‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 534 sur 612 · V. SCLÉRÈME, SCLÉRODERMIE, ŒdÈME ALGIDE · texte numérisé non relu

V. SCLÉRÈME, SCLÉRODERMIE, ŒdÈME ALGIDE

STERCORALE (TuMEUR). Les tumeurs stercorales sont des accumulations de matières stercorales durcies dans les intestins et consécutives à la constipation ou produites par l'alimentation avec des substances non digestives, comme les noyaux de fruits, les amandes entières.

L'accumulation de matières stercorales dans un intestin hernié constitue l'engouement herniaire. V. Hernies.

11 y a des tumeurs stercorales atoniques chez les individus dont l'intestin affaibli se contracte mal.

Les tumeurs stercorales occupent le gros intestin ; elles siègent dans l'S iliaque, le cfecum et même le côlon transverse (Bonet, Morgagni).

Les tumeurs stercorales peuvent produire d(!S douleurs abdominales, des convulsions même, chez les enfants. On les a vues causer une névralgie sciatique (Piorry), une rétractiondu testicule (Ducos) ; l'œdème des membres inférieurs ; par la compression do la tumeur sur les veines iliaques (Sabatier), enfin un phlegmon de la fosse iliaque du côté droit, lorsque la tumeur slercorale est dans le caecum (Dupuytren).

Des tumeurs dures, lobulées, fluctuantes quelquefois lorsque des matières liquides sont accumulées au-dessus des matières stercorales, un peu mobiles dans l'abdomen, sous la pression, sont des tumeurs stercorales. Si la pression les déforme I Piorry), le diagnostic ne présente plus aucune incertitude.

En règle générale, lorsqu'on sent une tumeur dans l'ab-

domen chez un malade qui n'a pas été à la selle depuis plusieurs jours, un purgatif doit être administré. Cependanfil est des cas où le diagnostic est pour ainsi dire impossible, c'est lorsque les malades sont très-gras et lorsqu'on ne peut pas sentir la tumeur abdominale. Dans ces cas la constipation habituelle des malades serait une présomption en faveur de la rétention stercorale. On se rappellera que dans les obstructions intestinales par une tumeur stercorale les accidents ont une marche plus lente que dans les autres cas d'obstacle au cours des matières fécales.

Les tumeurs stercorales peuvent guérir par une évacuation alvine provoquée artificiellement, c'est-à-dire par une débâcle.

Le seul accident qui puisse résulter de la durée de l'obstruction de l'intestin par des matières stercorales est l'intlammation et les rétrécissements de ce conduit.

Les conséquences tardives d'une tumeur stercorale sont une inflammation des anses intestinales, une péritonite ( circonscrite et un abcès enkysté du péritoine, qui tend parfois à s'ouvrir à l'extérieur, ce qui produit une fistule stercorale. V. Intestin (Corps étrangers deV).

Théra'peutique. — 11 faut débarrasser l'intestin des matières qu'il renferme, et, dans ce but, on favorisera le rétablissement des selles par des purgatifs (V. ce mot), par les lavements forcés, et l'on prescrira au besoin les douches ascendantes. V. Calculs, Intestins [Çoncrétion des).

On purgera avec :

lîau-(le-vie allemainle 30 grammes.

Ou:

Huile de ricin 30 grammes.

Ou:

Scammoné'e.'. .' .' .' 1 .' '"^^ centigrammes.

Si les selles n'ont pas lieu et s'il est démontré qu'il y a tumeur stercorale, on emploiera :

Huile Je croton 2 gouttes.

En pilules. V. Constipation.

Contre les tumeurs stercorales qui reconnaîtraient pour cause un rétrécissement du rectum (V. ce mot), on aurait recours au traitement du rétrécissement.

STÉRILITÉ. Quand l'homme ou la femme ne peuvent avoir d'enfants, on dit qu'ils sont stériles.

Si l'impuissance est forcément la stérilité, la stérilité n'est pas l'impuissance (V. ce ir.jt), car on voit des individus ayant toute virilité qui sont stériles.

La stérilité de l'homme résulte d'abord des causes qui engendrent l'impuissance, et de plus elle dépend de la cryptorchidie qui atrophie les testicules, de l'hypospadias qui détourne le jet spermatique, de l'absence des sperma- I tozoaires qui rend la semence inféconde, et, enfin, de la force d'érection du pénis, qui par suite de la compression des orifices spermatiques empêche l'éjaculation.

La stérilité de la femme dépend de l'absence d'utérus,du défaut de cavité utérine, de l'oblitération des trompes,du museau de tanche ou de l'orifice intérieur du col, du déplacement de l'utérus, de certaines atrophies de l'ovaire qui n'a plus de vésicules de de Graaf ou dont les ovules sont imparfaits.

Une très-grande disproportion d'âge entre les époux peut produire la stérilité.

STER

STER

Les alliances entre consanguins ont souvent pour effet l'extinction de la race par suite de stérilité.

On devient impuissant, mais presque toujours on naît organisé pour être stérile.

Thérapeutique. — Il est infiniment plus facile de guérir la stérilité qui résulte de l'impuissance, que la stérilité produite par la malformation des organes.

Redresser l'utérus déplacé et faire que dans l'éjaculation l'extrémité du gland reste au niveau du museau de tanche ; — tenir les femmes immobiles, le bassin relevé après le rapprochement sexuel, — donner aux organes génitaux le ton qui leur manque par un bon régime, par une hygiène fortifiante, par des demi-bains, par des douches locales, par des sachets aromatiques et par l'usage des eaux minérales de Vichy, de Saint-Nectaire, etc., faire le cathétérisme de l'utérus pour désobstruer son intérieur, voilà les moyens utiles à mettre en pratique contre la stérilité.

Quand la stérilité est due à l'atonie des organes génitaux, on peut prescrire le phosphore amorphe, 50 centigrammes à 1 gramme et demi par jour. Ce phosphore n'a pas, dit-on, les inconvénients du phosphore ordinaire.

Contre la stérihté due au déplacement du col utérin, on a proposé la fécondation artificielle avec du sperme recueilli chez le mari et injecté avec une seringue. — Mais ces pratiques sont tellement contraires à la pudeur professionnelle, que, sans les blâmer, beaucoup de médecins laissent à d'autres le soin de s'en occuper. — Les abus en pareille matière sont si près de l'usage, que tout le monde comprendra ce que le médecin peut avoir à perdre de dignité lorsqu'il descend à s'occuper de détails de procréalion où le sentiment de la maternité ne joue souvent qu'un rôle secondaire et ne vient qu'après les motifs réels de la vanité et de l'intérêt personnel.

On a conseillé :

Vurtication des fesses et du périnée (Faventino).

La dilatation du museau de tanche et son nettoyage avec un pinceau pau avant le coït, pour enlever le mucus vaginal acide , dont l'action sur les spermatozoaires est funeste (Kuchenmeister).

La tisane A'infusion de feuilles de sauge et les bains de sauge.

Les eaux salines ferrugineuses, alcalines de Toeplitz, en Bohême.

Les graines d'unis vulgaire (Makkirel, Simon, Paulin).

Les préparations ferrugineuses sous toutes les formes.

L'eau de Spa, trois à douze verres par jour avec du viu ou du lait.

STERiVALGiE. V. Angine DE POITRINE.

STEKKUM (Tumeurs du). Le sternum peut être atteint de toutes les lésions que présentent les os et le périoste ; mais parmi ces lésions, deux d'entre elles méritent attention à cause des erreurs auxquelles elles ont donné lieu. V. Anévuysmes de l'aorte, MÉDiASTiNS {Tumeurs des).

Ostéite chronique. — Carie du sternum. — L'ostéite chronique du sternum débute comme les autres ostéites et se termine le plus souvent par un abcès froid.

Une tumeur pâteuse, dure, un peu douloureuse, ne tardant pas à présenter une consistance œdémateuse, puis finissant par rougir, est une ostéite chronique du sternum. — A ce moment, la tumeur ressemble à un cancer, car elle s'est développée relativement assez vite en deux ou trois mois, mais l'on peut croire aussi à un anévrysme

lorsque le sternum est perforé, à cause des battements que l'on sent dans la tumeur. Dans le premier cas, la douleur assez vive au toucher, et l'absence de cachexie, feront reconnaître la nature du mal; dans le second cas, l'absence de fluctuation, de turgescence de la tumeur ou d'expansion au moment du battement du cœur, mdiqueront le diagnostic. Lorsqu'il y a un abcès, le diagnostic entre cet abcès et un anévrysme est plus difficile ; on se rappellera pourtant que l'anévrysme est plus dur au centre qu'à la périphérie, et que le contraire existe dans l'abcès. Puis, s'il y a un anévrysme, le pouls radial doit être affaibli d'un seul côté ou des deux côtés, et il existe ou il a existé des troubles respiratoires. V. Anévrysme de la crosse de l'aorte.

L'ostéite chronique du sternum se termine par résolution et par suppuration, fistule et carie.

Thérapeutique. — Lorsque l'ostéile du sternum débute, on aura recours aux cautérisations avec le fer rouge, trois ou quatre boutons de feu seront placés à plusieurs reprises sur la tumeur.

Les abcès seront ouverts avec le bistouri ou la potasse caustique.

Si l'abcès s'est ouvert seul, et si un stylet introduit sent l'os brisé, ou bien on découvrira l'os malade au moyen d'une incision cruciale (Boyer) et l'on réséquera une portion d'os avec la scie crête de coq, ou la scie de Heine, ou la scie à molette (V. Résections), ou bien on introduira dans la fistule un morceau de pâte au chlorure de zinc, et lorsque par des cautérisations successives on aura créé une voie, on ira à la recherche des portions malades et l'on fera au besoin des injections iodées dans le foyer en suppuration.

Cancer du sternum. — B y a des cancers qui se développent primitivement sur l'extrémité supérieure du sternum. Ce sont des cancers encéphalo'ides ou des cancers fibro-plastiques contenant des myéloplaxes. — Au début, ils causent peu de douleurs ; on les prend pour des périostites, puis l'os se détruit, des battements apparaissent dans la tumeur et elle devient en partie réductible.

La connaissance de cette évolution, l'amaigrissement subit du malade, permettront d'établir le diagnostic, et à défaut de renseignement on fondera son jugement sur l'absence d'expansion dans la tumeur, sur la force du pouls radial ayant une intensité au moins égale à celle du pouls des tibiales postérieures, ce qui n'a pas lieu quand il s'agit d'un anévrysme du tronc brachio-céphalique et de la crosse de l'aorte.

Les cancers secondaires du sternum, développés après un cancer du poumon et de la plèvre, se reconnaissent parce qu'il y a eu des troubles respiratoires et une cachexie antérieure à l'apparition de la tumeur du sternum.

Thérapeutique. — Le traitement du cancer du sternum ne diffère pas de celui des cancers en général, seulement l'ablation ici est contre-indiquée parce. que lorsqu'on est sûr qu'il y a un cancer, il est trop tard pour réséquer une portion du sternum.

Inclusion fœtale du sternum. — On a observé à la partie supérieure du sternum une tumeur congénitale irrégulière et dure. Cette tumeur a suppuré et il est sorti des poils et des os. \. Inclusions fœtales.

STER1\UTj\T01KES ou EKRHI:\IS. On donne le nom de sternutatoires à des médicaments qui sont employés pour provoquer l'éternument et une sécrétion plus abondante de mucus nasal.

STIG

STIM

Le tabac en poudre, prépai'é convenablement, est le meilleur des slernulatoires; — les autres sont : — la vératrine, très-dangereuse à employer, — la poudre de bétoine, — de marjolaine, — ■ de fleurs de muguet, — à'euphorbe, — Vasarum, — Vellébore, — V ammoniaque , — y acide acétique, — Y acide sulfureux, — le chlore, elc. Voici quelques-unes des formules les plus employées.

Poudre sternutatoire.

Feuilles d'nsanim )

Heurs lie marjolaiiiô ) ^

Fleurs de lavande ) . ,

Iris de Florence (■'''' S

Iluilo de girolle 8 gouttes.

F. s. a. une très-petite prise, soit pure, soit mélangée avec du tabac.

Poudre sternutatoire.

Poudre d'iris \

Poudre de marjolaine ' aa 2 granitnes.

Poudre de muguet )

Poudre d'ellébore blane 13 déeigrammes.

Mêlez. CcLlc poudre convient dans les affeclions soporeuses : elle provoque rélernun.ent et quelquefois un saignement de nez. (A. F. H. D.)

Poudre sternutatoire.

Feuilles de marjolaine \

Feuilles de bétoine f

Feuilles de cabaret >^ grammes.

Flciu's de muguet J

Mêlez et pulvérisez.

Poudre capitale de Saint-Ange.

Asarum (jioudre de feuilles) .'iOO grammes.

flétoiiie 10 id.

Verveine 5 id.

M. s. a. On ajoutait à cette poudre 5 grammes de poudre de crapaud.

STÉTHOSCOPE. Tube de bois, long de 15 centimètres, évasé à l'une de ses extrémités et garni d'un pavillon à l'autre, imaginé par Laennec pour écouler la respiration et les battements du cœur sur les parois de la poitrine. V. Auscultation, — Cœun {Maladie du], — Poumon (Maladiedu), — Bronchophonie, — Pectoriloquie, — Souffle, — Râle cuépitant, — Uale sibilant, etc.

STIIKMIE Activité contaactile des tissus et des organes favorisant la circulation de la lympbe et du sang, de manière à imprimer plus de vigueur aux opérations de la vie. C'est le caractère de la vraie pléthore. Toutes les maladies inflammatoires offrent partiellement dans l'organe malade, ou dans tout l'organisme, un état de stbénie prononcé, qui exige l'emploi de la diète, du repos et des antiphlogistiques. — C'est l'étal de stbénie qui a servi de base à Brovvn, pour édifier son système des maladies sthéniques etasthéniques, calqué sur la doctrine antique deTbémison.

A côté de l'étal normal slhénique, il y a V hyper stlié nie caractérisée, soit par l'iiypérémie active et par la nutrition moléculaire augmentée, soit pas l'étal inflammatoire aigu, et Vhyposthénie que révèlent la pâleur, la langueur des tissus, le lympbatisme et l'état inflammatoire chronique.

STIlÉl^ISUrE. Qui dépend de l'état de stbénie. Ainsi les maladies stbéniques sont celles que l'on nomme aussi maladies inflammatoires, et où il y a un état de stbénie très-marqué.

STIGMATE. V. Stigmatisation.

STIGMATISATIOl^S. Hémorrbagies , douleurs ou plaies observées aux mains, aux pieds el sur le front des mystiques, qu'une contemplation assidue des souffrances 4e Ifi passion dn Christ avfiit rendus malades.

STI.tIU£,Aî\'TS. Il y a des remèdes doués de la propriété d'activer la circulation générale ou locale, et de donner plus d'énergie à la conlractililé organique, ce sont les stimulants. — On les divise eu diffusibles et non diff'usibks.

— Les premiers agissent rapidement el leur effet esl de courte durée, exemples : le vin, les liqueurs, ïalcool, le camphre, Vumtnoriiaque et les éihcrs. Ils excitent le cerveau et le système nerveux, au point d'amener un peu d'ivresse (V. Antispasmodiques) — Les stimulants non diffusibles ont une action plus lente et plus persistante. Ce sont : les semences des ombellifères, — les sommités dvs labiées aromatiques, — la cannelle, — la muscade, — la vanille, — la girofle, — la myrrhe, — les térébenthines, toutes les essences, — le baume de la Mecque et du Canada, — V huile de code et les goudrons, — le benjoin,

— le poivre, — la moutarde noire, et la blanche, — le thé, — l'aimant, — Yéledricité, etc. On en pourrait bien citer d'autres, mais leur indication se retrouvera un peu plus loin. Je mentionnerai encore ;

Le vin, 60 à 250 grammes ; — les liqueurs, 60 gram. ;

— ïalcool, 60 grammes; — les éthers, 2 à 3 grammes;

— le camphre, 50 centigrammes à 1 gramme; — Vammoniaque, 1 gramme, etc., qui sont des stimulants, agissent quelquefois aussi comme antispasmodiques. V. ce mot.

La mUlefeuille s'administre en infusion de 3 à 6 grammes. Trois tasses par jour.

Le genièvre se donne en extrait, 2 à 15 grammes en potion, ou en fumigalions 301) grammes.

Vabsinthe se donne en infusion, 5 à 10 grammes; en extrait, 2 à 5 grammes; en sirop, 60 grammes; en vin, 60 k 100 grammes; en fumigations sur les parties génitales, 30 grammes dans l'eau bouillante.

L'armoise, moins active que l'absinthe, se donne de la même manière.

Conserve d'absinthe.

Sucre blanc en pouilro 500 grammes.

Absinthe 20 id.

Eau tlislillée d'absinlhe f[. s.

F. s. a. Une conserve simple à la dose de 10 à 20 gr. dans la journée.

Absinthe suisse.

Grande .absinthe 1000 grammes.

Petite absiiithr -400 id.

Racine d'ani^élique ) ■ ,

■o ■ 1 i ^ } aa ()0 id.

Racme île cjlanui? j

Badiane 30 id.

Dictame de Cré'e 15 id.

Alcool à '20" 9000 id.

Relirez par distillation :

Alcoolat 4500 grammes.

Ajoutez :

Essence d'anis 4giammes.

Colorez avec un mélange d'indigo et de curcuma, ou avec du sucre d'épinard.

Stomachique, anti venteux ou vermifuge, à la dose de 10 à 20 gr. dans un demi- verre d'eau sucrée. (Virey.)

La camomille se donne en infusion, deux à dix tôles par tasse d'eau bouillante.

Le persil, en poudre, 2 grammes par jour; en extrait, 1 à 2 grammes en pilules, ou son principe actif Vapiol, de Homolle et Joret, à la dose de 50 centigrammes. Il esl employé contre les fièvres intermittentes

h'hysope, le lierre terrestre et la véronique se donnent en infusion, 10 grammes par litre d'eau,

STIM

Tisane hysope et lierre.

Lierre terrestre ) r

Hysopo J °

Faites infuser dans :

Kav < . . . 1000 grammes.

Ajoutez :

sirop Jo sucre 100 grammes.

Sirop d'hysope.

Sommités sèclies d'hysope 32 grammes.

Eau distillée d'hysope 1000 id.

Suere blanc 2000 id.

Faites digérer l'hysope dans l'eau distillée d'hysope, au bain-marie couvert, pendant deux heures; laissez refroidir, passez et filtrez. Ajoutez à la liqueur le sucre blanc^ dont le poids sera double de celui de l'infusion; faites-le dissoudre à la chaleur du bain-marie dans un vase fermé ; passez le sirop après qu'il sera refroidi. [Codex.)

La menthe se donne en infusion, en eau distillée, 30 à 100 grammes; en alcoolat, 10 à 30 grammes; en essence, cinq à dix gouttes.

Pastilles de menthe.

Huile essentielle do menthe poivrée. ... 4 grammes.

Sucre très-blanc 375 id.

Eau de menthe poivrée q. s.

F. s. a. Préparation aussi agréable qu'efficace. Tablettes de menthe poivrée.

Sucre blanc 500 grammes.

Essence de menthe poivrée 4 id.

Mucilage de gomme adragant à l'eau de

menthe poivrée • . q. s.

La sawge, Xsl mélisse, le romarin, se donnent de la même façon et aux mêmes doses.

La cannelle se donne :

En poudre, 5 décigrammes à 5 grammes; — enu distillée, 60 à 125 grammes, dans une potion; — tisane, 8 grammes pour 1000 grammes d'eau; — Peinture, 10 gr. dans une potion; — alcoolat, a cà 16 grammes dans une potion ; — essence, une à douze gouttes, dans une potion ; — .sirop, 32 à 6/i grammes, dans une potion.

On en fait la liqueur suivante :

Liqueur de cannelle.

Cannelle de Ceylan 100 grammes.

Bonne eau-de-vie 1 litre.

Laissez macérer huit jours; distillez au bain-marie. Ajoutez :

sirop do sucre blanc 1 litre.

Mêlez. On obtient ainsi une liqueur excellente qui était connue sous le nom de liqueur de madame Amphoux, utile, à la dose de 20 à 100 gram.mes, pour relever les forces abattues.

L'arnica se donne en infusion, 2 à i grammes par litre d'eau; en teinture, 1 à 10 grammes, et à l'extérieur en teinture coupée d'eau par moitié.

Les térébenthines et les baumes, qui sont d'un très-grand usage dans les maladies chroniques de la poitrine, se donnent à des doses différentes.

La. térébenthine cuite s'administre en pilules de 20 centigrammes, dix à vingt par jour, et elle entre dans les préparations suivantes ;

STIM 1291

Eau térébenthinée .

Térébctitliine au citron 1 kilogramme.

Eau 6 litres.

Jetez l'eau bouillante sur la térébenthine, agitez, laissez refroidir, filtrez.

Employez-la dans les maladies chroniques des voies urinaires, un ou deux verres par jour; dans la bronchite chronique, à la même dose, et à l'extérieur comme agent hémostatique.

Émulsion térébenthinée .

Térébenthine au citron 50 grammes.

Jaune d'œut u' 1

Eau de menthe 400 grammes.

Trois cuillerées le matin et trois le soir, dans un verre d'eau sucrée. Contre les maladies chroniques des reins et de la vessie.

Alcoolat d'essence térébenthinée.

(Esprit anti-iclérique) .

Essence de , térébenthine 50 grammes.

Alcool rectifié 250 iil.

Distillez et séparez l'essence en excès, à la dose de 1 gramme dans de l'eau sucrée, contre les maladies chroniques du foie.

Potion sciatiqne.

Essence de térébenthine 1

Poudre de gomme arabique } grammes.

Eau de menthe 120 id.

Sucre blanc 15 id.

Sirop de menthe poivrée 30 id.

Deux cuillerées à bouche trois fois par jour, comme stimulant dans la scialique ancienne. (Schneider.)

L'auteur fait pratiquer en même temps plusieurs fois par jour des frictions sur les parties endolories au moyen d'un Uniment composé de :

Essence de térébenthine 1 partie.

Liniœent volatil camphré 2 id.

Miel térébentitiné.

Essence de térébenthine 10 grammes.

Miel rosat 150 id.

Mêlez,

On augmente progressivement la dose d'essence.

(Martinet.)

Trois cuillerées par jour. Home le conseille dans le lumbago, et Récamier dans les névralgies et surtout dans la sciatique ancienne.

iooc/( térébenthiné.

Essence de térébenthine 10 grammes.

Jaune d'œuf n. 2.

Mêlez et ajoutez peu à peu :

sirop de menthe GO grammes.

Sirop de fleur d'oranger 1 „,, . ,

Sirop d'éther. 3» "1-

Teinture de cannelle 2 id.

Trois cuillerées par jour, une le matin, une à midi et une le soir, dans la sciatique, (Martinet.)

Remède de Durande.

(Éther térébenthiné,)

Essence de térébenthine 10 grammes.

Faites dissoudre dans :

Ether 15 grammes.

Contre les calculs biliaires et les coliques hépatiques à la dose de 2 ou 4 grammes par jour dans du bouillon.

On le prescrit en lavement à la dose de 16 grammes dans 250 grammes de décoction de lin.

1292 STIM

Pour l'extérieur la térébenthine est la base des préparations suivantes :

L'essence en frictions sur le rachis ou sur les parties affectées de névralgies, et la térébenthine, associée à d'autres substances pour préparer les onguents digestifs stimulants et diverses fi ictions stimulantes :

Digestif simple.

Térébenthine 6U lîrammes.

Jaunes d'œnfs u. 2.

Huile blanclie 15 grammes.

Triturez la térébenthine avec les jaunes d'œufs et délayez peu à peu avec l'huile. (F. H. P.)

Digestif animé.

Diffestif simule > . ,

Styrax en l.qnide i I""-'""* «S''''-'^-

Mêlez. (F. H. P )

Digestif opiacé.

Opium en poudre 5 grammes.

Digestif simjile 100 id.

Digestif de Plemk.

Térébenthine de Venise 48 grammes.

Triturez dans :

Jaunes d'oeufs 20 grammes.

Alrnol 100 ' id.

Miel commun 40 iil.

Eau 80 i.l.

Alcoolat de Fioraventi.

(Baume de Fioraventi).

Térébenthine 500 grammes.

Késine élémi

Résine tacamaliaca

Succin 1 . .

Page 1