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SCIL

SCLÉ

Potion de Stahl.

Carbonate d'ainmonioque 8 f^Tainnies.

Eau distillée 200 id.

Sirop de gtiimavive 40 iJ.

Une demi-cuillerée k bouche toutes les deux heures, contre la scarlatine nerveuse ou ataxique [+].

Cette potion a été préconisée dans les cas de scarlatine grave sous le nom de mixture de carbo)iate d'ammoniaque de Bodenius. La dose de l'eau distillée est moitié moindre.

SCARLATIKOIDE. V. RasCH.

S€EAU DE SALOMON. Plante de la famille des asparaginées, dont la racine est employée à haute dose comme vomitif [3, et à petite dose contre la goutte [3.

SCIIIIVZTV4CII (Suisse, canton d'Argovie). Eau minérale sulfureuse à 17"centigr. employée contre la scrofule, les maladies de la peau, la plithisie, les catarrhes bronchiques.

SCHWALBlCH (duché de Nassau). Eau alcaline ferrugineuse, bicarbonatée, gazeuse froide, employée contre l'atonie et le nervosisme chronique.

SCIATIQL'E. V. NÉVRALGIE.

SCILLE (Oignon marin). Plante de la famille des liliacées, dont l'oignon très-àcre, gros comme une téle de

Fig. 052. - Scille,

fœtus, formé de couches concentiques, sèches à l'intérieur et mucilagineuses au centre, est très-employé en thérapeutique comme diurétique i-f- +| ; on n'emploie que les couches moyennes desséchées de cet oignon, et avec elles se prépare une poudre donnée h la dose de 25 centigram-

Fig. 053. — Soille d'iiiit,imiie.

mes à 1 gramme par jour en plusieurs fois; un extrait, 5 à 10 centigrammes; une teinture, li grammes ; un miel et un oxymel, 20 à 40 grammes dans une potion, et du vinaigre, k grammes par jour.

Les préparations de scille se donnent comme expectorant dans la bronchite aigùe simple ou capillaire \±\ ; dans la bronchite chronique {T}; enfin comme diurétique dans les maladies du cœur 1+ +|. A trop haute dose, elles sont vomitives et purgatives, mais c'est en provoquant ce résultat qu'elles sont si utiles dans certaines hydropisies où l'on n'a pas à craindre la faiblesse qui résuite d'évacuations trop abondantes.

SCïLLI'ï'iQîJE. Préparation qui renferme de la scille.

SCLÉRÈME DES ADULTES (Forster , Curzio, Ginlrac, Thirial). Le sclérème cutané est une induration avec rétraction et coloration blanche jaunâtre de la peau.

Le sclérème apparaît sous forme d'une tache blanche, puis les plicatures de la peau disparaissent; celle-ci devient moins mobile, sa sensibilité n'est pas toujours altérée, l'hyperesthésie est rare. Lorsque la maladie dure depuis longtemps, la peau est comme parcheminée.

Autour d'ulcères (Forster), sur les membres atteints d'éléphantiasis et sur des points de peau entièrement sains, on a observé le sclérème; — dans les éruptions dartreuses, la peau est indurée comme dans le sclérème, ainsi dans le psoriasis.

Le sclérème cutané tend à se généraliser comme l'éléphantiasis; il ne guérit pas. Sauf un cas douteux (Curzio), le sclérème des adultes reste stationnaire ; il se montre surtout aux membres supérieurs.

S'il y a un érysipèle chronique d'emblée c'est assurément le sclérème qui le représente bien plus que l'élépliantiasis qu'Allard cohsidérait comme une inllammation chronique des vaisseaux lymphatiques.

La dureté de la peau, l'absence d'écaillés épidermiques, de plaques épidermiques détachées, l'absence de rougeurs et de tumeurs, ne permettent de confondre le sclérème ni avec l'atrophie de la peau, ni avec l'ichthyose, ni avec le pemphigus foliacé, ni avec les chélo'ides; la tuméfaction énorme de l'éléphantiasis ne peut permettre d'attribuer la dureté de la peau seulement au sclérème.

Thérapeutique. — On a donné l'iodure de potassium, à la dose de 1 gramme chaque jour (Grisolle), et des bains alcalins. — Le massage, les bains de vapeur, les onctions huileuses et narcotiques, ont été aussi employés. Les incisions (Follin) n'ont pas eu de succès; le vésicatoire est peut-être plus utile. Le traitement mercuriel n'aurait guère d'effetque s'il y avait une diathèse syphilitique. V.. Sclérème, Eléphantiasis.

SCLÉRÈ.ME DES ÎVOUVEAU-NÉS. V. ŒdÈME ALGIDE

SCI.ÉRO-CIIOROIDITE AlV^TÉRIEURE. La sclérochoroïdite antérieure est une lésion inflammatoire siégeant primitivement dans la partie antérieure de la choroïde, dans les points où cette membrane est peu adhérente à la sclérotique.

Dans la scléro-choro'idite antérieure, les malades éprouvent des douleurs ciliaires vives ; la vision est troublée par un défaut d'accommodation, par de la myopie, par des douleurs analogues à celles du glaucome et liées à un excès de pression intra-oculaire ou à l'hypérémie de la choro'r'de; il y a même de la photophobie, des spectres lumineux comme dans la rétinite, et quelques malades ont des vomissements.

Chez les individus atteints de scléro-choroïdite antérieure, le globe de l'œil est habituellement dur et douloureux.

En explorant l'œil des personnes atteintes de scléro-

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clioroïdile antérieure, à l'aide de la lumière artificielle, on trouve la pupille contractée et il y a une injection péricornéale. — Lor^u'on examine avec rophthalmoscope, on découvre une plaque jaunâtre et rouge.âtre vers Voraseyrata en arrière de l'iris. Certains malades ont une iritis franche, d'autres ont de la congestion rétinienne.

La scléro-choroïdite antérieure cause souvent les staphylômes de la sclérotique, c'est-à-dire des dilatations ou ectasies de la sclérotique sur le point où celle-ci a perdu sa résistance, par suite de l'inflammation. Ces stapliylômes contiennent des exsudais, une partie de la choroïde distendue, puis des portions de Vora seri ata, enfin les procès ciliaires et de l'humeur vitrée.

Les ectasies de la sclérotique se montrent, soit au |iourtour de la cornée, soit vers le cul-de-sac conjonclivai C'est en général au moment où les douleurs commencent à se calmer que l'on voit le staphylôme apparaître. Le staphylôme situé sur le bord de la cornée ne tarde pas à entraîner une ectasie de cette membrane.

Les dilatations ou staphylômes de la sclérotique se développent par poussées successives. Arrivés à un certain volume, ils ne causent plus de douleurs. V. Staphylôme.

Thérapeutique. — Le traitement de la choroïdite et de l'iritis est indiqué '^V. 1rit!S, Choroïdite) ; au début, la paracentèse de la cornée devra être faite. S'il y a un commencement de staphylôme, on fera l'iridectomie.

Lorsqu'il y a staphylôme de la sclérotique et que la paracentèse de la cornée et l'iridectomie auront été impuissantes, quand le staphylôme augmentera sans cesse, et lorsqu'il y aura des récidives de l'inflammation, on fera des paracentèses répétées de la sclérotique, et l'on comprimera l'œil de façon à produire son atrophie (Wecker.) Cette opération n'est qu'une modification du procédé ancien; — la ponction du staphylôme, l'excision d'un petit lambeau du staphylôme (Celse), avec des ciseaux à pupille artificielle, arriverait au même résultat.

Le sélon traversant la tumeur, l'ouverture avec le caustique (Richter), sont moins bons parce qu'ils peuvent faire naître un phlegmon de l'œil ou irido-choroïdite. — On peut réséquer les portions saillantes du staphylôme et réunir la plaie, par ligatures ou sutures, avec des fils de soie (Critchett).

Enlever tout le globe de l'œil, par le procédé de Bonnet de Lyon, n'est pas une aussi bonne opération que les précédentes, parce que l'œil atrophié permet mieux l'usage d'un œil artificiel qu'un moignon constitué seulement par les muscles. V. Qùl (Cancer de V).

Scléro-ohoroïdîte postérieure. Staphylôme postérieur (Scarpa, Monteggia, Demours). Les phénomènes inflammatoires de la scléro-choroïdite postérieure sont ceux d'une choroïdite chronique.

Chez un myope, l'exagération de la myopie est presque un signe pathognomonique de la scléro-choroïdite postérieure. V. Myopie.

Dans la scléro-choroïdite, l'examen ophthalmoscopique fait reconnaître les signes d'une choroïdite atrophique; la choroïde semble être dépourvue de pigment à sa partie postérieure, et il y a souvent une tache blanche en forme de demi -Urne du côté externe de la papille.

La scléro-choroïdite postérieure engendre le staphylôme postérieur.

On reconnaît qu'il y a staphylôme postérieur à un allongement antéro-postérieur de l'œil, assez facile à constater par l'inspection quand on fait regarder le malade

foi'tement en dedans, à une augmentation de la tache blanche constatée sur le fond de l'œil à l'aide de l'ophthalmoscope, celle-ci s'étend, vient à gagner le tour de la papille et passe de l'autre côté ; il y a quelquefois en même temps excavation de la papille.

Les complications de la scléro-choroïdite et du staphylôme postérieurs sont : le décollement de la rétine, l'infiltration de pigment dans la rétine, la cataracte, la liquéfaction du corps vitré (V. Cataracte et Corps vitre); dans quelques cas, un véritable glaucome et des épanchements sanguins, puis la perte de la vision, s'il y a choroïdite.

Le staphylôme postérieur est assez fréquent chez les myopes, et comme la myopie est héréditaire on voit que le staphylôme postérieur se lie à une disposition héréditaire.

C'est chez les graveurs, bijoutiers et imprimeurs qu'on rencontre le plus souvent le staphylôme postérieur (Noizet).

Thénifeutique . — Suspendre tout travail. Cesser l'emploi des lunettes, vivre dans la demi-obscurité, telle sera la règle de conduite des malades.

Lorsque les douleurs et les phénomènes inflammatoires francs seront bien caractérisés, on placera des sangsues aux tempes ou les sangsues artificielles, avec les petites ventouses à pompe de Heurteloup.

On prescrira le trailemenl dérivatif par les mercuriaux, comme pour les choroïdiles ; les compresses froides sur l'œil, les tisanes sudorifiques de salsepareille, de gaïac, de squine, etc

Lorsque l'état des malades sera amélioré, on leur premettra l'usage de conserves bleues.

On ordonnera aux malades les eaux minérales de Kissingen, de Saint-Gervais, de Pougiies, de Vildungen et d'Aix en Savoie.

S'il y a glaucome, on fera l'iridectomie.

S'il y a cataracte, on opérera par extraction; mais on saura que si Ton ne réussit pas cette opération, l'œil est fatalement perdu.

Le décollement de la rétine consécutif à la sclérochoroïdite postérieure peut être traité par la paracentèse de la sclérotique, moins pour guérir l'œil que pour amener son atrophie.

SCLÉROÏSEÎÎMIE. V. SCLÉRÈME DES ADULTES.

SCLÉROnE, flIORBOî^ITIS (Diemerbroeck, L. Lusitanus). V. Sclérème et Scléreme des adultes.

SCLÉROSE. Le nom de sclérose veut dire dur, en durdsscme)d, et on l'emploie fréquemment pour caractériser l'endurcissement de certains tissus et de certains organes pour lesquels on employait jadis le mot d'induration.

C'est en général la disparition ou l'atrophie des éléments constitutifs d'un organe et leur remplacement par une formation nouvelle du tissu conjonctif.

La sclérose s'observe dans tous les tissus et dans tous les organes. V. Sclérodermie, Sclérème.

On observe souvent la sclérose dans le cerveau et dans la moelle épinière, et c'est ce qu'on appelait autrefois myélite et encéphalite chroniques. V. ces mots.

Sclérose eérehro-spiiialc. — Lu sclérose des centres nerveux s'observe dans le cerveau (Cruveilhier, Bouchut, Isambert, Turck, Rokitanski, Frerichs, Valentiner, Leyden, Zenker), dans la moelle épinière et dans ces deux parties à la fois, et elle se présente comme lésion primitive ou comme lésion secondaire sous forme de plaques disséminées ou rubanées. (Valenliner, Bouchard, Charcot, Vulpian, .laccoud.)

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Comme apparence analomique, le cerveau et la moelle étant dépouillés de la pie-mère présentent çà et là des îlots, plaques ou taches irrégulières, variant de 3 millimètres à 3 centimètres, de couleur grisâtre, de consistance dure et d'épaisseur variable, devenant blanches, opaques, parle séjour dans une solution d'acide chromique, et rouges par le lavage avec la solution ammoniacale de carmin alors que les parties voisines restent blanches si la pièce est lavée à grande eau.

Dans le cerveau et le cervelet les plaques de sclérose ne sont pas à la superficie et se trouvent, soit sur les limites de la substance blanche et de lasidjstauce grise, soit dans la substance blanche, et sur les parois des ventricules latéraux ; mais sur les pédoncules cérébraux, sur la protubérance, sur le bulbe, sur les olives, ces plaques sontsuperficielles et il n'est pas besoin de couper les parties pour découvrir la lésion dont elles sont le siège.

Dans la moelle épinière, les taches et plaques de sclérose superficielles se voient sous la pie- mère et occupent un ou plusieurs cordons, soit du même côté, soit à droite et à gauche et d'une façon symétrique (Pennok) à toutes les hauteurs de l'organe.

Dans les nerfs crâniens et rachidiens, les racines sont quelquefois atteintes parla sclérose et sont grisâtres, ce qu'on a observé sur l'hypoglosse, le glosso-pharyngien, le pneumogastrique (Cruveilhier) ; sur les nerfs optiques (Skoda), sur les nerfs olfactifs (Vulpian, Liouville).

Chez les sujets atteints de sclérose cérébro-spinale les méninges sont à peu près normales ou hypérémiées ; les muscles de la vie de relation quelquefois amaigris ou graisseux; les poumons tuberculeux, ce qui est la conséquence de l'état cachectique des malades ainsi que les ulcérations que présente parfois la peau du sacrum.

Au microscope, on voit les parties atteintes de sclérose cérébrale remplies de névroglie (tissu conjonctif du système nerveux) hypertrophiées avec gonflement de ses noyaux de fibrilles nombreuses, de tubes nerveux atrophiés ayant perdu leur myéline et réduits à leur axe et semés de granules graisseux.

Dans la moelle épinière coupée par tranches minces, transversales, les portions atteintes par la sclérose présentent à la périphérie l'hypertrophie des cloisons et des noyaux de la névroglie ou réticulum avec diminution du diamètre de la myéline qui entoure le cylindre d'axe des tubes nerveux; — à la partie moyenne, unpeu d'atrophie des cloisons de la névroglie, formation de minces fibrilles analogues à celles du tissu conjonctif ordinaire, disparition delà myéline des tubes nerveux dont le cylindre d'axe est hypertrophié — enfin au centre disparition de la névroglie et de ses noyaux, formation de quantité de fibrilles de tissu cellulaire, disparition des tubes nerveux dont la myéline est détruite et dont les cylindres d'axe sont atrophiés, puis formation de graisse et de quelques corps amyloïdes.

Les vaisseaux capillaires du tissu nerveux sclérosé offrent à la périphérie de la lésion des parois plus épaisses qui sont remplies de noyaux et, au centre, leurs parois sont entourées de plusieurs couches de tissu cellulaire en fibrilles qui rétrécissent le canal vasculaire.

Dans quelques cas on ne voit rien à l'œil nu sur la superficie ou à l'intérieur delà moelle qui révèle la sclérose, et ce n'est qu'après macération dans l'acide chromique que se montre la lésion dont le microscope démontre ensuite la nature. (Charcot.)

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La sclérose-spinale occupe généralement les cordons antérieurs ou latéraux de la moelle, mais on la trouve quelquefois étendue aux cordons postérieurs, ce qui produit des douleurs fulgurantes.

Les symptômes de la sclérose varient dans la forme spinale et cérébrale, car dans le premier cas les accidents paralytiques commencent par les membres inférieurs, et dans l'autre ils débutent par le cerveau et ils diffèrent d'après le siège de la lésion dans les cordons antérieurs ou postérieurs et selon le degré de la maladie, lorsqu'elle est à ses débuts ou à sa période terminale.

Dans la sclérose spinale, brusquement ou lentement, des engourdissements avec faiblesse de l'un ou des deux membres inférieurs indiquent le début du mal, puis vient un tremblement des jambes, qui amène la titubation, des secousses, quelquefois de la contracture et des convulsions toniques partielles, enfin de la paralysie de plus en plus grande, s'étendant à la vessie, au rectum et aux membres supérieurs, de l'amaigrissement, des eschares et la mort.

Dans la sclérose céréhro-spimle, brusquement ou lentement, quelquefois après une attaque apoplectiforme, il se montre des engourdissements et de la faiblesse des membres inférieurs, avec céphalalgie, vertiges, et obnubilations, nystagmus, diplopie, caractérisant la congestion névrorétinienne, puis la paralysie restée incomplète s'étend à la vessie, aux parties supérieures et à la langue qui trem.blent de façon à gêner la parole et les mouvements de la main ; il se fait de la contracture, des accès convulsifs, de l'hébétude, de la démence, de l'amaigrissement ; eschares, mort.

Le tremblement plus ou moins accentué qui résulte de la faiblesse des membres supérieurs et inférieurs et qui dépend de la paralysie incomplète de ces parties, se montre dès que le malade veut agir et constitue l'un des symptômes les plus importants de la sclérose cérébro-spinale.

Dans la sclérose, la sensibilité tactile au chatouillement et à la douleur es généralement conservée, mais la sensibilité des organes des sens, surtout celle de l'œil, est toujours modifiée, car^il y a des obnubilations, du nystagmus, de la diplopie ou de la triplopie, et le nerf optique présente une congestion qui aboutit parfois à l'amaurose

(Bouchut). Y. CÉRÉBROSCOPIE.

La contracture se montre fréquemment dans le cours de la sclérose spinale, soit au commencement, soit à la fin, et elle occupe les membres inférieurs, puis les supérieurs et quelquefois les muscles du tronc des reins, et des mâchoires, de façon à empêcher les mouvements.

La fin de la sclérose est souvent accompagnée de spasmes convulsifs tétaniques ou simplement convulsifs et douloureux qui surviennent spontanément ou sont provoqués par une excitation extérieure de compression ou de flexion du membre. C'est Vépilepsie spinale. (Brown-Séquard )

On peut souvent faire cesser le spasme convulsif de la sclérose par le redressement brusque du pied.

(Brown-Séquard.)

Jamais la sclérose des centres nerveux ne s'arrête et, malgré quelques moments d'amélioration, elle conduit invariablement à la mort, après cinq ou quinze ans de durée.

Dans la sclérose, les malades meurent par un affaiblissement général qui se produit par degrés et qui entraîne des eschares souvent très-étendues ou bien par des complications de pneumonie, de phthisie, de méningite spinale ascendante, de phlegmatia alba dolens, etc.

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On peut confondre la sclérose avecla paralysie agitante, avecl'ataxie locomotrice ou avec la myélite chronique, mais 1° dans la paralysie agitante, outre qu'il n'y a pas de lésion appréciable de la moelle, le tremblement des membres est permanent et plus considérable que dans la sclérose cérébro-spinale, et 2° dans l'ataxie locomotrice il n'y a pas paralysie des membres, mais seulement asj^nergie des muscles ou incoordination de mouvements, perte de la conscience musculaire et douleurs fulgurantes des muscles.

Il est impossible de confondre le tremblement qui précède l'intention des mouvements avec l'agitation de la cliorée, ni avec l'embarras de la langue de la paralysie générale, ni avec les tremblements sénile, mercuriel ou alcoolique.

C'est de vingt à quarante-cinq ans que s'observe habituellement la sclérose cérébro-spinale, mais on l'observe aussi chez les enfants (Bouchut, Isambert, Robin, 1854), et elle est cinq fois plus fréquente chez la femme que chez l'homme (Charcot).

On ignore à peu près complètement quelles senties causes déterminantes de la sclérose cérébro-spinale, et si l'on a pu rapporter l'origine du mal à la grossesse, à l'alcoolisme ou aux émotions morales, ces influences sont encore très-discutables.

Thérapeutique. — Ce que l'on sait de la marche progressivement fatale de la sclérose vers la paralysie et la mort prouve que jusqu'à présent il n'y a que des palliatifs à employer contre cette maladie.

Vulpian a employé le chlorure rf'or[3, Charcot le p/iosphu7'e de zinc (3- D'autres ont employé la strychnine, V électricité par courants continus [±i, le nitrate d'aryent, qui a eu quelques bons effets, — le seigle ergoté, — la belladone, — Varsenic, — les bains sulfureux ; — mais cestV hydrothérapie dont il faut conseiller l'usage prolongé, car elle améhore iDeaucoup l'état des malades.

Dans ces cas , il faut que les malades prennent deux douches par jour, une le malin et une le soir. — Comme succédané de l'hydrothérapie, on pourra aussi faire prendre les bains de mer.

Le massage devra être conseillé, et il faut le faire tous les jours pendant quelque temps.

Les ventouses sèches très-multipliées, mises tous les jours; les pointes de feu épidermiques; ï acupuncture (Bouchut) le long de la colonne vertébrale, les vésicatoires, les cautères, les moxas sur la même région, sont enfin des moyens à ne pas négliger, et l'un d'eux surtout, l'acupuncture quotidienne avec douze aiguilles, m'a paru être trèsutile.

En cas d'incontinence, Yélectrisation par courants continus pourra faire cesser l'accident et de cette façon éviter les eschares.

SCLÉROTIQUE (LÉSIONS TRAUMATIQUES DE LA). Les lésions de la sclérotique sont des plaies et des déchirures accompagnées ou non des lésions des parties profondes de l'œil, telles que les décollements de la rétine et les luxations du cristallin. V. ces mots.

Les plaies du voisinage de la cornée sont quehjuefois compliquées de hernies de l'iris.

Les plaies par armes à feu peuvent être compliquées de corps étrangers de l'œil. V. Qïil.

Les déchirures de la sclérotique sont parfois accompa-

gnées d'hémorrhagies intra-oculaires après la sortie d'une partie du corps vitré.

Dans les déchirures de la sclérotique, la conservation de la conjonctive et la régularité de l'iris sont d'un pronostic favorable ; car, dans ce cas, la vue peut être conservée.

Les complications consécutives des plaies et des déchirures de la sclérotique sont une irido-choroïdite, une iritis ou une rélinite ; ou enfin toutes ces lésions à la fois. — La conséquence assez ordinaire des plaies de la sclérotique, suivies d'inflammation, est l'atrophie de l'œil.

Thérapeuticiue. — Les plaies régulières de la sclérotique seront traitées par l'occlusion de l'œil, avec les bandelettes de taffetas d'Angleterre et la compression de l'œil, avec une boulette d'ouate et un bandeau. Les plaies qui tendraient à s'écarter pourraient être réunies avec des fils de soie très-fins, ne passant que dans l'épaisseur de de la sclérotique. •

Les déchirures ne seront pas autrement traitées.

Toutes les fois que l'iris est engagé dans une plaie ou une rupture de la sclérotique, on l'excisera.

Lorsqu'il y a des douleurs et de la rougeur vive, on placera des sangsues autour de l'œil et l'on donnera le calomelà dose fractionnée tous les jours (V. Altérants et Iritis). Le malade restera au lit.

Contre la luxation du cristallin, on appliquera le traitement approprié. V. Luxation du cristallin.

SCLÉROTSTE»*. Les inflammations de la sclérotique sont la sclérotite ou épiscléritis , la scléro-choroïdite antérieure à la scléro-choroïdite postérieure.

L'épiscléritis est une inflammation limitée de la sclérotique, caractérisée par une tache rougeàtre élevée sur la sclérotique et soulevant la conjonctive, sans offrir de vésicule comme dans la conjonctivite pustuleuse. Cette lésion est indolente, cause peu de gêne aux malades. Elle se termine parla formation d'une petite plaque de coloration ardoisée. Elle engendre, lorsqu'elle est située au voisinage de la cornée, une opacité de cette membrane.

Thérapeutique. — Les collyres sont inutiles.

Les malades éviteront l'air frais et humide. Ils porteront des lunettes de verre simple, se purgeront pour éviter la congestion à la tête, placeront autour des paupières la pommade :

Axon,s;e 30 gramiues.

Prét'i|iit(; blanc 1 id.

Les compresses d'eau tiède, la compression de l'œil (V. Kératite), sont d'un bon usage. Si le malade a un tempérament scrofuleux ou rhumatismal, on administrera le traitement général approprié. V. Scrofule et Rhumatisme.

SCOLIOSE. V. Raciiis [Déviation du).

SCOLOPEî^DRE. Plante de la famille des fougères, dont les feuilles en décoction, 6 à 15 grammes par litre d'eau, ont été vantées contre les maladies chroniques du foie et de l'intestin i I.

SCORRLiT. (V. Purpi ra.) Le scorbut est une nosohémie semblable au purpura, dont elle ne diffère que par l'intensité plus grande, et dans laquelle la fibrine perd sa plasticité au point de n'être plus spontanément coagulable.

Dans quelques cas de scorbut, s'il y a fièvre avec état inflammatoire, la fibrine augmente et peut s'élever cà k ou

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5 millièiiu;s (Fauvel, Becquerel), elle descend aucouU'uire dans le scorbut ajnjrétique ou chronique, tombe à 1. millième et au-dessous, car dans un cas cité par Hérard on n'a pas trouvé la plus petite quantité de fibrine dans le sang resté incoaguiable d'un bomme mort à la suite d'iiémorrliagies muqueuses cl cutanées de purpura.

La dissolution du sang dans le scorbut, c'est-à-dire la perte de sa coagulabilité, est l'altération fondamentale de la maladie, et elle dépend de l'excès des sels alcalins dusang, ce que l'on corrige par l'usage abondant des acides végétaux.

Le scorbut est engendré par l'action persistante et prolongée de causes susceptibles d'affaiblir la force du mouvement nuti'itif général.

L'air froid et humide, l'air vicié des habitations nosocomiales, des casernes et des vaisseaux de guerre, l'air altéré parles émanations végétales des eaux croupiés, la mauvaise oif insuffisante nourriture, l'absence de végétaux frais, les grandes fatigues corporelles ou morales, les chagrins prolongés, la nostalgie, sont les causes les plus générales du scorbut.

Le scorbut est une maladie générale, endémique, sporadique ou épidémique, dans laquelle il y a dissolution du sang, production d'hémorrhagies par la peau sur les gencives dans les parties profondes et ramollissement plus on moins considérable de tous les tissus.

Les hémorrhagies du scorbut s'observent dans l'épaisseur de la peau sous forme de pétéchies, dans le tissu cellulaire, dans les gencives ramollies, dans la peau ulcérée, dans les cavités séreuses, dans les muscles ramollis, dans les principaux viscères et chez les jeunes sujets par les os décollés de leurs épiphyses.

Le scorbut est beaucoup moins fréquent qu'autrefois, grâce aux progrès de l'hygiène qui a révélé l'inlluonce de l'encombrement, de l'obscurité, de l'air froid et humide, des peines morales et de la fatigue, de la mauvaise nourriture et particulièrement de l'usage des viandes salées et de l'absence des végétaux frais.

11 y a dans le scorbut trois périodes : l'une caractérisée par la décoloration du visage, la tristesse, l'ennui, la lassitude, la dyspnée, le gonflement des gencives et la mauvaise odeur de l'haleine, les taches hémorrhagiques de la peau, l'œdème des membres, la réouverture des vieux ulcères et quelquefois unbruit de souffle vasculaire du cou ; la deuxième, caractérisée par les douleurs dans lesjoiniures, le décollement des épiphyses, si le sujet est jeune, l'enilure des jambes, les taches ecchymotiques nombreuses, le saignement des gencives avec chute des dents, les hémorrhagies par le nez, les poumons et l'intestin ; la troisième par l'ulcération spontanée de la peau, le marasme et la mort.

Le scorbut fait périr par syncope, par épuisement ou enfin par la fièvre hectique des altérations viscérales.

Le scorbut et le purpura se ressemblent autant que peuvent se ressembler deux maladies de même nature et entre lesquelles il n'y a qu'une différence de degré, le purpura offrant en miniature ce que le scorbut produit en grand et d'une façon plus complète.

Quand on voit apparaître, avec des pétéchies et des ecchymoses superficielles de la peau, des hémorrhagies abondantes par les muqueuses, par les gencives et dans les principaux viscères, on peut être assuré qu'il existe du scorbut.

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line hémoi rhagie ordinaire ne s'arrête que par la coagulation du sang à l'orifice des vaisseaux déchirés, et c'est tante de cette coagulation que se prolongent et se répètent d'une manière si fâcheuse les hémorrhagies du scorbut.

Le gonflement des gencives avec hémorrhagie, de la bouche et du tissu cellulaire, ébranlement et chute des dents, caractérise le scorbut.

Dans le scorbut s'ouvrent les vieux ulcères et il s'en forme de nouveaux qui jettent beaucoup de sang.

Chez les jeunes sujets atteints de scorbut on voit les épiphyses se décoller de l'os et les mouvements qu'on imprime aux malades font entendre un bruit de grosse crépitation osseuse.

Dévastes ecchymoses sous-cutanées, des éruptions pétéchiales et des tumeurs sanguines spontanées dans l'interstice des muscles caractérisent le scorbut.

Le sang des hémorrhagies scorbutiques estnoir, jus de pruneaux, diffluent, se coagule mal, très-lentement, ou ne se coagule pas du tout.

Une grande faiblesse musculaire, l'appréhension des mouvements, la tendance au repos, la tristesse et l'ennui, la pâleur jaunâtre du visage, la dyspnée au moindre exercice, la tuméfaction des gencives avec fétidité de l'haleine, l'œdème des membres, l'ouverture de vieux ulcères, les douleurs articulaires, les pétéchies, les ecchymoses, les hémorrhagies des muqueuses et des viscères, la fièvre, l'anémie, et enfin l'étal cachectique le plus grave sont les |)hénomènes progressifs du scorbut.

Quand le scorbut amène de fréquentes hémorrhagies viscérales, il est inévitablement mortel.

La marche du scorbut est très-lente, c'est une maladie qui met un temps très-long à parcourir ses périodes; elle produit l'anémie, la faiblesse et quelquefois la mort par syncope, mais dans le plus grand nombre de cas elle détermine la désorganisation et le ramollissement hémorrhagique des principaux viscères, la fièvre et la mort.

Le scorbut a des degrés d'intensité variable et il est promptement mortel lorsque par des hémorrhagies nasales, utérines, intestinales, pulmonaires et séreuses, par des plaies gangréneuses, il détermine l'épuisement des malades.

Thérapeutique. — En évitant l'encombrement des froupesct des prisonniers, de façon qu'ils puissent subir l'influence de l'air et du soleil, et en ayant soin de les nourrir de viandes fraîches et de végétaux frais, on évitera le scorbut.

Première indication : guérir r altération du sanij. On donnera le suc de trois citrons et d'oranges par jour ;,

— du vinaigre de vin ; — de la limonade sulfurique et nitrique. V. FoRMUL,\mE.

Régime animal. — Vin de Bordeaux pur. Vin cuit.

— Végétaux frais et acides.

Antiscorbutiques: ail, raifort, chélidoine, cochléaria, cresson, une botte par jour avec de l'huile et du vinaigre; oseille cuite assaisonnée au beurre ; moutarde blanche, rhubarbe, trèfle d'eau, érysimum en suc ou en teinture (V. ces mots). Tartrate ou citrate de potasse, 2 à 3 grammes par jour.

Fleurs de genêt, de frêne, de houblon, etc., en infusion, U grammes par litre d'eau ; fenouil, sauge, mélisse, menthe, etc., en infusion, Zi grammes par litre d'eau.

SCOH

Astringents : alun à l'intérieur, 2 à 3 grammes ; acétate de plomb, 5 à 51 centigramme?; extrait de ratanhia, 5 à 10 grammes.

Décoction de racine de fraisier ou de historié, S grammes par litre.

Préparations de quinquina, sous toutes les formes, seules ou associées aux préparations de fer. V. le Formulaire.

Extrait mou de quinquina, 5 décigranuiies par jour comme tonique [+]•

Extrait sec de quinquina (sel essentiel de Lagarraye), décigrammes à 5 grammes par jour comme lonique[T]-

Vin de quinquina.

yniiiquinii gris. 6-i S'iaiiiuies.

Ali'ool 15 décigranuiies.

Vin 1000 2:rainme5.

F. s. a. 50 à 150 grammes par jour comme tonique (+]. {Codex.)

Teinture de quinquina composée.

(Vin de Huxliam.)

Quinquina rouge 6-i grammes.

Écorce d'oranges amères .48 id.

Serpentaire de Virginie 12 id.

Safran id.

Coclienille 27 iKk-igraniiiii s.

.Mc'ool â 51° lOOO ïraninie-.

Dose, 5 à 30 grammes par jour.

Contre le principe du scorbut, il faut aussi donner les préparations ferrucjineuses, principalement le tartrate de potasse et de fer à la dose de 30 à 50 grammes jiar jour.

Potion au perchlorure de fer.

Perulilurure de fer 1 à 2 grammes.

Eau sucré 120 id.

Mêlez. A prendre par cuillerée à bouche dans les vingtquatre heures.

Séjour à la campagne ou au bord de la mer.

Beuxiême indication ; — arrêter les hémorrhagirs. — Eau de Brocchieri, de Tisserant, de Pagliari, à l'intérieur; 60 à 100 grammes par jour. — Cautérisation des plaies saignantes avec le fer rouge.

Application de perchlorure de fer à l'extérieur, sur les parties d'où s'échappe le sang.

Essence de térébenthine à ï iutérieur, vingt à trente gouttes par jour.

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