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SA XI

Mêlez et ajoutez au mélange :

chlorure de chaux.

Savon sodique. . .

Teinture de thuya.

Eau chaude. . . .

Essence de girofle.

45 grammes.

. 500 id.

.30 il 60 id.

On lotionne les parties génitales avec ce savon, immédiatement après un rapport suspect.

Préconisé contre l'infection syphilitique par le docteur Pfeifer.

Savon résolutif contre les engelures.

Camphre

Tcintnie de benjoin.

Ajoutez à la solution en triturant :

lodure de potassium, r.xtrait de Saturne.

i grammes.

21 id.

H grammes, ir. i,l.

Versez sur le mélange :

Huiles d'amandes 130 grammes.

• Lessive des savonniers fiO id.

Essence de lavende 2 iil.

Dans les engelures non ulcérées.

Savon stibic o». ammoniacal.

fCad.

Soufre doré d'antimoine.

Potasse caustique liquiiU

Dissolvez par digestion.

D'autre part :

Savon médicinal.

30 grammes (|. s.

EO grammes

hau q. s.

Dissolvez. Mêlez ce soluté au premier et faites évaporer à feu doux en consistance pilulaire et y ajoutant, si la masse devient rouge, de la potasse caustique liquide en quantité suffisante pour lui faire acquérir une couleur blanchâtre. (Dorvault.)

Savon sulfureux.

Savon blanc ou vert. .

Soufre

Essence de bergamote.

an 125 grammes.

2 id.

Faites une masse homogène a l'aide d'un peu d'eau et de la chaleur.

48 à 50 grammes en frictions contre la gale.

Le savon soufré de Lugol se prépare en dissolvant trois parties de savon blanc dans six parties d'eau, et y ajoutant trois parties de soufre sublimé. (Franck.)

Savon de térébenthine du Codex.

(Savon de térébenthine, savon de Starkey.)

Carbonate de potasse

Essence de térébenthine | aa 100 grammes.

Térébenthine fine

Triturez le carbonate de potasse dans un mortier ajoutez-y l'essence, puis la térébenthine, et triturez le mé lange par parties jusqu'à ce qu'il ait acquis une consistane de miel. [Codex.)

Fondant employé jadis sous forme de pilules à la dos de 1 à 3 décigrammes comme résolutif.

SAXIFRACE ou BOUCAGE. Plante indigène de 1 famille des saxifragées, dont les nombreux petits tube cules rougeâtres, piriformes et charnus, placés au. col" de la racine contiennent de l'huile volatile, de l'acide b zoïque, des huiles grasses, de la résine, de la fécule, l'acide malique, de l'extractif et du ligneux.

Ils sont stimulants et diurétiques. Ils se donnent en i|f

SCAM

coction (30 grammes par litre d'eau) comme diurétique el iithontriptique.

Fiu'. 048. — Saxifrag-e,

SAXO;\-LE!$-BAlI\'S. Canton du Valais (Suisse). Eaux minérales iodo-bromo -phosphatées el arsenicales.

Elles sont très-vanté«s dans la goutte chronique □ , dans les plaies scrofuleuses {+] et dans les ostéites chroniques dans la syphiHs □, dans lamétrite chronique, le i"humatisme, etc.

SCABIEl'SE DES PRÉS. Plante de la famille des

dipsactes, dont Vin fusion, 30 grammes par litre d'eau , le

Fis. 649. — Soahieiise.

sirop el Vextrait ont été vantés contre la gale On peut l'employer comme dépuratif dans l'herpétisme Q.

SCAMI?lo:\'ÉE. Gomme-résine e.xtraite par incision du col de la racine pilée de trois plantes : 1° le Convolvulus srammonia de la famille des convolvulacées; 2° le Periplocascammone, et 3° le Cynamhum monspeliacum, de la famille des apocynées, — Il y a trois espèces de scammonée : la scammonée d'Alep, la scammonée de Smyrne owen coquilles, seules bonnes, et la scammonée de Montpellier, impure et très-justement délaissée.

La scammonée est une résine acre, purgative, drastique, qui entre dans la composition de tous les élixirs, de toutes

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les pilules et de toutes les poudres employées à litre de purgatif.

Fie. G.")0. — Scammonée.

On l'administre seule ou associée à Taloès en pilules ou en poudre, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme, avec du sucre ; — en teinture préparée avec 125 grammes de résine pour 500 grammes d'alcool, 5 à 10 grammes; — en siropj, et enfui en émulsion, avec de la gomme et du sucre, sous forme de biscuits, ce qui est assez commode chez les enfants (V. Biscuit). Le meilleur mode d'emploi est la poudre ou la solution suivante de Dublanc :

Ré.sine de scammonée ) „^

' . , . 1 j ! an 70 centigramme-.

Bicarbonate de soude )

Lait 100 i.l.

SCAPULALCîIE. La scapulalgie est une douleur symplomalique provenant des lésions de l'articulation de l'épaule. Comme la coxalgie, elle est caractérisée par une synovite fongueuse ou ostéite périarliculaire, développée, l'une après l'autre ou simultanément, par une arthrite sèche, par une hydarihrose, mais on a plus spécialement désigné sous le nom de scapulalgie les deux premières lésions.

Tous les signes qui indiquent la synovite fongueuse et l'ostéite périarliculaire tuberculeuse ou non existent dans la scapulalgie. — Au début on peut affirmer qu'il y a lésion de l'articulation quand on trouve, outre la roideur du bras, une douleur sur un point qui correspond au bord externe et antérieur du deltoïde, et à la saillie de la tête de l'humérus (Nélaton).

Thérapeutique. — Traiter comme les synovites périarliculaires el les ostéites (V. ces mots), réséquer l'articulation scapulo-humérale (V. Résection), lorsque le sujet est jeune, lorsqu'il n'y a pas de fistules sur le trajet de l'humérus, au-dessous du col chirurgical, à travers lesquelles on sente l'os à nu, et quand le mal paraît bien limité à l'articulation de l'épaule.

SCARIFICATEïiIî. Instrument destiné à faire, d'un seul coup douze ou vingt scarifications de la peau à l'aide de douze ou vingt lancettes mises en mouvement par un ressort latéral el employé pour appliquer les ventouses scarifiées (V, ce mol). Après avoir placé une ventouse

SCAR

SCAR

sèche pour congestionner la peau, on applique le scarificateur pour faire les incisions, et Von replace la ventouse destinée à pomper le sang.

Fig. G51. — Bistouri scarificateur.

SCARIFICA'I'IOTV. Variété de saignée locale faite pour exercer une déplélion sanguine autour d'un point enflammé.

Ainsi, on scarifie les conjonctives enflammées. V. Conjonctive.

On scarifie les conjonctives à la suite d'un phlegmon de l'orbite, — on scarifie les granulations des conjonctives. \. ces mots.

On scarifie le gland étranglé. V. Phimosis.

On scarifie le col utérin atteint d'inflammation chronique.

On scarifie les bourgeons charnus lents à se cicatriser.

Les scarifications, sauf celles qui ont pour but d'abraser les conjonctives, sont généralement peu utiles.

Sur le tégument, les ventouses scarifiées et les sangsues valent beaucoup mieux.

Les scarifications sont pratiquées avec un bistouri convexe ou un bistouri scarificateur (fig. 651).

sCj1.ri.a.ti:\e (Fièvre rouge. Fièvre pourprée). Une éruption générale fébrile, de teinte écarlate, pointillée de rouge sur le corps et dans le pharynx, où elle provoque l'angine, caractérise la scarlatine.

La scarlatine est une fièvre éruptive, c'est-à-dire une maladie générale virulente, infecto-contagieuse et souvent épidémique.

Dans la scarlatine, l'éruption n'est qu'un effet de l'intoxication de l'organisme par le ferment ou virus scarlali ■ neux.

Il y a une scarlatine externe, cutanée, et une scarlatine inierfte des muqueuses, du pharynx, des amygdales, des bronches, de l'intestin et surtout de la muqueuse rénale.

Tantôt bénigne et se terminant vite et bien, la scarla-

tine est quelquefois maligne, sortant mal, compliquée d'étouffements, de délire, d'angine tonsillaire, et les malades meurent avant que l'éruption ait eu le temps de se produire entièrement.

La scarlatine est une des plus fréquentes parmi les fièvres éruptives de l'enfance.

L'évolution de la scarlatine se fait en quatre temps ; Vincubation ou la germination, qui dure de trois jours à six semaines; Yiiwasion, qui se prolonge de vingt-quatre à quarante-huit heures; l'éruption, qui dure trois à quatre jours, et enfin la desquamation épidermique sous forme d'écaillés furfuracées ou de larges morceaux d'épi derme.

La fièvre, l'inappétence, un vomissement, parfois une convulsion et l'angine inflammatoire ou pseudo-membraneuse pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, annoncent une prochaine éruption de la scarlatine.

Un pointillé rouge couvrant toute la surface du corps, donnant lieu à une teinte écarlate framboisée, tantôt avec, tantôt sans vésicules miliaires et sur laquelle la rayure du doigt laisse une trace blanche de longue durée, caractérise l'éruption scarlatineuse.

La langue dépouillée d'épitliélium, avec les papilles hérissées, coïncidant avec un exantht'me fébrile, caractérise la scarlatine.

Tout exanthène général fébrile sur lequel le frottement superficiel de l'ongle laisse une trace blanche est une scarlatine, et c'est à ce point qu'en traçant légèrement un nom quelconque sur la cuisse ou sur le ventre, avec la pointe d'un corps dur, on voit, sous l'influence de la contractilité capillaire, le nom apparaître en trace blanche durant cinq minutes. (Bouchut.)

Au bout de quatre ou cinq jours d'éruption commence la desquamation furfuracée, ou en écailles, de l'épiderme sur le cou, et elle s'étend ensuite sur le corps et sur les membres.

La scarlatine interne du pharynx produit souvent l'ulcération, la gangrène, les pseudo-membranes des tonsilles et quelquefois le croup.

Dans les bronches la scarlatine produit une hypérémie accompagnée de dyspnée et de suffocation mortelle.

Quand la scarlatine occupe les voies urinaires et la muqueuse rénale, elle produit une hématurie légère, de l'albuminurie, avec anasarque et toutes les conséquences de la néphrite albumineuse aiguë ou chronique. V. Albuminurie.

La scarlatine produit souvent à son déclin de l'anasarque sans albuminurie, de l'hydropéricarde ou de l'ascite, enfin un rhumatisme articulaire généralisé que pour cette raison on appelle rhumatisme scarlatineux .

La scarlatine compliquée d'angine tonsillaire est quelquefois suivie de bubons scarlatineux du cou qui aggravent singulièrement la situation des malades et peuvent occasionner la mort.

Dans la scarlatine, l'agitation, le délire, la dyspnée et l'éruption qui a peine à sortir, sont des indices presque certains de la mort.

Dans la scarlatine régulièrement sortie, l'apparition d'une traînée blanchâtre ou livide sur le front, à la racine du nez et sur le menton, doit faire craindre la mort.

Thérapeutique. — On a essayé de prévenir la scarlatine

SCAR

par Vinoculation (Leham, Miquel d'Amboise) et par l'ad ministration de l'extrait de belladone.

Extrait de belladone.

Eau de eanuelle. . .

5 centigrammes ih arammes.

Dix à vingt gouttes, matin et soir (Hufeland) ; mais, ]jien que cette dernière méthode ait obtenu plus d'un illustre assentiment, son efficacité est loin d'être démontrée ; ou bien :

Solution prophylactique.

Extrait de suc dépuré de belladone.

Eau distillée

1 déeigi'amme.

30 grammes.

Faites dissoudre. Deux gouttes quatre fois par jour aux enfants de dix ans pour prévenir la scarlatine 1 I.

(Hahnemann.)

Dans la scarlatine régulière bénigne, la demi-diète, les boissons émoUientes, diaphorétiques ou acidulés, le repos au lit sans trop de couvertures, sont ce qu'il convient de prescrire aux malades.

L'angine scarlatineuse doit être combattue par l'eau i'I le sirop de mûres, — par le gargarisme alummé, — le gargarisme avec la teinture de coaltar au centième, — le gargarisme boralé et des cataplasmes de farine de lin sous l'angle de la mâchoire.

Dans les scarlatines irrégulières avec délire, uneoudeux sangsues derrière chaque oreille et la saignée du bras peuvent rendre de réels services.

Dans la scarlatine maligne dont l'éruption sort mal, des lotions rapides d'eau froide ou vinaigrée sur le corps, deux fois par jour, ou une aspersion d'eau froide, font beaucoup de bien aux malades et abattent l'apidement la fièvre (Curie).

Contre la scarlatine maligne, le carbonate d'ammoniaque, 5 à 10 grammes, a été donné avec succès.

Les accidents nerveux ataxiques de la scarlatine doivent être combattus par le camphre, le musc, le castoréum et l'asa fœtida, administrés à l'intérieur.

L'anasarque scarlatineuse doit être combattue par les bains de vapeur simple ou aromatique, par les fumigations de genièvre on de benjoin, par le tannin a l'intérieur, 1 à 3 grammes, et par l'arec, ou le nitrate d'urée, 10 à 50 centigrammes par jour. (Mauthner.)

Quand la scarlatine est terminée, une purgalion légère est très-utile pour prévenir les complications ; mais, pour cela, il faut que l'enfant ait habituellement les voies digestives en bon état.

Après la guérison de la scarlatine, les malades ne doivent pas sortir avant vingt-cinq jours, jusqu'au moment où l'épiderme tombé a eu le temps de se reproduire.

FORMULAIRE DE LA SCARL.ATINE.

Belladone: poudre, 10 centigrammes; — e.xtrail aqueux, 10 centigrammes; — alcoolature, 50 centigrammes; — sirop, 16 grammes.

Aconit: poudre, 20 centigrammes ; — extrait, 10 centigrammes; — alcoolature, 1 gramme.

Ciguè : poudre, 20 centigrammes; — extrait aqueux, 20 centigrammes; alcoolature, 1 gramme.

Infusion de fleurs de sureau, k grammes par litre d'eau dans l'éruption.

Onctions d'axonge, de cold-cream ou d'un corps gras

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pour calmer la chaleur de la peau et pour diminuer la desquamation [+]•

Ablutions d'eau froide sur le corps nu pendant une ou deux minutes et enveloppement dans une couverture si l'éruption ne sort pas et qu'il y ait des accidents cérébraux. Deux, trois ou quatre affusions sont quelquefois nécessaires I I.

Applications de sangsues derrière les oreilles et arrêter l'écoulement avec une goutte de perchlorure de fer si l'angine est très-forte □.

Le vinaigre distillé a été employé par Maldonado en boisson et en lavements dans une épidémie avec tendance à la putridité □.

Tisane avec la limonade sulfurique. Dans la scarlatine grave

Lotions avec l'huile de moutarde.

Huile essentielle de raoutanle 5 grammes.

Alcool im id.

Dans la scarlatine ne sortant pas f+l.

Phosphore pour faciliter l'éruption, sous forme d'huile phosphorée, trois à six gouttes en potion I j.

(Morgenstern.)

Acide nitrique, trente à quarante gouttes par jour en potion. Se donne à la fin de la scarlatine compliquée d'albuminurie □. (Clerc.)

Les frictions avec un morceau de tard c/tflîj/fe empêchent la desquamation et permettent de sortir plus tôt les enfants sans crainte d'albuminurie I |.

(Sclineemann.)

Urtication dans la scarlatine sortant mal ou ne sortant pas.

Potion stimulante diaphorétique .

Acétate d'ammonianue t5 grammes.

Eau distillée de cannelle \

Eau distillée de mentbe ! au 50 id.

Sirop do sucre )

A prendre par cuillerée toutes les heures. Dans la scarlatine ordinaire f+l.

Voici les préparations usitées par Godelle :

1" Extrait de belladone 15 centigrammes.

Eau distillée 30 giammes.

On donne aux enfants d'un an et au-dessous, matin et soir, deux ou trois gouttes; aux enfants de deux ans, trois ou quatre gouttes, et l'on augmente progressivement avec l'âge, sans dépasser quinze gouttes chez les adultes.

2° Racine de belladone en poudre 15 centigrammes.

Sucre en poudre 8 grammes.

En soixante doses.

Deux à trois doses pour les enfants d'un an ; à augmenter avec l'âge des sujets.

Émulsion nitrèe.

Émulsion sacrée aromatique 1000 ?;rammes.

Nitre 5 décigrammes.

Dans la période inflammatoire de l'éruption [T]. Potion tempérante.

Eau do laitue 1 ,„„

Eau de pourpier |aa 100 grammes.

Sirop de limons 30 id.

sirop de violettes 20 id.

Nitrate de potasse 5 décigrammes.

Eau de fleur d'oranger 10 granimes.

Mêlez. Par cuillerées dans la journée 1+1.

(Sydenham.)

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