‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 492 sur 612 · V. Résections soiis-périostiqucs · texte numérisé non relu

V. Résections soiis-périostiqucs

1° Résections sous-péiiostiques. — Les résections souspériostiques (Ollier) sont des résections pour lesquelles on incise le périoste et on le détache, soit en le disséquant, soit en incisant d'un seul coup jusqu'à l'os et en détachant le périoste avec les parties molles; ainsi, à la mâchoire, par exemple, quand on détache le périoste avec les gencives. On peut encore, pour les os propres du nez et pour les os de la mâchoire supérieure, couper les os à travers une incision- intéressant à la fois le tégument et le périoste ; on enlève l'os et on laisse le périoste attaché aux parties molles (Ollier). V. Ostéoplastie et Naso-ph.^rynciens [Polypes); Nez {Restauration du].

2° Évidement des os. — On évide les os atteints de carie, de nécrose, ou envahis par une tumeur cancéreuse, de la façon suivante : après avou mis l'os à nu, on creuse avec la gouge mise en mouvement par la main ou par le marteau, on énuclée les tumeurs s'il y a lieu, et l'on taille dans les parties saines de l'os, en conservant un pont osseux ou une gouttière osseuse A la suite de cette

opération, c'est non-seulement le périoste, mais encore l'os lui-môme qui fournit les éléments de la réparation osseuse. Pour les os des pieds, ce traitement est bon et vaut les résections partielles (Sédillol).

RÉSÉIïA. Plante de la famille des résédacées, dont la fleur, très-odorante, a jadis été employée en infusion comme préparation calmante

RÉSJKES. Sucs végétaux, inflammables, qui se concrètent sur l'écorce de quelques arbres ou que l'on extrait par incision et par d'autres moyens d'analyse.

Les résines sonisolides ou liquides et composées d'une essence et de matières végétales plus ou moins acides. Lesunes sont stimulantes, expectorantes et très-utiles dans les écoulements muqueux de la bronchite chronique ou de la blennorrhagie, telles sont : le copahu, le goudron, le baume de Tolu, le baume du Pérou, etc. ; les autres sont irritantes et purgatives, telles sont : la gomme-gutte, la scammonée, la résine de jalap, etc. ; enfin les dernières sont stimulantes de la peau qu'elles rubéfient, et à ce titre on les emploie comme moyen révulsif dans les bronchites et dans les rhumatismes, en emplâtres sur la poitrine ou sur les parties douloureuses.

Parmi les résines il y a la gomme animée, la gomme caragne, la gomme copal, la résine gomart, la résine tacamaque, la résine élémi, etc. ; mais, à l'exception de celte dernière qui est rarement employée en médecine, toutes les autres n'ont d'usage que pour la fabrication des vernis.

RÉ.^Oï.U'ffïFS. Médicaments destinés à favoriser la résolution des épanchemenls de sang, des épanchements de la sérosèle et des exsudats inflammatoires aigu* et chroniques.

Les résolutifs d'une inflammation aiguë, franche, externe ou interne, sont les émoUients, les sangsues, la saignée.

Les résolutifs des inflammations scrofuleuses sont les antiscrofuleux. V. Scrofule.

Les résolutifs des engorgements syphilitiques sont le mercure et l'iodure de potassium. V. Syphilis.

Le froid, l'hydrothérapie, l'électrisation, les astringents employés en topiques, sont des résolutifs.

Tout ce qui guérit en sollicitant l'action spontanée de la nature peut être considéré comme moyen résolutif, ce qui fait que cette médication est très -difficile k déterminer.

RÉSOÏ.11TION. C'est un mode de terminaison de l'inflammation {V. ce mot) dans lequel les exsudats inflammatoires plastiques se résorbent peu à peu en permettant aux organes de revenir à leur état naturel sans passer par la suppuration. Si l'inflammation est passée à l'état chronique, c'est l'absorption des matériaux qui forme l'engorgement.

Thérapeutique. — Les antiplilogistiques employés au début des phlegmasies aiguës sont le meilleiu- moyen d'obtenir la résolution.

Dans l'état inflammatoire chronique, la résolution s'obtient parle mercure et l'iodure de potassium, si l'engorgement est syphilitique (V. Syphilis); par les toniques, l'huile de foie de morue, le fer et l'arsenic,' si la maladie est scrofuleuse (V. Scrofule); par l'électrisation quelquefois et par les frictions, s'il s'agit d'une inflammation chronique .

nÉSORPTIo:^. En thérapeutique, la résorption exprime le fait de la disparition d'un épanchement de sang, du pus ou (le la sérosité dans le tissu cellulaire ou dans

RÉTE

RÉTE

une cavité séreuse. V. Inflammation, Ecchymose, Pus, Hydropisie.

En pathologie, c'est l'introduction dans le sang de pus ou de matières putrides. V. Pyohémie, Infection putride

Page 1