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SUCS

comme les succédanés du quinquina et du sulfate de quinine, mais cela n'est pas encore démontré.

SUCCÎ1\! OU A91BRE JAUNE OU KAR.4BÉ. Résine fossile jaune, transparente, composée de bitume et d'huile odorante ou acide succinique, douée de propriétés excitantes, antispasmodiques et susceptible de s'électriser par le frottement ou par la chaleur. C'est à cause de celte propriété qu'on emploie le succin chez les enfants sous forme de perles en collier pour prévenir les convulsions.

Le succin distillé produit de l'acide succinique ou huile volatile de succin, employée comme antispasmodique dans les convulsions essentielles de l'enfance [+], et servant avec l'opium à préparer le sirop de karabé, qu'on administre comme succédané du sirop diacode ou du sirop de pavots à la dose de 20 à 30 grammes.

SUCCIOX. Pi'océdé chirurgical employé pour la guérisonde la cataracte. V. Cataracte.

SUCCUKE. Rêve pénible dans lequel la personne endormie se croit écrasée par des êtres imaginaires qui la meurtrissent ou qui se livrent sur elle à des actes impudiques.

SUCCUSSIOX. Méthode d'exploration indiquée par Hippocrate pour reconnaître l'existence de l'eau et de l'air dans la plèvre, obligeant le médecin à pratiquer l'cmpyème. V. Hydropneumothorax.

La succussion a également servi à des indications curatives plus étranges et justement délaissées dans les cas de luxation des vertèbres (Hippocrate), dans l'accouchement difficile ou dans le pi'olapsus de la matrice, alors qu'on suspendait le malade par la tète ou par les pieds en le secouant d'une certaine hauteur à une petite distance du sol.

SUCRE. Le sucre est une substance neutre extraite de la canne, de la betterave, et de la plupart des végétaux ; c'est à la fois un condiment et un médicament. Sans sucre il n'y aurait pas de pharmacie possible, car il est la base de tous les sirops, de toutes les potions, de toutes les pâtes pectorales et de la plupart des poudres médicamenteuses.

Il y a plusieurs sortes de sucres, mais celui qu'on retire de la canne ou de la betterave, et qui est cristallisable, mérite le plus d'être employé. Le sucre de raisin et le sucre de (jlycose, incristallisables, extraits le premier des fruits et l'autre de l'amidon, sont très -inférieurs et peu usités. Il y a enfin le sucre de diabètes, retiré du foie et de la chair musculaire, qui n'a encore reçu aucun usage.

Le sucre a été conseillé dans la dyspepsie et chose plus extraordinaire, dans le diabète, par M. Piorry, alors que tous les médecins suppriment de l'alimentation cette substance et les farineux qui l'engendrent.

On se sert du sucre dans presque toutes les préparations pharmaceutiques; mais il en est quelques-unes qu'il constitue en entier. Ce sont : le sucre candi,\e sucre d'orge, le SMcre de pomme, les boules de gomme, les sucres de fruits aromatisés à la grenade, à Voranger, à la framboise, à l'acide citrique, à la menthe, etc., qu'on emploie dans les bronchites ou pour rafraîchir la bouche et pour aromatiser l'haleine.

SUCS AQUEUX VÉGÉTAUX. Préparations formées avec des végétaux frais, pilés, et dont on retire, par expression et filtrage, un suc aqueux souvent utilisé par la thérapeutique.

Suc d'herbes dépuD-atil OU Jns d'herbes. Feuilles de chicorée, de fumeterre, de bourrache, de cerfeuil, par-

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ties égales pilées et filtrées, 100 à 120 grammes le matin à jeun, dans les dartres [+].

Suc d'herbes antiscorbutique. Cresson, pissenlit, cochléaria, pensée sauvage et fumeterre, parties égales pour un suc de 100 à 125 grammes dans la scrofule [+]•

Suc de chicorée. Feuilles de chicorée pilées et filtrées pour faire une potion de 100 grammes, à prendre à jeun dans la scrofule et dans les maladies de la peau [3-

On prépare de la même façon des sucs de bourrache, de belladone, de ciguë, d'écorce de racine de sureau, etc., mais ces médicaments sont peu employés.

Suc de citrons, de groseilles OU de framboises.

Ces fruits pilés et passés donnent un suc que l'on fait prendre avec de l'eau sucrée dans les fièvres, lorsque la soif est très-intense [±].

Suc de coings. On le prépare avec des coings pilés et filtrés, de manière adonner 100 grammes environ dans la diarrhée.

SUDAMIIVA. Vésicules miliaires extrêmement petites, développées à la surface de la peau et formées par l'épiderme soulevé par de la sérosité transparente ou opaline.

Les sudamina transparents pellucides existent dans toutes les maladies aiguës accompagnées de sueurs abondantes, et surtout dans la fièvre typhoïde.

Les sudamina opaques existent dans la scarlatine à la surface de l'exanthème (V. Scarlatine), et dans la suette (V. ce mot) sous forme de vésicules miliaires entourées d'une petite auréole inflammatoire. V. Miliaire.

Thérapeutique. — R n'y a aucune thérapeutique active à faire contre les sudamina. 11 faut se borner à lolionner la peau avec de l'eau alcoolisée ou vinaigrée et à saupoudrer la peau avec de la poudre d'amidon.

sudatioj\'. V. Sueur.

Sudation. Méthode thérapeutique dans laquelle on cherche à provoquer la sueur. La sudation s'obtient par Véture sèche (V. ce mot) par ïemmaillottement prolongé dans le drap humide, par le séjour au lit chargé de couoertures et avec l'auxiliaire de boissons diaphorétiques, enfin par la marche três-prolongée, le corps étant couvert de plusieurs vêtements de laine.

La sudation est bonne à employer au début des maladies aiguës, principalement de l'angine et de la bronchite ; contre l'obésité (V. ce mot), et c'est une des pratiques de l'hydrotliérapie et du bain russe.

SUDOKIFIQ8 ES OU KIAPHOKÉ'riQUES. Certains remèdes activent la transpiration cutanée. On les nomme sudorifiquvs. Leur action est fort contestable, et si on ne les administrait dans l'eau chaude qui est peut-être le seul agent sudorilique réel, on ne verrait que bien rarement produire la respiration.

Les sudorifiques se donnent eu général sous forme d'infusion ou de décoction chaude, le malade étant au lit chargé de plusieurs couvertures, mais il y en a qu'on donne à froid et leur effet reste très-douteux.

L'eau chaude, sucrée, rendue excitante par de l'alcool et des plantes aromatiques chez un sujet bien enveloppé de couvertures, est le meilleur des sudorifiques.

11 y a des sudorifiques externes dont l'action est directement stimulante de la peau, ce sont :

Les bains à!étuve sèche.

Les bains de vapeur d'eau chaude ou aromatique.

V enveloppement au maillot sec et humide et Vhydrothérapie. V, ces mots.

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