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FORMULAIRE DE LA PARALYSIE EN GÉNÉRAI

Pommade de vératrine.

Vératriue 2 décigrammes.

Axonge 33 grammes.

En frictions sur les parties atteintes de paralysie Pilules de vératrine.

Vératrine 5 centigrammes.

Poudre de gomme arabifjne 3 grammes.

Sirop ij. s.

F, s. a. douze pilules, une à trois par jour (3- Liniment stimulant.

Essence de térébenthine 1 ^ 5^ grammes.

Ammoniaque liquide )

Mêlez. Employez en frictions et en applications sm- la colonne vertébrale et sur les membres, dans le cas de paralysie S. (Petit.)

Frictions stimulantes.

Teinture de uoix vumiquo , . 40 grammes.

Ammoniaque 10 id.

Mêlez. Pour frictions dans les cas de paralysie partielle.

On frictionne souvent les membres paralysés avec la teinture alcoolique de noix vomicjue pur FR.

(Magendie.)

1012 PARA

Douche cifom.atiqne.

Ksjièces aromatiques 200 gramiiK s,

Baies d.. laurier 1 50

Baies de genièvre J

Kau commune 3000 iil.

Faites bouillir pendant un quart d'iieure ; passez, el ajoutez, s. a., à la colature :

Sel ammoniac 125 grammes.

Esprit (le genièvre. . , 500 id.

(Plenk.)

Liniment irritant.

Huile de crnton 4 gramme.

Huile blanche -iO > id.

Mêlez. Pour frictions sur les parties atteintes do paralysie.

Esprit d' ammoniaque .

Ua 1 litre et demi.

Lan I

Hydrochlnrate iramnioninque 300 grammes.

Carbonate de potasse 500 id.

Mêlez et distillez dans un récipient refroidi, trois pintes ; dose, 1 à 2 grammes dans une potion □.

(Ph. Lond.)

Esprit d'ammoniaque aroinatique.

Cannelle ) .«

Girofle h' 10 grammes.

Écoree de limon 120 id.

Cai'bonate do potasse 250 id.

Ilydroclilorate d'ammoniaque 150 id.

Esprit rectifié 1 a i-t

r. ' } aa 2 litres.

Ean J

Mêlez et obtenez 3 litres par la distillation. Stimulant antispasmodique utile. Un gramme dans une potion.

(Ph. Lond.)

Rloix Tomiqne.

La noix vomique agit par la strychnine et par la brucine qu'elle contient ; elle s'administre dans les mômes cas de paralysie, et le contre-poison est le même.

Poudre, 1 à 2 décigrammes en pilules.

Extrait alcoolique, 5 décigrammes à 1 gramme en pilule.

Teinture alcoolique, 5 décigrammes à 2 gramm.es dans une potion.

Pilules de brucine.

Urucine pure . . . 3 décigrammes.

Conserve do roses 2 grammes.

Mêlez très-exactement, et faites quarante pilules. Une le matin et une le soir.

Brucine, depuis 25 milligramnies jusqu'à plusieurs centigrammes, dissous dans l'alcool.

Strychnine, à la dose de 5 à 10 milligrammes; mais i est préférable d'employer h poudre de noix vomique, qui est moins dangereuse \±}.

Pilules d'iodure de zinc et de strychnine.

Induré double do zinc et de strychnine. • 1 décigramme. Conserve de roses q. s.

F. s. a. douze pilules à prendre une chaque jour. On augmente successivement la dose pn.

Pilules d'iodure d'iodhydrate de strychnine. , ~

lodure d'iodhydrate de strychnine 3 décigrammes.

Conserve de roses ■ ^ q. s. "

F. s. n. vingt-quatre pilules qui conliendront chacune

PARA

1 centigramme du principe actif. Une chaque jour. La dose pourra être successivement élevée [+].

Pilules d'extrait alcoolique de noix vomique.

Extrait alcoolique de noix vomique.

Poudre de guimauve. . ,

5 grammes, q. s.

F. s. a. Cent pilules. Une k deux par jour. On élève successivement la dose jusqu'à neuf par jour et plus. Paralysie (Fouquier.)

Elatcriiim, — Ëlatérinc.

On connaît sous le nom â'elnterium l'extrait du fruit du Momordica rlaterium ; employé comme hydragogue des plus énergiques ; vanté contre la paralysie compliquée de constipation; à peine usité.

Extrait d'elnterium 1 gramme.

0[iiuin 1 id.

Pour vingt pilules. Une toutes les deux heures P^. Élatérine.

Élatérine 25 centigrammes.

Crème de taitie 00 grammes.

Pour soixante paquets, [in paquet toutes les trois heures, suivant l'effet Êl-

Huile (l'épnrge et de croton

Cette huile agit comme celle de croton, mais à une dose douze fois plus considérable; elle mériterait d'être employée dans les cas cités à l'article Euile de croton.

Potion au croton.

Huile de croton 1 décigrammo.

Triturez dans un mortier avec :

Sucre blanc 20 grammes.

Gomme arabique pulvérisée 15 id.

Ajoutez peu à peu :

Teinture de cannelle 2 grammes.

Eau distillée 50 id.

Par cuillerée à café toutes les heures RI.

Éleetrisation.

Dans les paralysies essentielles et dans les paralysies organiques anciennes, dont la lésion peut être considérée comme guérie, il faut avoir recours à l'électrisation, soit par des courants interrompus, avec les appareils à faradisation de Gaiffe, deLegendre et Morin, ou de Rhumkorff, soit par des courants constants avec l'appareil de Remak. V. Electricité.

Stimulants.

La racine et les fleurs de l'arnica ont été beaucoup vantées comme stimulant du système nerveux dans quelques paralysies.

La tisane est la forme la plus employée ; on en prescrit U grammes pour une tasse d'eau bouillante.

Ou bien ;

Feuilles d'ai-nica i grammes.

Fleurs d'arnica 120 id.

Eau 750 id.

Sirop de citron 00 id.

Faites infuser. A prendre en quatre doses.

Bols stimulants

Camphre \

Fleurs d'arnica ! aa 1 gramme.

Thériaque J

Faites douze bols. A prendre un toutes les heures.

PARA

PARA

Électuaire stimulant.

Huudi'e clo racine d'arnica 50 yramuics.

Poudre d'opium bint 5 centigrammes.

Sirop de sucre s.

Divisiez en dix doses. A prendre une toutes les heures. Esprit d'ammoniaque fétide

llydroclilorate d'ammoniaque 300 grammes,

Cai'bouate de potasse 500 id.

Esprit rectilié j ^ i;^^.^

Asa fœdida 150 grammes.

Mêle/ el distillez lentement 3 litres. Antispasmodique très-efficace ; k grammes. Dans une potion r+l.

Préparations diverses.

Poudre de valériane, 5 à 60 grammes par jour \±\. Dans les paralysies essentielles.

Frictions aoee l'huile essentielle de valériane sur le corps \±\.

Frictions avec l'huile de pyrèthre sur les parties paralysées [+]•

Donner le Bhus toxicodendron dans les paralysies essentielles. En poudre de feuilles, 50 centigrammes par jour, en dix paquets (Brera) ; moyen dangereux.

Huile ou cther phosphoré, une à trois gouttes dans les paralysies essentielles ; nombreux succès.

Pl^osphure de zinc, a prendre 10 à 30 centigrammes par jour.

Frictions avec l'huile essentielle de m,outarde sur les parties paralysées.

Poivre de cubèbe, à prendre 1 à Zi grammes par jour

Gomme opopanax., 50 centigrammes à 150 grammes en plusieurs fois dans les vingt-quatre heures □.

Suc de racine fraîche de pivoine, 30 grammes, ou décoction de celte racine fraîche, 15 à 30 grammes dans un litre d'eau réduit à moitié \±\ (Forestier). Contre les paralysies essentielles.

Es.se/icede térébenthine, 15 à 30 et 50 grammes m (Moran). Dans les paralysies essentielles.

Applications quotidiennes ou tous les deux jours de ventouses sèches sur l'épine dorsale, 60 ou 100 ventouses par jour [±\.

Urtication sur les parties paralysées (Scopoli). Dans les paralysies essentielles [T]-

Racine de pimprenelle. A mâcher toute la journée en avalant la salive. (Mérat).

Camphre, jusqnk 30 à 60 centigrammes par jour en liilules, associé à l'opium, la jusquiame, le mercure, le gaïac, etc.

Piment (poivre long) à petites doses comme stimulant.

Huile d'euphorbe, pour faire des frictions sur les membres paralysés.

Frictions générales sèches et massage sur les parties paralysées.

Ellébore noir, 50, à 120 gram., en poudre; 60 à 75 centigrammes, en extrait □.

Racine d'impératoirc, \ à k grammes ; le double en infusion.

Mélisse, planle entière, 3 à 7 grammes en infusion ; l't son huile essentielle, quelques gouttes dans une potion □.

Cantharides, en poudre, depuis 25 centigrammes ; en teinture, depuis cinq à dix gouttes; en frictions, associées au camphre I I.

Muscade, en poudre, depuis /|.0 centigrammes ; huile essentielle, par gouttes.

Aublet, bois de menthe {Achras balentos). Les feuilles broyées, pilées avec du gingembre, sont employées extérieurement.

Racine de serpentaire de Virginie, 7 grammes en décoction à l'intérieur f+l.

Eau distillée de lavande, 15 à 30 grammes; huile essentielle, quelques gouttes dans une potion.

Bains de marc de raisin. Dans les paralysies rhumatismales et dans les paralysies essentielles.

Eaux mincraSes.

Ëa^tx de Saint-Gironsl{SsL\oie) , boissons et bains.

Eaux de Ccmterets (Hautes-Pyrénées), boissons et bains.

Eaux sulfureuses de Gréoux (Basses-Alpes), boissons, bains et douches.

Eau de Suint-Laurent (Ardèche), bains, boissons et douches.

Eau sulfureuse de Louesche (Suisse), bains et douches.

Eau alccdine de Luxeuil (Haute-Saône), boissons, bains et douches. ■ — Applications de moxas.

Eaux cdcalines de Mont-Bore (Puy-de-Dôme), boissons, bains et douches.

Eaux minércdes de Bade (grand-duché), boissons cl bains.

Eaux sulfureuses thermales de Bourbon-V Archambault (Allier), boissons, bains et douches.

Eaux toniques et apéritives de Bourbonnc~les-Buins (Haute-Marne), boissons, surtout bains.

Eaux minérales de Soultzbach, près de Colniar.

Eaux minércdes d'Oreuse, dans la Galice, en Espagne.

Eaux de Stackelberg, en Suisse.

Eaux de Suhmait (Haut-Rhin) .

Eaux salées alccdines de Wiesbaden (Nassau).

Eaux sulfureuses du Vernet (Pyrénées-Orientales).

Bains de Vigogne, en Italie.

Bains de vapeur d'acide sulfureux.

Eaux ferrugineuses alcalines de Tœplitz, en Bohême,

Eaux salines chaudes de Wildbab (Wurtemberg).

■Eaux ferrugineuses de Steben.

Eaux de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme), boissous, bains et douches.

Eaux et bains de Balaruc. ^

Paralysie sjgàtsiaîtc. L'affaiblissement du système musculaire avec tremblement rhythmique continu à marche progressive constitue \a paralysie agitante [^M-\iVAio\\).

Le tremblement de la tête ou des membres supérieurs, gagnant peu à peu les inférieurs, accompagné d'affaiblissement musculaire et augmenté par les impressions morales, caractérise la paralysie agilanle. T

1014 PARA

Dans les paralysies agitantes, il y a souvent tendance à la. propulsion ou au recul (Graves).

Des douleurs plus ou moins vives dans les muscles tremblants ou restés sains accompagnent souvent la paralysie agitante.

A la fin de la paralysie agitante, il y a souvent incontinence d'urine et des matières fécales, mais l'intelligence est toujours conservée.

La paralysie agitante marche très-lentement, mais elle conduit presque inévitablement à la mort au milieu du coma.

Il n'y a souvent aucune lésion appréciable de la moelle ou du cerveau dans la paralysie agitante, mais, chez quelques malades, il existe une induration et dégénérescence graisseuse du bulbe et du pont de Varole. V. Sclérose.

Les émotions morales, et particulièrement la terreur (Graves) et le froid humide (Uomberg), sont les causes de la paralysie agitante.

Tliérapeutiipte. — Le sous-carbonate de fer à haute dose, — la strychnine, — le seigle ergoté (Cliarcot et Vulpian), — l'électrisalion, — les bains chauds avec affusions froides sur le dos, — les eaux thermales sulfureuses et les eau\ bicarbonatées sodiques de Tœplitz en lioliême, ont été employées pour combattre la paralysie agitante; mais ces moyens n'ont donné que peu de succès; l"iodure de potassium à la dose de 1 à û grammes est préférable, et l'on cile un cas de guérison complète (Villemin).

Paralysie ai\sciiieaIo. — L'usage prolongé de l'arsenic détermine quelquefois des paraplégies persistantes complètes ou incomplètes caractérisées par la difficulté de mouvoir les membres inférieurs.

Thérapeutique. — ■ Cesser l'usage des préparations arsenicales, donner des préparations ferrugineuses solubles et prescrire des frictions sèches ou aromatiques, du massage, des bains sulfureux et stimulants, enfin l'électrisalion .

Paraljsîc atropiiîtisic progressive. V. ATROPHIE l'KOGREStilVE et SCLEROSK.

Paralysie de convalescence desnialadîesaignës.

ilaus la convalescence des maladies aiguës, telles que la lièvre typhoïde, la pneumonie, l'angine simple, la variole, l'érysipèle, la scarlatine, la rougeole, la diphthérite, etc., il se produit souvent des paralysies partielles, générales, qui n'ont pas de cause organique appréciable (Tissot, l>ouchut, Gubler).

Il n'y a pas que des paralysies qui puissent se produire sous l'influence de l'état de convalescence, car les autres névi'oses convuhives, douloureuses, spasmodiques et vésaiiiaques peuvent se produire dans les mêmes circonstances (Bouchut).

Toutes les paralysies de convalescence sont de nature chloro-anémique, et elles ne gardent rien du principe de la maladie dans le cours de laquelle elles ont pris naissance.

11 n'y a pas plus de variole dans une paralysie variolique développée dans la convalescence de cette lièvre éruplive, qu'il ne reste de pneumonie ou d'érysipèle dans les )iaralysies pncumoniques ou érysipélateuses, ni de choléra et de typhus dans les contractures d'un cholérique ou d'une fièvre typhoïde récemment guéris.

Les paralysies do convalescence sont en général partielles, et elles restent telles ou otlVent une marche asccii-

PARA

dante aiguë, allant de leur point de départ au cerveau pour s'étendre au reste du corps ; ainsi on voit les paralysies du nerf optique ou du voile du palais, passant par l'encéphale, s'étendre aux membres, comme celles des membres inférieurs qui gagnent peu à peu le tronc, la poitrine et les poumons.

Les paralysies de convalescence, d'abord partielles, peuvent devenir (jétiérales et former une paralysie ascendante I ligue.

Il n'y a rien de grave dans une paralysie partielle produite parla convalescence d'une maladie aiguë ; mais quand elle devient générale et atteint le diaphragme et les muscles du thorax de façon à produire l'asphyxie, la mort en est presque toujours la conséquence.

Thérapeutique. ■ — Les paralysies qui se montrent dans la convalescence des maladies aiguës doivent être traitées par les préparations de quinquina et di' fer sous foutes les formes (V. Quinquina, Chlorose, Anémie), parles préparations arsenicales par les préparations d'huile phosphorée □, par les toniques, et surtout le régime substantiel, le séjour à la campagne, les bains de mer et de rivière, l'hydrothérapie, l'électricité (V. ce mot) et les moyens cmpii'iques employés contre les paralysies essentielles.

Paralysie de la «roisièiuc paire ou moteur oculaire commun.

L'abaissement de la paupière supérieure avec strabisme externe, mydriase, diplopie, caractérisent la paralysie du nerf moteur oculaire commun.

La paralysie de la troisième paire résulte d'une contu- ^ion de la région frontale d'une plaie du sourcil, de l'aclion du froid et du rhumatisme, de la fatigue des yeux par un Iravad sur de petites choses, de la congestion cérébrale, de l'encéphalite chronique et de la syphilis.

Il n'est pas rare de voir la })aralysie de la troisième paire être le prélude d'une paralysie générale progressive devant éclater au bout d'une ou de plusieurs années. V, Strabisme.

Thérapeatique. — Contre la paralysie du moteur oculaire commun, il faut appliquer des sangsues aux tempes DU des ventouses à la nuque; — • appliquer des vésicaloires volants à la tempe et sur le front, faire de l'acupuncture, de l'électro-puncture, de l'électrisation très-doucement sur les paupières et sur la tempe (V. Électricité), des cautérisations ponctuées avec le fer rouge autour de l'orbite ; — des inoculations de strychnine ; enfin, s'il y a syphilis, de prescrire l'iodure de potassium.

Lorsque par suile de la chute de la paupière qui succède à la paralysie de la troisième paire, l'œil ne peut être découvei't, on peut faire l'excision d'une partie de la paupière supérieure pour la réunir au sourcil, de façon à faire du muscle frontal le releveur de la paupière.

Paralysie de la cînyuième paire ou nerf trijumcan. L'insensibilité d'une moitié du visage avec insensibilité de la conjonctive, de la narine, des deux tiers antérieurs de la langue et prolapsus de la mâchoire annoncent une paralysie du nerf trijumeau.

La paralysie du trijumeau amène presque toujouis Thypérémie conjonctivale, la pblegmasie de la cornée, sou opacité, son ulcération et la fonte de l'œil.

L'extraction d'une dent molaire produit quehpiefois la paralysie du nerf trijumeau.

Thérapeutique. — Les causes et le traitement do la pa-

l'Ai; A

l'AltA

l'alysie de la cinquième paire sont les iiiêiiies que ceux qui sont indiqués pour la paralysie de la troisième paire de nerfs. V. Paralysie de la troisième paire.

Paralysie de 1î» sixième pîîîa-e oss MïoJetir oculaire ex<erne. Le strabisme convergent subit avec diplopie et affaiblissement de la vision annonce mie paralysie du moteur oculaire externe.

La paralysie du moteur oculaire externe résulte de l'influence du iroid, ou de l'encéphalite aiguë ou chronique, et de la syphilis.

Dans la paralysie du moteur oculaire externe, il y a quelquefois une altération du fond de l'œil caractérisée : 1° par l'infdtration séro-iibrineuse ou granuleuse de la pupille, ([ui disparaît, ainsi que les vaisseaux de la rétine, dans une certaine étendue ; T par des bémorrhagies miliaires, et 3° par des granulations blanchâtres de la rétine; mai'^, dans ce cas, il y a névrite optique (fig. 521).

Ml. — p. Papille voilée pur iiut; iiilllli-atioi; V. Veines de la rétine interrompues rù et là p; Uéniorrliaîîies de la rétine. — T, T. t^ronnlations blanchâtres

^anulense. — V, V, I icililtratioii. — H.

La névrite optique, en troublant l'accommodation de l'œil et en gênant la vision, amène quelquefois un strabisme convergent qui simule la paralysie de la sixième paire

Quand la paralysie du moteur externe de l'œil est compliquée de celle du moteur oculaire commun, alors il y a proéminence de l'œil, dilatation de la pupille et prolapsus delà paupière supérieure.

Thérapeutique. — Le traitement de la paralysie de la sixièiïie paire est absolument semblable à celui de la paralysie du moteur oculaire commun. V. Paralysie de la

TROISIÈME l'AIRE.

Psuraljsie de la septième paire : Paralysie faciale ou Hémiplégie faciale. L'hémiplégie faciale, due à une paralysie de la septième paire, se reconnaît à l'immobilité et à l'insensibilité du c')té correspondant de la face; alors le sourcd est immobile, le front sans plis, l'œil ouvert, impossible à fermer, la narine flasque, la joue flottante à l'air chassé dans l'expiration, la bouche déviée du côté opposé avec difficulté de prononcer l'o. Vu, le b, le p, et la langue déviée du côté paralysé avec écoulement de salive.

L'hémiplégie faciale dépend d'une lésion du cerveau ou du nerf correspondant au côté paralysé, d'une carie du ocher, d'une forte émolion morale, telle qu'un accès de ;olère, ou d'un courant d'air froid prolongé sur la face.

Il y a chez le nouveau-né une paralysie faciale passagère qui résulle de l'application du forceps et de la contusion du nerf de la septième paire (P. Dubois).

Thérapeutique. — Quatre à dix sangsues sur l'apophyse masloïde sont souvent utiles pour guérir l'hémiplégie fa- Male produite par le froid.

l'es vésicatoires volanls ou des pointes de feu autour de l'oreille ; des inoculations de strychnine sur la peau du viage; des frictions avec la pommade de strychnine, 50 cenigrammes pour 30 grammes d"axonge;des douches de viipeur aqueuse, l'électro-puucture et Pélectrisation de la {)eau du visage, sont les moyens à employer contre la paralysie faciale. V. Électricité.

Contre l'hémiplégie faciale des nouveau-nés, il n'y a que de légères frictions stimulantes à faire sur la peau du visage.

Paralysie diphtliéritiriuc. Après la guérison des angines couenneuses bénignes ou malignes, on observe quelquefois le retour des boissons par le nez, leur pénétration dans le larynx, l'amaurose, le nasonnement de la voix et une paralysie qui occupe les membres inférieurs, le tronc, le diaphragme et les parois thoraciques de manière à enraîner l'asphyxie (Hippocrate, Orillard).

La paralysie diphtbéritique n'a rien de spécial à la diphthérite, car on l'observe quelquefois api'ès des angines simples sans fausses membranes (Marquez, Bouchut).

Les paralysies diplithéritiques sont de nature chloro-anémique plutôt que toxique, et elles se rattachent aux paralysies de la convalescence des maladies aiguës. V. ce mot.

Les paralysies diphthéritiques guérissent dans la grande majorité des cas, mais elles peuvent entraîner la mort.

Thérapeutique. — Les paralysies qui succèdent à la diphthérite doivent être traitées de la même façon que les paralysies consécutives aux maladies aiguës.

Paralysie flu deltoïde. L'impossibilité de soulever le bras sans douleur de l'articulation humérale, au début de la paralysie au moins, et avec atrophie du moignon de l'épaule, annonce une paralysie du deltoïde.

L'atrophie du muscle et la fausse ankylose de l'épaule sont souvent les conséquences de la paralysie du deltoïde.

Thérapeutique. — Des vésicatoires volants sur le moignon de l'épaule, des pointes de feu, la cautérisation Iranscurrente, des douches d'eau chaude sur la tête de l'humérus, l'électricité avec des courants constants dès le début du mal avant que le muscle soit atrophié (V. ce mot), des fumigations mercurielles, sont ce qu'il y a de mieux à faire pour remédier à la paralysie du deltoïde.

Paralysie du grand dentelé. La saillie du bord interne de l'omoplate et surtout de l'angle inférieur de l'os, l'hésitation dans l'élévation du bras, caractérisent la paralysie du grand dentelé.

Thérapeutique. — La paralysie du grand dentelé exige un traitement sendjlable à celui qu'on emploie contre la paralysie du deltoïde. V. Paralysie du deltoïde.

Paralysie essentielle fie l'enfance. Une fausse position des membres, la compression d'un membre sous le poids du corps, l'action du froid sur les parties, le froid

PARA

l 'A HA

luiniide du lit tieuipé d'urine, une attaque d'éclanipsie, produisent souvent une paralysie essentielle des muscles chez les enfants.

La paralysie essentielle de l'enfance porte sur un seul muscle, le sterno-mastoïdien, sui- un des membres supérieurs, sur tout un côté du corps à l'exception du visage, sur les deux membres inférieurs ou sur un seul des membreS;, et peu à peu, si la maladie dure, il en résulte une atrophie granuleuse et graisseuse des muscles paralysés.

Quand la paralysie essentielle de l'enfance est douloureuse à ses débuts, on peut affirmer qu'elle est rhumatismale et provoquée par le froid.

On ne s'aperçoit pas toujours du début d'une paralysie essentielle chez un enfant; mais si, dans quelques cas, le mal apparaît subitement au milieu du jour et des jeux le plus ordinairement, il vient au milieu du sommeil, et l'enfant qui s'était couché bien portant se réveille paralysé.

Chez les jeunes enfants la paralysie essentielle des membres s'accompagne d'infiltration granuleuse, de dégénérescence graisseuse et d'atrophie des muscles ; puis, comme le membre opposé, s'il est sain, profite et s'accroît, tandis quel'autre reste stationnaire,.il en résulte une difformité très- considérable,

La paralysie essentielle des membres de l'enfance produit des déformations articulaires telles , qu'on pourrait croire à l'existence d'une luxation.

Dans les paralysies dites essentielles de l'enfance, il y a quelquefois myélite et sclérose des cordons antérieurs de la moelle ou névrite partielle, mais cela est rare (Labordc, Gornil). Ces cas prennent le nom de parai ij de spinale.

Fig 522. — Appareil contentii (thèse de Laijurtie).

Chez les jeunes enfants qui n'ont pas encore marché, la paralysie essentielle est au début trés-difficile à reconnaître, en raison même de l'absence de coordination des mouvements volontaires.

Le rachitisme d'un jeune enfant qui n'a pas encore marché est très-difficile à distinguer de la paralysie essentielle : mais la présence des nodosités articulaires rachitiques, 1 évolution dentaire tardive et la persistance ies fontanelles dissiperont tous les doutes.

La paralysie essentielle de l'enfance est fort souvent incurable.

Thérapeutique. — Des bains sulfureux, salés ou bromurés, les eaux minérales chlorurées sodiques, les frictions stimulantes, — les applications de teinture d'iode, le massage, les pointes de feu, les rayures quotidiennes de teinture d'iode, l'électricité continue par les chaînes de Pulvermacher ou avec l'appareil de Reinak, mais dans ce cas il faut électriser dès le commencement de la maladie, avant que le muscle soit atrophié. On peut aussi employer ce qui est. moins efficace, l'électrisation par des courants intermittents. Tel est le traitement local des paralysies essentielles de l'enfance.

A l'intérieur, le sirop de strychnine ou de brucine, à 5 centigrammes pour 100 grammes : une cuillerée à café par jour doit être donnée aux enfants.

Qu;fhd la paralysie occupe les membres inférieurs et produit la luxation du pied ou du genou, il faut maintenir le membre dans une situation convenable, au moyen d'un appareil spécial (fig. 522) (Laborde). V. Pied bot.

Paralysie générale progressive. Tout homme qui a un embarras subit de la parole, suivi d'incertitude de la marche, a une paralysie progressive générale.

On dit, mais à tort, que la paralysie générale progressive conduit à l'aliénation, car il y a beaucoup de gens atteints de paralysie progressive qui ne sont pas et qui ne deviendront j amais fous .

Les excès vénériens et autres, l'alcoolisme, le nicotianisme, l'ambition exagérée de la fortune et des honneurs conduisent souvent à la paralysie générale progressive, maladie infiniment plus commune chez l'homniu que chez la femme.

L'embarras de la parole est le premier symptôme de la paralysie générale, et peu après arrivent l'incertitude de la marche, le tremblement des mains et de l'écriture, l'inégalité des pupilles, l'impuissance plus tard suivie d'érotisme, la boulimie et la gloutonnerie, la constipation, la rétention des urines, la perte de la mémoire et de l'intelligence, le déhre ambitieux et la violence ; enfin la congestion cérébrale, l'affaiblissement général avec excrétion involontaire des fèces ou des urines et la mort.

Chez les sujets atteints de paralysie générale, il y a de temps en temps des rémissions stiivies de congestion cérébrale donnant lieu à une aggravation des phénomènes paralytiques.

Il n'est pas rare de voir mourir de complication thoracique les sujets atteints de paralysie générale progressive.

Quand la paralysie générale progressive est très-caractcrisée et affecte l'œsophage, les malades ne peuvent manger et il faut les nourrir au moyen de la sonde œsophagienne.

On a dit que la paralysie générale progressive était la conséquence d'une méningo-encéphalite diffuse (Calmeil) ; cela est souvent vrai, ou du moins il est vrai que cette lésion a été observée après la mort, mais dans beaucoup de cas on ne trouve rien dans le cerveau et dans les méninges de ceux qui ont succombé (Lélut, ThorOj Aubanel).

Si la paralysie générale progressive sans aliénation guérit quelquefois, en revanche, celle qui est accompagnée des désordres de l'intelligence ne guérit presque jamais, et conduit, dans la plupart des cas, à une mort précédée des infirmités les plus dégoûtantes. ,

PARA

PAUA

Thérapeutique. — Un homme alleiiit de paralysie générale progressive doit cesser tout travail, se retirer des luîtes et affaires du monde pour vivre en repos à la cam- 1 pagne-

Il faut traiter la paralysie générale progressive par des j bains salés et sulfureux, par les eaux thermales, par des exutoires à la nuque et le long de la colonne vertébrale,

I par de nombreuses ventouses sèches mises tous les jours le long du dos, enfin par l'électrisation.

Dans les cas très-fréquents de congestion cérébrale chez les sujets atteints de paralysie générale progressive, il faut mettre des ventouses scarifiées ou des sangsues der- '< rière les oreilles ou à l'anus, et purger fréquemment avec des pilules aloétiques.

Dans la paralysie générale progressive , exempte de dyspepsie antérieure ou d'entérite chronique, il faut purger tous les huit jours.

Les malades atteints de paralysie progressive générale doivent se nourrir comme tout le monde ; mais il faut supprimer de leur régime l'alcool, le vin pur, le café et j Je tabac à fumer. ■ On peut combattre la paralysie générale progressive par les préparations de Rhus toxicodendron et de nitrate

I I d'argent.

V ■ Rhus toxicodeudron 5 centigrammes.

Poudre de sucre 30 grammes.

Pour dix paquets,

ti; Trois paquets par jour, et l'on peut aller jusqu'à 1 gr. 1 dans les vingt-quatre heures.

Ou bien :

J, Nitrate d'argent 5 centigrammes.

H Extrait d'upium 25 milligrammes.

' Pour dix pilules.

' De deux à six pilules par jour [+]• (Bouchut.)

Pai-al^sies Iiystériqucs. Chez les hystériques, avec j ou sans attaque préalable, il se produit souvent des para- I lysies sensorielles ou motrices, plus ou moins persistantes, et quelquefois incurables.

La paralysie par tielle ou générale de la sensibilité tégumentaire, c'est-à-dire du sens de la douleur ou analgésie (V. ce mot), est un fait constant chez les hystériques (Gendius, Beau). V. Hystérie.

Certaines hystériques ne s'aperçoivent qu'on les touche, i qu'on les pince ou qu'on les pique, que par le secours des yeux ; car, si elles ne voient pas ce qu'on leur fait, elles i'ne sentent rien et le sens de la^douleur leur est fermé.

L'amaurose se produit quelquefois chez les femmes sujettes à l'hystérie, et il n'y a dans le fond de l'œil aucune lésion qui puisse expUquer l'existence de ce trouble visuel.

Chez quelques hystériques, il se produit subitement des paralysies partielles ougénérales, de l'aphonie (V. ce mot), de la paraplégie , de l'hémiplégie ou une paralysie générale, et ces différentes lésions du mouvement peuvent être très-graves.

Les paralysies hystériques se dissipent quelquefois tout à coup; elles s'en vont aussi rapidement qu'elles arrivent, et leur guérison subite est aussi étonnante que leur apparition instantanée.

Thérapeutique. — Le traitement des paralysies hystériques exige l'emploi des antispasmodiques (V. ce mot), des moyens usités contre l'hystérie (V. ce mot) et des remèdes à l'aide desquels on combat les paralysies essentielles. V. Paralysies ï:ssentielles.

Toutefois, il y a quelque chose de spécial à faire pour les combattre. Ainsi, les paralysies hystériques guérissent très-bien sous l'influence des moyens moraux qui sont de nature à frapper l'imagination des malades. C'est surtout contre elles que l'on voit souvent réussir l'action morale des incantations et des remèdes secrets, des pratiques mystérieuses dû charlatanisme et du magnétisme animal, de l'homœopathie, des pèlerinages profanes et sacrés où la foi conduit les malades avec une sorte d'enthousiasme, enfin de tout ce qui peut frapper l'imagination des sujets paralysés.

La cautérisation au fer rouge réussit aussi très-bien contre les paralysies hystériques , et il suffit souvent , après avoir fait pressentir au malade tous les avantages qu'on peut tirer de ce moyen, de faire quelques cautérisations superficielles de la peau des parties paralysées pour rappeler le mouvement. — On a même vu la crainte de la cautérisation réussir aussi bien que la cautérisation elle-même, et sur unejeune fille paraplégique par hystérie, les fourneaux étant allumés devant elle, au lieu de prendre un cautère rouge pour lui brûler le dos, on prit, sans qu'elle s'en doutât, un fer froid dont le contact sur les reins lui donna la sensation d'une brûlure vive et amena une guérison instantanée.

Paralysie myogénique. Maladie de l'enfance caractérisée par une paralysie subite, occasionnée par l'altération graisseuse des muscles. V. Paralysie esse.^tielle de l'enfance.

Paralysie du nerl uudilif et surdité. La paralysie congénitale du nerf auditif ou surdité de naissance est la cause de la surdi-mutité. V. Oreille [Maladies de V).

La paralysie du nerf auditif est la conséquence de l'otite interne, de la carie du rocher, de l'otorrhée , des maladies et tumeurs du cerveau, de la perforation ou de l'épaississement de la membrane du tympan, enfin de l'affaiblissement produit par l'âge ou les maladies.

La surdité temporaire ou permanente se produit chez ceux qui ont fait un usage excessif ou trop prolongé du sulfate de quinine.

On devient quelquefois sourd sous l'influence de la syphilis constitutionnelle .

L'obstruction du conduit auditif externe par du cérumen ou de l'épithélium, et celle de la trompe d'Euslache par de grosses amygdales ou par un catarrhe chronique, liée à une ancienne phlegmasie du pharynx, produisent la surdité.

De différents bruits confus, des tintements, des bourdonnements, la dureté de l'ouïe et enfin l'impossibilité de percevoir les sons caractérisent la surdité.

Thérapeutique. — S'il y a congestion cérébrale ou maladie du cerveau, la surdité doit être combattue par les sangsues à l'anus, la saignée au pied, les ventouses scarifiées derrière les oreilles, — le séton, les cautères et le moxa à la nuque.

La surdité syphilitique se guérit très-bien par "i à 5 grammes d'iodure de potassium par jour.

On guérit la surdité ^uinique récente en cessant l'usage de la quinine ; mais quand la maladie est ancienne, elle est incurable. V. Oreille et Surdité nerveuse.

Paralysie phositlioriquc. Le phosphore produit souvent la paralysie des membres inférieurs.

Thérapeutique. — Cette paralysie doit être traitée par les moyens qu'on oppose à toutes les paralysies.

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l'AHA

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B'îurîiljsic !«atiii-iaiDie. Chez les OLivriei's qui fabi'i- (luenl 11' minium ou le blanc de céruse, chez les peintres eu bûliments, et enfin chez tous ceux qui, par une cause ou par une autre, ont travaillé le plomb et les sels de plomb, il se -produit fréquemment une intoxication dite saturnine qui commence par des coliques saturnine (V. ce mot) et qui peut produire des accidents graves de paralysie motrice, d'analgésie, d'amaurose cl de délire aigu.

Dans l'intoxication j)rod',iite par le plomb, il y a presque toujours, sur un ou plusieurs poiiUs de la peau, une analgésie très-marquée.

La paraplégie la plus grave que puisse produire l'intoxication saturnine, c'est Vumaurose et la parali/sie des extenseurs des doiijts; mais celle-ci est aussi fréquente que l'autre est rare.

La paralysie musculaire produite par le iilomb est toujours ()artielle, et, chose extrêmement curieuse, limitée aux muscles extenseurs de l'avant-bras, ce qui entraîne la demi-flexion du poignet et des doigts, que le malade peut fléchir encore sans les étendre, attitude aussi singulière qu'inexplicable.

L'action hyposthénisanle spéciale du plomb sur les muscles extenseurs de l'avant-bras a quelque chose de véritablement spécifique qui n'est comparable ([u'à celle de la belladone sur les fibres contractiles de l'iris.

Dans les paralysies saturnines, on a dit que la contraclilité électrique était immédiatement abolie, erreur qui tient à une expérience mal faite ; car si, au lieu de mettre les excitateurs sur la peau, on les place sur des aiguilles à acupunctures très-fixes placées dans le muscle privé de mouvement, on voit que la contractilité électrique n'a pas cessé.

Thérapeutique. — l'our prévenir les paralysies satuinines, il faut introduii'e dans l'alimentation l'usage Irèsabondant du lait, mais, quand la paralysie saturnine existe chez un ouvrier employé à la manutention des sels de plomb, il faut forcément lui interdire de continuer son état, parce que si la maladie n'est pas encore très-grave elle pourrait le devenir.

Contre la paralysie, il faut employer : les boissons sulfureuses, telle que l'eau d'Enghien et les Eaux-Bonnes une ))Outeille par jour; l'électuaire aux fleurs de soufre, 5 grammes de miel, les pastilles de soufre dix par jour, les bains salés ou sulfureux quotidiens et enfin l'électrisation des parties paralysées. Cette électrisation qui s'est faite très-longtemps sans succès par les courants interluittents appli(iués sur la peau doit être faite par l'éleclropuncture, qui» seule agit sur la contractilité musculaire, ou si l'on n'emploie pas ce procédé, il faut recourir aux courants continus (Paul), qui ont réussi là où la seule électrisation de la peau par courants interrompus avait échoué. V. Électricité, Plomb, Colique saturnine, Encéphalopathie saturnine.

Paral;»sîe fiipiiialc . Nom donné à la paralysie essentielle de l'enfance. V. ce mot.

Paralysies s;:rphUitiques. Les paralysies syphilitiques snnt nombreuses et varices. Les unes tiennent à ce qu'une tumeur gommeuse comprime un nerf et empêche la transmission nerveuse; les autres, à ce qu'une tumeur existe dans le cerveau et empêche l'action nerveuse ; ce dernier mode de paralysie est plus rare. L'amaurose, la surdité, sont quelquefois sous la dépendance de la syphihs; le diagnostic de ces maladies est souvent douteux. L'expérience du trailemenl par l'iodure de viotassium est sou-

vent illusoire. Ce qui est plus significatif, c'est l'e.vislencc antérieure de syphilis avérée et l'absence de tout signe d'autre cachexie.

Thérapeutique. — On emploie le traitement antisyphilitique, le proto-iodure de mercure à 5 centigrammes par jour, ou l'iodure de potassium 3 à 6 grammes par jour. V. Syphilis.

Pae-alysics traBiiuatiqiies . V. ENCÉPHALE [Lésions

de /'), Luxations, Fractures, Nerfs, Lésions traumati- QUES, Hémiplégie tralmatique. Muscles (Maladies des).

VxnwmnOHl». Chez les individus qui ont un phimosis ou un prépuce à orifice rétréci, lorsque le gland a été découvert et n'a pu être recouvert, celui-ci se congestionne et se tuméfie, la constriction de l'anneau préputial comprimant d'autant plus, et il y a paraphimusis, c'est-àdire étranglement du gland.

Ou bien le paraphimosis est indolent (Lagneau) et l'œdème se borne au frein et à la muqueuse, qui sont épaissis, ou" bien il détermine l'inflammation avec rougeur de la muqueuse du gland, qui se recouvre de phlyctènes' et d'ecchymoses ; il y a ensuite de la gangrène, soit de la peau, soit du gland, mais le plus souvent de la première, ce qui produit un débridement naturel.

Dans le paraphimosis, il y a quelquefois rétention d'u-i l ine par suite du gonflement de toute la verge.

La gangrène du gland tout entier peut être produite par le pariiphimosis, mais cela est rare.

Fig. 5!â3. Réduction du paraphimosis. — A. Main gauche de l'opérateur. — B. Main droite. (Pliilipiis.)

Thérapeutique. — 11 faut réduire les parties; quoique l'on ait vu le paraphimosis se réduire seul après ulcéra- j tion de la peau, l'intervention du chirurgien est toujours: indiquée ; on évite des douleurs aux malades, et l'on prévient les suites des ulcérations. Pour réduire le phimosis, après avoir chloroformisé ou non le malade, on commence par comprimer à pleine main toute l'extrémité tuméfiée de la verge (Cosler), puis, saisissant, avec la main gauche A, la verge au-dessous du bourrelet forme par la nuiqueuse du prépuce, on presse sur le gland avec les doigts de la main droite B, embrassant et comprimaii! tout le gland (fig. 523).

En procédant avec patience, on arrive toujours. Un' craquement ou une sorte de mouvement de détente in-î dique que la réduction s'est opérée. }

Pendant qu'on tente la réduction, on doit tirer, de

l'AHA

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.lenips en lemps de chaque côté du prépuce, sur la muqueuse et la peau, en faisant glisser la face interne sur la jface externe, de façon à n'exercer de traction que sur la j)orlion interne de l'anneau qui étrangle. Ce moyen réussit ijuelquefois très-vite.

I On enveloppe la verge avec des compresses d'eau blan- Iche, on donne nn bain prolongé après la réduction du phimosis.

! Le débridement de l'anneau qui étrangle est la derinière et la meilleure ressource ; on débride sur le dos de ||]a verge, et l'on ne fait aucune tentative de réduction; on ijenvcloppe la verge de compresses d'eau fraîche, et le lendemain le paraphimosis a disparu.

La compression préparatoire avec une ])ande roulée (Boyer) est insuffisante.

Les mouchelurcs des parties œdémaliées peuvent donner lieu ù des ulcérations et ne doivent pas être pratiquées.

[ Après la guérison d'un paraphimosis, pour éviler les pcidives, il est raisonnable de pratiquer l'opéralion du phimosis.

! PARAPIlRÉ]\'ÉSSIi:. Délire qu'on rapportait jadis à l'inflammation du diaphragme. Maladie aujourd'hui inconnue.

i PARj%PLÛGlE. Si la paralysie des membres inférieurs !)eut dépendre des lésions de la moelle épiniére (V. Moelle, Sclérose, Pai\alysie), dans beaucoup de cas elle est essentielle et ré.sulle par aclion réflexe des maladies de l'inestin, de Ja vessie ou des reins, — ailleurs elle dépend l'une altération du sang et des empoisonnements par le iliosphore, — l'arsenic et le sulfure de carbone, — de :i syphilis, — enfin de l'hystérie.

Chez quelques malades, la paraplégie n'affecte que le nouvement, et ses débuts se révèlent par une incertitude iaraclérisliquc de la marche dans laquelle l'individu jette ■es pieds en avant plutôt qu'il ne les y porte.

La paraplégie qui est occasionnée par une lésion de épaisseur de la moelle est caractérisée par la paralysie !lu mouvement et du sentiment.

I Mais dans ce cas, l'action réflexe de la moelle sur le lerf optique par l'intermédiaire du grand lympathique iroduil une névrite optique plus ou moins appréciable , ivec l'ophlbalmoscope. V. Cérébhoscopie.

j Quand la paraplégie est accompagnée de tremblement, [ ille constitue l'une des formes ie\a paralysie agitante, f. ce mot.

La paraplégie peut être compliquée d'ataxie locomorice, et alors elle s'accompagne de douleurs lancinantes ;t fulgurantes dans les membres. V. Ataxie locomotrice.

Une fois complète, la paraplégie enlève tout le mouvenent des membres pelviens, produit la constipation et la ■ étenlion d'urine suivies plus tard d'une incontinence qui !St le signe de l'incurabililé et de la mort au bout de [uelques mois.

La paraplégie dure généralement plusieurs années, et, me fois bien établie et complète, il est fort difficile de la juérir.

Les paraplégies hystériques guérissent quelquefois sunlemenl sous l'influence d'une profonde influence morale le foi, de crainte et d'épouvante.

Thérapeutique. — L'iodure de potassium à baule dose j!st ce (pi'il convient d'opposer à la paraplégie tnjplnli- \i<p.ie.

Contre les paraplégies hystériques, l'espérance de la guérison doit être soigneusement entretenue dans l'esprit des malades, et les eaux minérales salines ou sulfureuses, les douches de vapeur, l'électrisation par courants continus, la cautérisation lombaire au fer rouge, les inhalations d'éther, doivent être mises en usage.

Des bains salés et sulfureux ou alcalins, — les bains et douches de vapeur, — des fumigations résineuses ou mercurielles, — ha eaux de Balaruc, de Cauterets, de Bourbonne, de la Malou, de Bourbon-rArcliambault, etc., sont des choses bonnes à employer contre les paraplégies.

Il faut appliquer des moxas, des pointes de feu épidermiques sur les membres pelviens.

Les applications réitérées de teinture d'iode sur les membres inférieurs sont une chose très-utile.

]/e.j:tra/t de lilius radicans a été employé dans la paraplégie.

Ulmm lailicans 5 graiiiuies.

.MiiciKi'^e de somme q. e.

l'our 25 pilules, de 1 pilule jusqu'à 16.

Chez les enfants, \ pilule de 5 centigrammes, en augmentant chaque jour jusqu'il 50 centigrammes.

Dans les paraplégies rhumatismales, on peut employer quelquefois la belladone, qui amène des guérisons inespérées.

P/iospJiare de zinc, à prendre 5 à 30 centigr. par jour.

Huile pliospliorée, à prendre 2 à 6 gouttes }iar joui' en capsules.

Le nitrate d'argent, à 1, 2 et 3 centigrammes par jour, guérit souvent la paraplégie (Wunderlich). 11 en est de même de l'huile phosphorée 2 a. 6 gouttes, — de la strychnine 1 à 5 milligrammes, — de la brucine 1 à 5 milligrammes et du lllrus toxicodendron à l'intérieur ou à l'extérieur au moyen de vésicatoires volants.

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