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ÉTRANGERS

Au début, on saignera coup sur coup, on fera des frictions sur les tempes avec un mélange d'onguent mercuriel et d'extrait de belladone à parties égales ; — des compresses d'eau glacée seront tenues sur l'œil, puis on leur substituera les compresses d'eau chaude, et Ton administrera, trois ou quatre fois par jour, 1 décigrammede calomel avec 3 centigrammes d'opium, et l'on fera la paracentèse de la cornée ("Wardrop) et même l'iridectomie.

Lorsque le phlegmon de l'œil est confirmé, on débridera largement la cornée ; une lancette à grain d'orge est l'instrument le plus commode à employer dans cette opération, car elle cause moins de douleurs qu'un bistouri épais ; — si le cristallin s'engage dans la plaie, on l'extraira avec une érigne. On fera des injections fréquentes d'eau tiède entre les paupières.

Lorsque l'œil est perdu, au lieu d'une simple incision sur la cornée on pratiquera l'excision de cette membrane et l'on placera un œil artificiel dès le douzième jour après Pincision. Ceci est fait afin d'éviter les douleurs dues à la compression des restes de la cornée par l'œil artificiel.

ŒILLET. Plante de la famille des caryophyllées, dont les pétales servent à faire un sirop pectoral

ŒSOPHAGE (Brûlures de l') . Les brûlures de l'œsophage sont le résultat de tentatives de suicide par l'ingurgitation d'acides concentrés.

La gangrène de la muqueuse, son expulsion par les vomissements, les perforations de l'œsophage, la dysphagie, sont la conséquence de la brûlure de l'œsophage.

Un rétrécissement de l'œsophage , une oblitération même , se développent quelquefois après la brûlure de l'œsophage.

Thérapeutique. — S'il y a une réaction inflammatoire vive, on appliquera des sangsues sur le cou ; on fera boire les malades, peu et souvent, de la tisane de guimauve ou de gomme avec de la glace. On passera une sonde œsophagienne fine, si l'on peut, et on la laissera à demeure, dès que les eschares auront été éliminées. Malgré les dangers de Popération, on traitera le rétrécissement consécutif par la dilatation. Si l'œsophage était oblitéré, il serait proposable de créer une fistule gastrique par laquelle on nourrirait les malades V. Œsophage {Bétrécissement de F).

Œsophage (CANCER DE l'). Le cancer de l'œsophage, très-rare, s'observe ordinairement à une époque assez avancée de la vie, plus souvent chez Phomme que chez la femme, sous l'influence de l'hérédité et de l'abus des alcooliques ou d'un accident de brûlure œsophagienne.

Le début du cancer de l'œsophage ne peut jamais être précisé, et ce n'est qu'après une période assez avancée de son développement que se produisent la gène de la déglutition, la douleur en un point fixe du conduit, la dysphagie des aliments solides, puis des liquides, enfin le vomissement et les hémorrhagies .

Quand le cancer de l'œsophage existe à la partie supérieure, on peut quelquefois sentir la tumeur en arrière de la trachée, à la partie inférieure du cou; mais, s'il est audessous, toute recherche de ce genre est inutile et il faut faire le cathétérisme de l'œsophage pour connaître le siège de l'obstacle et la nature du mal, car les yeux de la

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sonde ramènent une matière sanieuse qui couvre la tumeur et dans laquelle l'examen microscopique découvre les éléments du cancer.

A une époque avancée du cancer de l'œsophage, les aliments ne pouvant traverser l'obstacle dilatent ce conduit au-dessus du point malade, puissent rejetés après le repas; alors arrivent le dépérissement, la maigreur, la faiblesse, la langueur, le marasme, la fièvre lente et la décoloration du visage qui prend la teinte jaune-paille caractéristique.

Le cancer de l'œsophage peut gagner l'aorte et la perforer en occasionnant la mort subite par hémorrhagie ou atteindre les nerfs laryngés inférieurs, et produire l'aphonie.

La mort est la terminaison obligée du cancer de l'estomac, au bout de quelques mois ou de quelques années.

Il ne faut pas confondre Vœsophagisme, spasme subit de l'œsophage produisant la dysphagie, avec le cancer œsophagien qui ne produit la dysphagie qu'au bout d'un certain temps de maladie, et avec des phénomènes généraux graves. V. Œsophagisme.

Thérapeutique. — En outre des préparations d'or, d'arsenic, de conicine, etc., et des remèdes employés contre le cancer en général (V. Cancer), celui de l'œsophage exige des applications locales de vésicatoires volants, de cautères et de pointes de feu sur les côtés du cou. — Il faut donner de la belladone, 5 à 10 centigrammes par jour pour dilater l'œsophage, faire des frictions de belladone sur le cou et nourrir les malades avec des aliments demi-liquides. — Si la dysphagie devenait trop forte, il faudrait nourrir les malades au moyen de la sonde œsophagienne ou faire l'œsophagotomie.

Œsophage (Corps étrangers). V. Corps étrangers.

Œsophage (INFLAMMATION DE l'), (Esophagite aiguë.

L'œsophage peut être le siège d'une inflammation aiguë ou chronique, donnant lieu à des modifications plus ou moins grandes de la muqueuse œsophagienne et des tissus sous-jacents.

Les boissons brûlantes, les caustiques acides ou alcalins, avalés par hasard ou dans l'intention de s'empoisonner, l'abus de l'iode, du mercure et du tartre stibié, sont les causes ordinaires de l'œsophagite aiguë.

On observe ordinairement l'œsophagite aiguë chez l'adulte, car chez les enfants il n'y a que des œsophagites pultacées ou pseudo-membraneuses, véritables complications du muguet et de l'angine couenneuse. V. ces mots.

Dans l'œsophagite aiguë, il y a rougeur générale ou partielle de la muqueuse œsophagienne, épaississement du tissu cellulaire sous-muqueux, ulcération arrondie d'un certain nombre de follicules des glandes de l'œsophage ou ulcération irrégulière très étendue de l'intérieur du conduit , enfin suppuration sous-muqueuse disséminée ou réunie en abcès.

Des malaises, de la fièvre, de la dysphagie, de la douleur au bas du pharynx, augmentée par les mouvements du cou ou par l'émission de la parole, et se prolongeant sous le sternum ; de la chaleur sous-sternale et interscapulaire, du hoquet, des spasmes de l'œsophage, des vomissements glaireux ou bilieux, et enfin un amaigrissement rapide, caractérisent l'œsophagite aiguë grave.

Chez quelques individus, l'œsophagite aiguë se révèle uniquement par un peu de gêne dans la déglutition, par de la chaleur sous le sternum, par l'expulsion de quelques

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lambeaux d'épithélium mêlés à de la salive, et la maladie n'a aucune gravité.

La résolution, c'est-à-dire la diminution graduelle et successive des accidents , le passage à Vétat chronique , la formation d^abcés œso]ihagiens s'ouvrant à l'intérieur de l'œsophage ou s'ouvrant à l'extérieur dans le tissu cellulaire prévertébral ou dans la plèvre, enfin la mort par épuisement, sont les terminaisons de l'œsophagite aiguë.

Thérapeutique. — La saignée du bras, les sangsues et les ventouses scarifiées le long de l'épine dorsale ou au creux de l'estomac; — les ventouses sèches sur le dos et àl'épigastre; — les vésicatoires volants sur les mêmes parties; — les boissons féculentes, mucilagineuses, lactées, calmantes, etc., sont ce qu'il convient d'opposer à l'œsophagite aiguë.

Si l'œsophagite aiguë est assez grave pour amener l'épuisement par inanition, il faut alimenter les malades au moyen de la sonde œsophagienne en injectant dans l'estomac du lait ou du bouillon épaissi par le tapioca et la pulpe de viande.

Si, dans l'œsophagite aiguë, il y a un tel obstacle a la déglutition qu'on puisse croire à la formation d'un abcès saillant à l'intérieur du conduit, il faut, avec une bougie de cire terminée en olive, sonder l'œsophage, et le passage de l'instrument suffit souvent pour déterminer l'ouverture de l'abcès et la guérison des malades. ^

Œsophagite chronique. Les accidents de la dysphagie qui persistent avec des phénomènes d'œsophagite aiguë, la douleur sous-sternale et interscapulan-e ou des vomissements muqueux etahmentaires, sont les symptômes de l'œsophagite chronique. V. RÉTRÉCISSEMENT i>E L œsophage.

Thérapeutique. — Contre l'œsophagite chronique, il faut appliquer des cautères, des moxas, des pomtes superficielles de feu le long du rachis et donner des boissons émollientes, mucilagineuses, féculentes, lactées, en abondance. - S'il y a impossibilité de manger, on devra faire le cathétérisme œsophagien, afin de porter dans l'estomac des potages et de la viande pulpee.

Œsophage (PERFORATION DE l'). Vu corps étranger de r œsophage donnant lieu à l'ulcération de dedans en dehors, un abcès sous-muqueux ou un anévrysmes ouvrant à l'intérieur du conduit, une ulcération de la trachée gagnant le canal alimentaire, un caHcer œsophagien, etc., sont les causes de la perforation de l'œsophage.

Les perforations de l'œsophage sont plus fréquentes à la partie qui avoisinele diaphragme que partout ailleurs.

L'inflammation aiguë, les rétrécissements organiques de l'œsophage, senties causes ordinaires de la perforation de ce conduit et des fistules qui le font communiquer avec le médiastin postérieur, la plèvre ou les poumons.

Lorsqu'après un temps plus ou moins prolongé de dysphagie, la déglutition des boissons occasionne de a toux Lffocante, on peut être sûr qu'il existe une perforation de l'œsophage communiquant avecla trachée, les bronches ou le poumon.

Chez un homme qui a longtemps souff'ert de dysphagie, une douleur violente et subite répandue dans toute la poitrine, accompagnée de tous les signes dune pleurésie aiguë, indique une communication accidentelle de 1 œsophage avec la plèvre.

Le vomissement de pus ou de sang qui succède à la dysphagie indique ordinairement un abcès ou un anevrysme ouvert dans l'œsophage.

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Thérapeutique. — Le traitement des perforations de l'œsophage est tout à fait palliatif, et il n'y a d'autre remède que celui qui consiste à n'introduire les boissons et les aliments dans l'estomac qu'au moyen d'une sonde œsophagienne, afin que des substances étrangères ne pénètrent pas dans la plèvre ou dans le poumon.

Il faut, en outre, que les malades gardent le silence et le repos, en prenant 5 centigrammes d'opium matin et soir.

«Esophage (Plaies DE l') [V. Cou (P/fuVs du)]. Des plaies de l'œsophage peuvent être produites par un instrument qui a pénétré par la bouche {.Tournai universel, t. XVII, Vilmer); ainsi un fleuret introduit par la bouche, ainsi un corps étranger de l'œsophage, à bords piquants et tranchants. Ces plaies causentdes épancliements de matières alimentaires dans le tissu cellulaire du cou ou du médiastin. Elles se compliquent d'inflammations phlegmoneuses.

Les plaies de la portion thoracique de l'œsophage sont impossibles à diagnostiquer.

Thérapeutique. — Le passage d'une sonde œsophagienne en cas de plaie simple, l'extraction des corps étrangers, s'il y a plaie par un de ces corps, les sangsues sur le cou à la première trace d'inflammation, constituent tout le traitement des plaies de l'œsophage de dedans en dehors. V. Cou {Plaies du).

Une plaie de l'œsophage produite par une baïonnette, et qui avait traversé la poitrine, causant un éponchement abondant dans la poitrine, paraissant être une plaie de l'œsophage, a été traitée par l'abstinence complète de boissons (Rigen etBoyer). Une sonde œsophagienne très-line pourrait être placée à demeure pour faire boire les malades.

Œsophage (RÉTRÉCISSEMENTS del'). Une production spontanée de tissu fibreux, une ulcération de l'œsophage cicatrisée, la cicatrice d'une plaie œsophagienne produite par un corps étranger, la cicatrice d'une brûlure de l'œsophage par les acides, la compression d'une tumeur née dans les parois de l'œsophage, telle qu'un cancer, la compression par une tumeur extérieure à l'œsophage, sont les causes habituelles du rétrécissement de l'œsophage.

Les rétrécissements cicatriciels et spontanés, ordinairementformés par un anneau fibreux ou pseudo-cartilagineux, et par exception formés par un repli valvulaire (Baillie), peuvent se montrer à toute hauteur de l'œsophage, mais la partie supérieure du conduit est le plus souvent affectée.

Le rétrécissement de l'œsophage es t ordinairement unique.

A la longue, la partie supérieure au rétrécissement se dilate ; elle peut s'enflammer, se perforer et entraîner une communication avec les bronches, l'aorte ou les plèvres ce qui cause toujours la mort. '

Les rétrécissements causés par des tumeurs des médiastins, tels qu'anévrysnies, tumeurs cancéreuses, engorgements ganglionnaires, etc. (Mauchart, Haller), sont des déviations et des compressions de l'œsophage plutôt que des rétrécissements.

Un rétrécissement de l'œsophage est caractérisé par la gêne du troisième temps de la déglutition. Plus tard, les liquides seuls peuvent passer, et il n'est pas rare, plus tard encore, de constater une dilatation sacciforme de 1 œsophage au cou pendant la déglutition; puis il y a régurgitation et les aliments sont rendus tels ou à peu près^tels qu'ils ont été pris, et peu après leur ingestion. Quand le rétrécissement augmente, la dysphagie devient complète et les ahmentsliquideseux-mêmessontarrêtés.— Dans toute la durée d'un rétrécissement de l'œsophage les malades éprouvent des douleurs vives pendant et après la dégluti-

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tion. La douleur existe au cou, à l'appendice xiphoïde et plus généralement au niveau du rétrécissement.

Les rétrécissements de l'œsophage dus à des tumeurs cancéreuses ou à des anévrysmes se révèlent par les symptômes de la maladie qui cause le rétrécissement, et par la dysphagie qui n'est jamais très-prononcée au début; la diathèse cancéreuse, cependant, peut être simulée quelquefois par une sorte d'intoxication causée par l'absorption des produits de l'inflammation ulcéreuse de l'œsophage.

Les rétrécissements œsophagiens qui siègent à la base du cou peuvent être reconnus par la palpalion, mais le cathétérisme de l'œsophage est le seul moyen de reconnaître un rétrécissement de ce conduit membraneux au-dessous.

Pour introduire une sonde dans l'œsophage, il n'y a pas de difficultés. Après avoir fait étendre la tête fortement comme font les bateleurs qui avalent des sabres, on pousse la sonde jusque sur le pharynx, puis on engage les malades à faire un effort comme pour avaler, et la sonde passe. (On peut aussi introduire la sonde par les fosses nasales avec grande facilité, mais il vaut mieux l'introduire par la bouche.) — On se sert quelquefois aussi d'une sonde à olive qui est arrêtée au niveau du rétrécissement, mais on la pousse et elle passe ensuite librement. Pour la retirer, on se sent encore arrêté, on force et l'on passe encore (^Jélaton). — On mesure la profondeur du rétrécissement avec une sonde semblable ou une sonde à réservoir d'air gradué, introduite jusqu'au rétrécissement; on fait passer outre l'olive, et l'on gonile le réservoir d'air; on remonte jusqu'à ce qu'on soit arrêté. La distance du rétrécissement à la bouche est indiquée par les chiffres mari|ués sur la sonde. — Les bougies à empreintes sont infidèles et ne valent pas les moyens précédents.

Les rétrécissements œsophagiens causés par une tumeur qui comprime l'œsophage permettent toujours la libre introduction de la sonde.

Les rétrécissements causés par un cancer, au début, ne sont pas de véritables rétrécissements, et lorsque la tumeur est ulcérée, la sonde passe encore librement; il est rare qu'elle fasse de fausses routes.

On ne confondra pas un rétrécissement avec l'œsophagisme (V. ce mot), car cette maladie spasmodique, fréquente chez les aliénés et chez les hystériques, débute brusquement et s'oppose tout à coup à l'introduction des aliments, comme ne le fait jamais un rétrécissement de l'œsophage à son début. On ne le confondra pas avec un corps étranger pour la même raison.

Les rétrécissements du cardia sont rares, ils ne produisent pas le rejet immédiat des aliments comme le rétrécissement de l'œsophage ; — la paralysie de l'œsophage entraîne le vomissement, mais celui ci n'est pas constant et des corps volumineux peuvent être avalés. — Dans le mérycisme, les aliments rejetés ont en partie subi la digestion stomacale. — Au reste, toutes les incertitudes tombent devant le cathétérisme, mais il faut avoir soin de se servir d'une sonde dont l'olive est d'autant plus grosse, relativement, que le rétrécissement est plus récent.

Thérapeutique. ■ — Les rétrécissements dus à des tumeurs autres que les anévrysmes et situés au cou seront traités par l'extirpation de la tumeur, si elle est possible, par les médications externes susceptibles de faire résoudre les engorgements ganglionnaires (Haller). Ceux qui sont situés dans le thorax comportent le traitement médical par les préparations d'iodure de potassium et d'iodure de fer. V. Altérants et Scrofule.

Les rétrécissements cancéreux ne comportent que la di-

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latation temporaire et le traitement général du cancer. V. ce mot.

Les rétrécissements fibreux, au début, seront traités toujours par la dilatation ; les rétrécissements à marche lente ne réclament pas d'autre traitement; ce sont seulement les rétrécissements infranchissables chez les sujets qui ne peuvent supporter la sonde à demeure, qui exigent des manœuvres répétées et persistantes.

La dilatation (Mauchart, Monro, Dupuytren, Boyer, Mondiére, Gendrin) se fait avec les sondes oesophagiennes introduites par le même procédé que pour le cathétérisme. On introduit la sonde par la bouche et on la laisse en place ; on la remplace vingt-quatre ou quarante-huit heures après par une sonde plus grosse. Si les malades ne supportent pas la présence de la sonde laissée dans la bouche, on la fera passer par le nez, et pour cela, ou bien on introduira d'arrière en avant dans les fosses nasales avec une sonde de BeUoc la sonde déjà passée dans l'œsophage (Boyer), ou bien on passera d'emblée les sondes par le nez.

Pour arriver au même but que la dilatation sans laisser quelque chose dans le pharynx, on introduit dans les rétrécissements des cyHndres d'ivoire à l'aide d'un mandrin introducteur jusque dans le rétrécissement ; le cylindre d'ivoire est laissé en place et un fd de soie fort le maintient et permet de le ramener au dehors quand on veut le changer (Sweiter).

Ces deux modes de dilatation sont douloureux.

On peut aussi faire une dilatation temporaire avec une éponge fixée au bout d'une baleine que l'on introduit trois ou quatre fois par jour dans un rétrécissement ; puis on se sert progressivement d'épongés plus volumineuses. .

La dilatation brusque a été tentée ; une sonde formée de plusieurs tiges métalliques et d'une tige centrale munie d'une boule d'ivoire, forme un dilatateur que l'on met en action en retirant le mandrin dont la boule écarte les tiges métalliques (Fletcher). Cet instrument est peu applicable; il est construit d'après le même principe que le dilatateur de Beylard (Broca). V. Dilatation.

Les accidents de la dilatation sont l'inflammation de l'œsophage, des ulcérations de la muqueuse ; on traitera l'œsophagite par la cessation du cathétérisme et les boissons émoUientes.

La cautérisation des rétrécissements (E. Home) se fait avec des caustiques solides ; après avoir déterminé la hauteur à laquelle se trouve l'obstacle, on porte à son niveau une sonde à extrémité olivaire où se trouve, scellé avec de la cire, ou mieux fondu dans une cuvette d'argent, im morceau de nitrate d'argent (Gendron). On peut combiner la cautérisation avec la dilatation (E. Home, Ch. Bell, Gendron).

Les rétrécissements valvulaires, les rétrécissements d'origine inflammatoire, peuvent être ainsi traités ; mais si la dilatation n'a pas réussi, la cautérisation échouera sans doute.

Les accidents de la cautérisation sont l'œsophagite.

Les rétrécissements de l'œsophage récidivent toujours, et il n'est guère possible d'obtenir autre chose que des guérisons temporaires.

L'œsophagotomie a été faite au-dessous de l'obstacle dans le,but de créer un passage aux aliments pour les rétrécissements situés au niveau du cou (Stoffel, Morgagni, Taranget, Monod). Elle a été faite au-dessus de l'obstacle pour favoriser les tentatives de dilatation (Lavacherie), pour détruire le rétrécissement (Watson) ; enfin l'œsophagotomie interne, modelée sur le plan de l'uréthrotomie interne, a été faite (Maisonneuve) ; toutes ces opérations sont graves et n'ont pas procuré de guérison, sauf le cas de Taranget, où la malade a vécu seize mois. On doit donc

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hésiter à les conseiller. V. Corps étkangebs m l'œsophage.

La gastrotomie, faite autrefois pour retirer des corps volumineux arrêtés dans l'estomac, a été proposée au siècle dernier ; elle a été exécutée deux fois (SédiUot).

Une incision ayant été faite à deux travers de doigt de la ligne médiane, à 2 centimètres au-dessous du rebord des fausses côtes, le péritoine ayant été ouvert, l'estomac a été attiré au dehors avec des pinces à mors en anneau plat. Fixé par des points de suture, l'estomac a été ouvert après que des adhérences ont été établies. Dans le premier cas, le chirurgien avait placé une sorte de canule en bouton de chemise ; dans le second cas, la plaie avait été laissée béante. Les deux malades sont morts dans les dix jours qui suivirent l'opération. On ne peut encore renoncer d'une manière définitive à la gastrotomie, du moment que des individus ont pu vivre avec des fistules stomacales, et qu'il y a des cas de guérison de plaie de l'estomac. Tout ce que l'on peut dire, c'est que la gastrotomie ne doit être faite qu'à la dernière extrémité.

Oesophage (BuPTURES DE l'). La rupture de l'œsophage ressemble beaucoup, par ses effets, à la perforation de ce conduit, mais elle en diffère par sa cause qui est une déchirure subite, tandis que l'autre est le résultat d'un travail lent d'ulcération des tissus, révélé par une succession de symptômes.

Les ruptures de l'œsophage sont quelquefois dues à un traumatisme ; celles qui ont lieu dans le thorax ne peuvent être soupçonnées que par l'aggravation des douleurs pendant la déglutition et les vomissements de sang. Un seul cas a été vu sur le vivant et n'a pas été diagnostiqué (Chomel).

Lorsqu'une tumeur comprime l'œsophage, les tuniques de ce conduit s'amincissent, et le contenu de ces tumeurs se vide quelquefois dans l'œsophage rompu après un effort léger. V. Anévrysmes de l'aorte.

Thérapeutique. ■ — Il n'y a rien à faire contre les ruptures de l'œsophage. Dans la plupart des cas, la mort arrive presque subitement.

Si l'œsophage est complètement déchiré et divisé en deux parties, il n'y a rien à faire; mais si la déchirure est latérale et partielle, il faut interdire toute boisson, toute alimentation et toute administration de remèdes sans le secours de la sonde œsophagienne, afin de ne pas faire d'erreur de lieu. — Une fois la sonde placée, on pourra donner de l'opium, 5 à 20 centigrammes par jour, ou du laudanum, 10 à 20 gouttes, et injecter quelques boissons acidulés en petite quantité et des aliments demi-liquides.

Œsophage (SpASME DE l'). V. ŒsOPHAGISME.

lESOPn AGliSME . Un obstacle subit à la déglutition des aliments solides ou liquides, survenant quelquefois au milieu du repas, indique le spasme de l'œsophage, qu'on appelle œsophagisme.

Le froid sur le cou, l'empoisonnement par la jusquianic ou par les champignons, les affections chroniques de l'utérus, la grossesse, des vers dans l'oreille, des maladies du cerveau ou de la moelle, l'aliénation mentale et l'hystérie sont les causes fréquentes de l'œsophagisme.

L'œsophagisme peut simuler l'hydrophobie rabique par la douleur et le spasme qu'éprouvent les malades lorsqu'ils veulent boire.

Dans l'œsophagisme, la difficulté de déglutition porte tantôt sur les solides, tantôt sur les liquides, et parfois il en résulte une sorte de rumination qui se termine par le

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rejet des aliinenls ou par leur passage déliiiitif dans l'estonuic.

L'angoisse produite par l'œsopliagisme est quelquefois excessive et simule la présence d'un corps .étranger du pharynx ou de l'asphyxie.

L'œsophagisme disparaît quelquefois très-vile, mais il dure quelquefois plusieurs semaines ou plusieurs années^ sans jamais amener d'accident grave.

Thérapeutique. — Contre l'œsophagisme, il faut employer les cataplasmes de ciguë et de jusquiame autour du cou, des frictions avec l'opium ou la belladone, l'opium et l'atropine, par la méthode enderniique; à l'intérieur, le camphre, le sirop de belladone, le sirop de chloroforme, les inhalations d'éther, d'asa fœlida, l'électricité, enfin le cathélérisme simple ou avec une sonde imprégnée d'extrait de belladone.

«ESOPHAGITE. V. (EsopHAGE [Inflammation de ï).

fËSOPiijuftOTOiViiï;. V. Coni's étrangers ue l'cesopiiAtiE et Œsophage.

ŒSTRE. Insecte parasite de l'ordre des diptères, famille des athéricères, tribu des œstrides. — II vit dans les champs et dans les bois, habite aussi l'estomac des animaux, les cavités nasales et le tissu cellulaire sous-cutané. — Il dépose ses œufs sous la peau ou dans les fosses nasales ou sur les aliments, et une fois dans l'organe, l'insecte se développe en se nourrissant des sucs de l'animal. Sa présence détermine quelquefois des convulsions et des maladies fôrl graves.

GElJiF. Germe des gallinacées destiné à en perpétuer l'espèce et qui sert à la fois d'aliment et de remède. — Ou s'en sert pour faire les émulsions. — Le jaune d"œuf durci et pressé entre deux plaques métalliques chaudes sert à préparer une huile d'œuf excellente contre les crevasses des mains, les engelures, les gerçAU'es du mamelon. — Le blanc d'œuf battu dans Feau, quatre blancs d'œuf par litre, fait de Y eau ulbumineuse, utile contre la diarrhée.

OIGXOIV. Plante de la famille des alliacées, dont lé tubercule alimentaire est employé après cuisson pour fiiire

des cataplasmes émollienls. Il renferme une huile volatile sulfureuse, une matière végéto-animale de sucre incrislal-

iisable, de l'acide phospliorique et du mucilage. — L'oignon cru pilé et mis dans du lait froid se donne comme nourriture exclusive dans les hydropisies [+]. On prescrit alors : 1 litre de lait par jour et trois soupes au lait avec un ou deux oignons crus pilés dans chaque tasse. — On peut aussi les faire prendre dans du pain à chanter.

Oï^ETTE (Pyrénées-Orientales). — Eaux minérales sulfureuses sodiques, de 22 à 78°. Employées en boisson, en douche, en bains contre les rhumatismes les engorgements articulaires, suite d'entorse [T], les maladies de la peau [+], les affections des voies digeslives □, les maladies des reins et des voies uririaires □.

OL,llî4I\[ ou EWCERiS. Gomme-résine d'Afrique fournie par une térébenthine, le Boswellia serrata. 11 sert à faire des fumigations contre le rhumatisme [T|. Mis en poudre et en pâte au moyen d'un peu de salive, on en fait un emplâtre qu'on place sur de la toile en le renouvelant deux fois par jour contre les affections gangréneuses [+]■

©LïVIEU. Arbre de la famille des oléacées, dont l'écorce en poudre, à la dose de 20 à 30 grammes, est

douée de propriétés fébrifuges et a été administrée dans les fièvres intermittentes.

OMBILIC (Maladies de l'). L'ombilic est le siège de liernies (V. Hernie ombilicale), de fistules urinaires ombilicales (V. Fistules urin.ure, OMBiLir,ALE), A^ecz-éma (V. Eczéma), de syphilide (V . Plaques muqueuses).

I. Fistules de Vomhilic. — H y a des inflammations de l'ombilic, des abcès sous-péritonéaux et des abcès, dus à des inflammations viscérales, qui se terminent par la formation d'un abcès sous-cutané et la persistance d'une fistule. Ces cas sont rares (Ledran, Marchetti, Marjolin). On a vu les abcès du foie se vider par l'ombilic (P. Bérard), des abcès tuberculeux des intestins (Velpeau) ont été vus aussi, et se sont transformés en fistules s>tercorales. Enfin des tumeurs stercorales, des abcès stercoraux, des abcès contenant un ténia (Sicl)old), ouverts par l'ombilic, ont donné issue à des matières et sont devenus fistuleux (Prestat, W. King). Le liquide de l'ascite, après avoir distendu la peau de l'ombilic, s'échappe et donne naissance aussi à une fislule (Brehm, van Horn), même la lislule peut deve-

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nir permanente (van Horn), et les malades succombent épuisés par l'abondance de la perte de liquide ascitique.

L'hydromphale est quelquefois suivie de la formation d'une fistule à l'ombilic (Boyer). V. Hydropysie enkystée

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