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L'éléphantiasis du scrotum s'étend sur le pénis et réciproquement.
Sur l'éléphantiasis du scrotum, il n'est pas rare de voir (les varices lymphatiques. Les ulcérations sont les seules complications graves de l'éléphantiasis du scrotum.'
L'éléphantiasis se distingue de l'œdème du scrotum à cause de sa dureté. V. Éléphantiasis.
Thérapeutique. — Lorsque l'éléphantiasis commence on peut obtenir la guérison ou une amélioration en faisant changer les malades de climat.
Les médications internes, altérantes, sudorifiques ; les médications locales, les cautérisations, les saignées locales, les frictions avec les pommades irritantes, les vésicatoires, sont impuissants pour arrêter les progrès de cette maladie.
Les ponctions et les scarifications sont d'un effet douteux. La compression est encore le meilleur moyen palliatif.
Lorsqu'on a affaire à une tumeur éléphantiasique énorme du scrotum et qu'elle se pédiculise, on peut l'enlever; mais dès que la tumeur aura acquis le volume des deux poings, si elle augmente incessamment, on devra l'enlever plutôt que d'attendre qu'elle ait acquis un grand volume. Cette opération est ce que l'on a appelé Voschéotomie.
L'opération de l'éléphantiasis du scrotum n'est point douloureuse, elle est facile à faire, mais il y a plusieurs règles qu'il faut avoir présentes à l'esprit. Il faut d'abord aller à la recherche du testicule; pour cela une incision est faite sur le trajet du cordon que l'on suit jusqu'à la tunique vaginale et le testicule, on isole cet organe en enlevant le tégument. Lorsqu'on sépare les parties atteintes par l'éléphantiasis, il faut laisser le plus possible de peau saine pour que la verge puisse être recouverte plus tard.
Après l'opération, on réunira par suture des lambeaux destinés à recouvrir la verge et les testicules.
L'ablation du scrotum n'est pas une opération grave; sur 100 opérés, Esdaile n'a cité que 5 morts.
Scrotum (ÉrYSIPÈLE DlîS BOURSES OU Du). Ce que l'on décrit dans les livres sous le nom de phlegmon simple ou superficiel des bourses est un érysipèle; la quantité de vaisseaux lymphatiques du scrotum explique pourquoi ces caractères de l' érysipèle ne sont pas tranchés.
Dans l'érysipèle du scrotum, la peau est rosée, puis rouge, tendue et luisante. L'inflammation gagne la verge et les aines, les malades ont quelquefois de la fièvre et de l'embarras gastrique. Ces inflammations sont la suite de plaies et contusions des bourses, d'excoriation, d'intertrigo.
Thérapeutif/ue. — Compresse d'eau de sureau, soulever les bourses avec un tampon de linge placé entre les cuisses ou une plaque de gutta-percha prenant point d'appui sur les cuisses. Purger les malades avec une bouteille d'eau de Sedlitz.
Scrotum (INCLUSIONS DANS LE) . V. INCLUSIONS FŒTALES.
Scrotum (Phlegmon des bourses du). L'inflammation des bourses ou phlegmon des bourses naît chez les individus qui ont eu une plaie non soignée, une hernie inguinale enflammée, une orchite, un abcès tuberculeux du testicule, che'z ceux qui ont un abcès urinaire ou une infiltration urinaire.
Le phlegmondes bourses a été observé à la suite d'injections iodées dans la tunique vaginale et après le passage de la teinture d'iode dans les couches dartoïques et celluleuses du scrotum. On a vu cette lésion survenir à la suite des fièvres graves (Delpecli), après une pustule maligne (Ricord).
Les symptômes du phlegmon des bourses sont un gonflement énorme avec rougeur, douleur et chaleur, puis des plaques gangréneuses qui se montrent de bonne heure. La fièvre et les modifications des fonctions varient avec la cause qui a produit le phlegmon.
Thénipeutie/ue. — Larges incisions sur le scrotum. On se rappellera que l'incision verticale au niveau de la cloison des dartos et les incisions obli(|ues de la racine de la verge vers la cuisse sont les incisions qui ménagent le plus les vaisseaux du scrotum. On traitera du reste comme les autres phlegmons. V. Phlegmon et Infiltration d'urine.
Le drainage du scrotum est très utile dans les suppurations chroniques (Chassaignac).
Scï'otum (Plaies DES bourses ou du). Les plaies des bourses ne dilfèrent pas des autres plaies, seulement il faut savoir qu'il y a un renversement des bords de la plaie en dedans, que cet état retarde la cicatrisation, et que les plaies du scrotum peuvent se compliquer de hernie consécutive du testicule. V. Testicule.
Tliérapeutique. — On a conseillé la suture pour les plaies de bourses, même lorsqu'il y a plaie contuse on peut couper les parties mortifiées, régulariser la plaie et réunir par suture. Cela est peu utile, la mobilité du dartos s'oppose à la réunion immédiate.
Si dans une plaie récente le testicule fait hernie hors d'une plaie du scrotum, on le réduira, on débridera s'il est nécessaire et l'on réunira la plaie par suture. Les bourses seront soutenues avec une plaque de gutta-percha prenant point d'appui sur les cuisses. On pansera comme les plaies confuses, on donnera le régime des blessés.
On traitera l'orcliite traumatique parles cataplasmes et les sangsues au périnée et dans l'aine.
St'liTEH>AIRE Plante arnère astringente de la famille des labiées, employée en décoction, Li k H grammes par litre d'eau, contre la rage [E]> contre les vers [+], contre la dyspepsie \±\ et contre la blennorrhée
SÈCME. Mollusque céphalopode, dont le corps contient un grand os ovalaire doublé d'une couche de phosphate et de carbonate de chaux qu'on pulvérise pour en faire un dentifrice [+]• La poudre d'os de sèche a été très-vantée à la dose de 15 à 30 grammes par jour contre les fièvres intermittentes □. (Brault.)
SÉKATIFS. Médicaments employés pour apaiser l'excitation d'un tissu ou d'un organe. Ils comprennent les narcotiques (V. ce mot), les émollients, les antispasmodiques, les antiphlogisliques et tout ce qui est de nature à calmer la souffrance ou l'activité d'un organe.
La digitale est un sédatif du cœur, l'éther un sédatif de la contractilité musculaire, le musc un sédatif de l'irritabilité nerveuse la saignée un sédatif de la douleur, etc.
SEGRAY (Loiret). Eau ferrugineuse et gazeuse froide.
SEIftiLE. Plante de la famille des graminées, dont la semence, l'éduite en farine, sert à faire des cataplasmes émollients. Cette semence est quelquefois altérée par un champignon appelé eryot de seigle (V. ce mot), dont la poudre a une action spécifique si remarquable sur les contractions utérines qu'on l'emploie dans les accouchement- pour remédier à l'inertie de l'utérus. On le donne alors en poudre récemment préparée, à la dose de 1 à 3 grammes dans de l'eau sucrée froide \+ +\. C'est un remède également très-vanté dans l'hémoptysie [±], dans les hémorrhagies utérines qui suivent l'accouchement \±],