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sent avec la plus grande facilité au moindre exercice, par le bruit le plus faible et sous l'influence de toutes les impressions morales.

L'idée seule qu'il peut avoir une maladie de cœur suffit pour donner des palpitations aux étudiants qui commencent la médecine, et cette forme de névrose règne quel- (|uefois d'une façon épidémique parmi les élèves en médecine.

S'il y a des palpitations provoquées par une lésion matérielle du co'ur, la plupart d'entre elles sont au contraire le résultat d'un trouble nerveux des contractions cardiaques.

Les palpitations nerveuses qu'on observe chez les sujets faibles, anémiques (V. Chlorose, Anémie), épuisés parle travail, les veilles, les excès de femme ou d'onanisme, n'offrent rien de dangereux pour ceux qui les éprouvent.

Les palpitations nerveuses des hypochondriaques sont très-difliciles à guérir et n'offrent aucune gravité.

On reconnaît les palpitations nerveuses au moyen de l'auscultation et de la percussion qui ne font découvrir aucune malité ni aucun bruit du souffle organique à la région du cœur.

Thérapeutique. — Ouand les palpitations nerveuses existent chez un sujet pléthorique, la saignée les fait disparaître ; mais ce moyen est très-nuisible lorsque les paljùtations ont lieu chez un sujet chlorolique.

Les palpitations nerveuses, dépendant presque toujours de la chlorose, il faut, pour les combattre, employer le f/uinquina et les préparations ferrugineuses [±] (V. Fer), Varséniate de soude, 5 à 15 milligram. par jour [+](^^- SENic), les bains tièdes, la poudre de digitale, 5 à 'là centigrammes, et la digitaline, 1 à 3 milligrammes {±]; — l'eau de Inurier-cerise, 1 là 3 grammes ; — Varséniate d'antimoine, 5 à 15 milligrammes □; — la vératrine, 5 milligrammes □; — les potions antispasmodiques au muse, à Vether, au cldoroforme ; — les opiacés à petite dose; — les stupéfiants, tels que \a jusquiume, V aconit et le dntura stramonium. V. Chlorose, Anémie.

rOUMIJLAiriE DES PALPITATIONS.

Emplâtre de belladone à mettre pendant plusieurs jours, sur la région du cœur [+]•

Emplâtre de digitale sur le devant de la poitrine, au niveau du mamelon gauche [+]■

Application d'aimant artificiel sur la poitrine pendant plusieurs jours et plusieurs nuits [+1.

Musc en poudre, depuis 30 centigrammes, en pilules ; — en teinture, de dix àvingt gouttes ; associé au camphre, à l'opium etc.

Ambre gris à l'intérieur, 10 centigr. à 1 gramme ou en vapeurs (Frcd. Hoffmann) [+].

Poudre de feuilles d'oranger, (jO centigram. à 120 centigrammes par jour □.

Acide prussique médicinal, six fois son volume d'eau, quatre à douze gouttes et plus dans une potion pour vingtquatre heures □.

Extrait de jusquiarne à prendre en pilules depuis 10 centigrammes [T],

Extrait de laitue viveuse, 10 à 20 centigrammes avec feuilles de digitale, 5 centigrannnes en deux ou trois doses {Dictionnaire des Sociétés mcdiGuleH , 1827, XLVII, 127).

Mélisse, plante entière, 3 à 7 grammes en infusion. — Huile essentielle, quelques gouttes □.

Sulfate ou acétate de morphine à l'intérieur ou par méthode endermique depuis 5 milligrammes.

PAMACÉE. Remède bon à guérir tous les maux.

PA!>1ARIS. Le panaris est l'expression symplomatique de cinq inflammations diverses des doigts : périostite des phalanges ; inflammation de la gaine des tendons des fléchisseurs des doigts; phlegmon sou s- cutané ; anthrax et et inflammation du derme. Ces lésions existent seules ou se compliquent l'une l'autre.

Les panaris naissent en général après un défaut de soins, après une contusion ou une plaie.

Panaris antliracoïdc. Le panaris anthracoïde est caractérisé par un ou plusieurs gros furoncles nés autoui des follicules pileux (Richet), qui occupent la face dorsale des doigts. Les caractères de la tumeur sont les mêmes que ceux du furoncle et de l'anthrax (V. Furoncle). Le panaris anthracoïde est quelquefois la suite des boutons d'ecthyma.

Thérapeutique. — On doit toujours inciser un panaris anthracoïde, afin de prévenir l'extension de l'inflammation. On pansera avec des cataplasmes, puis avec le linge à pansement enduit d'onguent de la mère.

On purgera le malade, on lui donnera un régime végétal et une tisane amère. V. Abcès.

Panaris culanc : oaiy-xis lutc'ral et toiirniole. Le

panaris cutané est un onyxis (V. ce mot), ou une inflammation du derme autour de l'ongle ou tourniole. Celte der* uiéic inflaunnation est caractérisée par de la tension, des douleurs vives et de la chaleur au bout du doigt qui causent de la lièvre et de l'insomnie, puis l'épiderme se décolle, est soulevé par du pus pendant ([ue le pourtour du doigt est rouge, tuméfié, tendu et douioui'eux. Cette vésicule, pleine de pus et blanchâtre, se crève, le derme dénudé au-dessous est rouge et baigné de pus. En deux ou trois jours 1 inflammation est terminée et l'épiderme se répare.

Dans quelques cas la peau elle-même est enflammée, il y a de petits abcès dans son épaisseur et au-dessous d'elle.

Le siège primitif du panaris sous-cutané est presque toujours dans un point de la matrice de l'ongle ou sous l'ongle.

II existe des tournioles qui sont dues à un abcès plus | profond et qui sont des abcès en bouton de chemise, ayant une cavité sous le derme et une sous l'épiderme.

Un malade peut présenter plusieurs panaris cutanés successifs , ce qui est presque toujours la révélation d'un étal gastrique.

Thérapeutique. — Il n'y a pas de topiques spécifiques de la tourniole ; mais les cataplasmes peuvent la faire avorter. ■ — On doit inciser la vésicule purulente dès qu'elle(| s'est formée ; chercher s'il y a une cavité au-dessous du" derme ; et dans ce cas on débriderait. On panse avec les cataplasmes de farine de graine de lin et l'on purge les ma lades. V. Onyxis.

On prévient les tournioles en pansant avec soin les petites plaies désignées sous le nom d'envie et les plaies superficielles faites avec un instrument sale. Il faut y mettre un cataplasme, dès qu'elles deviennent douloureuses.

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Comme Irailement aborlif, on peut dès le débiil conseiller les bains d'une heure dans le liquide suivant :

Acétate do plouib liiiuidi' iâ grammes.

r.lveéiine 25 iil.

Eau dislilléc de n.M'S niii-es 100 id.

Eaii distillée de hu.iiel-ei'vise 20 id.

Mêlez. (Pavesi.)

Panaris gnngrOncux. Le panaris gangreneux est une phase de rinflammalion des doigts. V. Panaris, Phlegivion

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