PYRO
plion de quelques-uns des ('■lémenls du pus par une plaie des parties molles, par une plaie des veines ou des lymphatiques, par l'ulcération de la muqueuse intestinale dans la lièvre typhoïde, delà muqueuse aérienne dans le croup et l'angine couenneuse, de la cavité utérine après l'accouchement, etc.
Pour occasionner la pyohémie le pus qui entre dans le sang provient d'endocardite, de phlébite ou de lymphite des gros vaisseaux et des capillaires; d'absorption en dehors des veines et des lymphatiques non malades, et alors il n'y pénètre que des granules purulents, enfin d'une communication accidentellement établie entre un foyer purulent et une veine.
Pour quelques personnes, la pyohémie ne résulte pas de la résorption du pus, elle dépend de la migration de caillots fibrineux, capillaires et microscopiques formés dans des plaies et remontant au poumon ou ailleurs pour faire des infarctus emboliques dont le ramollissement forme l'abcès métastatique (Virchow) V. Embolie.
11 est impossible de douter que la présence des élémenis du pus dans le sang ne soit la cause immédiate des accidents morbides attribués à la pyohémie, car l'injection de sérum purulent, et de pus ou de granules fibrineux, dans les veines des animaux produit dos phénomènes semblables à ceux qu'on observe chez l'homme, y compris les abcès métastaliques.
La pyohémie aiguë parcourt rapidement ses périodes et débute presque toujours violemment par un accès de fièvre avec frisson plus ou moins intense, suivi d'abattement d'un ou de plusieurs autres accès de fièvre de même nature avec un étal adynamique au milieu duquel arrive la mort. C'est ainsi que se révèlerinfcu-lion purulente des opérés et des femmes en couches. Ailleurs le début par frisson est moins caractérisé, mais avec la pyohémie se montrent toujours une fièvre rémittente, la prostration, le délire et une adynamie mortelle.
La pyohémie est souvent accompagnée d'ictère, quand il se forme des abcès métastaliques au milieu du foie.
On voit quelquefois survenir des douleurs articulaires chez les individus atteints de pyohémie, quand il se fait une métastase purulente dans les articulations.
Les urines sont presque toujours albumineuses dans la fièvre purulente des opérés (Darcet), des femmes en couches atteintes de pyéniie, et dans le croup avec infection diphthéritique (Bouchut).
Dans la pyohémie le pus circule avec le sang et occasionne des phlegmasies séreuses ouviscérales, rapidemcut suivies de suppuration et des abcès métastatiques, avec ou sans phlegmasie environnante au sein des poumons, du foie, de la rate, du cerveau, du cœur, des reins, des muscles, du tissu cellulaire, etc.
Le pus qui circule avec le sang ne se dépose pas en nature dans les parties où se trouvent l'abcès métastatique et la collection purulente ; il n'y arrive que comme un ferment capable de s'y reproduire au centuple, et c'est ainsi qu'une petite quantité de pus absorbé reproduit les masses de pus qu'on observe chez ceux qui meurent d'infection purulente ou de pyohémie. V. Infection purulente.
Les abcès multiples observés dans les viscères de sujets atteints de pyohémie sont le résultat de la métastase du pus formé sur un autre point de l'organisme.
La pyohémie aiguë des grandes opérations est toujours mortelle.
Quand on voit le frisson s'emparer des malades vingtquatre ou quarante-huit heures après l'accouchement ou une amputation, on peut les considérer comme frappés à mort.
Pijohémie chtonique. — La pohyémie chronique est beaucoup moins grave, dure quelques mois et permet aux malades de survivre, si la lésion qui cause la sécrétion et la résorption du pus n'est pas elle-même très-grave.
Ce n'est que par exception qu'on guérit d'une pyohémie a uë.
La pyohémie chronique résulte de l'absorption des granules et des éléments liquides du pusàla suite des grandes suppurations de la brûlure, dans les abcès par congestions, les tumeurs blanches, les abcès du bassin, les cavernes tuberculeuses pulmonaires.
La pyohémie chronique, caractérisée par la pâleur et l'amaigrissement des malades, s'annonce par une fièvre lente, continue, entremêlée d'accès quotidiens et de sueurs nocturnes avec ou sans diarrhée colliquative.
Thérapeutique. — Prévenir la pyohémie en évitant l'encombrement des salles de blessés, en opérant les malades à la campagne, en nourrissant de bonne heure les opérés. Au premier frisson ;
Sulfate (Je quinine 2 grammes.
Eau (le Rabel l iii.
Eau 120 id.
Par cuillerée à bouche toutes les heu-res.
Alcoolature d'aconit, 2 kU grammesO; — café noirt^n tisane ; — vin de quinquina, et un peu de nourriture. — On a conseillé les saignées locales et générales [3; les mercuriaux en frictions ; le calomel à l'intérieur Q.
Dans la pyohémie chronique, ne pas laisser séjourner le fins; injections de teinture d'iode dans les foyers, à parties égales avec l'iodurede potassium.
Solution ^saturée a loclure de potassiuui. j
Injections de chlorure d'oxyde de sodium (liqueur Labarraque). Boissons amères, toniques; — vin de quinquina; — arséniale desoudCj'S à 15 milligrammes; grande propreté autour des malades; air de la campagne, etc. V. Infection purulente et putride.
PYORRHÉE ALVÉOLO- DENTAIRE. V. DenTS
{Maladies des).
P1RÈTIII8E. Plante de la famille des synanthérées, dont la racine pulvérisée sert de sternutatoire [Tj, de sialalogue \±\. On s'en sert également en décoction pour préparer les eaux dentifrices. Ses feuilles et ses racines pulvérisées constituent la poudre du Caucase et toutes les poudres insecticides employées pour la destruction des puces et des punaises \ + + \.
PÏ8ÎSIOKT (Allemagne). Eaux minérales ferrugineuses froides. A prendre en boisson, deux à quati'e verres par jour.
PYROLE, Plante de la famille des pyrolacées, dont les feuilles en décoction (10 gram. par litre d'eau) sont employées contre la leucorrhée □, contre la scrofule □ et contre les spasmes □
PYROSIS. La sensation brûlante de l'œsophage qui accompagne une variété de dyspepsie constitue lapyrosis.
PYUL
QUIN
La pyrosis s'accompagne toujours de gastralgie, deflatuosités, de salivation et de malaises plus ou moins considérables. V. Dyspepsie.
Thérapeutique. — La diète végétale et lactée, les boissons mucilagineuses et alcalines ; les préparations de quinquina et les préparations ferrugineuses suffisent en général pour guérir la pyrosis.