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SÉNÉGAL V. POLYGALA DE VIRGINIE

SE\SITISME. Doctrine médicale engendrée par la philosophie de Locke et de Condillac, dans le but d'expliquer la production des maladies par l'altération de la sensibilité précédant tout désordre fonctionnel et toute altération organique. Dans cette doctrine, la sensation, propriété du système nerveux, est considérée conmie étant le point de départ de tous les phénomènes morbides ; mais c'est une erreur, car dans la plupart des cas on n'a pas la conscience de l'action des causes morbifiques.

Ce n'est pas la sensation, propriété du système nerveux, c'est-à-dire la sensibilité consciente, qui ést le point de départ des phénomènes morbides, c'estVimpressihUité

(V. ce mot), ou sensibilité inconsciente, attribut de toute matière organisée vivante, indépendant de toute action nerveuse. — Les tissus dépourvus de nerfs, et les êtres vivants qui n'ont point de système nerveux ne perçoivent aucune sensation et cependant ils sont irnpressibles, ils réagissent intimement contre les influences extérieures sans intervention de la conscience, et il en résulte des désordres fonctionnels plus ou moins graves. C'est ce qui a fait dire : <i Les maladies ne sont que des impressions transformées. » (Bouchut.)

SEPTAj\'B. Fièvre intermittente revenant tous les sept jours. V, Fièvre intermittente.

SKPTÉXAIRE. Durée de sept jours formant la période de quelques maladies. Il vaut mieux dire septaine, car septénaire veut dire sept ans.

SEPT!CÉ»IïE. Altération du sang par des matières sceptiques (Piorry). V. Nosoiiémies,

SEPTIQUE. Matière qui produit la putréfaction. On nomme ainsi certains 'poisons qui altèrent le sang, comme les venins, l'acide sulfhydi'ique, le seigle ergoté, les matières putréfiées, etc.

SÉQUESTRA'ri©.^. Moyen prophylactique et thérapeutique, à l'aide duquel on isole unmalade quia besoin de repos, ou dont le voisinage avec une personne saine peut propager une maladie contagieuse et faire naître une épidémie.

La séquestration est quelquefois utile dans l'aliénation mentale pour laisser à l'intelligence le temps de se remettre de la fatigue des passions ou des surexcitations de la vie et pour empêcher qu'un fou dangereux ne compromette la vie ou la propriété du prochain. Elle est indispensable dans les maladies virulentes fixes, telles que la syphilis ou la rage, dans les maladies purulentes telle que la blennorrhagie ou l'ophthalmie, dans les maladies parasitaires, telles que la gale et la teigne, mais elle a moins d'importance dans les maladies infectieuses ou infecto-contagieuses et miasmatiques, telles que le choléra, la peste, le typhus, etc., dont les miasmes sont impossibles à renfermer et sautent par- dessus toutes les barrières qu'on a prétendu leur imposer.

SER73AIZE (Marne). Eau sulfatée ferrugineuse et magnétique froide, employée dans les gastralgies, dans les maladies des voies urinaires et dans les engorgements abdominaux rn.

SERPEi^TAlRE DE VIRGINIE. Plante de la famille des aristolochiées, dont la racine amère, odorante, camphrée, s'emploie comme tonique, stimulante, fébrifuge et antispasmodique. Elle s'administre en poudre, 2 à 6 grammes; en infusion, 15 à 20 grammes par litre d'eau dans l'hy-stérie dans les fièvres intermittentes H-

SERPOLET. Plante de la famille des labiées, dont l'infusion (10 à 15 grammes) est excitante et vantée dans la coqueluche f+l.

SERRE-XCEU». Le serre-nœud est unifistrùmentdont

le plus simple modèle est un anneau situé à l'extrémité d'une tige fendue à l'autre extrémité. On engage une anse de fil dans l'anneau ; cette anse embrasse des tissus, et l'on serre ceux-ci en tirant sur le fil que l'on fixe par pression dans la fente de l'instrument. Il y a une grande quantité de serre -nœuds divers. V. Polype, Écrasement LINÉAIRE, VARICOCÉLE.

SERRES.FSî^'ES (Vidal de Cassis). Pinces spéciales à pression continue. V. Sutures et Plaies.

SEVR

SILV

SERRETEIXE. La serrelclle est une pince spéciale enfermée dans une gaîne mobile ou dépassant de peu une gaîne mobile, et dont les mors réunis forment une tige lisse pouvant pénétrer dans les tissus sans les blesser. V. Cataracte, Pupille artificielle.

SÉSAME. Plante de la famille des bignoniacées, dont les semences renferment beaucoup d'iiuile qu'on emploie souvent comme laxative \±].

SÉSÉLI, Plante de la famille des labiées, dontlessemences aromatiques sont excitantes et carminatives ; en infusion, 10 grammes par litre d'eau [+]•

SÉTOIV. Le séton est un exutoire ou dérivatif destiné à entretenir une suppuration de la peau qui favorise la cessation d'une disposition qu'ont certains individus d'avoir des inflammations chroniques variables.

Succédané du vésicatoire permanent, le séton èst à peu près abandonné aujourd'hui, sauf peut-être pour quelques maladies du cerveau et quelques blépbariles chroniques.

Le séton s'emploie quelquefois aussi pour ouvrir des abcès ganglionnaires du cou ; alors on applique le séton filiforme, qui ne laisse comme ouverture de l'abcès qu'un point d'entrée en un point de sortie. V. Abcès froids, Adénite.

Thérapeutique. — On applique un séton sur tous les points où il est possible de faire un pli à la peau, sur la nuque, le dos, les épaules, mais c'est généralement à la nuque qu'on le place.

On fait un pli à la peau avec les doigts de la main gauche, on traverse la base de ce pli avec un bistouri à lame étroite et de telle sorte que la lame du bistouri traversant la peau, fasse avec le plan du pli formé unX. Cette manœuvre a pour effet de ponctionner la peau à une hauteur différente et de permettre l'écoulement facile du pus. On passe avec un stylet aiguillé enfilé d'un fil, ou un tube fi drainage, dont on lie les extrémités.

La mèche à séton est moins avantageuse que le séton perforé ou tube àdrainage. Ce dernier peutresteren place tout le temps que l'on veut laisser le séton suppurer, et les mèches doivent être changées; elles sont du reste toujours sales. Le bistouri à séton comme l'aiguille à séton de Boyer sont des complications instrumentales inutiles.

Les accidents immédiats du séton sont les hémorrhagies peu abondantes en général. Les accidents consécutifs sont un phlegmon et des érysipèles à répétition. Ils sont dus à un défaut de soin du séton et ils guérissent par les traitements appropriés à ces lésions. V. Phlegmon, Erysipèle.

Pour appliquer le S'?<oi( ^?t/"o)'/?ie, on traverse la peau ou la tumeur fluctuante avec une grosse aiguille entramant un grand fil servant de mèche à séton. V. Abcès froid.

SEVRAGE. Le sevrage est l'époque où l'on fait passer les enfants de leur vie à la mamelle à une existence indépendante, en supprimant l'allaitement.

11 faut préparer le sevrage afin de ne pas séparer brusquement l'enfant de sa mère ou de sa nourrice, et pour cela, après lui avoir donné un ou deux potages par jour et l'avoir habitué à la nourriture vulgaire, on le sèvre de nuit jusqu'au moment où l'on fait le sevrage définitif.

Le moment du sevrage doit être fixé entre douze et vingt mois.

11 faut choisir pour sevrer les enfants une des époques de repos de la dentition, et profiler de celle qui vient après

la sortie des douze premières dents ou après la sortie de la seizième.

Autant que possible il ne faudra pas sevrer pendant l'hiver, car c'est le moment où il est le moins facile de distraire les enfants, et par conséquent où l'on peut le moins aisément leur faire perdre le souvenir de leur nourrice.

SIALAtJOGlïES. Les sialagogues, aussi appelés mas^tcatoires, sont des remèdes destinés à augmenter les flux salivaires et muqueux de la bouche.

Il y a des sialitgoyues aromatiques : la racine d'angélique et de livèche, le cardamome, le girofle, le mastic, et des sialagogues àeres qui sont ordinairement employés, tels que la passerage, le pyrèlhre, le bétel, le raifort, le cresson de Para,. la noix d'arec et le tabac.

Les sialagogues s'emploient dans les engorgements de la parotide et des glandes salivaires pour en amener la guérison.

On emploie les sialagogues comme dérivatifs dans les maladies du cerveau, du nez, des oreilles, etc. Ils sont utiles dans la céphalalgie, dans la migraine, dans la congestion cérébrale chronique, dans la paralysie de lalangue, dans la fétidité de l'exhalation cutanée, etc. Contre cette dernière infirmité c'est le bétel qui est surtout mis en usage à cause des propriétés qu'on lui attribue pour diminuer l'exhalation de la peau.

SIALORRIIÉE. Fluxsalivaire abondant. V. Ptyalisme, Stomatite mercurielle.

SIBILANT. Le râle sibilant a été signalé par Laennec comme un sifflement aigu ou grave accompagnant le murmure vésiculaire dans les cas de bronchite aiguë et chronique, d'emphysème pulmonaire et d'asthme. V. Bronchite, Asthme, Emphysème, Auscultation.

Chez un malade qui a de la fièvre avec de la stupeur et de la diarrhée, le râle sibilant annonce une fièvre typhoïde.

SIDËRATI01\i. Anéantissement subit produit par la syncope, l'apoplexie, les ruptures du cœur, le ramollissement cérébral, la luxation des vertèbres du cou produite par une carie vertébrale ou l'introduction des poisons ou des veuins.

SIERCK (Moselle). Eau minérale chlorurée sodique et biomurée froide, qu'on ordonne en boisson dans la scrofule et dans le nervosisme chronique f+l.

SILICATES Sels résultant de la combinaison de l'acide silicique ou silice avec les bases.

SILICATE HYDRATÉ DE .flAftl^'ÉSIE OU ÉCUliE lïE ITIER Produit naturel ou artificiel employé comme succédané du sous-nitrate de bismuth dans la diarrhée, à la dose de L\ à 10 grammes (Garraud-Gondoin, Pétrequin.)

SILICATE DEPOTASSE. Produit liquide de consistance sirupeuse dont on se sert pour imbiber des bandes de toile destinées à faire des appareils inamovibles. On garnit le membre d'ouate et l'on roule la bande encore humide. Une fois sec, le bandage a une dureté très-considérable.

SILICE. Oxyde de silicium considéré comme un acide et appelé acide silicique.

SILVAXÈS (Aveyron). Eau ferrugineuse et arsenicale gazeuse, de 32 à 38°, employée dans la chlorose, les affections nerveuses, dans les maladies chroniques des voies digeslives et dans les engorgements du foie [+]•

SINU

fSIMAROL'BA. Arbre d'Amérique de la famille des simaroubées, dont l'écorce amère est vantée comme tonique et fébrifuge. On l'administre en poudre à la dose de 1 à 2 grammes, ou en décoction, 4 à 10 grammes par litre d'eau dans la diarrhée chronique sans ulcération de l'intestin {+] et dans les fièvres intermittentes [3*

Sll\APISIi^E. Principe neutre sulfuré, crisfallisable en aiguilles, extrait de la graine de moutarde blanche.

SirviAPIS?HES. Les sinapismes sont des cataplasmes rubéfiants destinés h produire un elïet révulsif. C'est la farine de moutarde qui en fait la base essentielle. On y a recours dans un grand nombre de circonstances ; on les applique à nu à la plante des pieds, au mollet, à la partie interne des cuisses ou sur d'autres parties du corps ; on les laisse séjourner d'une demi-heure à quatre heures, mais il faut soigneusement en surveiller l'emploi, car si la douleur est trop forte, il faut les enlever dans la crainte de produire la vésication.

Le meilleur sinapisme est un cataplasme de farine de lin chaud k nu et saupoudré de farine de moutarde.

Les sinapismes sont employés comme révulsifs sur les jambes pour combattre les hypérémies de la tète, des poumons, du cou ou des parties supérieures du corps [+], et pour guérir certains rhumatismes musculaires \±] et quelques névralgies [+]■

Un procédé nouveau, dû à M. Boggio, consiste à éliminer l'huile de la graine de moutarde, à fixer la farine sur un papier et à la recouvrir d'une mousseline, il suffit alors de mouiller avec de l'eau froide et d'appliquer; dans ces conditions, la conservation en est assurée sous tous les climats, même sur mer. Il en est de même des farines de moutarde et de lin dont ou a retiré l'huile fixe ; elles présentent alors sous un très-pelit volume une action très -énergique et une conservation illimitée.

On peut encore préparer les sinapismes avec Veau de moutarde.

Essence de moutarde -10 e;i'ammes.

.\lcool 150 " id.

Mêlez et filtrez.

Imbiber une flanelle et frotter sur la peau pendant quelques minutes pour produire la rubéfaction; — ou appliquer une compresse, ou recouvrir d'un morceau de taffetas ciré pour empêcher l'évaporation. (Hottot.)

SI1\US FROI^TAL (ExosTOSE Du). Les exostoses des sinus frontaux (Bouyer de Saintes, Fergusson) ne sont pas aussi libres que les exostoses du sinus maxillaire (V. Sinus maxillaire). On les reconnaît à la dureté et à l'absence de signes d'inflammation ; pour les extraire, il faut ouvrir une large voie sous la paroi osseuse après avoir fait une incision en L.

Sinns frontal (INFLAMMATION Du). Les douleurs à la racine du nez qui accompagnent le coryza sont dues à l'inflammation érythémateuse de la muqueuse du sinus frontal. Mais il y a une variété d'inflammation du sinus qui donne du pus (H. Cloquet), lequel s'amasse dans le sinus et coule dans la fosse nasale ou s'accumule dans le sinus dont il distend la paroi antérieure en causant des douleurs vives et une tuméfaction de la paupière supérieure.

Les abcès du sinus frontal s'ouvrent généralement en dehors, mais ils s'ouvrent quelquefois dans le crâne, ce qui donne lieu à un abcès intra-crànien, avec toutes ses conséquences. V. Encéphale [Lésion traumatique dcV).

Les abcès du sinus s'ouvrent ordinairement seuls et restent quelquefois fistuleux.

Les corps étrangers du sinus, les contusions, les plaies et les ostéites du frontal, sont les causes les" plus ordinaires des abcès du sinus.

Pour être sûr qu'il s'agit d'un abcès du sinus, on peut faire un'e ponction exploratrice à travers l'os qui est assez aminci pour permettre l'introduction d'un trocarl explorateur.

Thérapeutique. — Lorsque les sinus sont dilatés forment une tumeur donnant un son mal, lorsqu'il y a de l'œdème des téguments, on est autorisé à ouvrir le sinus : pour cela une incision cruciale est faite sur la tumeur on perfore l'os avec un fort bistouri et l'on coupe avec de forts ciseaux la lamelle osseuse amincie, ou bien, si l'os est dur, on applique une couronne de trépan.

Lorsqu'il y a une fistule on fera des injections isolées dans les sinus. On agrandira l'ouverture avec de fortes pinces-grugeoires. Pour extraire un corps étranger qui existerait, on se sert de fortes pinces. Il sera morcelé préalablement s'il est trop gros. Plus tard la fistule sera traitée par les cautérisations et au besoin par l'autoplastie.

Hians ii-ontal (Plaies du). Les plaies du sinus frontal supposent toujours une fracture. Produites par les causes ordinaires des plaies, elles se compliquent de corps étrangers ou d'esquilles, et d'emphysème (V. Pneumatocèle), quelquefois, lorsque la plaie est irrégulière, elle peut n'être plus parallèle à la plaie du tégument.

Les plaies du sinus ont été prises pour des fractures du crâne (V. ce mot), mais l'absence de troubles cérébraux doit empêcher toute erreur.

Thérapeutique. — On extraira les corps étrangers et les esquilles, puis on pansera les plaies à l'eau froide.

Des bandelettes de diachylon formant une cuirasse seront appliquées pour fermer la plaie si elle est un peu étendue. L'emphysème consécutif à ces plaies est généralement peu grave et guérit bien. Toutefois on invitera les malades à éviter de se moucher avec force.

Contre l'inflammation qui surviendrait, on aura recours aux cataplasmes et aux sangsues appliquées dans le voisinage de la plaie enflammée.

Si une fistule persiste, et si elle est due à la présence d'un corps étranger, celui-ci sera extrait. Si la fistule est due à la soudure de la muqueuse et de la peau, on s'assurera par des injections d'eau tiède si la communication du sinus avec la fosse nasale est conservée, puis dans le cas où cette communication serait lihre on ferait un avivement etune suture d(! la fistule, ou une opération autoplaslique. Dans le cas où cette communication n'existerait plus, il n'y aurait à employer que des traitements palliatifs et à obturer la fistule avec des bandelettes de diachylon.

Sinns frontal (PûLYPES DU). Les polypes du sinus frontal (Levret, Académie de chirurgie, E. Hoffman, Bust) sont rares, on ne les a constatés qu'une fois sur le vivant et ils étaient caractérisés par une dilatation du sinus formant une tumeur à la racine du nez. Le malade avait été opéré sans que le diagnostic eût été fait préalablement. Le cas de Levret était un polype qui n'occupait pas exclusivement le sinus frontal.

Lorsqu'une semblable maladie existe, si après une ponction exploratrice d'une tumeur du sinus il ne sort rien, et si la tumeur est indolente, s'il y a un écoulement muqueux parla narine, il est possible qu'il s'agisse d'un polype.

Thérapeutique. — Après avoir ruginé et perforé la paroi antérieure du sinus frontal, on arrachera le polype, on ruginera l'os au niveau de son pédicule et l'on traitera du

SINU

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reste comme une plaie du sinus frontal. S'il y avait menace de récidive on cautériserait la plaie où était imiilanté le polype avec un disque de pâte au chlorure de zinc, laissé douze heures sur le mal.

Sir^IUS FKO\TAl]X (LÉSIONS des). Des inflammations, des lésions traumatiques avec ou sans corps étrangers, des polypes, des larves de mouche, des hydatides (Langenbeck, Keate, Brun), ont été observés dans les sinus frontaux.

Sinus frontasix (CORrS ÉTI^ANGERS DEs). Des balles ont été trouvées dans le sinus frontal où elles avaient pénétré après une fracture de la table externe; des pointes d'instruments sont restées quelquefois implantées dans la paroi du sinus; enfin des esquilles osseuses y ont séjourné un certain temps.

Les calculs (V. Calculs des fosses nasales) sont encore des variétés de corps étrangers.

De deux choses l'une, ou bien il y a une fistule qui persiste après une plaie du sinus frontal, et permet de sentir le corps étranger, ou bien la plaie primitive s'est refermée ; mais alors il se forme dans le sinus un abcès qui s'ouvre et l'on se retrouve dans la première condition.

Thérapeutique. — On extraira les balles par les procédés indiqués (V. Plmes par armes a eeu). Lorsqu'il y a une fistule rien n'est plus facile. S'il y a un abcès on l'ouvrira et l'on recherchera le corps étranger qu'il sera commode d'enlever souvent parce qu'il aura été mobilisé par la suppuration. Les calculs, les esquilles, se prêtent aux mêmes opérations. Les fistules consécutives seront traitées comme celles qui résultent des abcès du sinus.

iSïNUS MilXiL9.AIRE (I,ÉSI0NS DU).

SîRHS maxillaire (COLLECTION DE PUS DU, AbcÈS Du) (Bordenave). — Tantôt il se forme du pus dans le sinus à la suite de l'inflammation de la muqueuse ou de l'inflammation du périoste, d'une dent ou d'une carie ou nécrose des parois du sinus ; tantôt le pus provient d'un abcès de la joue qui a passé dans le sinus.

Les signes d'une collection de pus dans le sinus maxillaire sont des douleurs vives, une inflammation de l'arcade alvéolaire, des coryzas répétés et quelquefois l'issue de pus par les narines. Plus tard il se forme un phlegmon circonscrit de la joue. A ce moment l'os vient de se perforer, ce qui permet au pus de s'amasser dans un abcès sous-cutané superficiel avant de se faire jour à l'extérieur.

Si l'abcès du sinus maxillaire est consécutif à un abcès de la joue, on le reconnaît après l'ouverture de ce dernier, un stylet pénètre profondément dans l'incision; dans quelques cas, du pus a été rendu par la narine.

Thérapeutique. — 11 faut créer une voie d'issue au pus formé dans le sinus maxillaire.

Arracher une dent, deuxième petite molaire ou première grosse molaire (Meibomius), et perforer le fond de l'alvéole (A. Cooper), sont les moyens les plus simples, mais ils ne sont pas toujours suffisants. — Perforer la voûte palatine avec un perforatif (Bertrand!) est moins bon que de perforerla fosse canine (Desault); cependant, si comme dans le cas de Bertrandi il y avait un gonflement énorme de la face, et si l'on n'était pas sûr d'arriver sur le sinus par la joue, on pourrait avoir recours au premier procédé.

Une fois l'abcès du sinus ouvert, on fera des injections dans le sinus pour tarir la source du pus, soit avec du vin aromatique, soit avec cette injection :

Eau ■ 100 gTaïuiiiL'S.

Alnn on tnniiin 1 id.

S'il y a des séquestres, on les extraira lorsqu'ils seront mobilisés ;

S'il y a des fistules on les utilisera pour faire les injections. Après que l'écoulement du pus sera tari, on introduira une sonde cannelée dans la fistule, on la fera saillir sur le point le plus aminci de la voûte palatine, et l'on fera une contre-ouverture en se guidant sur la pointe de l'instrument (A. Bérard).

Si la suppuration du sinus est due à une lésion liée à la diathèse syphilitique ou scrofuleuse, on administrera les traitements généraux convenables. V. Syphilis et Scrofule.

Kinus maxillaire (FISTULES DU). — Les fistules du sinus maxillaire sont le résultat de l'ouverture spontanée d'une collection de sérosité ou de pus à l'extérieur ou dans la bouche : elles résultent aussi d'opérations pratiquées pour ouvrir ces tumeurs ou pour extraire des polypes. On les reconnaît à Taide de l'exploration avec un stylet; si cet instrument pénètre profondément et ne recouvre point d'os à nu, il s'agit d'une fistule du sinus; si le stylet ne pénètre pas et est arrêté par une surface résistante, il s'agit d'une fistule dentaire. V. ce mot.

Thérapeutique. — Pour guérir une fistule cutanée ou une fistule buccale ou nasale, V. Sinus MAXiLLAiRE^(fl?/d?-o-

piiie du).

Lorsque l'écoulement de sérosité ou de pus par une fistule locale est abondant, et si son mélange avec les aliments est pénible, on fera porter aux malades pendant le repas un obturateur constitué par une éponge ou par une boule de cire à laquelle on incorpore un peu de corail pour la rendre plus solide (Boyer). — Lorsque la suppuration sera tarie, si la fistule ne se ferme pas d'elle-même, on tentera de l'oblitérer par les cautérisations au fer rouge.

Sinus maxillaire (NÉCROSES ET EXOSTOSES Du). V. ExOS- TOSES, NÉCROSES.

Les exostoses du sinus maxillaire sont rares, leur origine n'est pas très-bien déterminée. Dolbeau pense qu'elles naissent dans l'épaisseur de la muqueuse ; Giraldès pense que ce sont des enchondromes ossifiées ; on les reconnaît par voie d'exclusion : la tumeur est très-dure, elle ne cause aucun retentissement sui les fonctions générales.

Thérapeutique. — Lorsque les exostoses sont volumineuses il faut les enlever, on ouvrira largement le sinus, soit du côté de la bouche, soit du côté de la fosse canine, après avoir fait une incision en L, sur la joue ; comme l'exostose est généralement libre dans la cavité du sinus, une ouverture large permet d'extraire, sans qu'il soit besoin de la morceler, l'exostose qui, si elle n'est pas libre, tient par un très-faible pédicule (Dolbeau).

Siiuas maxillaire (HÉMATOCÈLE DU). — Après les plaies du sinus maxillaire il peut s'y former un épancliement sanguin; le sang peut se résorber, mais il peut demeurer dans le sinus et causer une collection séro-sanguine considérable. On a vu une de ces collections fournir après une ponction 1000 grammes de sang presque liquide (Brémond). Cette collection s'était révélée par les mêmes signes que l'hydropisie du sinus maxillaire.

Sinu-s maxillaire (HydROPISIE DU) (Deschamp fils) OU Abcèn du ^inus maxillaire (d'après Bordenave). — Lorsque la communication du sinus maxillaire avec les fosses nasales est oblitérée, tout le mucus reste dans le sinus où il forme une collection séreuse qui dilate l'os, le perfore et

SINU

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donne lieu à une tumeur extérieure plus ou moins volumineuse.

L'hydropisie du sinus maxillaire est inappréeiable lorsque le liquide est en petite quantité. On ne la reconnaît que quand l'os a été aminci et distendu, alors on trouve dans la fosse canine une tumeur dure, indolente et fluctuante un peu plus tard. 11 arrive quelquefois que la tumeur se forme sur la voûte palatine, ou proémine dans la fosse nasale. La saillie de la tumeur sur la voûle palaline, l'amincissement des os et la fluctuation plus tard permellent de distinguer le premier cas; l'oblitération d'une fosse nasale coïncidant avec l'absence d'hémorrhagie nasale et de bruit de claquement indiqueront le second cas en même temps qu'ils éloigneront l'idée d'un polype. — A. Dubois a vu une collection du sinus maxillaire qui tendait à former une tumeur du côté de l'orbite. Le diagnostic a été très-incertain avant l'opération.

Les hydropisies du sinus maxillaire peuvent s'ouvrir seules et donner naissance à des fistules.

Toutes les fois qu'il n'y a pas de pus dans le liquide de riiydropisie du sinus maxillaire, le mal est indolent.

L'hydropisie du sinus maxillaire a toujours une marche lente.

Thérapeutique. Lorsqu'une collection du sinus maxillaire s'annonce par la formation d'une tumeur, on ne peut rétablir avec sûreté la communication du sinus avec les fosses nasales et il faut faire une ouverture artificielle.

Si la tumeur fait saillie dans la narine et est accessible, on fera une ponction avec un bistouri fort.

Si la tfimeur proémine dans la fosse canine, on fera une incision dans le pli gingivo-labial, on mettra l'os à uu et on le perforera (Boyer). Si une dent, petite molaire, est cariée, on l'arrachera (Desault) et l'on perforera !e sinus avec un poinçon enfoncé à travers l'alvéole (A. Cooper). On renouvellera cette opération en cas de récidive, et pour éviter cet accident, on introduira dans le sinus un poinçon recourbé, de façon à perforer par son aide la paroi interne du sinus du côté des fosses nasales, peu résistante comme on sait.

On tiendra dilatée l'ouverture artificielle avec une canule de plomb. Si par hasard la canule était introduite par mégarde entièrement dans le sinus, on ferait pour l'extraire des injections forcées d'eau, ou on la morcellerait avec une pince, suivant les circonstances. V. Cours étrangers

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