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dents généraux, la guérison spontanée peut avoir lieu par gangrène d'une portion étendue de la peau, comprenant la partie où a siégé la pustule maligne.

Les accidents généraux de la pustule maligne arrivent surtout chez les individus déjà mal disposés.

On ne confondra pas la pustule maligne avec certaines piqûres de mouches suivies d'inflammation. Dans celles-ci il y a une vésicule remplie de sérosité sanguine, qui reste stationnaire pendant deux ou trois jours.

Lorsque la pustule date de trois jours on peut la confondre avec un furoncle ou un anthrax ; mais en piquant avec une épingle le point central de la tumeur, on obtient des résultats différents dans les deux cas : s'il y a anthrax il sort du pus, s'il y a pustule maligne il ne sort que de la sérosité (Raimbert).

Les piqûres d'os chez les bouchers (V. Plaies) déterminent un œdème dur de tout un membre ; l'œdème de la pustule maligne est limité et recouvert de vésicules.

L'acné l'herpès, ne s'accompagnent pas d'induration du derme.

La gangrène de la face et de la vulve produite par inflammation ne saurait être confondue avec la pustule maligne, car elle suit les fièvres graves^ elle ne se recouvre pas de petites vésicules. V. Rougeole.

Toutes les complications des plaies avec perte de substance et des plaies simples peuvent compliquer la pustule maligne.

Une plaque gangreneuse avec vésicules multiples sur un point (Je la peau, habituellement à découvert chez des individus qui s'approchent des bestiaux et des chevaux, surtout dans un pays où l'on observe des pustules malignes, doit toujours faire soupçonner une pustule maligne.

Thérapeutique. — L'expérience a démontré que les cautérisations étaient le meilleur traitement de la pustule maligne.

On fera des incisions multiples et l'on cautérisera au fer rouge, et mieux avec la potasse caustique (Rourgeois, d'Etampes), et mieux encore avec le chlorure d'antimoine ou le sublimé corrosif (pratique de la Rauce).

Pour cautériser d'emblée avec la potasse, on se sert de potasse à l'alcool, on en place sur le pourtour de l'eschare et l'on en laisse dans le fond de la plaie gros comme une tète d'épingle, si l'on craint de n'avoir pas assez cautérisé. Pour cautériser avec le chlorure d'antimoine, ou mieux le sublimé corrosif, on incise crucialenient la pustule maligne, on excise les lambeaux triangulaires et l'on place 1 à 2 grammes de sel d'antimoine ou de sublimé concassé dans la plaie. Au bout de vingt-quatre heures, on examine: s'il y a eu des douleurs vives, s'il s'estformé des vésicules remplies de pus, la maladie est arrêtée. Si la plaie est restée telle qu'elle était la veille, la cautérisation a été insuffisante : il faut en faire une nouvelle, toujours dans le lieu primitif de la pustule maligne.

Quand la pustule maligne a été arrêtée dans sa marche, on panse avec l'eau de sureau, l'eau de feuilles de noyer (Raphaël), l'eau et l'eau-de-vie camphrée placées sur la plaie au moyen de charpie ou de compresses, et l'on recouvre le tout d'un cataplasme. Plus tard, on applique le pansement simple et le pansement avec l'onguent de la mère.

Extirper la pustule maligne et cautériser ensuite au fer rouge (Maret, Mauvezin) est une bonne opération en principe, mais qui ne doit être appliquée qu'au début de la

pustule, pour les régions où il n'y a pas à craindre de difformité, après une destruction assez étendue du tégument.

Le traitement général par les émissions sanguines (Régnier, 1836) n'est pas bon, à moins de phénomènes congestifs intenses. Les vomitifs, les éméto-catliartiques, le traitement général des infections, sont d'un meilleur emploi.

On prévient la pustule maligne en brûlant, avec leurs litières, leurs couvertures et leurs mangeoires, les animaux morts du charbon, et en lavant à la chaux la peau des animaux et les étables où ils ont vécu. Les individus qui, malgré tout ce qui leur est recommandé, voudraient utiliser les animaux m.orts du charbon, devront enduire leurs mains d'un corps gras avant de dépouiller les animaux et les laver après leur travail dans une solution de rhiorure de chaux.

II. i'Mdéme malin et charbonneux. — La pustule maligne des paupières, l'œdème malin, sont des variétés spéciales de gangrène causées par le virus charbonneux (Bourgeois, d'Étampes), qui ont toute la gravité de la pustule maligne des autres régions.

Les paupières sont le plus souvent atteintes de ce mal ; les deux paupières ou une seule se tuméfient, il y a œdème dur et les malades ne ressentent que des démangeaisons. En vingt-quatre heures les paupières forment deux bourrelets durs ; la conjonctive est boursouflée et ecchymosée, il y a des cuissons, la peau se couvre de bosselures, d'ecchymoses, de plaques gangréneuses et de phlyctènes. Au troisième jour les phénomènes généraux graves qui existent dans les cas de pustule maligne apparaissent et entraînent souvent la mort.

On observe des œdèmes m alins sur les parties latérale du cou.

On ne confondra pas cet œdème avec un érysipèle des la face, car celui-ci s'accompagne d'engorgements ganglionnaires, cause de la fièvre, et la peau est le siège de cuissons.

Les piqûres d'abeilles causent des œdèmes, mais on peut retrouver la trace des piqûres en badigeonnant les paupières avec de l'ammoniaque, la plaie de chaque piqûre devient noire (Girouard père, Raimbert). S'il y a du pus formé dès le troisième jour, on peut être sûr qu'il ne s'agit pas d'un œdème malin.

Quelque grave que soit l'œdème malin, il y a des guérisons spontanées par gangrène étendue. Un ectropion est la suite des œdèmes charbonneux des paupières.

Thérapeutique. — Même traitement que la pustule maligne.

PtiTRlOE. V. Infection.

PUXXICIIELLO (Corse). Eau sulfureuse froide. PTÉLITE. V. Rein {Inflammation du).

PïÉLO-NÉPHRITE. V. Rein {Inflammation du).

PYOHËMIE. Quand le pus ou les principaux éléments du pus se mêlent au sang, il en résulte une nosohémie caractérisée par des troubles fonctionnels graves connus sous le nom de pyohêmie et capables d'occasionner la mort.

Lapyohémie ai'gMè est presque toujours immédiatement mortelle dans un espace de temps qui varie de quelques heures à huit ou dix jours, mais il y aune pyohêmie chronique qui peut durer plusieurs mois et dont on peut guérir si sa cause occasionnelle vient à cesser.

Pyohêmie argué — La pyohêmie aiguë résulte de larésor-

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