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FORMULAIRE DE LA SALIVATION MERCURIELLE

Gargarisme d'acide liijdroehlorique.

Eau distillée de laitue 200 ijranimes.

Acide hydrochlorique pur 1 id. '

Miel rosat 50 id.

(Hicord.)

Pour les affections aphtheuses et la stomatite mercurieile \±].

Contre le ptyalisme mercuriel, M. Ricord emploie de préférence et à toutes les périodes, l'acide hydrochlorique fumant porté sur les gencives et sur la langue, quand celle-ci est ulcérée. Il faut éviter de toucher les dents avec l'acide.

CoUntoire détersif.

Miel bUiiic 10 gramuies.

Acide liydroeiilojiiîue 10 id.

Mêlez et agitez chaque fois.

Employé contre le ptyalisme mercuriel, en application sur les gencives, il faut éviter de toucher les dents.

STOM

Gargarisme astringent.

TuiJllill 0 ^r,.;,jii ^.

Miel rosat i . ,

Eau de roses ^ "'■

Eau distillée 10 id.

On emploie ce gargarisme pour arrêter la salivation mercurieile; mais on ne doit s'en servir que lorsque la fluxion des glandes salivaires est à son déclin, et que l'irrilalion a perdu de son intensité. (Jannart.)

Gargarisme contre la salivation.

Soh de galle concassée 5 grammes.

Faites infuser pendant douze minutes dans :

l-au bouillauto JQO grammes.

Passez et ajoutez :

Miel 50 grammes.

Collutoire détersif.

Mi'-'l l'fsat 50 grammes.

Eau de Rnbel 5 jj.

Mêlez et ajoutez chaque fois. Pour humecter légèrement les gencives ramollies □.

Gargarisme téréhenthiné .

Mucilage de gomme iitaliiquo 250 grammes.

Huile volatile de térébentliiae 10 id.

Mêlez en agitant. Dans la salivation abondante, causée par les préparations mercurielles. Une gorgée pour se gargariser et agiter le mélange chaque fois □. (Geddings.)

Poudre d'alun et de quinquina.

Akm calciné en poudre 2 grammes.

Poudre de quinquina loxa ■ • . . 30 ij.

Mêlez. Pour combattre et prévenir le ptyalisme mercu riel (Sehœys.) Gargarisme d'alun.

Eau distillée de ]ait\ie ,250 grammes.

Abui ' 2 id.

Miel rosat 40 id.

Dans les affections aphtheuses et la stomatite mercurieile, sans trop d'inflammation [+]. (Ricord.)

Collutoire borate.

Semences de coings 32 grammes.

Eau comnuine 750 id.

Faites bouillir jusqu'à réduction de deux tiers, passez et ajoutez à la colature :

Borate de souile 12 grammes.

Miel rosal (li ij.

On s'en gargarise toutes les heures [+].

Alun en poudre, 15 grammes pour frotter les gencives deux fois par jour {±]. (Rahi.)

Sang -dragon, 2 ii U et 8 grammes .par jour I — I. Gargarisme de Rhus glabrwm □. (Falmestock.)

Gargarisme avec extrait de Saturne,

Extrait de Saturne 60 gi-amiBes.

Alun. 4 id.

Infusion de sauge j litre.

(Labonnardière.)

Lotions sur la gencive avec une solution de chlorure de zinc et en se gargarisant avec de l'eau ;

Solution de Bnrnett 4 urammcs.

Eau distillée. 30 id.

(Morin, d'après A. Després.)

^TO.nATORRHAGIE. Hémorrhagie de la bouche par les gencives; dans la stomatite ulcéro-membraneuse, dans le scorbut, etc. V. ces mots.

STRA

STRA

STORAX. Raume naturel, employé comme pectoral ou comme expectorant, dans la bronchite chronique et dans la phtliisie pulmonaire f+l.

STRABISME. Le strabisme est une déviation de l'un des deux yeux ou des deux yeux.

Dans le strabisme, l'axe visuel principal d'un œil ne converge plus avec l'axe visuel de l'autre œil sur un point du champ visuel commun, n'importe à quelle distance soit placé l'objet. C'est une lésion de l'appareil moteur de l'œil.

Il y a trois espèces de strabisme :

\° Le strabisme par adhérence vicieuse de l'œil par brides étrangères aux muscles de l'œil ainsi que cela se voit dans le symblépharon ; c'est le strabisme cicatriciel.

2° Le strabisme par défaut de puissance primitive ou consécutive des muscles antagonistes, analogue à celle qu'on observe dans les déviations des pieds-bots; on appelle ce strabisme, strabisme musculaire.

3° Le strabisme par paralysie des nerfs qui animent l'appareil moteur de l'œil, ou strabisme par ahjtique.

StraStisnie cicatriciel. Le Strabisme cicatricfel est reconnaissable à la simple inspection. Une bride de la conjonctive et l'immobilisation de l'œil dans une position, permettent de reconnaître le mal dont le remède est la destruction des brides. V. Symblépharon.

Strsiltisinc inusciilaii-c. Le Strabisme musculaire est presque toujours consécutif à des convulsions antérieures, qui ont rompu l'équilibre des muscles ; à un affaiblissement de la vue d'un côté, ou à un affaiblissement inégal de la vue dans les deux yeux (c'est le strabisme consécutif à l'amblyopie et à une paralysie de la réline). Ou connaît aussi le strabisme, par suite d'une hypermétropie prononcée dans un seul œil, le strabisme par suite d'une paralysie de l'accommodation.

11 y a un strabisme dû à des taches de la cornée qui causent la déviation, non pas tant à la cause de tache elle-même fj. Guérin) qu'à cause de la contracture musculaire qui a existé pendant la période de photophobie des kératites (de Graefe, Giraud-Teulon). Il y a des strabismes optiques qui ne sont pas le résultat d'une décentration de l'œil (J. Guérin), mais qui sont le fait d'une incongruence des rétines (de Graefe), et ce mot veut dire que des points insensibles existant sur la rétine d'un œil, il y a, suivant des axes secondaires de l'œil, des points qui ont une sensibilité acquise, susceptible de permettre, par l'habitude, la vision binoculaire sans diplopie Le strabisme qui existe avec la myopie dans le staphylôme postérieur doit être rapproché de ce strabisme.

Dans tous ces cas, le strabisme est Aix à une irrégularité, pour ainsi dire physiologique, de la contraction ^es muscles de l'œil.

Il y a une variété de strabisme dû à la rétraction de tous les muscles d'un œil, et dans ce cas l'œil est immobile (J. Guérin). Cet état a été improprement appelé ankylo«e de l'œil.

Le strabisme est divergent ou convergent; il peut être divergent ou convergent en haut ou en bas. Le strabisme peut porter sur un seul œil ou sur les deux yeux; — tantôt il y a brièveté ou infériorité de puissance de contraction dans un muscle d'un côté ; tantôt la lésion porte sur les deux yeux. Mais, même dans le cas où il y a strabisme d'un seul œil, il y a une dérialion secondaire dans l'œil sain contractée par l'habitude telle que si l'on ramène l'œil malade dans la direction normale, l'œil sain est dévié.

— Le strabisme double est le plus fréquent, et on le reconnaît à ce que les déviations sont complètes, et à ce qu'il y a une similitude pai'faite entre les deux axes de déviation des yeux, tandis que la déviation secondaire de l'œil sain dans le strabisme uniloculaire est peu marquée relativement.

Le strabisme est intermittent lorsqu'il coïncide avec la myopie et l'hypermétropie ; il se prononce pour la vision des objets rapprochés et réciproquement (Donders). Mais cet état semble dû à ce qu'un des yeux se place de manière à ne point voir, car les malades se réduisent à la vision monoculaire (Giraud-Teulon). Les yeux ont horreur des images doubles, et lorsque l'une des images est confuse, l'œil qui voit confusément se déplace, et l'œil qui voit l'image nette est le seul qui fonctionne.

Quel que soit un strabisme musculaire, le premier élément du diagnostic doit consister à mesurer la puissance visuelle, à rechercher si la rétine est saine, s'il y a un lroui)le de la réfraction et un trouble de l'accommodation (V. ces mots) dans un seul ou dans les deux yeux. S'il n'y a aucun de ces signes on diagnostiquera une insuffisance des contractions musculaires.

A priori, le strabisme congénital semble se lier à un staphylôme postérieur congénital, peut-être àuncoloboma de la choroïde, peut-être à une paralysie de la rétine.

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