STAT
commencement de l'hiver, et à sa première bronciiite, condamné au séjour de la chambre, tandis que dans le Midi une température plus égale et plus douce lui permet presque chaque jour de prendre de l'exercice et de jouir du grand air.
La curabilité de la phthisie pulmonaire peut être oblenue, grâce à l'influence du climat tempéré, si l'on y envoie les malades a.u début de l'affection, pourvu que les règles hygiéni(jues soient rigoureusement observées.
Les malades devront habiter un appartement exposé en plein midi. Us ne sortiront qu'entre midi et trois heures, en ayant soin d'éviter le vent et la poussière. Le choix de la stalion hivernale sera déterminé plutôt d'après les svmptômes et la constitution du patient que d'après le genre do maladie dont il est atteint.
Les stations hivernales les plus avantageuses aux malades sont :
1° France. — Pau (Basses-Pyrénées), belle ville offrant les ressources les plus diverses ; la température hivernale n'est que de "2°, 5 supérieure à celle de Paris; il y a en moyenne vingt-cinq jours par an pendant lesquels le thermomètre s'abaisse à 0" ou au-dessous ; le nombre des jours pluvieux s'élève à cent quarante ; néanmoins l'air n'est pas très-humide parce que le sol étant sablonneux absorbe rapidement les eaux jiluviales. Le principal avantage de cette localité réside dans le calme de l'atmosphère , ce qui est précieux pour les malades d'un tempérament irritable, chez lesquels l'érélhisme nerveux est très-prononcé ou sujets à des accès fébriles.
Amclie-les-Bains (Pyrénées-Orientales) est un village connu depuis longtemps par ses eaux thermales sulfureuses. La température hivernale y est assez douce, mais sujette parfois à de brusques variations; au printemps le mistral souffle pendant quelquesjours avec violence. Celte station, par son climat tonique et par ses sources sulfureuses, convient pour combattre les rhumatismes chroniques et les affections herpétiques de la peau ou des nuiqueuses.
Vernct (Pyrénées-Orientales), petite ville dont les eaux thermales et sulfureuses peuvent être administrées en hiver comme en été. Les personnes affectées de bronchite chronique, de phthisie pulmonaire et de laryngite s'y trouvent très-bien.
Hyères (Var), bien abritée contre les vents du Nord, exposée en plein midi, à U kilomètres de la mer, mais insuffisamment garantie du mistral ; le thermomètre s'abaisse rarement au dessous de zéro. Cette station estulile dans la phthisie à forme lente, dans la scrofule, dans la sécrétion exagérée des muqueuses, de labronchorrhée, etc.
Cannes (Alpes-Maritimes), petite ville au bord de la Méditerranée, défendue contre le mistral parles montagnes del'Esterel, contre les vents du Nord par les Alpes et plusieurs rangées de collines ; la température permet la culture en plein champ des orangers, mandarinères, citronniers, palmiers, etc. Climat tonique, sec (ainsi que Hyères et Nice, et environ soixante-dix jours de plus par an). L'habitation près du rivage convient dans le rhumatisme, dans la scrofule, dans la chlorose, dans l'anémie; ■ — les phthisiques et les sujets nerveux préfèrent le village du Cannet, situé à 3 kilomètres de la mer et parfaitement abrité contre tous les vents continentaux.
Nice (Alpes-Maritimes) sera conseillée aux gens du monde fatigués par la vie de Paris ou par leurs affai''es ;
un grand nombre de phthisiques ne peuvent pas supporter son climat très excitant, à cause de l'agitation presque continuelle de l'atmosphère.
Les collines voisines de la ville sont moins exposées aux vents; c'est là que les malades doivent se fixer.
Menton (Alpes-Maritimes), construite sur une étroite bande de terrain resserrée entre les .\lpes et la Méditerranée, jouit d'une température habituellement fort douce, et elle a des plantations de citronniers magnifiques. C'est une charmante résidence pour les malades qui ne craignent pas le voisinage de la mer.
On peut pourvoir à presque toutes les indications médicales sans sortir du continent français {Climatologie des stations hivernales françaises, Th. de Valcourt).
2° Italie. — Venise (Vénétie). Cette vdie doit aux lagunes de l'Adriatique une atmosphère calme, humide, une température égale, mais assez basse en hiver ; son climat est essentiellement sédatif.
Fisc (Toscane). Les étrangers habitent presque tous les maisons construites sur le quai de l'Arno ; elles sont orientées au midi. Ce climat répond aux mêmes indications que celui de Pau, la température est un peu plus douce, cent vingt jours de pluie par an.
Rome et Naples . Température moyenne assez élevée, mais sujette à des variations, le vent du nord est souffle fréquemment, ayant passé sur les Apennins il est froid ; le séjour de ces villes ne convient pas auxmalades atteints d'affections des voies respiratoires.
La Sicile offre plusieurs localités admirablement situées au point de vue topograpliique, par exemple Palerme et Catane, mais on manque d'observations médicales qui permettent de les comparer aux autres stations hivernales.
3° Afrique. — Alger (Algérie). Température un peu supérieure à celles des villes européennes pendant le jour ; les nuits sont Irès-fraîches. Oscillations fréquentes et étendues du baromètre. Ce climat a été l'objet d'études nombreuses tendant à démontrer son efficacité dans les cas de phthisie.
Les malades devront revenir en France au mois de mai, car les chaleurs de l'été sont excessives.
Le Cuire (Égypte). Son éloignement de la France et les frais considérables résultant du genre de vie qu'on y mène ne permettent de conseiller ce séjoui' qu'aux gens riches. Climat très-doux, l'air est sec pendant le jour, humide pendant la nuit, rosées abondantes, douze jours de pluie seulement, brouillard quelquefois le malin en hiver. Le vent du désert est très-brùlaut. Les malades peuvent habiter dans une barque et remouler le Nil.
h° Espagne. -- Depuis peu d'années le climat de Valence et de Malaija a éle étudié : trente à quarante jours de pluie par an ; l'antagonisme des vents contraires trouble la stabilité de l'air au printemps, pendant l'hiver l'atmosphère est plus calme.
Fanchal (île de Madère) reçoit un grand nombre de phthisiques anglais ; les Français, moins habitués aux voyages maritimes, y vont peu.
La température est égale, l'atmosphère souvent nébuleuse, il ne tombe presque jamais de grêle et jamais de neige. Ce climat convient aux phthisiques qui ne craignent pas l'humidité,
STEU
STER
Voici le tableau delà température de ces dilférentfs stations médicinales, classées d'après celle de l'hiver.
Hiver.
rriiiteiiip?.
Été.
.\utniiine.
Aniii'
Qo'l
li"2
ih'li
Amélie-les-liuius. .
li'd
tC"l
ir."2
iC,°i
2in
2ri"8
Fiinchul (ile Modère).
STÉARjITE. Combinaison de l'acide stéarique avec une base.
stéatomes (tumeurs graisseuses). v. lli'ome et Stéatose.
STË4TOSE Dépôt de granules moléculaires de gouttelettes graisseuses dans les tissus, à la suite de la scrofule ou des paralysies et des intoxications phosphoriques.
La stéatose s'observe dans les capillaires du cerveau chez les vieillards, — dans les capillaires de la rétine chez les sujets atteints de maladie cérébrale donnant lieu ù l'hypérémie rétinienne, — enfin, dans tous les capillaires des tissus anciennement enflammés.
La graisse qui se dépose dans les tissus provient: 1» de l'alimentalion ou des parties du corps qui en contiennent ; 2" de la transformation dans les cellules des organes affectés de l'albumine en substance nitrogène et graisseuse.
STÉGRiOSE. Resserrement et dureté de la peau.