjuéal. — L'onyxis rétro-ungéal ou péri-unguéal est un bourrelet rouge entourant tout l'ongle, laissant suinter une liquide ichoreux, suivi bientôt d'une ulcération s' étendant à toutes les parties rouges et versant une suppuration jaune grisâtre. — L'ongle noircit, se ramollit et prend une forme conique , tandis que la pulpe du doigt atteint d'onyxis se renfle et prend la forme d'une spatule.
Les onyxis s'accompagnent de douleurs intenses ou peu vives, souvent d'angioleucite, et quelquefois de panaris à titre de complication.
L'onyxis guérit spontanément par la chute de l'ongle, mais après un long temps, et il est suivi quelquefois de l'hypertrophie de l'ongle qui repousse.
L'onyxis existe chez les sujets syphilitiques, chez les scrofuleux, quelquefois chez les femmes enceintes : mais chez celles-ci l'ulcération n'apparaît pas, la maladie se borne à une tuméfaction circulaire autour de l'ongle, sur un ou plusieurs doigts.
Thérapeutique. — L'onyxis borné à une simple tuméfaction réclame des lotions fréquentes avec l'eau blanche, les cataplasmes, les lotions avec la teinture d'iode.
L'onyxis ulcéreux réclame l'ablation de l'ongle, le pansement avec l'eau de Goulard ou avec la pom.made au calomel, 1 gramme de calomel pour 30 grammes d'axonge.
Ou la cautérisation légère de l'ulcération o.vec le nitrate acide de mercure et mieux la solution saturée de chlorure de zinc.
Ou les bains fréquents.
Les onyxis qui occupent plusieurs doigts et qui peuvent être rattachés à la syphilis seront traités par la médication interne antisyphilitique.
On ne doit pas toucher aux onyxis non ulcéreux des femmes enceintes. On appliquera sur les doigts une pommade au calomel, 1 gramme de calomel pour 30 grammes d'axonge. Les onyxis guériront seuls après l'accouchement.
Pour les onyxis anciens des ongles des pieds, on fera de? applications de perchlorure de fer liquide sur le bour-
relet charnu, tous les jours: le malade pourra continuer de marcher (Wahu, Caillet).
OPACITÉ. V. Cornée.
OPÉRATION. V. Indications opératoires.
OPHIOGLOSSE (Petite Serpentaire). Plante de la famille des fougères, dont la souche en décoction a été employée comme vulnéraire. Elle est à peu près inusitée.
OPIIIOSTOME . Entozoaire cylindrique , allongé , pointu en arrière, long de 3 centimètres. Inconnu chez l'homme.
OPIITlIALiniE PURULENTE. V. CONJONCTIVITE.
OPIITlIALiniE SYMPATHIQUE. V. IridOCHOROÏ- DITE.
OPSITIIALMITE. V. IridoCHOROïDITE cl ŒiL [Phlegmon de V).
OPHTHALMOSCOPIE. Pour examiner les yeux on explore : 1° à l'œil nu, avec la lumière naturelle ,• 2" avec une loupe par l'éclairage latéral; 3° avec un ophthalmoscope, soit à l'aide d'un pinceau de lumière solaire, soit à l'aide d'une lumière artificielle, et c'est l'oplilhalmoscopie objective des lésions intra-oculaires.
L'oplithalmoscopie, qui consiste à explorer la sensibilité de l'œil, l'acuité de la vision, le pouvoir accommodateur et l'étendue du champ visuel, est l'examen des troubles fonctionnels dus aux lésions de l'œil ou du système nerveux ; c'est Vophthalnioscopie subjective.
Le diagnostic des maladies des yeux repose sur les deux moyens d'exploration et tire des éclaircissements tantôt de l'un et tantôt de l'autre. Ces deux modes d'ophlhalmoscopie se complètent l'un par l'autre.
V'ii^. i87. — Oplulialmuscope ti main de Hesmai'i'es.
I. Pour explorer un œil, par la simple inspection, si les malades peuvent ouvrir les paupières, on examine l'œil en face ou sur le côté. S'il s'agit d'une lésion de l'iris dont on veut apprécier les fonctions, on ferme et l'on ouvre alternativement l'œil, ou bien on fait regarder un objet que l'on éloigne et que l'on rapproche alternativement, line lumière, à cet égard, donne des résultats plus positifs, surtout s'il s'agit de cataractes.
Pour explorer un œil atteint de lésion de la cornée, les malades n'ouvrent pas les yeux et le chirurgien doit les ouvrir lui-même. Pour cela, il se sert des deux pouces, une main étant appuyée sur le front, l'autre sur la joue.
Les pouces sont appliqués sur les paupières et ramenés vers les bords de l'orbite en faisant glisser les paupières. II ne faut pas trop presser, car on fait basculer la paupière et celle-ci, retournée, recouvre l'œil et empêche de rien
OPHT
OPHT
voir. Les enfants, toujours rebelles, seront couchés sur les genoux du chirurgien. Si les doigts qui écartent les paupières glissent sur la peau, on les frottera avec de la craie.
Pour voir les ulcérations de la cornée, lorsqu'il y ablépharospame, on endormira les malades avec le chloroforme, ou, pendant plusieurs jours, on fera usage d'un collyre au sulfate d'atropine :
Sulfate d'atropine.
100 gi'ammes.
60 ceiitisrriimmc'S.
qui .paralysera les muscles et permettra l'examen.
Dans les cas de conjonctive purulente, où l'on doit voir comme il faut la cornée, on se sert d'élévateurs. V. Conjonctivite PUnULENTR.
Fig. 488. — Position (le l'observateur examinant avec l'oplitlialmoscope — 1. Ophthalmoscope. — 2. Lentille convergente. (Desmarres.)
II. L'éclairage latéral de l'œil (Laugier) se fait à l'aide d'une lentille biconvexe qui, placée entre une lampe et l'œil, projette un pinceau de lumière sur l'œil ; le chirurgien examine alors à l'œil nu ou avec une loupe simple, ou avec une loupe de Brucke ; pour mieux distinguer la cornée et éviter les effets de miroitement, on place en arrière de la lentille un prisme de Nicol, avec lequel on peut suivre les différents plans de rayon lumineux polarisés par la cornée ; mais en faisant déplacer l'œil ou la lumière, on arrive à bien voir successivement tous les points de la cornée sans instruments compliqués.
III. L'éclairage direct, ou ophthalmoscopie proprement dite se fait avec des ophthalmoscopes fixes ou des ophthalmoscopes mobiles. En principe , les premiers sont les meilleurs : V ophthalmoscope fixe (Cusco, Liebreich, Follin) est fixé à une table, le malade place son œil à une extrémité et le chirurgien regarde par l'autre .
Le menton du malade repose sur un appui solide et son œil regarde une boule, mobile sur le cylindre de l'instrument et que l'on place dans une direction variable.
\J ophthalmosi-ope à main est constitué par un miroir concave d'acier poli, percé d'un trou et d'une lentille
biconvexe montée sur un porte-lentille à main. La lentille est portée par la main gauche, qui est appuyée sur le front. Elle est tenue, par rapport au malade, à une distance de l'œil de 2 centimètres. Le miroir, placé devant l'œil de l'observateur, reçoit les rayons d'une lampe placée sur le côté et un peu en arrière de la tête du malade (fig. /|88).
Le malade pendant l'examen doit regarder l'oreille de l'observateur à gauche ou à droite, suivant que l'œil gauche ou l'œil droit est examiné.
L' ophthalmoscope à main a été modifié et varié. Pour avoir une image droite du fond de l'œil, on place une lentille biconcave en arrière du miroir réflecteur.
Pour avoir la sensation du relief des parties, on a ima^ giné un ophthalmoscope muni de prismes, et transmettant à chacun des yeux de l'observateur l'image oculaire : c'est V ophthalmoscope bùioculaire (Giraud-Teulon) (fig. /i89).
D'autres ophthalmoscopes ont été faits ; ainsi l'ophthalmoscope à prismes réflecteurs d'Ulrich de Gœttinguc ; mais il ne vaut pas mieux que les autres ophthalmoscopes.
L'ophthalmoscope de Galezowski est peu sûr, c'est l'oplilhalmoscope à main monté sur un tube formant lorgnette.
Goccius a construitun instrument consistant en un miroir plan combiné avec une lentille latérale biconvexe (fig. 691). Les principaux avantages de cet appareil sont surtout marqués dans l'examen de l'image directe.
L'ophthalmoscope fixe de Liebreich (fig. /i90; est construit d'après le principe du miroir concave ; tout l'appareil (miroir et lentille objective) est fixé sur une table, ce qui laisse au chirurgien la liberté de ses mains, quand il est bien ajusté, un observateur même inexpérimenté peut voir les détails du fond de l'œil.
.\vec l'ophthalmoscope, on voit dans un œil sain l'état suivant : au centre, la papille du nerf optique qui est blanc rosé avec un cercle bleuâtre au milieu, et le reste qui est rouge iiKiiii. clair sillonné par les artères et veines réti-
niennes. ,
La papille est généralement ronde et plate, mais elle peut être irrégulière et un peu excavée même, avec une vision normale (fig. ^i9'2).
Kly. i89. — Uphtlialmoscope binoculaire (le Giraud-Teuliiii.
On devra avoir présents à l'esprit les avis et les axiomes suivants :
Pour dilater la pupille chez les individus dont la lésion oculaire n'est pas avancée, les collyres au sulfate d'atro-
OPHT
OPHT
pine, à 5 et 10 centigrammes pour 30 gram. d'eau, sont suffisants. Les examens ophthaîmoscopiques répétés causent des congestions de la rétine.
Il est utile, pour prévenir la fatigue des yeux, de placer, entre la rampe et le réflecteur, un verre coloré (Jaus-
Le degré de l'acuité de la vision se mesure avec les échelles de Jaeger : des caractères d'imprimerie du n° 1 au n° /iO, échelonnés de trûi>i points (terme d'imprimerie) en trois points, de façon à avoir vingt numéros de lettres, sont disposés sur une feuille. Etant admis que celui qui lit
Fiij. VM. — 0|plifl]alniosc'ope ll.se île Llelireifli
sen, FoUin) en bleu clair. Toutes les fois qu'on veut être certain des résultats fournis par l'ophthalmoscopie, il faut comparer avec un œil sain.
Fig. 401. — Ophthalmnscope purtatif île Coocius.
r*''' Les artères de la papille ne battent point à l'état normal; les veines présentent des alternatives de dilatation et de resserrement, qui semblent être en rapport avec les mouvements de la respiration.
IV. Pour explorer les fonctions de l'œil, on recherche quel est le degré de l'acuité de la vision, quelle est l'étendue du champ visuel.
à une distance de 30 centimètres le n" 1 a une vision normale, celui qui verra le n° 1 à une distance moitié moindre aura une acuité de la vision moitié moins grande.
Fig. — Aspoct lia loiul île l'œil ù l'état normal.
On aura le degré d'acuité de la vision par la formule de Donders :
A représentant l'acuité de la vision, D la distance à laquelle est vu le numéro de l'échelle N.
OPHT
OPIA
Pour explorer le rliamp visuel, deux procédés sont employés.
Si l'on veut savoir s'il y a des lacunes dans la sensibilité de la rétine ou des opacités du corps vitré, on fait regarder les malades sur une feuille blanche, et les taches indiquées par les malades révèlent s'il y a ou non les lésions que l'on soupçonne.
Pour préciser le siège des opacités intra-oculaires, situées en arrière du cristallin resté transparent, on se servira de la carte percée de deux trous rapprochés de 1 centimètre (Brewster), on la placera au devant de l'œil et l'on éclairera la carte ; la lumière passant par les deux trous pénétrera dans l'œil. Si le corps est dans l'humeur vitrée, les malades verront deux taches noires : et suivant qu'il faudra approcher ou éloigner la carte de l'œil, on jugera que l'opacité du corps vitré est plus ou inoins loin de la rétine. Les taches de la rétine ne deviennent jamais doubles par l'emploi du diaphragme de Brewster.
Si l'on veut savoir s'il existe une altération de la rétine, on trace sur une feuille de papier blanc une série de rayons partant d'un point central noir, et l'on fait dessiner aux malades les limites des rayons vues pendant qu'ils fixent attentivement le point central.
V. Examen des troubles de r accommodation . — On explore l'accommodation en faisant regarder les objets à diverses distances, calculées à l'avance; par exemple, avec l'échelle de Jaeger ou avec un corps que l'on fait mouvoir sur une règle graduée. V. Accommodation, Troubles et Presbyopie.
VI. La myopie et l'hypermétropie sont reconnues par l'usage de verres et la lecture à distance variable. V. Réfraction DE l'œil {Troubles de).
Vil. On explore la sensibilité de la rétine en dehors de l'excitation par la lumière en pressant sur le globe oculaire sain avec le doigt ou un instrument mousse comme l'extrémité non taillée d'un crayon. Les malades ont des sensations lumineuses (Serres d'Uzès), ils voient un cercle coloré ou phosphène si la pulpe du doigt presse, et en général une image colorée se rapprochant de la forme du corps qui presse. Quel que soit le point de l'œil où l'on appuie, on fait naître un phosphène externe, par pression sur la portion interne ou nasale du globe oculaire et le phosphène inférieur ou jugal (Serres). Le phosphène interne ou temporal (Serres), le phosphène supérieur on frontal (Serres), sont moins faciles à produire.
La disparition de ces impressions est un signe d'altération de la sensibilité de la rétine.
Vlll. L'exploration du cristallin cataracté se fait au moyen d'une lumière. Normalement, le cristallin avec la cornée fournit trois images, deux droites et une renversée (Sanson). Lorsqu'il y a une cataracte, une ou deux images manquent. V. Cataracte pour la figure.
Ophthalmoscopie médicale. Si l'œil peut être malade isolément, assez souvent les troubles de mouvement, de sensibilité, de circulation et de nutrition qu'il présente sont la conséquence des maladies du cerveau et de la moelle épinière. — On peut donc, à travers l'œil, voir ce qui se passe dans le cerveau et c'est cette méthode nouvelle d'exploration et de diagnostic des maladies de l'encéphale qu'on trouvera dans notre article Cérébroscopie (Bouchut).
La circulation et la nutrition de la papille sont toujours altérées dans les maladies du cerveau et de la moelle, qui, mécaniquement, d'une façon directe, ou d'une façon réflexe, gênent la circulation de l'œil et empêchent le sang
de rentrer dans le sinus caverneux. Cet obstacle amène
V œdème papillaire et 'péripapillaire, — la congestion péripapillaire, — Vinfiltration séreuse de la papille on de ses contours, — la phlcbectasie rétinienne, les varices et les sinuosités des veines de la rétine, — les anévrysmes phléborétiniens, — les hémorrhagies de la rétine, — les exsudations rétiniennes, — les atrophies choroidiermes, — les tubercides de la choroïde, — Vatrophie de la papille, etc. (E. Bouchut). V. Cérébroscopie, Hémorrhagie du cerveau, Paralysie de la troisième paire. Compression DU cerveau. Contusion nu cerveau, Ramollissement bu cerveau, Hydrocéphalie ciironique, Tumeurs du cerveau. Méningite, etc.
Toute l'oplithalmoscopie médicale appliquée au diagnostic des maladies du système nerveux repose sur trois lois empruntées à l'anatomie et à la physiologie normale ou pathologique et que j'ai formulées de la façon suivante :
c( Tout obstacle à la circulation intra-crànienne, et toute compression du cerveau par tumeur ou épancliement de nature à empêcher le sang de l'œil de rentrer dans le sinus caverneux détermine sur la pupille et sur la rétine des troubles de circulation, de sécrétion et de nutrition dont il faut tenir compte pour le diagnostic des maladies de l'encéphale. » (Bouchut.)
« Les inflammations aiguës des méninges et du cerveau se propagent au nerf optique, et descendent jusque dans le fond de l'œil, sur la papille, où elles se révèlent par une vascularité plus grande du nerf, par des exsudats et néoplasies qui en cachent le contour et la surface. » (Bouchut.)
« Dans les maladies de la moelle épinière, le grand sympathique, qui a ses racines dans la moelle dorsale, exerce sur la circulation de l'œil une influence qui se traduit par des lésions très-évidentes de la pupille et de la rétine. » (Bouchut.)
La diathèse scrofuleuse se révèle souvent au foM do l'œil par la présence de tubercules de la choroïde, et en cas de doute pour le diagnostic d'une méningite tuberculeuse, ces granulations permettent d'en affirmer l'existence.
Par l'ophthalmoscopie, on peut souvent faire le diagnostic de la méningite aiguë d'avec la fièvre typhoïde ; — de riiémorrhagie cérébrale d'avec le ramollissement; — de l'hydrocéphalie chronique d'avec le rachitisme ; • — du délire symptomatique d'avec le délire sympathique ; — de la simple commotion cérébrale d'avec la compression ou la contusion du cerveau — de la vie et de la mort — de l'encéphalie et des paralysies essentielles, de la myélite aiguë, de l'alaxie locomotrice, etc. V. Cérébroscopie.
©PIATS. Les anciens entendaient plus spécialement par opiats une sorte d'électuaires dans lesquels il entrait de l'opium.
Les opiats ne diff'èrent aucunement des électuaires ; ce sont de simples mélanges de consistance de pâte molle qui n'ont rien qui puisse les faire rattacher à un groupe de médicaments quelconques ; ils sont cependant toujours destinés à l'usage interne. V. Électuaires.
Opiat antiblcnnorrhagiq ue.
Copahu 42 grammes.
Cubèbe 18 id.
.Talap 3 iil.
Gomme-guUe .5 dficjgranunes.
Sirop de roses piMes q. ».
A prendre deux fois dans la journée (+]• (Diday.)
OPIÂ
A-utfe,
^-'^r"'"' î aa -100 «ranimes.
CMDèbe ;
Mêlez. A prendre gros comme une forte noisette ; quatre fois par jour, dans du pain à chanter [+|.
Opiat antidysentérique.
laa 60 ^^lammes.
Diasconluim )
Gomme arabique 15 ii].
Bol d'Arméûie 90 iil.
Dans la dysenterie. (Spielman.) Opiat contre les pâles couleurs.
Limaille il'acler pnrpliyrisée 30 grammes.
Safrau 2 id.
Cannelle 4 id.
Miel no id.
A prendre gros comme une noisette , trois fois par jour È. (Lèvent.)
Opiat arabique.
Salsepareille pulvérisée 150 grammes,
Squiue , pulvérisée ) on • i
,■ ■111 -1» » T ■ > aa 30 lu.
(.oquiUns de noisettes torreuees j
Girofles n" i.
iiie\ q. s.
Pour un opiat dont la dose sera de 24 à 30 gram. matin e.t soir. Dans la syphilis □.
Opiat astringent.
Copaliu ) .on
Sucre j aa 180 grammes.
T.aque carminée 4 id.
Eau de meiitlie q. s.
A prendre trois fois par jour, gros comme une noi^^etto, dans la blennorrhagie □. (Cadet, Larrey.)
Opiat balsamique.
j:"^'^}"' laa 60 grammes.
Copaliu J ^
Alun 30 id.
Mxtrait d'opium 3 décigrammes,
A prendre par cuillerée à café, trois fois par jour in.
(Keral.)
Opiat balsamique.
Copahu 200 grammes.
Cire blanche 30 id.
Vin rouge 70 id.
Santal. - 0 id.
Essence d'anis q. s.
A prendre par cuillerée à café. (Guérin. )
Opiat de copahu et de cubèbe.
Copaliu 1 gramme.
Cubèbe 100 id.
Essence de menthe 2 id.
Pour le rendre plus actif, on peut y ajouter de l'alun, du cachou, du peroxyde de fer, etc.
Gros comme une noisette, quatre fois par jour.
Opiat de copahu.
Copahu 2 grammes.
Tourteau d'amandes douces. ....... 3 id.
(Bouchut, Boutigny.)
Bories, sous le nom A'opiat antidysentérique balsamique, donne la même préparation, à laquelle il ajoute 60 gram. de baume Locatelli.
Opiat antidysentérique.
Opium pur 2 décigrammes.
Ipécacuanha 2 grammes.
Toimentille 4 id.
Sirop d'airelle 1 ~,
Conserve de roses P« grammes.
A prendre dans les vingt-quatre heures f+1.
(Quarin.)
OPIA
Opiat antiépileptique ,
Indigo
Poudre aromatique. Sirop
ïrammcs id.
Cette quantité se donne d'ahord en deux jours, puis on la donne toutes les vingt-quatre heures [+]. (Idler.)
Opiat antigonorrhéique.
15 centigrammes.
! aa 1,"
Sulilimé corrosif.
(.lopahu
Kino
Sucre
Gomme arabique Eau do menthe.
grammes.
150 id, 45 id.
iS grammes matin et soir [+]• (Pajol-Laforêt.'
Opiat antigoutteux et antirhumatismal .
' aa 125 id.
Résine de gaïac pulvérisée.
Mercure doux
Cannelle pulvérisée. . . .
Sirop de nerprun
Dose à 2 grammes [+1.
(Villette.)
Opiat antileucorrhéique.
Uliban ç ,.,
Copahu i grammes.
Rhubarbe 4 id.
Gentiane 2 id.
Conserve de roses , 10 id.
Sirop de gingembre q, s.
h grammes matin et soir [+].
(Bouchut, Thomas de Salisbury.)
Opiat antileucorrhéique.
Conserve de roses.
Conserve de romarin.
DO grammes.
l.onserve Ue romarin i
Quinquina i"''
Maeis
Cachou
Essence de cannelle
Sirop d'écorces d'orange
8 grammes matin et soir [+]•
• • J aa 8 id.
... 3 gouttes.
(Cadet, Tissot.) Opiat dentifrice.
(Opiat dentifrice au corail, électuaire gingival.)
grammes
id.
id.
id.
Broyez la cochenille avec l'alun et un peu d'eau, ajoutez le miel, puis les autres substances en poudre fine, enfin aromatisez avec de l'essence de girofle ou de menthe,
[Codex.)
Opiat dentifrice au charbon..
charbon' de saule
Noir animal lavé .
Citron desséché avec deux clous de girofle.
Alun calciné •
Carbonate de magnésie J
Sulfate de magnésie \ na E
Baume du Pérou § '
Miel fin 170
170 grammes.
100 id, 30 id.
id.
F, s. a. un mélange homogène et frottez les dents avec une brosse \±]. (Barbier- Bergeron.)
Opiat dentifrice à la corne de cerf calcinée.
grammes
id.
id.
id.
id.
id.
gouttes.
Crème de tartre
Alun calciné
Cochenille .
Iris
Miel
Ess. de menthe ou de girofle
Pour frotter les dents avec une brosse. (Dorvault.
Opiat dentifrice au charbon.
charbon de bois en poudre 30 grammes.
chlorate de potasse , 2 id.
Eau de menthe q. s.
Pour former une pâle.
OPIU
OPIU
On rerommande de ne point se laver la bouche après s'être servi de cet opiat, mais de le laisser attaché aux dents toute la nuit, et le lendemain matin de se les nettoyer avec de Veau dentifrice chlorurée.
L'opiat dentifrice vendu sous le nom à'Odontine de Pelletier est composé de beurre de cacao, de carbonate de magnésie, de terre alumineuse, d'essences et d'autres substances dont les noms et les proportions sont ignorés.
(Foy, Dorvault.)
Opiat fébrifuge purgatif.
Quinquina 125 grammes.
i^^^P- • • , } aa 60 id.
Conserve de roses j
Sii'op lie l'iiicorée fompose ■ q. s.
(Richard de Hautesierk, Spielmann.) Opiat napolitain.
Mercure doux 1 „ fl grammes.
Jalaji I
Scammonée 12 di-cigrammes.
Rlmbarbe 1 a
„ , , ! aa S irrammes.
Scne • • • )
Gaïae \
Salsepareille J aa 15 id,
Squine )
Sirop de roses résolutif q. s.
4 à 8 grammes dans la gonorrhée chronique I I.
(Pierquin.)
Opiat sulfuro-magnésien.
Soufre 10 grammes.
Carbonate de magnésie 20 id.
Miel 60 id.
Pour combattre les constipations qui accompagnent les maladies dartreuses [+]• (,Mialhe.)
Opiat stomachique.
(Opiat aphrodisiaque.)
Gingembre confit 60 grammes.
Limons confits ) oa ■ i
,.• n p. > aa M id.
Girolle conlit f
Muscades confites 12 id.
Opiat de Salomon 15 id.
Cannelle 12
CascariUe 2 id.
Huile de girolle 25 centigrammes.
Huile de cannelle 5 id.
Sirop d'œillet q. s.
1 à 4 grammes (Helvetius, Viricel.)
Opiat térébenthiné.
Gomme arabique 12 grammes.
Sirop de ilcur d'oranger 5 id.
Mêlez et ajoutez peu à peu :
Essence de térébenthine 2 grammes.
Sucre A id.
sirop de fleur d'oranger 8 id.
40 grammes. Trois fois par jour dans les névralgies [+].
(Récamier et Martinet.)
Opiat vermifuge.
Étbiops minéral \
Semences de millepertuis J
Semences de rue > aa 15 grammes.
Semences d'absinthe I
Semences de tanaisie ]
Sirop tl'absintlie q. s,
2 grammes matin et soir avec un décocté de fougère mâle [+]• (Pierquin.)
OPISTHOTOIVOS. V. TÉTANOS.
OPIUM. Suc épaissi, retiré par une incision des capsules du Papaver somniferum. On connaît différentes sortes d'opium : celui de Smyrne est le meilleur par la quantité de morphine qu'il renferme. Viennent ensuite : l'opium de Constantinople, l'opium d'Alexandrie, enfin l'opium indi-
gène, vanté par la spéculation, souvent falsifié par elle, et dont il vaut mieux ne pas se servir.
L'opium a une saveur amère, nauséeuse, il excite légèrement la circulation, échauffe et colore le visage, anime les yeux, contracte les pupilles, donne de la pesanteur de tête, de la somnolence, un peu de confusion des idées, du sommeil comateux accompagné de rêves, de cauchemars désagréables, des nausées, des vomissements et de la constipation. Chez quelques personnes il produit une excitation très-vive et agite plutôt qu'il ne calme le système nerveux. Il est à la fois stimulant et sédatif. •
L'opium renferme différents alcaloïdes auxquels il doit ses propriétés sédatives : ce sont la morphine, la codéine, la narcotïne, la narcéine, la papavérine, la théhainc et la méconine (V. ces mots) associées à de la gomme, de la résine, des sels.
La thébaine a une action excitante et convulsive trèsmarquée (Magendie, Cl. Bernard). Elle produit les convulsions, le tétanos et la mort, à la dose de 5 centigrammes.
La morphine (V. ce mot) et les sels de ce nom ont une action un peu différente de l'opium. Ils excitent la circulation générale et encéphalique, ils engourdissent la sensibilité et paralysent la contractibilité musculaire. C'est d'abord de la chaleur et de l'excitation, des nausées ou des vomissements, du sommeil, du coma avec contraction des pupilles, le coma et la mort.
La codéine et ses sels (V. ce mot) excitent également, stupéfient et paralysent, mais ils excitent moins que l'opium et ont une action moins forte.
La narcotine (V. ce mot) est extrêmement active, stimule très-vivement et produit des phénomènes convulsifs (Cl. Bernard).
La narcéine est peu active et doit être employée à plus haute dose que les autres sels d'opium ; elle est hypnotique d'une façon moins désagréable que la morphine.
La. papavé ri ne, que Bernard a dit être inerte, est, au contraire, selon Stark, assez hypnotique et ralentit assez fortement le pouls,
La méconine a une action très-faible et n'a pas d'importance thérapeutique.
L'opium s'emploie pour calmer la douleur, quelle que soit son origine, et on l'administre sous forme d'extrait gommeux, de sirop, de teinture et de vin.
L'extrait gommeux d'opium se prescrit à le dose de 2 à 5, 10 et 15 centigrammes en pilules ou dans une potion.
Le sirop d'opium se donne à la dose de 20 à 60 gram. et contient k centigrammes d'extrait pour 20 grammes. Quant au sirop diacode, il renferme 2 centigrammes et demi par 30 grammes. La teinture d'opium se prescrit à la dose de 50 centigrammes et de 1 et 2 grammes.
Le vin d'opium composé constitue le laudanum de Sydenham , renferme 5 centigrammes d'extrait pour vingt gouttes, et le vin d'opium par fermentation forme le laudanum de Rousseau qui en renferme 12 centigrammes pour vingt gouttes. V. Laudanum,
La teinture d'opium qui renferme 1 gramme d'extrait pour 15 grammes, et la teinture d'opium ammoniacale ou clixir parégorique qui renferme en outre un peu d'ammoniaque, de l'essence d'anis, du safran et de l'acide benzoïque.