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DES FOSSES NASALES

On reconnaît les polypes fibreux à leur consistance, à leur développement lent et souvent a. l'absence de pédicule ; la possibilité de les sentir par les fosses nasales et l'impossibilité de les sentir par le pharynx constitue le seul moyen de diagnostic différentiel avec les polypes naso-pharyngiens [V. Naso-pharync.iens (Po/î/pes)]. On se rappellera aussi que les polypes naso-pharyngiens se développent de préférence chez les jeunes sujets, et spécialement sur les hommes encore jeunes

Fi^. 570. — Pioce a polype à points d'arrêt de Charrière,

On ne confondra pas l'hypertrophie de la muqueuse du cornet inférieur avec un polype, parce que la muqueuse est violacée, irrégulière, grenue, tandis que les polypes fibreux sont lisses, puis l'épaississement de la muqueuse existe en général des deux côtés à la fois.

Les polypes cartilagineux ou tumeurs cartilagineuses de la cloison (Holmes) ont été vus surtout sur la cloison ; ils sont durs et sont visibles facilement par la narine. On

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peut les confondre avec une déviation de la cloison, mais pour éviter l'erreur on examinera la fosse nasale du côté opposé au polype ; s'il y a xme dépression de ce côté sur le cartilage de la cloison, il s'agit d'une déviation de la cloison et non d'un polype.

Les polypes cancéreux marchent vite, saignent beaucoup et causent des douleurs vives ; on ne peut les confondre qu'avec un cancer des régions voisines, ayant pénétré dans les fosses nasales, mais ces derniers ont déformé la face, et souvent causé l'exophthalmie avant de passer dans les fosses nasales.

Tous les polypes récidivent, excepté peut-être les polypes cartilagineux.

Lorsqu'un polype muqueux ou vésiculeux est reconnu tel, on n'a pas besoin d'explorer son pédicule, tandis que le pédicule des polypes fibreux et cancéreux sera exploré avec un stylet recourbé afin de savoir si la tumeur appartient aux fosses nasales ou à ses annexes [V. Sinus maxillaire (Polypes du), FoNGUS de la dure-mère], et, s'ils sont pédicules, où est le pédicule. On sondera la fosse nasale du côté opposé, parce qu'il peut se faire que le polype ait traversé la cloison (Gerdy).

Thérapeutique. — Les polypes muqueux seront enlevés avec des pinces à anneaux, à point d'arrêt de Charrière, courbes et droites (fig. 570). On saisira les polypes en tâtonnant, et l'on renouvellera les recherches jusqu'à ce que l'expiration forte par le nez semble libre. On arrêtera l'écoulement du sang qui a lieu par la narine en versant sur le front de l'eau coulant sur le nez ; c'est là un bon moyen hémostatique. On prescrira ensuite des injections dans les fosses nasales avec :

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Eau .

Alun.

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i-aniines.

partielle du maxillaire supérieur, s'il est nécessaire, et l'on cautérisera la plaie.

Polypes du larynx. Les polypes du larynx sont muqueux et fibreux, ce sont des hypertrophies partielles de la muqueuse, quelquefois ce sont des bourgeons charnus ou des végétations développées (Guinier) sur une ulcération ; ils sont pédiculés ou sessiles (Gausit).

On reconnaît les polypes du larynx à un enrouement, à des signes de laryngite qui disparaissent bientôt pour faire place à des accès de suffocation passagers qui se montrent pendant la déglutition. Dans certains cas la respiration est facile, dans d'autres l'expiration est libre et l'inspiration gênée comme dans l'œdème de la glotte. L'exploration du larynx avec le laryngoscope complète le diagnostic.

Les polypes du larynx se compliquent souvent d'asphyxie mécanique.

Ou, si l'on peut voir le point d'implantation du polype, on le cautérisera avec le crayon au nitrate d'argent.

Les insufflations de poudre d'alun, pour dessécher le polype, sont insuffisantes.

Lorsqu'on ne peut enlever tous les polypes, on peut passer dans les fosses nasales une sonde chargée de nitrate d'argent au niveau d'un de ses yeux. Les polypes ainsi cautérisés peuvent quelquefois guérir.

On extraira les polypes cartilagineux avec le bistouri et les ciseaux courbes. Lorsqu'ils sont situés profondément, comme les polypes fibreux naso-pharyngiens, on fera les mêmes opérations que pour ces derniers.

Lorsqu'un polype fibreux existe et siège dans la partie antérieure des fosses nasales, on cherchera à l'arracher s'il est pédiculé, et pour cela, on se comportera comme pour les polypes muqueux.

La cautérisation, le déchirement, la compression, sont inefficaces; l'excision expose aux hémorrhagies ; mieux vaut, dans le cas où le polype est limité à la portion antérieure des fosses nasales, et dans le cas où l'arrachement est insuffisant, enlever une portion du maxillaire, l'apophyse montante après une incision du tégument suivant les contours de l'aile et de la racine du nez. Si le polype est implanté sur ces points, on l'enlèvera avec l'os; s'il est situé plus profondément, à la voûte de la fosse nasale ou sur le corps du sphénoïde, on pourra, à travers le jour que l'on se sera fait, aller à la recherche du polype et lier son pédicule ou arracher le polype, puis on cautérisera la plaie avec le fer rouge pour éviter la récidive.

Les polypes cancéreux seront traités par la cautérisation au fer rouge, s'ils sont accessibles aux explorations, ou on les extraira avec une portion d'os, après ablation

i.. -STI — ima-o l.irvnOTSCopique dun malade de Monra. — E. Epi-

droite. — M. f'.aitil Santorini. — I. 1 que.

r,. Glotte.

,.y,n,. \ E. Repli arv-épisl'it'i-

On a vu un polype du larynx rejeté .spontanément dans un eifert de toux (Leroux, Journal deméd., t. XXXI).

Thérapeutique. - Lorsque le polype commence à se développer, lorsqu'il a été reconnu par le laryngoscope, on appliquera les topiques mêlés à l'eau pulvérisée (V. Laryngite chronique). On peut, avec un porte-pierre recourbé, ou les instruments pour cautériser le larynx de Loyseau ou de Fournier fde l'Aude), toucher le polype, en se guidant au moyen du laryngoscope.

Lorsqu'on voit avec le laryngoscope un polype Inen pédiculé, on le saisira avec mie pince à gritfes courbes et on l'arrachera, ou bien on le liera (Trélat) avec la canule porte-fil de Moura, la main gauche tenant le miroir laryngoscopique, la main droite armée de la pince ou de la canule courbe est portée sur le polype; le malade tenant lui-même sa langue, il est aisé de saisir le polype en faisant expirer fortement le patient.

Si le polype, développé d'une manière insidieuse, produisait une asphyxie comme les corps étrangers dans le larynx on fera la trachéotomie. On incisera le cartilage cricoïd'e et deux anneaux de la trachée. On prolongera l'incision sur le cartilage thyroïde. Lorsque le larynx sera ouvert, le malade respirera librement. On apercevra alors la tumeur et on l'arrachera ou on la cautérisera, ou on la liera en prenant tout son temps (Ehrmann). On peut

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faire aussi la laryngotomie sous-hyoïdienne (V. Laryncotomie) loi'sque rien ne presse.

Pour prévenir les récidives après ropéralion, on touchera les parties avec une solution aluminée :

Eau 30 grammes.

Alun 1 id.

Si l'on a fait la trachéotomie ou la laryngotomie, on fera la cautérisation récurrente avec les instruments de Loyseau. Un mandrin, garni d'une éponge imbibée d'une solution de nitrate d'argent au centième, conduite sur le laryn.x au moyen d'une canule d'argent, est le meilleur instrument à employer. On l'introduit par la plaie de la trachée, et on le dirige de bas en haut vers le larynx.

Fig. 572. — L'épiglotte est saisie entre les deux mors G, D, manœuvrés au moyen des anneaux C et C'. — E, F. Tige porte-caustique pour cautériser le larynx'. — B. Seringue destinée à projeter des liquides dans le larynx.

Polypes naso-pharyngicns. V. NaSO-PHARVNGIEN.

Polypes du rcetum. Les polypes du rectum sont des tumeurs pédiculées ou sessiles, simples ou ramifiées, formées aux dépens de la muqueuse. On n rencontré des polypes fil)reux du rectum (.\. Forget).

Les enfants sont plus sujets que les adultes aux polypes du rectum (Stolz); mais chez eux, la tumeur est toujours formée aux dépens de la muqueuse.

Les polypes du rectum sont uniques ou multiples. Ils siègent à des hauteurs variables et leur coloration est rouge ou un peu violacée.

Au moment de la défécation, les polypes du rectum occasionnent des douleurs, du ténesme anal. Ils causent des hémorrhagies, des écoulements muqueux par l'anus et quelquefois une chute de la muqueuse rectale.

En examinant les malades après une selle, on reconnaît un polype du rectum situé près de l'anus; on voit le polype sorti ; si le malade est con3lipé, on donne un lavement et on examine l'anus immédiatement après que le lavement est rendu. Le doigt introduit dans le rectum sent quelquefois le pédicule du polype.

On reconnaît un polype, situé très -haut, par le toucher rectal, qui donne la sensation d'un corps dur, et par la déformation du bol fécal (P. Guersant).

La mobilité des polypes descendant dans l'anus après chaque défécation, leur rondeur ou leurs ramifications multiples ne peuvent les faire confondre avec une chute du rectum que par un esprit inattentif. Sur le rectum renversé, en effet, on trouve les plis de la muqueuse ; le polype est lisse ou ramifié et l'aspect des tumeurs est bien différent.

Les hémorrhagies par l'anus chez un enfant au-dessous de sept ans doivent faire soupçonner un polype à l'exclusion des hémorrhoïdes.

Chez les adultes, c'est par des examens répétés, et par une exploration avec le doigt qui pourra sentir le pédicule que l'on reconnaîtra les polypes du rectum.

Un polype descendu dans l'anus se reconnaît à la simple inspection.

On a vu une fois un polype tomber spontanément après la rupture de son pédicule pendant un effort poùr aller à la garderobe (Énaux).

11 y a des végétations sèches du rectum qui semblent être de petits polypes, qui récidivent comme les végétations vénériennes ou syphilitiques ; elles se distinguent en cela des polypes muqueux qui ne récidivent pas.

Thérapeutique. — Les polypes qui ont leur pédicule situé près de l'anus, seront saisis avec une pince à griffes, et l'on excisera le pédicule en enlevant en même temps un peu de la muqueuse du rectum (Dupuytren). On cautérisera la plaie.

Les polypes situés plus haut seront traités de même, lorsqu'après avoir fait sortir la tumeur par des efforts d'expulsion pour aller à la selle, on aura pu voir le pédicule. Dans ces conditions, l'excision vaut mieux que la ligature.

Les polypes situés plus haut seront arrachés avec une pince à polype, on tordra le pédicule en enroulant la tumeur sur elle-même. Les hémorrhagies consécutives sont peu abondantes et s'arrêtent seules. Si elles persistaient, on donnerait des lavements froids. On peut faire la ligature et l'excision d'un polype situé assez haut dans le rectum en guidant sur le doigt introduit dans ce conduit, une anse de fil portée sur une pince, ou passée dans un bout de sonde de gomme (A. Guérin) et conduit par une pince ; on lie le polype et l'on coupe le pédicule avec des ciseaux courbes ; mais l'arrachement est aussi bon, car il y a des chances pour que l'on coupe mal le pédicule d'une tumeur qu'on ne voit pas.

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Apràe la destruclion du polype, on donnera des lavements de 200 grammes d'eau additionnés de 1 gramme d'alun.

Si le polype, quoique pédiculé, ne peut être atteint, les purgatifs répétés en provoquant les selles seront susceptibles de déterminer la rupture du pédicule (Guersant).

Les végétations visibles du rectum seront coupées avec des ciseaux courbes; on cautérisera les plaies avec le nitrate d'argent et mieux une solution forte de chlorure de zinc.

Polypes de l'urèthre chez rhoinmc. IvOrsqu un malade éprouve des cuissons en urinant, et rend une urine légèreiuent teintée de sang avec des petits caillots, il est à présumer qu'il y a une ulcération dans le canal, ou un polype de l'urèthre. Lorsqu' après avoir éprouvé ces symptômes le malade a de la gêne pour uriner, lorsque le passage d'une sonde est néanmoins relativement facile, on est autorisé à diagnostiquer un polype de l'urèthre.

Les polypes de l'urèthre se forment aux dépens de la nmqueuse ; ils occupent la face inférieure de ce conduit (Huguier), sont sessiles ou pédiculés, uniques ou multiples, et quelquefois ce sont des bourgeons charnus exubérants. On les rencontre au méat, quelquefois au col de la vessie (Nicod). Ces polypes récidivent facilement.

On ne confondra pas les végétations syphilitiques de l'urèthre avec les polypes, car les polypes sont rouges, saignent facilement, tandis que les végétations sont plus sèches, mais les deux affections sont presque identiques.

L'inspection simple fait reconnaître les polypes qui siègent au méat. Il y a toujours des incertitudes pour les pdlypes situés profondément (Rufz).

Thérapeutique. — Les polypes situés au méat réclament le même traitement que les polypes de l'urèthre chez la femme. V. plus loin.

Pour détruire les polypes profonds de l'urèthre, on se servira de grosses sondes introduites souvent (Hunier).

Une bougie à boule, promenée dans le canal (Leroy, d'Étiolles), est plus propre à écraser le polype et le déchirer et même à l'arracher.

On laissera avec avantage les bougies emplastiques à demeure, et l'on pourra les enduire d'alun en poudre et les laisser quelques heures en place.

Polypes de l'urèthre chez la femme. La nature des polypes de l'urèthre chez la femme est la même que. celle des polypes de l'urèthre chez l'homme.

Les polypes de l'urèthre chez la femme sont pédiculés ou sessiles. Lorsqu'ils naissent à l'orifice externe de l'urèthre, ils sont presque toujours pédiculés. Ceux qui naissent dans le canal sont sessiles ; ils occasionnent des douleurs quelquefois intolérables (Rufz), dues à ce que l'urèthre est irrité par la présence du polype (Henry), et non à une sensibilité propre de la tumeur.

Chez des malades qui ont eu une uréthrite blennorrhagique ou chancreuse, on voit naître de petits polypes de l'urèthre, ce sont des végétations indolentes saignant facilement. Il y a des douleurs principalement quand il y a en arrière du polype une inflammation qui persiste et qui remonte quelquefois jusqu'au col de la vessie (A. Després).

Jusqu'à ce que les polypes de l'urèthre se soient montrés au méat, ils causent des douleurs assez vives pendant le coït, pendant la miction et même en dehors de tout effort ; il y a des envies fréquentes d'uriner, de la cuisson, et c'est au point que s'il n'y avait pas des écoulements de «ang mêlé à l'urine, on pourrait, dans certains cas, croire

à une ali'ection utérine, surtout lorsqu'il y a i[uel([ues pertes blanches (Yvan).

On reconnaît les polypes profonds de l'urèthre chez la femme : par le cathétérisme, qui est douloureux; par l'examen avec une pince à pansement iniroduite dans l'urèthre dans lequel les mors sont écartés ; par l'examen avec le spéculum de l'oreille (Espezel) ou l'urélhroscope de la femme (A. Després). Les polypes au méat sont reconnus par l'inspection. On les distingue du cancer par l'abondance moins grande des hémorrhagies, par le défaut d'induration à la base de la tumeur et le défaut de toute odeur des liquides qui suintent hors de l'urèthre.

Tliorapeutique. — Les polypes qui sont au méat et sont pédiculés seront gxcisés au niveau de leur pédicule avec un lambeau de muqueuse saine (Boyer), et l'on cautérisera la plaie avec le nitrate d'argent.

Les polypes sessiles existant au méat seront traités par les cautérisations répétées. Les polypes sessiles existant sur toute la longueur de l'urèthre seront cautérisés au moyen de bougies enduites de cérat saupoudrées d'alun, laissées deux heures en place ou plus. On peut aussi cautériser au moyen des crayons de tannin, laissés une à dix heures en place.

Polypes de l'utérus. Les polypes de l'utérus sont formés par l'hypertrophie partielle des éléments constituants de cet organe ; il y a des polypes muqueux développés dans la muqueuse et des polypes fibreux développés dans la couche musculeuse de l'utérus.

Les polypes muqueux naissent, ou de la muqueuse du col, dont les follicules sont hypertrophiés [ce sont les polypes utéro-folliculaires (Huguier)], ou des fongosités utérines organisées, c'est-à-dire des papilles de la muqueuse hypertrophiée (V. Fongosités utérines). Les polypes fibreux sont des corps fibreux qui se sont développés sous la muqueuse et se sont pédiculisés.

Il y a des végétations simples sur le col.

I. Polypes muqueux (cellulo-vasculaires , uléro-folliculaires). — Les polypes muqueux se montrent sous l'aspect de tumeurs multiples en forme de végétations, d'une couleur blanchâtre, d'une consistance peu ferme, se déchirant sous le doigt et donnant parfois la sensation d'artérioles qui battent dans leur intérieur. Les polypes utérofolliculaires sont constitués par une tumeur ordinairement lisse, parcourue de vaisseaux nombreux, ils naissent sur le col. Ces dernières tumeurs quelquefois se perforent à leur centre, laissent écouler du sang et renferment une cavité. On a pu les prendre pour l'utérus, mais on a évité l'erreur par le toucher rectal qui a fait sentir l'utérus à sa place, et par le cathétérisme utérin, qui ne peut permettre d'entrer dans la cavité du polype, aussi loin que dans un utérus.

On reconnaît les polypes muqueux à ce qu'ils causent des douleurs, des hémorrhagies, à ce que le stylet introduit dans le col ne peut en faire le tour, arrêté qu'il est par le pédicule du polype.

Les polypes muqueux, moins que les polypes fibreux, causent l'épuisement par les hémorrhagies, parce que le polype, arrivé plus vite à l'extérieur, peut être opéré de bonne heure.

Thérapeutique. — La meilleure opération dans un cas de polype muqueux est l'arrachement, en tordant le pédicule, et mieux la ligature du pédicule avec un porte-fil ordinaire et ensuite l'excision ; ou bien on saisira le polype

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avec une pince à griffes et l'on excisera son pédicule avec des ciseaux courbes.

On peut faire tomber la tumeur par la ligature avec le serre-nœud à vis, le serre-nœud de Roderick ou le serrenœud avec le fil de fer, mais il n'y a pas avantage à substituer ces procédés à l'excision suivie de cautérisation ou l'arrachement.

S'il y a hémorrhagie, on tamponnera avec un bourdonnet de charpie sèche ou un bourdonnct de charpie imbibée de perchlorure de fer. On aura recours à la cautérisation au fer rouge, si ce moyen échoue.

II. Polypes fibreux [My ornes, fibromes pédicules). — Lorsqu'un corps fibreux, développé dans l'utérus, fait saillie dans la cavité utérine, il se pédiculise, la muqueuse qui le recouvre s'épaissit, l'utérus se distend, le col s'entrouve, et l'on voit sortir de l'utérus une tumeur pédiculée.

Ces cas sont les plus favorables, mais cette évolution des corps fibreux de l'utérus demande longtemps pour s'accomplir. V. Utérus, Corps fibreux.

Fig. 573. — Polype fibreux de l'utérus, développé sur l'insertion placentaire. (Virchow.)

On reconnaît un polype fibreux aux symptômes antérieurs de corps fibreux de l'utérus (V. ce mot), à une augmentation de volume de l'utérus, constatée par le touclier rectal et le palper abdominal et par le cathétérisme utérin (Huguier), enfin plus lard à une tumeur globuleuse faisant saillie dans le col utérin entr'ouvert. V. Utérus {Exploration de V).

On ne confondra pas un corps fibreux de l'utérus descendu et formant polype avec un renversement de l'utérus, parce que dans le renversement de l'uténis le toucher rectal donne la sensation d'un vide à la place de l'utérus, puis lorsque le polype est sorti de l'utérus on sent une rainure autour de la partie du polype engagé dans le col où l'on peut introduire le stylet ou la sonde utérine.

Un polype utéro-foUiculaire ordinairement inséré sur le col ne permet pas de promener le stylet dans tous les sens autour du pédicule du polype.

Les polypes fibreux de l'utérus peuvent être éliminés seuls, par rupture du pédicule.

Les polypes existant pendant la grossesse prêtent à des remarques spéciales. V. Dystocie par tumeur du col.

On a vu des polypes fibreux qui étaient constitués par une masse végétant sur la place de l'insertion placentaire consécutive à une grossesse.

Fig. 574. — Serre-nœud à bunle Fig. 575. — Pince à grilïes pour (le Roderick. polypes de l'utérus.

Thérapeutique. — L'arrachement des polypes utérins, la ligature et l'excision, sont les seuls procédés consacrés pour les polypes visibles.

Avant d'opérer un polype, on administre le seigle ergoté, à la dose de 2 grammes en quatre paquets, ou l'ergotine, à la dose de h grammes en quatre fois, contre les hémorrhagies. Ce médicament aide aussi k l'expulsion du polype hors de l'utérus, mais il ne faut le donner que quand le polype commence à sortir du col.

Si le pédicule de la tumeur est difficile à sentir, il est peut-être bon d'attendre.

Dans le cas où l'on serait dans la nécessité d'opérer, à cause des hémorrhagies, on pratiquerait, après dilatation du col avec l'éponge préparée, l'arrachement combiné avec la torsion du pédicule. V. Corps fibreux.

Dès qu'il y a un pédicule évident, on peut appliquer l'excision, si l'on ne sent pas une ou plusieurs artères battre dans le pédicule ; l'écrasement linéaire, si l'on redoute des hémorrhagies*

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Toutes les fois qu'une malade a des coliques el des malaises, on ne doit pas opérer, car, dans ces cas, une péritonite peut survenir, quelle que soit l'habilété avec laquelle ait été faite l'opération. Il faut surtout avoir eu vue cette complication lorsqu'on fait la dilatation préliminaire du col utérin, et ne jamais la pratiquer à une époque voisine des règles.

Pour faire V arrachement, on saisit le polype avec une pince à deux ou trois griffes par mors, on tourne la pince sur son axe plusieurs fois, en tirant avec une force modérée (Levret, Herbiniaux). On applique le spéculum s'il est possible, ou bien on guide la pince par le doigt placé dans le vagin.

Pour faire la liyatiire, on passe la chaîne d'un écraseur recourbé en arrière du polype, on serre, et la section doit être faite en dix ou quinze minutes. Lorsque le polype remonte, lorsque le pédicule est serré dans le col, on peut se servir du serre-nœud à fil métallique.

Lorsqu'on laisse une ligature de fil sur un polype, il se gangrène et laisse suinter des liquides infects ou bien il se flétrit et tombe en peu de jours.

La ligature extemporanée avec l'écraseur vaut mieux • que la ligature simple.

Pour faire V excision (Lapeyronie), on se sert d'une pince à griffes qui saisit le polype, l'attire au dehors, et l'y maintient ; puis le chirurgien, ayant confié la pince à un aide, et après avoir débridé le col au besoin [V. Utérus (Débridement de V]], place les doigts sur le pédicule et guide le tranchant des ciseaux courbes ; il excise à petits coups le pédicule du polype, tout en mesurant pour ainsi dire, avec les doigts, les progrès de la section.

iAprès les ablations de polype, les malades feront deux fois par jour des injections émollientes ou avec l'eau de morelle tiède ou dégourdie. De larges cataplasmes seront appliqués sur le ventre.

Les accidents des extractions de polypes sont les hémorrhagies , surtout après l'excision. On les combattra par le tamponnement (Dupuylren), l'ergot de seigle ou l'ergotine (V. plus haut). Au besoin, on placera dans le col un tampon imbibé de perchlorure de fer, mais cet hémostatique peut causer des métrites et des métropéritonites.

Une péritonite peut se montrer après l'extraction d'un polype, sans qu'il y ait eu d'autres accidents ; on la traitera par les moyens appropriés.

Polypes du vagin. Les polypes du vagin sont des hypertrophies pédiculées des papilles ou des glandes de la muqueuse vaginale. Ces lésions sont rares, elles se montrent sur le bulbe et sur les colonnes du vagin.

On les reconnaît à une tumeur indolente, lisse ou irrégulière, non fluctuante, ce qui les distingue des kystes pédiculés du vagin. On ne la confondra pas avec une hernie vaginale, qui est réductible, ni avec un kyste des grandes lèvres, qui n'est point pédicule.

Thérapeutique. — On excisera le pédicule des polypes avec les ciseaux courbes, ou, si le polype paraît très-vasculaire, à l'aide de l'écraseur linéaire, et, à son défaut, on excisera, après avoir placé une ligature sur le pédicule du polype, au ras de la muqueuse du vagin.

P©S."ïPO»E. Espèce de fougère dont la racine âcre et sucrée se donne en décoction (5 à 10 grammes par litre d'eau) dans la bronchite chronique E]-

POLYSARCIE. Développement considérable du tissu adipeux formant une monstruosité. V. Obésité.

POLYCRIE OU DIABÈTE "SWS. SUCRÉ. D'abon-

dantes émissions d'urine aqueuse, de composition à peu près normale, en rapport avec une soif excessive, constituent la polyurie, ce qu'on nomme pohjdypsie ou diabète non sucré. V. Polydypsie.

Les polyuriques ont un si grand besoin de boire ([ue si on leur cache les boissons, ils s'en procurent par toutes les ruses possibles, et boivent tous les liquides qu'ils peuvent se procurer. V. Polydypsie.

Les gens qui urinent très-abondamment et qui rendent par jour 5 à 15 litres de liquide à peine coloré, neutre ou légèrement acide, d'une densité de 1001 à 1006, et renfermant à peine d'urée ou de matières salines, ont la polyurie.

Les polyuriques urinent plus qu'ils ne boivent, et ils ont une soif incessante qui les porte à boire les eaux les plus sales, y compris leur urine et l'eau des ruisseaux, si on leur enlève toutes les autres boissons.

Dans la polyurie la peau est sèche, terreuse, le corps amaigri, et il se produit un état de marasme qui entraîne la dyspepsie ou une tuberculose pulmonaire mortelles.

La polyurie complique souvent le diabète, et alors les urines toujours très-abondantes renferment une notable proportion de sucre.

La polyurie est toujours accompagnée de polydypsie, soit parce que l'abondance du flux urinaire enlevant une partie des liquides du sang provoque les besoins d'une restitution, soit parce que la polydypsie étant la maladie primitive, l'abondance des boissons ingérées détermine celle de l'écoulement des urines.

Thérapeutique. — Dans la polyurie , il faut prescrire l'usage d'un régime fortement animalisé, — les toniques, les ferrugineux, — les astringents, — les antispasmodiques, la valériane à haute dose, — l'opium à 5, 10 et jusqu'à 25 centigrammes par jour (Lacombe), — -le nitrate de potasse fondu, à la dose de h grammes par jour ; — les bains de vapeur, — les bains froids, etc.

POMMADES. Les pommades sont des préparations d'axonge dans laquelle on incorpore une substance médi-' camenteuse qu'on veut mettre sur la peau ou sur des plaies. V. Onguent.

Pommade d'acétate de morphine ou calmante.

Acétate de morphine 3 décigrammes.

AxoDge 8 grammes.

En frictions dans les douleurs [T]. (.fourdan.)

Pommade d'aconit.

Extrait d'aconit i grammes.

Axoi.gc 30 id.

Ramolhssez l'extrait avec quelques gouttes d'eau, et ajoutez l'axonge [+]. (Taddei.)

Préparez de la même manière les pjommadcs de belladone, de ciguë, de digitale, de jusquiame, de morelle, de stramoine. (Dorvault.)

Pommade d'aconitine.

Aconitiue 13 ceiitigramnles.

Alcool 0 gouttes.

Broyez l'aconitine avec l'alcool, et ajoutez l'axonge En frictions dans le tic douloureux et les névralgies 1+1.

(Turnbull.)

Pommade alcaline.

CarboDate de soude 10 grammes.

AxoDge iO id.

Dans le prurigo et le lichen [±]. (Biett.)

1128 POMM

Pommade alcaline composée.

Cai'bonate de potasse 10 gi'amjiii'S.

Chaux éteinte 5 id.

Extrait d'opium 5 décignuiimcs.

Axonge 80 grammes.

Dans le prurigo [+]• En supprimant l'opium, on a la

pommade de carbonate de potasse et de chaux ou alcaline de Uevergie, employée dans l'iclilhyose. (Biett.)

Pommade d'aloès.

Alués 8 grammes.

Axonge 30 id.

En frictions comme vermifuge (Soubeiran.)

Pommade contre l'alopécie.

Suc de citrons. i grammes.

Extrait de quina 8 id.

Teinture de cantbarides 4 id.

Huile volatile de cédrat 13 Jécigrammes.

Huile volatile de bergamote r> id. '

Moelle de bœuf 60 id.

En onctions sur la tête préalablement lavée à l'eau de savon [+]. (Schneider.)

Pommade contre l'alopécie.

Ueurre de cacao iO grammes.

Huile d'olive 20 id.

Taunin 8 décigrammes.

Quinine 4 id.

Alcoolat aromatique 8 grammes.

Onctions matin et soir, contre la chute des cheveux RI.

(Stéege.)

Pommade d'amandes amères.

Essence d'amandes amères ) r

„ 1 > aa 5 grammes.

Beurre de cacao j ^

M. S. a. Une friction douce d'heure en heure sur le front et les tempes, avec gros comme un pois. Dans les douleurs névralgiques, dans le glaucome et dans l'iritis El.

Pommade contre l'amaurose de Sichel.

strychnine 5 centigrammes.

Pommade au garou. . . . . . . . . . . . | j^eigrammes.

3 à 4 décigrammes pour panser les vésicatoires appliqués sur le front dans le traitement de l'amaurose torpide El- (Foy.)

Pommade ammoniacale .

Dans un ilacon à large tubulure, bouché à l'émeri, on fait fondre du suif et de l'axonge, 30 grammes de chaque, puis on ajoute 60 grammes d'ammoniaque liquide à 25°, en agitant le vase. On laisse refroidir et on l'emploie pour faire des vésicatoires instantanés, saupoudrés de 1 ou 2 centigrammes de sulfate de morphine {±]. C'est la pommade de Gondret.

Pommade d'anthrakokali.

Anthrakokali 1 gramme.

Axonge 30 id.

Dans l'eczéma, dans le lichen et dans l'impétigo [+]• Pommade antidartreusc.

Précipité blauc 2 grammes.

Cold-cream 30 id.

Dans le lichen et l'eczéma [+]• (Corbel-Lagneau, )

Pommade antihémorrhoidale .

Populcuni 50 grammcî.

Acétate de plomb liquide j g .,

Laudanum de Sydenham ^ .

Résolutif efficace f+l.

POMM-

Pommade antihémorrhoidale.

Ijalle pulvérisé 8 grammes.

Camphre 4 id.

Teinture d'opinin M id.

Cire 30 id.

Etendre sur les hémorrho'ides [+]. ("Ware.)

Pommade antihémorrhoidale.

Huiles d'amandes 150 grammes.

Cire blanche 20 id.

Axonge ï ,„„ . ,

Suc Je joubarbe } "'^ "'•

Hémorrho'ides et irritations cutanées [+]• (Boyer.)

Pommade antihémorrhoidale.

Extrait de feuilles de sureau i grammes.

Onguent populéum 15 id.

Alun calciné 2 id.

En onctions avec gros comme une noisette, quatre fois par jour, contre les hémorrho'ides fluentes [+1.

(Valiez.)

Pommade antihémorrhoidale à la chaux.

(Pommade de chaux opiacée,)

pommade aux concombres 15 grammes.

Chaux éteinte ) ^ ^ . ,

Laudanum de Sydenham /" " ' '

Cette pommade est une des plus efficaces que l'on puisse employer □. (Guibert.)

Pommade antihémorrhoidale au liège.

Acétate de pl^pib 8 décigrammes.

Liège brûlé 75 grammes.

Beurre 60 id,

(Bories.)

Pommade antiherpétique .

(Pommade antidartreuse.)

Turbith minéral 1 gramme.

Soufre 2 id.

A.xonge 15 id.

En frictions [+]. (Biett.)

Pommade aatiherpétique .

Turbith minéral 1 ,y ,jn,u,es.

I^audannm J

Soufre. 5 id.

Axonge 80 id.

Pour frictions [+]. (CuUerier,) Pommade antiherpétique .

Nitrate de mercure 20 grammes.

Axonge -. . 80 id.

Huile rosat 10 id.

Pour frictions [+]. (Dupuytren.)

Pommade antiherpétique.

Cérat soufré 30 grammes.

Turbith minéral 1 id.

Goudron 4 id.

Éruptions sèches de la peau [T], (Ricord.)

Pommade untinévrahjique.

Extrait de belladone 12 grammes.

Opium 2 id.

Axonge 12 id.

Aromatisez à volonté.

Gros comme un haricot en frictions' sur la partie alTecIcc trois fois par jour (+]• (Debreyne.)

POMM

Pommade anlinévralgique.

Huile volatile d'amandes amères Beurre de cacao. . . .' .

Une friction douce avec le volume d'un pois sur le front et les tempes, contre les névralgies symptomatiques qu'on observe dans certaines affections oculaires, notamment dans l'iritis [+].

Pommade antipériodique.

SuUate de quinine. .

Sous-carbonate de fer Opium pur

o i;i'ainmes.

6 décigramnies.

15 centigrammes, 80 arammes.

En applications sur la région vertébrale. I I.

(Spinelli.)

Pommade antiprurigineuse.

Ahm.

Camphre.

i gramme.

75 centigrammes.

Axonge 30 grammes.

Pour frictions \±\. (Gilbert.)

Pommade antipsorique, (Pommade soufrée composée.)

Axonge 500 grammes.

Soufre lavé 250 id.

Sel ammoniac I

Alun }

Mêlez avec soin [+]• {Codex.) La pommade antipsorique de Pringle en diffère par l'absence de l'alun.

Pommade antipsorique.

Soufre

Sulfate de zinc.

Axonge ....

i gianiine.

4 id.

Des formulaires y ajoutent de l'huile de laurier □. Pommade antipsorique.

(Pommade sulfuro-alcaline.)

Kleur de soufre. . . , Carbonate de potasse.

Axonge

20 grammes.

10 id.

30 id.

Dissolvez le sel à l'aide d'un peu d'eau. (Soubeiran.) Cette préparation est très-efficace et très-employée contre la gale .

Pommade antipsorique.

Soufre sublimé. . .

Poudre à tirer line.

Jaune d'œuf. . . .

Huile d'olive, . . .

8 grammes.

En frictions générales contre la gale. Elle guérit en trois jours □. (Rajard.)

Pommade antipsorique.

Baies de laurier pulvérisées . .

Baies de genièvre pulvérisées ,

Fleur de soufre

Beurre salé

aa 48 grammes.

id.

id.

En frictions vigoureuses sur tout le corps et sur tous les points galeux. Cette dose est pour trois jours, au bout desquels la guérison doit être obtenue. On prend en outre à l'intérieur, pendant le traitement, chaque jour, une cuillerée à café de baies de genièvre pulvérisées, délayée dans de l'eau-de-vie.

(Mitau.)

Pommade antipsorique anglaise.

(Urgentum siilfuris compositum.)

If leur de soufre 180 grammes.

Ellébore blanc GO id.

Savon noir 180 id.

Nitre 4 id.

Axonge 540 id.

Essence de bergamotle 30 gouttes.

POMM 1129 Pommade antirhumatismale.

Savon médicinal 400 grammes.

Eau distillée 1000 id.

Camphre 48 id.

Faites fondre au bain-marie le savon dans l'eau et ajoutez le camphre en poudre. En frictions dans le rhumatisme O. (Chapoteau, Goulard.)

Pommade aromatique.

Moelle de bœuf.. . .

Teinture aromatique.

30 grammes.

4 id.

En frictions contre la. teigne décalvunte., après avoir lavé les plaques avec de l'eau salée (Cazenave.)

Pommade d\irséniate de soude.

Arséniate de soude.

Axonge

Dans les affections cancéreuses □.

Pommade arsenicale.

4 grammes.

60' id.

Axonge 100 grammes.

Arsenic blanc 10 centigranimes.

Pommade ou onguent arsenical.

Acide arsénieux.

Axonge

4 grammes.

30 id.

Pommade astringente.

(Pommade virginale, pommade de la comtesse, pommade de noix de galle composée, onguent astringent de Fernel).

Noix de galle A

Noix de cyprès 1

Écorce de grenade j- aa 30 grammes.

Sumac y

Mastic

Onguent rosat 590 id.

Contre les hernies des enfants et le relâchement de certains organes. On lui donne quelquefois le nom de cérat labial. FR.

Pommade d'atropine.

Atropine.

Axonge.

25 centigrammes.

5 grammes.

Matin et soir on introduit gros comme une tête d'épingle de cette pommade entre les paupières pour détruire les adhérences cristalloïdiennes f+l.

(Bouchardal.)

Pommade d' Autenricth avec Vémétique.

Axonge. .

lùnétique.

30 grammes.

5 id.

Cette pommade, en frictions matin et soir, fait venir des pustules dont l'action révulsive est très-utile. On cesse les frictions dès que les pustules sont assez volumineuses FH.

Pommade à Vazotate d'argent.

(Numéro 1 .)

Nitrate d'argent.,

.\xonge

Nitrate de potas

(Numéro 2.) (Numéro 3.)

Axonge

Nitrate d'argent.

30 grammes, 4 id.

30 grammes.

8 id.

30 grammes.

12 id.

En onctions contre l'érysipèle, les artlirites, les hydarthroses, les tumeurs blanches, les phlegmons f+1.

(Jobert.)

1130 POiMM

Pommade azotique.

Pommade nitrique, pommade ou graisse oxygénée d'Alyon.

Acide azotique à 32' 60 id.

Faites liquéfier l'axonge dans un vase de terre ; ajoutez l'acide et continuez à chauffer en remuant continuellement avec une baguette de verre jusqu'à ce qu'il commence à se dégager des bulles de gaz nitreux ; retirez du feu, et lorsque la pommade sera à moitié refroidie, coulez-la dans des moules de papier [+1. {Codex.)

Dartres, gale. Elle tombe dans l'oubli.

Pommade à la belladone.

Extrait de belladone 5 grammes.

Axonge balsamique W id.

Mêlez. Dans les maladies spasmodiques [+]. Pommade de borax.

(Pommade antiherpétique de Lassaigne.)

Borax eflleuri 1 gramme.

Axonge 8 id.

Dartres furfuracées [+]. (Jourdan.) Potnmade bromurée.

Bromure do potassium 2 grammes.

Axonge 30 id.

Dans les engorgements glandulaires \±\. (Magendie.)

Pommade de bromure bromure.

Bromure de potassium 12 décigrammes.

^ Brome liquide 6 id.

Axonge 30 grammes.

Pour frictions [+]. (Magendie.)

Pommade de bourgeons de peuplier simple.

Bourgeons secs de peuplier i gramme,

Axonge i id.

Faites digérer au bain-marie et exprimez I I.

Pommade calmante.

Poudre de ciguë 4 grumiiies.

Axonge 30 id.

Dans les scrofules, le mal de Pott (Foy-) Pommade de ealomélas.

(Pommade au mercure doux.)

Calomel 3 grammes,

Axonge 30 id.

La formule des hôpitaux de Paris prescrit :

Calomel 1 gramme.

Axonge 30 id.

En remplaçant l'axonge par du cérat de Galien, on a le cérat au calomel [Tj.

Pommade de calomélas camphrée.

Calomel 2 grammes.

Camphre 3 décigrammes.

Axonge i 30 grammes.

Contre l'herpès du visage [+]• (Gazenave.)

Pommade contre la calvitie.

Moelle de bœuf. . . . , 250 grammes.

Acétate de plomb A id.

Baume du Pérou 8 id.

Alcool à 21*. . . ; 30 id.

Teinture de cantharidesj 12 décigrammes.

Teinture de girofle )

Teinture de cannelle ] centigrammes.

POMM

Guibert indique :

Moelle de bœuf ) „.

Baume nerval j ^0 grammes.

Huile l'osat 4 id.

Extrait alcalin de cantUarides 4 décigrammes

Cette formule nous paraît préférable.

On enduit tous les soirs le cuir chevelu avec gro comme une noisette de cette pommade \±\. (Dupuytren.

Pommade camphrée.

Axonge 100 grammes.

Poudre de caniplire 30 id.

Faites fondre au bain-marie.

Remuez jusqu'à ce que la poudre de camphre soit dis soute, alors laissez refroidir. Contre les excoriations, le; plaies, les douleurs [+1. (Raspaii.)

Pommade de cantharidine.

Cautliaridine 5 centigrammes.

Pour frictions □. (Soubeirau.)

Pommade de carbonate de plomb.

(Rlanc rhazis ou raisin, onguent blanc de Rhazês, de céruse ou de Tornamira.)

Carbonate de plomb 4 grammes.

Axonge 20 id.

Cette pommade rancissant très-vite ne doit être prépa rée qu'au moment du besoin (Dorvault.)

Pommade caustique.

Axonge. g grammes.

Sabine pulvérisée \

Alun [iia 1 id.

Calomel i

Pour détruire les végétations I I.

(Raumes, Rouchardat.) Pommade pour faire croître les cheveux.

Savon médicinal \

Cendres de cuir. I

Sel gemme I

Tartre rouïe ' oa

, , ° , > .la 30 grammes.

Poudre à poudrer ( °

Sulfate de fer l

Sel ammoniac ]

Coloquinte /

Cacbou • 8 id.

Faites une poudre fine et formez une pommade avec :

Axuuge q. s.

On enduit un bonnet de taffetas de cette composition que l'on met sur la tête [T|. (Roucheron.)

Pommade au chloroforme.

chloroforme 2 grammes.

Axonge 20 id.

Contre le prurit dartreux [±], etc.

(Gazenave, de Paris.)

Pommade au chloroforme et au cyanure de potassium.

chloroforme 12 grammes.

Axonge 60 id.

Cyanure de potassiuju 10 id.

Cire q. s.

Contre les douleurs névralgiques intenses

(Gazenave de Rordeaux.) Pommade de chloro-iodure de mercure.

Chloro-iodure de mercure 2 grammes.

Axonge 20 id.

Pour l'ésoudre les tumeurs du sein □.

f.J. Ph. Récamier.)

POMM

Pommade chloro-mercurique .

Bichloriu-e de mercure. 4 grammes.

Chlorhydrate d'ammoniaque B id.

Axonge 30 id.

Pour remplacer la pommade de Cirillo (Mialhe.)

Pommade chloro-plombique.

Acétate de plomb cristallisé. ....... "1 gramme.

Chlorure de sodium id-

Axonge 30 id.

Sur les ulcères indolents □. (Hœfer.) Pommade chloro-platinique.

Extrait de belladone 2 grammes.

Chlorure de platine 8 id.

Axonge 30 id.

Sur les plaies atoniques Q- (Mialhe.)

Pommade de chlorure d'argent.

Chlorure d'argent 2 décjigrammes.

Axonge 30 grammes.

Dans les engorgements scrofuleux El- (Sicard.)

Pommade au chlorure de chaux.

Soufre lavé 30 grammes.

Chlorure de chaux 40 id.

Axonge -120 id.

En frictions contre la gale m.

Pommade de chlorure d'or.

Muriate d'or (• décigranimos.

Axonge 30 grammes.

(Chrestien.)

Pommade de chlorure d'or et de sodium.

1 chlorure d'or et de sodium 1 gramme.

Axonge 30 id.

Dans les plaies syphilitiques (Niel, Soubeiran.)

Pommade de Cirillo .

Sublimé corrosif 2à4 grammes.

Vxonge 30 id.

Dissolvez le sel à l'aide d'un peu d'eau (Codex). 4 grammes en frictions sous la plante des pieds \±].

Pommade de citrate de quinine.

Citrate de quinine G décigrammes.

Axonge 4 grammes.

En frictions sous les aisselles contre les fièvres intermittentes [3-

Pommade citrine.

(Onguent citrin, onguent contre la gale.)

Mercure 30 grammes.

Acide azotique ù 32» 45 id.

Dissolvez à une douce chaleur et versez dans un mélange fondu et à moitié refroidi de :

Axonge \ aa 250 grammes.

Huile d'olive )

Agitez pour avoir un mélange intime, et, lorsque la pommade commence à se solidifier, coulez-la dans des moules de papier {Codex). Avant l'entier refroidissement, on divise la masse en petits carrés.

Employée en frictions contre les dartres et surtout la gale [+]. A trop forte dose, elle occasionne la salivation. On doit la renouveler assez souvent. (Dorvault. )

Pommade de concombre.

Pour les usages de toilette.

Pommade créosotée.

Créosote 2 grammes.

Axonge. 30 id.

En frictions dans l' eczéma H. (Lond.)

POMM 1131

Pommade au cyanure d'argent.

Cyanure d'argent 6 décigrammes.

Axonge 30 grammes.

Pommade au cyanure de mercure.

Cyanure de mercure 75 centigrammes.

Dans les ulcérations syphilitiques. (Biett, Jourdan.)

Pommade au cyanure de zinc.

Cyanure de zinc 20 centigrammes.

Graisse ) c

r, j > aa 5 grammes.

Beui're de cacao j ^

F. s. a. Une friction tous les quarts d'heure sur le front, les paupières et les tempes, gros comme un haricot. Dans les névralgies \±].

Pommade de DesauU .

Axonge 30 grammes.

Précipité rouge 3 id.

Acétate de plomb \

Tutliie 5 an 3 id.

Alun calciné )

Sublimé 50 centigrammes.

Dans les ophthalmies [+]•

Pommade dessiccative.

Beurre de cacao ) „

1 aa 30 grammes.

Blanc de baleine ) ^

Cire jaune 15 id .

Acétate de plomb 8 id.

F. s. a. une pommade homogène. Dans les ulcérations dues à un décubitus prolongé. On l'applique en couches très-minces [+]• (Encyclopédie.)

Pommade de deutoiodure de mercure.

Biiodure de mercure 1 gramme.

Axonge 45 id.

Dans les ulcères vénériens (Soubeiran.)

Pommade au deutoxyde de mercure camphré.

Bioxydo de mercure 2 grammes.

Camphre 5 id.

Axonge 30 id.

Celle de Biett contient moins de camphre . Dans les sypliilides avec démangeaisons [3-

(Monod) .

Pommade ou onguent diurétique

Seille pulvérisée 2 grammes.

Onguent napolitain 5 id.

En frictions sur les lombes I I.

Pommade contre l'eczéma.

Turbitli nitreux 2 grammes.

Extrait d'opium 1 id.

A.xonge 40 id.

Dissolvez l'extrait dans quelques gouttes d'eau I I.

(Mialhe.)

Pommade d'ellébore noir.

Ellébore noir pulvérisé 8 grammes.

Axonge 30 id.

Dans les dartres invétérées □. (Soubeiran.) Pommade contre les engelures.

opium 10 grammes.

Camphre 5 iJ.

Carbonate d'ammoniaque dO id.

Acétate de ]domb 20 id.

Axonge . 120 id.

Sur les doigts malades \±], (Knœrlzer.)

1132 POMM

Pommade contre les engelures.

Axonge 30 grammes.

Créosote ) ...

Sous-acétate do j.lomb licjuije gou"eb.

Extrait tiR'baique 10 centigrammes.

F. s. a. une pommade [+]•

Pommade épis^xitiquc et vésicante.

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