‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 461 sur 612 · POLL · texte numérisé non relu

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POLY

tuer indéfiniment (Platner), avec conservation apparente de la santé ou produire la fièvre hectique et la mort.

Les fistules thoraciques laissent écouler du pus à chaque mouvement d'expiration, lorsque le malade est placé dans une situation où la plaie occupe une position déclive, et lorsqu'il tousse.

Les adhérences du poumon antérieures à la plaie de poitrine diminuent la gravité des fistules thoraciques.

Thérapeutique. — Dans les fistules thoraciques, la temporisation est de rigueur. Si la listule est entretenue par la présence d'un corps étranger, on extraira ce dernier (V. Corps étrangers). Lorsque la fistule est simplement liée à la suppuration des plèvres, on fera des injections iodées ( Aran , Trélat). Avant de pratiquer les injections iodées, on aspirera le pus avec une sonde introduite dans la poitrine et une seringue. On fera faire de fortes expirations au malade.

Après l'injection, on fera vider la poitrine par de larges inspirations et expirations.

Faire une contre-ouverture aux parties déclives, en se guidant sur une sonde de gomme armée d'un mandrin ; fermer la fistule par avivement de ses bords, et suture entortillée, est une opération qui a ses dangers et qui ne saurait sûrement guérir la fistule avant que la plèvre ait cessé de suppurer. On peut aussi passer un tube à drainage, allant de la fistule à la contre-ouverture (Chassaignac), et faire des injections iodées. L'opération est indiquée dans les seuls cas où l'épanchement purulent se reproduit et quand la fistule ne laisse pas bien écouler le pus [Académie de médecine, 1865).

Plaies de poitrine par armes à feu. V. PlAIES PAR ARMES A FEU DU THORAX.

Plaies de poitrine par fraetiire et écrasement.

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