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ET PURULENTE

RÉTEIVTIOIV DU PLACENTA. V. DÉLIVRANCE (.le- ' ddents de ht) .

RËTETVTlOiV D'URIIVE. L'accumulation d'urine dans la vessie constitue la rétention d'urine. Elle s'observe dans les fièvres adynamiques et typhoïdes, dans la paralysie vésicale causée par une maladie du cerveau, et, dans certains cas, de myélite chronique : c'est alors le résultat d'un défaut de contraclilité du réservoir urinaire.

La rétention d'urine est un symptôme qui domine toute la pathologie des organes génitaux urinaires. Elle existe dans les cas de spasmes du col de la vessie, avec ou sans inflammation , qui oblitèrent momentanément les voies urinaires; dans les cas d'obstacles au cours de l'urine tenant à un corps étranger placé dans le col de la vessie ou dans l'urèthre. Les rétrécissements de l'urèthre, dus à des brides et valvules, ou des tumeurs extérieures à l'urèthre, comme les épanchements de sang, les enchondromes du bassin (V. Aine), les hypertrophies prostatiques; les tumeurs du col de la vessie formant soupape et fermant le col ; les imperforations de l'urèthre causent la rétention d'urine. V. Vessie [Spasme, Paralysie, Valvule de la), Urèthre, Rétrécissement, Prostate [Maladies de la), Cystite, Calculs vésicaux, Corps étrangers de l'urèthre.

Hors le cas de- paralysie vésicale, l'urine retenue dans la vessie s'y accumule et les parois de l'organe réagissent et se contractent énergiquement. Quelquefois l'obstacle est vaincu, l'urine s'écoule goutte àgoutte, et la vessie se vide peu à peu, par regorgement. Mais la rétention d'urine abandonnée à elle-même peut produire d autres accidents : la gangrène et la rupture de la vessie avec ses conséquences, l'infiltration d'urine si la vessie s'est rompue à la base, l'épanchement d'urine dans le ventre si la vessie et le péritoine ont été rompus à la fois.

Les complications naturelles de la rétention d'urine sont la distension des uretères et des bassinets.

Le type de la rétention d'urine est la rétention par spasme du col de la vessie. V. Vessie.

La rétention comporte deux degrés: le premier la dysurie, c'est-à-dire la difficulté de vider la vessie malgré de grands efforts : cet état existe surtout en même temps que les rétrécissements de l'urèthre (V. ce mol) ; le second degré est la rétention complète d'urine.

Les signes de la rétention d'urine sont une pesanteur au périnée, des envies d'uriner, des douleurs s'élendant sur le trajet des voies urinaires, depuis le gland jusqu'au rein ; des douleurs progressivement croissantes en intensité et occupant l'hypogaslre ; des nausées, des vomissements de matières glaireuses ou bilieuses, de lafièvreavec injection des yeux et de la face, des sueurs ayant l'odeur urineuse, et la distention de l'hypogastre par une tumeur dure, globuleuse, s'étendant parfois jusqu'à l'ombilic, présentant quelquefois une fluctuation évidente. On sent dans le rectum, chez l'homme, ou dans le vagin chez la femme, une tumeur qui est fluctuante ; la vessie distendue par l'urine est douloureuse au toucher. A mesure que l'urine s'accumule dans la vessie, les malades contractent avec énergie les muscles de l'abdomen et font des efforts'inouïs pour uriner. Il est même des malades quj

font de tels efforts qu'il se produit chez eux une chute du rectum ou des hernies.

Lorsque la rétention complète d'urine existe dans les cas de fièvre grave, la tuméfaction de l'abdomen, la fluctuation hypogastrique et la douleur à la pression sur l'hypogaslre annoncent la rétention d'urine; les phénomènes généraux habituels manquent.

C'est seulement dans les cas où il y a une altération des reins ou de la vessie et résorption de matières putrides et d'urine, qu'il y a des symptômes d'urémie (Cl. Bernard), tels que la diarrhée etlecoma.La rétention d'urine simple ne peut produire au plus que de l'absojiption urineuse. Un calme apparent après une agitation et des douleurs vives annonce le début d'une infection urémique. On ne confondra pas la suppression d'urine avec la rétention d'urine dans la vessie ; car, dans la première maladie, si l'on sonde le malade, on trouve la vessie vide.

Les rétentions d'urine trop fréquentes déterminent souvent des modifications dans la structure de la vessie ; en effet, la cystite chronique, les vessies à loges, sont quelquefois dues à des rétentions d'urine antérieures.

La rétention d'urine qui arrive à la suite d'un rétrécissement cause une inertie incomplète delà vessie, une sorte d'épuisement de la contraclilité de l'organe, et alors la vessie ne se vide que quand elle est très-remplie, et il y a un état désigné sous le nom de stagnation d'urine.

La rétention d'urine par paralysie de la vessie a un cachet à part. V. Vessie [Paralysie de la).

Le diagnostic de la rétention d'urine n'est un peu difficile que dans un seul cas, celui où il y a rétention dans une vessie raccornie(Civiale); dans ces conditions, il n'y a pas de tumeur elle diagnostic ne peut reposer que sur le fait de l'absence d'excrétion urinaire.

Les accidents primitifs des rétentions d'urine sont la rupture de la vessie, les infiltrations urineuses et rarement des accidents urémiques. Les accidents consécutifs sont une paralysie de la vessie, ou déformation de la vessie, des cystites et des néphrites.

Lorsque l'urine est retenue dans le rein, il y a des symptômes hydronéphriques ou colique néphrétique (V. ces mots), suivant que la rétention d'urine s'est établie lentement ou vite.

Thérapeutique. — On traitera les maladies qui causent la rétention d'urine dès que l'on sera parvenu à vider la vessie parle cathétérisme [V. Calculs, Urèthre [Rétrécissement de F), Prostate [Hypertrophie de la). Vessie [Pandysie et spasme de /a)], en même temps que l'on aura donné de grands bains aux malades et des potions capables de faire cesser l'état de contracture spasmodique des sphincters, de la vessie et de l'urèthre.

L'eau-de-vie, le chlorure de sodium, sont des moyens empiriques qui ont quelquefois réussi contre la rétention d'urine spasmodique; le repos, un bain de siège, des cataplasmes sur le ventre, le périnée et les cuisses, la glace sur le périnée, sont bons à employer dans les cas d'irritation du col de la vessie ou de l'urèthre, mais seulement quand il n'y a pas d'inflammalion franche. On se rappellera que les obstacles qui existent sur le trajet des voies urinaires deviennent toujours de plus en plus insurmontables, après des excès et une fatigue qui se traduisent par une irritation locale(V. Rétrécissement de l'urèthre. Vessie, Prostate) ; et de là ressort l'indication d'employer les topiques calmants, tels que les cataplasmes laudanisés et les grands bains.

RETE

Le docteur J. J. Cazenave dit avoir très-souvent réussi à faire cesser la rétention par l'introduction dans le rectum, toutes les heures, d'un gros morceau de glace ovalaire. — Au bout de deux ou trois heures si la cause de la rétention est un rétrécissement, au bout d'un peu plus de temps s'il s'agit d'une hypertrophie de la prostate, l'urine se met à couler lentement par l'urèthre et les malades sont débarrassés.

RETE

Fig. fiâ2. — Ponftioa île la vessio partie rectum et par l'hypogastre. Les tiocnrts inilitpieiit /J le mode de ponction. (Pliilipps.)

Au point de vue de la thérapeutique chirurgicale de la rétention d'urine, il y a trois indications nettes.

Dans les rétrécissements inflammatoires et spasmodiques, il faut sonder les malades et ne tenter aucune antre manœuvre chirurgicale, parce que sonder est toujours possible. V. Cystite du col.

Dans les paralysies du corps de la vessie, il faut sonder les malades à des époques espacées correspondant à peu près aux moments où normalement on urine.

11 ne faut pas recourir aux ponctions vésicales dans les cas d'hypertrophie prostatique ; le cathétérisme dans ce cas est encore toujours possible.

Dans le cas de rétrécissements de l'urèthre, le cathétérisme est toujours possible pour une main habile et prudente. Il n'y a d'exception que quand un cathétérisme maladroit a été fait et a produit des fausses routes étendues, et quand il y a une plaie de l'urèthre datant de plusieurs jours. Dans les cas de rétrécissement les plus étroits, le chirurgien qui est consulté le premier peut toujours passer avec de la patience. Lorsqu'il y a des graviers engagés dans l'urèthre, lorsqu'il y a un rétrécissement ancien et sinueux, il y a de grandes difficultés; mais en appliquant des topiques émollients, tels que des cataplasmes, en appliquant quelques sangsues au périnée, en donnant 10 centigrammes d'opium (Giviale), en mettant le malade dans un bain, on peut encore passer.

En sondant les malades debout (Philipps) et en engageant le malade à faire des efforts pour uriner, on arrive à passer.

Lorsque, malgré toutes les précautions qui ont été prises, le rétrécissement est infranchissal)le, on peut avoir recours à la ponction de la vessie.

Dans le cas d'hypertrophie prostatique avec fausse route de la prostate, lorsque le bec de là sonde n'est séparé de la vessie que par une petite épaisseur de tissu prostatique, on la perforera avec une sonde à dard (Lafaye), ou une sonde métallique conique (Lenoir) ; on passe après une sonde de gomme à demeure.

Pour remédier à une rétention d'urine, quand le cathétérisme est impossible, on a recours à la ponction de la vessie par le rectum (Fleurant, Pouteau), à la ponction périnéale (Avicenne, Riolan, Garengeot, Heister), à la ponction sous-pubienne (^Voillemier).

Pour faire la ponction dans le rectum, ou introduit le doigt dans le rectum, où l'on sent une tumeur fluctuante; on cherche la partie supérieure de la prostate et l'intervalle des vésicules séminales, on ponctionne avec un Irocart courbe dont le poinçon est muni d'une rainure. Lorsque l'urine coule entre la canule et le poinçon, on est dans la vessie.

Pour faire facilement la ponclion rectale, on fait mettre le malade à plat ventre sur le bord de son lit, les jambes pendantes; on peut alors se passer d'aide ; mais celte j)osition est quelquefois trèspénible pour les malades (Velpeau).

On laisse la canule à demeure pendant trente-six heures au plus (E. Home). Plus tard, une sonde molle, maintenue par un bandage en T, remplace la canule.

La ponction périnéale, faite par Avicenne pour soulager les malades atteints de calculs qui ne pouvaient être opérés (V. Calculs vÉsiCAUx) et adoptée par Tolet , Riolan, Garengeot el Dionis, est l'opération qui semble préférable. On fait l'incision comme pour la taille latéralisée de frère Come (Dionis), ou bien on ponctionne le périnée avec un trocart (Juncker, Heister), ou bien on passe le trocart à travers une incision qui a conduit jusque sur la vessie distendue (Sabatier, école anglaise). Par la ponction périnéale, on arrive bien dans la vessie, les canules à demeure sont facilement maintenues; mais celte ponclion expose à des fistules urinaires (Chandler). La ponclion périnéale, transformée en opération de la boutonnière, est une opération à laquelle on a recours lorsque l'urèthre rétréci ne peut être franchi. V. Urèthre [Rétrécissement de F).

Pour faire la ponclion hypogastrique : ponctionner avec un trocart courbe de frère Come ou un trocart droit (Huguier), dans l'espace qui sépare les tendons des muscles droits, remplacer la canule par une sonde de gomme. L'opération se pratique le malade étant sur le bord de son lit, les jambes pendantes; on ponctionne rasant le pubis. Pour éviter que la plaie soit plus large que la sonde molle introduite, on peut placer une sonde autour du trocart, et retirer le trocart avec la canule, en laissant la sonde molle (,I. Cloquet); enfin, on peut inciser avec le bistouri jusque sur la vessie et ponctionner ensuite (Raudens), c'est-à-dire exéculei- sans conducteur le premier temps de la taille hypogastrique de Franco.

La ponction hypogastrique a été modifiée. On ponctionne à travers la symphyse du pubis (Meyer) ou sous la sym-

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physe du pubis, en rasant les os avec le trocart dirigé de bas en haut presque verticalement ( Voillemier). De ces deux procédés, le premier est passible du reproche de léser une articulation ; le second n'a pas encore|élé appliqué avec des avantages assez signalés pour qu'on l'adopte.

On peut vider la vessie avec la pompe muni du trocart capillaire de Dieulafoy. Cette opération est sans danger et vaut mieux que ses autres ponctions vésicales.

Kiç. 023. — l'nnftlnii d<- lu vessie [.ai- l liyi.ogasti-i-. (Pliilipps,)

La ponction hypogastrique, la ponction rectale et périnéale, ont toutes des avantages, les unes par rapport aux autres, et pour des cas spéciaux. Ainsi pour la rétention d'urine consécutive à l'existence d'un calcul, la ponction périnéale, la ponction rectale chez les sujets très-gras, sont meilleures que la ponction hypogastrique (Cook).

Lorsque la vessie est peu distendue et ne dépasse pas de beaucoup le pubis, la ponction rectale doit encore être préférée; mais, dans la majorité des cas, lorsqu'on est réduit à l'extrémité de ponctionner la vessie, c'est la ponction sus-pubienne à laquelle on a généralement recours. Sœmmerring s'en était montré grand partisan.

Lorsqu'on fait la ponction sus pubienne, il ne faut pas vider la vessie du premier coup; on tiendra le malade immobile, les cuisses demi-fléchies sur un large coussin; on veillera à ce que la sonde molle soit toujours débouchée. Des cataplasmes seront tenus en permanence sur le ventre elles cuisses du malade. On ))rcscrira une tisane délayante et des lavements émollienls répétés.

S'il s'agit de lésions de la prostate ou de l'urèthre, tels que des valvules prostatiques et des rétrécissements irréguliers, on pourra tenter le cathétérisme rétrograde à travers la ponction de la vessie, au-dessus du pubis (Voillemier).

Lorsqu'on a affaire à un rétrécissement de l'urèthre, dans la portion spongieuse, on peut, au lieu de faire la ponction delà vessie, ouvrir l'urèthre en arrière du rétrécissement (Ledran); c'est l'opération de la boutonnière

(V. Urèthriî, Rétrécissement). Cette ponction se fait comme l'opération de la taille latéralisée. Une fistule consécutive est assez souvent la suite de la ponction de l'urèthre.

RÉTII\E (LÉSIONS DE la). La rétine est le siège d'un grand nombre de maladies locales, telles qu'anémie, inflammation, décollements, hémorrhagies ou exsudations granuleuses, anévrysmes miliaires, cancer, névralgies, etc., qui sont du domaine de l'oculistique; mais à côté de ces lésions ducs à une maladie primitive de l'œil, il en est qui se développent sous l'influence des maladies aiguës et chroniques des méninges, du cerveau et de la moelle épinière (Boucbut). Ce sont celles que le médecin recherche au moyen de l'ophthalmoscope, pour aider au diagnostic des maladies du système nerveux. V. Amau-

ROSES, CySTICERQUE DE LA RÉTINE, RÉTINITE, CÉRÉBRO-

scopiE, Ophthalmoscopie.

Rétine (AnÉVRYSME DE L'ARTÈRE CENTRALE DE LA). L'artère centrale de la rétine peut être dilatée jusqu'à acquérir le volume d'une plume. La tumeur anévrysmale ainsi formée comprime le nerf optique.

Une cécité plus ou moins complète qui débute après une photophobie et une sensation de pulsation dans l'œil (de

I Graefe), des veines variqueuses observées à l'examen ophthalmoscopique sans disparition absolue des vaisseaux artériels rétiniens, doivent faire soupçonner un anévrysme de l'artère centrale de la rétine, plutôt qu'une embolie de cette artère. On se souviendra aussi que l'embolie déter-

I mine une cessation immédiate de la circulation etime cécité presque subite, et qu'il y a en même temps une ma-

I ladie du cœur ou des gros vaisseaux (Virchow).

Thérapeutique. — Pas de traitement; ménager ce qui reste de vision par l'emploi de lunettes colorées ; exercice très-modéré de la vision.

Anévr;^-smes miliaires de la rétine. — Chez les sujets âgés qui ont des anévrysmes miliaires du cerveau, il y a souvent des anévrysmes miliaires de l'artère de la rétine. La découverte de cette lésion à l'ophthalmoscope permet d'affirmer la lésion semblable dans le cerveau.

Absence de la rétine. — L'absence congénitale de la papille du nerf optique et de vaisseaux dans la rétine est i une lésion irrémédiable.

Anémie de la rétine. — L'anémie delà rétine peut être congénitale ou acquise; elle est caractérisée par une diminution des vaisseaux de la rétine et se reconnaît par l'examen ophthalmoscopique. L'anémie congélinale est révélée par un affaiblissement de la vue. L'anémie acquise, due à des lésions du globe de l'œil et à des compressions du nerf optique, s'annonce par une diminution du champ visuel et par une cécité progressive. Cette affection est incurable. V. CÉRÉBROSCOPIE.

Apoplexie rétinienne. — L'apoplexie rétinienne ou épanchement de sang dans l'épaisseur de la rétine ou sous cette membrane est presque toujours une conséquence d'un état congestif général, de l'état variqueux des veines, d'une embolie veineuse de la veine ophthalmique, de ia phlébite des sinus de la dure-mère, de la méningite aiguë (V. ce mot), et chez quelques femmes de l'état congestif dû à la grossesse. V. Grossesse.

Chez un malade qui voit noir ou rouge tout d'un coup, quand le champ pupillaire présente une coloration blanchâtre, sans qu'il y ait de douleurs ni de photophobie ni de signes de congestion de la conjonctive et de la sclérotique, si l'on trouve par l'examen ophthalmoscopique des

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taches rouges, noirâtres, plus ou moins étendues aux voisinage des vaisseaux, il y a un épanchement de sang dans la rétine ou une apoplexie rétinienne. V. Cérébroscopie.

Si le malade a perdu subitement la vue, cela tient à ce que l'épanchement a eu lieu sur la papille même.

Le diagno'stic se vérifie le lendemain de l'accident, quand on voit avec Fophlhalmoscope les taches ecchymotiques réunies en une plaque unique.

Les conséquences des apoplexies rétiniennes sont la formation d'exsudats granuleux ou graisseux, la choroïdile ou une rétinite.

Les altérations de la rétine dans l'amaurose all)\uuinurique (V. ce mot) sont quelquefois compliquées d'hémorrhagies interstitielles ou d'apoplexie limitées. La sclérochoroïdite postérieure ou choroïdite atrophique est une cause fréquente d'apoplexie rétinienne.

11 est rare qu'une apoplexie rétinienne étendue guérisse sans laisser de traces.

Dans l'apoplexie rétinienne la vue est quelquefois perdue en un instant et pour toujours.

ThérapeuKque. — On saignera les malades, on leur appliquera six à huit sangsues sur les tempes ; on donnera le calomel à doses fractionnées (V. Altérant) . Des bains de de pieds sinapisés seront administrés. On promènera des ventouses sèches sur tout le corps, et l'on prescrira une alimentation peu abondante. On donnera les toniques aux individus affaiblis.

Aiiesthésic partielle de la rétî«ie..V. STRABISME.

;A<i-ophie de la rétine. — L'atrophie de la rétine est la suite d'une anémie très-prononcée. V. Anémie de la rétine.

Atrophie de la papille d u nerf optique congénitale

ou acquise. — L'atrophie de la papille du nerf optique est le résultatd'une compression extra-oculaire, d'une maladie du cerveau ou d'une ancienne lésion de l'œil. Cet état se reconnaît aux caractères de l'atrophie de la rétine, à l'anémie de la papille et à la déformation de ses bords ; la transformation de la rétine en un tissu de fibres à moelle est encore un état qui se complique de l'atrophie de la papille (V. Amaurose). Cette maladie est incurable.

Cancers de la rétine. — On a observé des cancers de la rétine, cancers encéphaloïdes et fibro-plastiques, nés la plupart dans la couche cellulaire qui sépare la réline delà choroïde {gliosarcome des Allemands).

Au début le cancer est annoncé par une gène de la vision ; et si l'on examine à l'oplilhalmoscope on voit une tumeur lisse, entourée de parties plissées, analogues à la rétine décollée.

Plus tard la tumeur se recouvre de vaisseaux multiples, devient irrégulière, la sclérotique s'injecte et la tumeur fait saillir le cristallin et l'iris; les malades ne voient plus, l'œil augmente de volume et présente sur quelques points de la tendance à un staphylome ; des douleurs vives sont éprouvées par les malades à ce moment et peuvent être attribuées à la distension du globe oculaire. Lorsque l'œil va se rompre il y a de l'œdème des paupières et de la conjonctive, c'est-à-dire du chémosis séreux.

L'œil atteint de cancer de la rétine se perfore par la sclérotique ou par la cornée, et cette phase de l'évolution du cancer est indiquée par une cessation brusque des douleurs.

Le cancer de la rétine sorti de l'œil se révèle par les caractères de tous les autres cancers.

Si l'on a pu confondre un cancer de l'œil avec un abcès, c'est faute d'avoir étudié les antécédents des malades, car il n'y a pas d'erreurs possibles.

Le cancer de la rétine est im des rares cancers qu'on observe chez les enfants. Voyez pour le diagnostic différentiel Choroïde [THmcurs de la) et Choroïdites.

Thprapeiitiqtie. — Dès que le diagnostic cancer de l'œil aura été posé, on fera l'ablation du globe oculaire par la méthode Bonnet, si la sclérotique est saine ; mais il vaut mieux enlever l'œil par le procédé de Dupuytren.

Après avoir fait relever la paupière par un aide et saisi l'œil avec une pince à griffes, on le détache de la paroi supérieure de l'orbite avec des ciseaux courbes ; on coupe le pédicule de l'œil, on le renverse sur la joue et l'on achève l'ablation.

Si la tumeur est volumineuse, pour plus de commodité on débride la commissure externe des paupières.

Si le cancer avait envahi l'orbite, on cautériserait la plaie avec le fer rouge et la pâle au chlorure de zinc pour détruire s'il se peut ce qui a échappé à l'ablation.

Des boulettes de charpie, enduites de colophane, et une compression bien faite, suffisent le plus souvent pour arrêter l'hémorrhagie de l'artère ophthalmique, après l'ablation de l'œil.

Commotion de la rétine. — Sous l'influence d'un traumatisme léger de l'œil, on voit quelquefois des malades atteints de cécité passagère (Sicîiel, Métaxas), sans qu'il y ait de lésions révélées à l'ophtlialmoscope. Cet état désigné sous le nom de commotion de la rétine entraîne la perte de la vision.

La commotion de la rétine peut quelquefois guérir seule.

L'état non défini de commotion de la rétine n'est peutêtre qu'une paralysie du muscle ciliaire, avec névralgie du nerf optique. V. Nerfs, Contusions.

Thérapeutique. — Le repos, les sangsues à la tempe, sont le seul traitement rationnel à prescrire dans la commotion rétinienne. L'occlusion des deux yeux, pendant huit là dix jours, est encore un excellent moyen.

Fiir. 6^4. — Décollement tle la rétine.

l>écollenient de la rétine. — Hl/dropisie SOUS-rétlnienne. — La rétine décollée par un épanchement séreux et même sanguin (Desmarres), situé entre cette membrane et la choroïde, engendre une cécité incomplète, caractérisée par une diminution irrégulière du champ visuel, et susceptible de varier. Le décollement de la rétine est révélé à l'exploration ophthalraoscopique par une masse d'une colora-

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lion blanchâtre, occupant une partie du champ pupillaire. L'ophthalmoscope montre alors que cette masse est constituée par une membrane offrant des plis et sur laquelle se dessinent avec une coloration noire les vaisseaux de la rétine (fig. 62Zt). Lorsqu'on fait mouvoir la tête des malades, on voit cette masse se déplacer.

Le décollement de la rétine arrive quelquefois brusquement, les malades voient passer un nuage devant les yeux et les objets qu'ils regardent leur semblent trendjiolanis.

Le décollement de la rétine peut être congénital (Amnion), il est accidentel dans l'anasarque, il arrive spontanément quelquefois après un refroidissement et à la suite d'un coup reçu sur l'œil, et dans ce cas il existe en même temps que des ecchymoses de la rétine.

Le décollement de la rétine se complète dans certains cas au point de réduire la rétine à un cordon étendu de la papille du nerf optique au cristallin. Il se compliqqe de synchysisétincelanis, c'est-à-dire de la production de corps ilottants (cristaux de chlolestérine flottants, albumineux), qui, se déplaçant dans l'œil, sont reconnaissables par la simple inspection). Enfin le décollement de la rétine cause quelquefois une irido-choroïdile à forme lente, la vue est à tout jamais perdue et l'œil finit par s'atrophier.

Le strabisme d'une part, la cataracte de l'autre, sont des troubles qu'on observe quelquefois après les décollements de la rétine.

Thérapeutique. — Les ventouses scarifiées sur les tempes (Desmarres), les bains de vapeur, les frictions sèches sur la peau avec un linge de flanelle, sont de bons moyens. L'iodure de potassium, à la dose de 1 gramme par jour dans un verre d'eau sucrée, est quelquefois avantageux. Les collyres excitants, avec 1 centigramme de sublimé ou 5 centigrammes de nitrate d'argent pour !\0 grammes d'eau, sont des excitanis qui ont quelque utilité pour favoriser l'absorption du liquide.

La ponction de la sclérotique semble indiquée pour les cas où il advient que le liquide ne se résorbe pas (de Graefe). On fait cette ponction comme la paracentèse de la sclérotique; mais, en pratiquant cette opération, on joue quitte ou double, et c'est le plus souvent ce dernier résultat qu'on obtient.

Les ponctions de la cornée ont été faites pour diminuer la pression intra-oculaire ; mais l'évacuation du liquide du décollement de la rétine est toujours chose dangereuse.

Dégciiéresfcnce graîssetisc de la ri'tiiie. — La'

dégénérescence graisseuse de la rétine est une substitution d'éléments graisseux, d'origine inflanmaatoire, aux éléments conjonctifs de la rétine; ceux-ci prennent peu à peu la place des éléments normaux. Les exsudats de la rétine contiennent plus ou moins de graisse, et la dégénérescence graisseuse de la rétine peut être considérée cliniquement comme les exsudats. V. ces mots.

Exsadats de la rétine. — 11 y a des exsudats blanchâtres, sur la rétine, qui sont dus à des congestions, apoplexies et inflammations antérieures de la choroïde et de la rétine. On les reconnaît à ce qu'ils couvi'ent les vaisseaux rétiniens, et c'est ce qui les distingue des exsudats de la choroïde .

Lorsque les exsudats de la rétine existent, il y a quelquefois une conservation de la vue lorsque la papille n'est pas cachée. Le plus souvent il y a un point aveugle sur le champ visuel ou une diminution du champ visuel.

L'abaissement du cristallin, les maladies du corps vitré, outre toutes les lésions anciennes de l'œil, causent des

exsudats rétiniens {V. Rétinite chronque). Les exsudats peuvent être le résultat de la syphilis constitutionnelle qui aurait alors été accompagnée d'une rélinite subaiguë, dite rétinite syphilitique (Métaxas).

Thérapeutique. — Les exsudats qui ne se rattachent pas à une lésion inflammatoire et qui existent chez un sujet syphilitique réclament le traitement anlisyphiHtique. On traitera les altérations de la choroïde et les maladies générales, telles que l'albuminurie, si l'on peut supposer que les lésions en sont la conséquence.

Névralgie de la i-ctiiic. — La névralgie de la rétine, appelée aussi névralgie ciliaire, existe seule ou avec la névralgie trifaciale, La photophobie, la contraction de la pupille, une sensation de tension douloureuse dans l'œil, sont les signes de la névralgie de la rétine et des nerfs ciliaires; il est rare que la vue soit abolie, et avant que ce phénomène existe on voit survenir chez le malade une difficulté de l'accommodation de l'œil, une difficulté de distinguer les couleurs, la vision de spectres lumineux.

Il n'y a aucun signe ophthalmoscopique.

Thérapeutique. — On emploiera le traitement de la névralgie trifaciale. Le sulfate de quinine agira comme antipériodique et comme hyposthénisant. On l'administrera, à la dose de 60 centigrammes, tous les deux jours, et de 30 centigrammes les jours intercalaires.

<EdèmcdcIa réiino. — L'œdème de la rétine est général ou partiel. Dans ce dernier cas il siège sur la papille. On le reconnaît à une coloration jaune sale de la rétine ou de la papille du nerf optique, les vaisseaux deviennent filiformes, quelquefois ils semblent coupés. Cet état coïncide avec l'anasarque et l'albuminurie, et les compressions extra-oculaires par les tumeurs de l'orbite. L'œdème, avec coloration jaunâtre, correspond à la syphilis constitutionnelle.

Thérapeutique. — Tiaiter le mal originel, la syphilis ou l'anasarque ; prescrire le repos de l'œil et protéger cet organe contre la lumière vive.

Tubercules de la rétine. — Les tubercules de la ré tine ne sont pas très-rares et ils sont formés d'exsudats en voie de régression graisseuse. On les observe dans la méningite tuberculeuse et dans la tuberculose.

Varicositési de la rétine. — Les vaisseaux variqueux de la rétine, les varices veineuses, sontle résultat d'un obstacle cà la circulation de la rétine soit par un caillot dans les veines principales de l'orbite, soit par des caillots dans les petites veines de la rétine et des sinus de la duremère (Bouchut).

Les varicosilés de la rétine causent souvent des exsudats de la rétine.

On trouve les vaisseaux variqueux de la rétine à la suite des choroïdites, et après des lésions cérébrales. V. Céré-

BROSCOPIE.

Thérapeutique. — Les varicosités veineuses de la rétine ne causent pas toujours de troubles de la vue. Il n'y a pas de traitement curatif; on traitera les phénomènes congestifs.

RÉl m^E (LÉSIONS CÉRÉBROSCOPIQUES DE LA). Certaines altérations de la rétine indiquent la formation d'une maladie aiguë ou chronique du cerveau, des méninges ou de la moelle épinière (V. Cérébuoscopie). Ce sont les infiltrutions séreuses, — Ifs infiltrations granuleuses, — les plaques congestives, — les hémorrhagies, — les taches

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pigmentaires, — les granulations graisseusei< ou tuhcmi- Inifies; enfin la décoloration rétinienne.

Les lésions de k rétine produites par les maladies du système nerveux dépendent : 1° d'un obstacle à la circulation des sinus de la dure -mère par phlébite, phlegmasie cérébrale ou méningite ; 2° de l'hypérémie capillaire que produit l'irritation de la moelle et du grand sympathique ; 3° d'une altération de nutrition consécutive à l'œdème, à Fhvpérémie ou à une liémorrhagie antérieure.

Im^'. t!25. — F.iicr|,lialili.. clinHiliiiie. — Rétinilf iji'uisseuse. — P. Pa- |jjUo du uerl' optique ;i <lenii voilée par l'infiltration. — ■ I, I. Inliltration iii'ariTileuse eacliant la partie supériem'e ilo la papille. — V V V. Vieilles Je la rétine. — V, V', V. Veines tle la rétine interrompues par rnitiltratioii. — A A, A. Artère iln nerf optique et de la rétine. — R. Gi'anidtition liniisseuse.

Quelques-unes de ces lésions, surtout l'œdème, la congestion, la flexuosité veineuse, s'observent dans les maladies du cœur comme signe de gêne à la circulation veineuse (De Graefe, Liebreich).

La méningite aiguë et chronique ; l'hémorrhagie cérébrale : la compression du cerveau par un épanchement séreux ou sanguin ; la phlébite des sinus de la duremère ; les tumeurs du cerveau et l'encéphalite chronique produisent souvent des lésions de la réline dont la recherche est de la plus haute importance pour le diagnostic el )iour le traitement.

L'infiltration granuleuse de la rétine auloui' de la papille avec granulations rétiniennes, chez un sujet atteint d'hémiplégie avec atrophie des parties paralysées, indique une encéphalite chronique (fig. 625).

RÉTÏIVITES. Les inflammations de la rélinite sont aiguës et chroniques ; les exsudats inflammatoires sont des restes d'une ancienne inflammation ou d'une lésion de la membrane hyaloïde, soit sous l'influence d'un traumalisme, soit sous l'influence d'un état général.

Rétinîte aiguë. L'inflanniiation aiguë de la rétine ou rétinite est caractérisée par une douleur vive au fond de l'orbite, douleur pulsative, quelquefois assez intense pour égarer la raison des malades, par une photophobie intense, qu'exagère la vivacité de la lumière, par des spectres lumineux colorés en rouge, vert ou jaune, et que les malades comparent à des pièces d'artifice : ce sont là les signes physiologiques de la rétinite. Les signes anatomiques fournis par l'examen ophthalmoscopique sont

nuls à cause de l'impossibilité d'examiner, à cause de douleurs et de la l'ontractioti de la pupille; mais il y a deux bons signes pathologiques, la congestion de la sclérotique et la contraction excessive de la pupille.

La rétinite aiguë se termine presque toujours par la formation d'opacités du corps vitré et par une iritis ou une irido-choroïdite.

Quelquefois la rétinite aiguë passe à l'état chronique.

Thérapeutique. — Saignée coup sur coup, frictions sur la tempe avec l'onguent mercuriel belladonné. Si ce traitement échoue, on aura recours à l'émétique à dose rasoricnne.

Dansles cas où lesdouleurs résistent à ces moyens, on fera la paracentèse du globe oculaire (V. Paracentèse DE LA counée) ou la saiguée directe du globe oculaire (Manuel). Pour cela, on se sert d'un bistouri scarificateur, on coupe les vaisseaux de la conjonctive ou les vaisseaux de la sclérotique.

Ces saignées doivent être faites en dehors et au-dessus de la cornée.

KétiiiUe chroiiiaiuc. Les rétinites chroniques sont des étals subinflammaloires liés à une lésion delà choroïde, à une maladie cérébro-spinale, enfin à un état général où la circulation est troublée, où le sang est altéré, ce qu'on observe dans les congestions, dans la syphilis constitutionnelle et dansles maladies où il y a diminution de l'albumine du sang.

Il y a une hypérémie de la rétine et une rétinite chionique consécutive.

I. llijpérémie rétinienne. — • Amblyopie congestive. — Les malades atteints d'hypérémie rétinienne conservent la faculté de voir ; mais aussitôt qu'ils soutiennent

l'i^. Ù20. — Hy])éréuiie de la rétine. — C Injection très-vive de la rétine au niveau de la papdie. — P, P. Fond de l'œil sain. (Desluarres.)

leur attention sur un objet, ils voient les objets confusément, puis il y a un strabisme passager et de la diplopie, les yeux deviennent rouges, les malades ont une sensation de plénitude dans l'œil.

L'hypérémie rétinienne cause quelquefois l'héméralopie.

A l'ophllialmoscope on reconnaît l'hypérémie rétinienne à une injection très-vive de la rétine, à une mulliplication de vaisseaux sur la papille (fig. 626).

On rencontre l'hypérémie de la rétine chez des individus qui travaillent sur des b tels fins et à la lumière arli-

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ficielle ; chez les ivrognes, chez les individus qui abusent du café, chez les individus atteints d'hypertrophie du cœur et même chez les chloro-anéniiques (Desmarres), chez les femmes atteintes d'affections chroniques de l'utérus.

Thércqieutiqae. — 11 faut faire cesser tout travail ; fermer les yeux avec des bandelettes de taffetas d'Angleterre. Une saignée, des ventouses sur les tempes, tout à fait au début, sont d'un bon usage. S'il y a une choroïdite (V. ce mol), on appliquera le traitement approprié. On soumettra les malades qui ont commis des excès à un régime végétal. Les toniques seront administrés aux chloroanémiques, et l'on provoquera des selles supplémentaires avec des pilules contenant 5 à 10 centigrammes d'aloès ou 20 centigrammes de ihubarbe, ou de scammonée. On fera prendre des préparations de digitale aux individus atteints de maladies du cœur.

Dès que la maladie sera amendée, on fera porter aux malades des lunettes colorées. Celles qui sont colorées en noir sont préférables aux lunettes vertes et bleues. On ne laissera pas les malades travailler le soir.

A la moindre menace de récidive, on fermera de nouveau l'œil.

S'il y a myopie ou hypertrophie consécutive, on appliquera les lunettes ; mais on devra apporter à cette application les plus grands soins. Des lunettes trop fortes peuvent augmenter l'hypérémie de la rétine.

On traitera les maladies générales auxquelles on peut rattacher la rétinile.

II. Rétinite chronique consécutive-, ou rétinito-choroidite (Desmarres). — Lorsqu'un malade éprouve des maux de tête violents exagérés par l'attention pour fixer les regards, ne distingue plus nettement les objets qui sont vus comme derrière un brouillard ; lorsque l'œil sain se prend consécutivement et qu'il y a de ladiplopic, des visions subites de corps brillants et de traînées lumineuses, eu même temps que des élancements passagers qui traversent l'œil, on peut soupçonner une rétinite chronique liée à un état congeslif général ou à une irritation de la rétine coitsécutive à une choroïdite .

^' A l'examen de l'œil on trouve la papille un peu resserrée, le corps vitré semble avoir perdu sa transparence (E. Jaeger), la papille du nerf optique est rouge, mal limitée, ses bords sont irréguliers, ses vaisseaux sont vides, et lorsque la maladie a duré un certain temps, on trouve des exsudats de matières blanches et de pigment puis des épanchements de sang limités, et ces états ont été désignés sous le nom de rétinite pigmentaire et de rétinite exsudative.

Les principales causes de la rétinite chronique sont l'insolation, l'éclat d'une vive lumière comme celle de la déflagration de la poudre, les maladies chroniques du cerveau rarement (Bouchut), les hypertrophies du cœur, la présence d'un corps étranger dans l'œil, un cysticerque de la rétine, enfin certaines ulcérations de la cornée.

Thérapeutique. — Même traitement que poui' la réti-

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nite hypérémique ; les compresses imbibées de la solution ;

liaU ^KnilUHr..

Feuilles de jHsijiiiaijie 1 ■,

Keiiilles de belladone / '

appliquées sur l'œil, sont d'un bon effet.

Rétinite sijphiUtique. — Le rétinite syphilitique est une rétinite aiguë ou chronique, prom))tement suivi d'œdème de la rétine et d'exsudats blanchâtres, la rétinite syphilitique d'emblée est rare, le plus souvent elle suitl'iritis et la choroïdite syphilitique.

La rapidité des accidents ferait reconnaître s'il y a rétinile aiguë ou chronique, l'efficacité du traitement antisypliilitique indiquera que la lésion avait eu pour occasion la dialhèse syphilitique.

Thérapiutique . — On traitera coumie les^aecidents secondaires de la syphiHs (V. ce mot). En même temps, on fermera l'œil et l'on fera autour de l'œil des lotions avec la teinture d'iode.

On donne les pilules :

)>iiMrliniiiih' de potasse 1 neanjijie.

Poiuln. lie ré,ïlisse. 4. s.

Pour quarante pilules. Une tous les jours ou tous les deux jours, avec des pilules de protoiodure de mercure de 25 milligrammes les jours intercalaires, sont de bons moyens à employer pour provoquer la fluxion salivaire, mais les purgatifs répétés sont aussi bons. V. Iritis.

IV. Rétinite pigmentaire (Donders). — L'obcurcissementde la vue avechéméralopie (Mooren), l'apparition de

Fl;;'. 627. — Ri?tinite pismentaire ou tiijTc'e,

spectres lumineux, un tremblement intermittent de l'iris, le rétrécissement du champ visuel, sont les symptômes physiologiques assez habituels d'un état de la rétine appelé rétinite pigmentaire.

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Larétinite pigmentaire se présente à l'exaiuen ophthalmoscopique sous l'aspect de taclies noires développées autour l'om seirata, distantes lès unes des autres et tendant à se déposer vers le fond de l'œil. A une période plus avancée, la rétine prend un aspect tigré.

L'hérédité, la diathèse syphilitique, les choroïdites antérieures (de Graefe), l'habitation dans un lieu humide (Mooren), causent la pigmentation de la rétine.

On ne peut confondre la rétinite pigmentaire avec aucune autre lésion, si ce n'est avec les altérations avancéesdelà rétine chez les diabétiques (V. Diabète) ; mais l'examen des urines ne laisse aucun doute sur la nature des exsudats rétiniens des glycosuriques.

Thérapeutique. — On traitera les lésions soupçonnées ; la choroïdile surtout (V. ce mot). L'occlusion de l'œil est une bonne pratique. Onemploira aussi les sudoriiîques, tels que la poudre de Dower, unie au calomel (V. Iritis et Choroïdites). L'iridectomie ne serait indiquée que s'il y avait excès de pression dans l'œil.

Neuro -rétinite. — Sous ce nom, on désigne un état de la papille dans lequel elle se transforme en un pinceau de

Fig. 628.1 — Neuro-ivtiiiite.

tissu nerveux de tissu conjonctif. Cet étal peut exister d'emblée ou suivre une rétinite hypéréniique (fig. 628). L'examen ophthalmoscopique relèvera cet état.

RÊTRÉ:CIISSEMEI\ITS. V. LARVNX, ŒSOPHAGE, REC- TUM, UrÈTHRE, AtrÉSIES.

RÉUTVIOIV PAR PREMIÈRE mTEI«TIO!\. La

réunion par première intention est le rapprochement des parties divisées, placées et maintenues au contact, de façon que les vaisseaux capillaires nouvellement coupés puissent s'aboucher et se souder au milieu de la lymphe plastique, déposée par les vaisseaux. La position, les sutures, les agglutinatifs, permettent d'obtenir la réunion par première intention. V. Plaies.

Réunion par seconde intention. La réunion par seconde intention est la guérisonou cicatrisation des plaies par l'intermédiaire d'un blastème qui s'organise en bourgeons charnus, destinés à fournir de la suppuration pendant un certain temps, et à se recouvrir ensuite d'un épiderme de nouvelle formation, en un mot la réunion par seconde intention est la guérison des plaies par interposition de tissu cicatriciel.

Lorsque les surfaces des plaies bourgeonnent, on peut

faire des sutures qui ont pour effet d'tfccoler ensemble deux surfaces recouvertes de bourgeons charnus et de hâter ainsi la cicatrisation ; cette manœuvre est désignée sous le nom de réunion immédiate secondaire. V. Plaies.

REVACCliVATIO:^. V. VaCCINE.

KÈVE. Hallucination de l'homme endormi, qui croit sentir, voir, entendre, agir et parler.

Le rêve confus ou distinct est un phénomème normal ; mais, dans certains cas, il est le symptôme prémonitoire d'une maladie du système nerveux.

Dans quelques cas de fièvre typhoïde ataxique grave et de pneumonie aiguë, il y a des rêvasseries et quelquefois des rêves donnant lieu à une forme de délire aigu, qui engendre des hallucinations et des actes de violence plus ou moins graves. V. Hallucinations et Fièvres.

RÉirULSIOIM et KÉVCLSIES. Guérir une maladie en provoquant un autre état morbide sur une partie voisine ou éloignée du premier mal, voilà ce qu'est la révulsion.

La révulsion se fait loin du siège du mal, tandis que la dérivation s'opère dans les parties voisines, et il n'y a entre ces deux méthodes qu'une différence relative au mode d'application.

La purgation qui guérit une congestion cérébrale, et le vésicatoire au bras qui fait disparaître une bronchite chronique sont des révulsifs, tandis que des sangsues autour d'un phlegmon et un cautère au voisinage d'une carie vertébrale constituent la dérivation.

Les révulsifs et les dérivatifs détournent le sang d'une partie enflammée, augmentent l'activité fonctionnelle des organes sur lequelson agit pour révulser, enfin produisent sur les parties choisies comme lieu de révulsion une sécrétion séreuse purulente considérable.

Les moyens de révulsion sont hygiéniques, chirurgicaux et pharmaceutiques. V. Introduction, le paragraphe Mpthode réoahive.

Les moyens hygiéniques de révulsion sont le calorique, l'air, l'eau, les bains chauds et froids, l'hydrothérapie, les frictions de toute nature ; les vêtements de laine, l'exercice et la gynuiastique qui excitent la vitalité générale, les influences morales, le mariage, la grossesse, l'allaitement, etc.

Les moyens chirurgicaux de révulsion sont la saignée du bras ou du pied, les sangsues en petit nombre loin de l'organe malade, les ventouses sèches et scarifiées, les ventouses .Junod, le séton, les moxas, les cautères, l'acupuncture ou l'aqua-poncture, etc.

Les agents pharmaceutiques de la révulsion sont les cataplasmes, les acides, la moutarde, l'huile de croton, le tartre stibié, l'ammoniaque, les vésicants, la potasse, la poudre de Vienne agissant sur la peau ; ceux qui agissent sur les muqueuses et sur les organes sécréteurs sont les sudorifiques, les diurétiques, les sialagogues, les vomitifs, les purgatifs salins, les drastiques (V. ces mots), etc.

En général, il faut attendre que l'intensité de l'état aigu d'une maladie soit affaiblie et qu'il y ait décroissance ou apparence de chronicité pour mettre les révulsifs en usage; mais, dans certains cas, on fait la révision dès le début du mal, comme méthode abortive, pour substituer à une phlegmasie redoutable une phlegmasie de nature différente et plus bénigne.

S'il faut que l'action des révulsifs soit assez forte pour

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