T^NI
aliments remplis de Inrvesd'échinocoqnes, de cysticerques et de taîtiias, et c'est ce qui arrive souvent quand on mange
Fig. 67t. — Tœnia snlium ou livnia armé. a. La tète suivie d'un cou très-étroit, filiforme. — h. Aniieau.'i du tienia avec les organes génitaux, — b. Orifice se.xuel,
de la viande crue de porc ladre, de bœuf cru rempli d'écliinocoques, de poissons ayant le taenia, comme sont les ferrades du lac de Genève.
Fig. 672. — Tète du Tœniu solium ou an»' .JN" t ; a. Reullement central entouré d'une coiu'onne de ciocliets. — h. Couronne de crochets. — c, c. Ventouses oa suçoirs qui entourent la tète. — K" 2 ; a. Un crochet de taenia Ir.'S-giossi.
Tous ceux qui mangent du jambon de porc ladre s'exposent à avoir le ver solitaire, car les cysticerques delà ladrerie une fois introduits dans les voies digestives se
transforment, et en s'allongeant par leur extrémité inférieure deviennent des tœnias.
Le taenia n'est jamais le résultat de la génération spon- (anée comme on l'a cru si longtemps ; il résulte toujours de l'introduction dans les voies digestives, au moyen des aliments, tels que certains poissons du lac de Genève, de viande crue de porc et de bœuf, de germes qui se développent lorsque le milieu leur est favorable.
Le trenia est un animal aplati, étroit, annelé, formant une sorte de ruban blanchâtre, long de 3 à 15 mètres, large de 60 millièmes de millimètre, vers l'extrémité céphalique qui est très-étroite, et de 8 à 12 millimètres au milieu du corps. Sa tête cstun peurenflée, garnie de quatre mamelons arrondis, servant de ventouses ou de suçoirs, et au milieu d'eux, sur le renflemeut, se trouve une couronne de quinze à vingt-six crochets. Le cou est très-étroit et allongé ; le corps est formé d'articles qui, étant séparés, ressemblent plus ou moins à des graines de courge, ce qui fait qu'on les a appelés des curcubitins, et ce sont ces fragments qui, étant rejetés avec les excréments, servent à faire reconnaître la présence du ver solitaire. Chaque anneau est un animal complet ou zoonite, hermaphrodite ovipare, ayant ses organes génitaux avec l'orifice sexuel sur un des bords.
De la gastralgie avec pyrosis et boulimie, des nausées, des coliques, des vomissements, des spasmes, des convulsions épiieptiformes, du prurit à l'anus et quelquefois des hémorrhagies intestinales doivent faire présumer la présence d'un tœnia, et il faut alors examiner les matières à l'œil nu pour y découvrir des cucurbitins, et au microscope pour y trouver les œufs de cet entôzoaire.
Thérapeutique. — Quand un malade rend avec les matières stercorales des fragments de tasnia, il faut lui donner un taenifuge ; mais s'il ne rend aucun fragment de ver il faut différer l'emploi du remède.
Quand on a donné un tœnifuge, on doit administrer un purgatif, et il faut que le malade rende son ver tout entier, car si la tête n'est pas expulsée, quelle que soit la longueur rendue, la tentative estmanquée et le tasnia se reproduira de nouveau.
Pour combattre le tajnia on donne des remèdes connus sous le nom de à' anthelminthiques , de vermicides ou de tamifuges., avec un purgatif au bout de deux heures. V. Parasitisme etPARASiTiciDEs, Antiielminthiqi'es.
Une personne épileptique qui a des œufs de taenia dans les excréments ou qui rend des fragments de tœnia, a probablement une épilepsie sympathique que l'on pourra guérir par les tœnicides. (Legendre.)
Vémulsion de 30 à 60 grammes Aesemences de citrouille, à jeun, ou Vélectuaire de 60 grammes de setnences décortiquées, et unies à 60 grammes de poudre de sucre. — La décoction d'écorce fraîche de racine de grenadier, 60 grammes pour 750 grammes d'eau qu'on fait réduire à 500 grammes. Si l'on n'a pas de racine fraîche, on peut employer la racine sèche en la faisant macérer pendant vingt-quatre heures et en faisant bouillir l'écorce de la racine dans l'eau de macération (Bourgeois). — V infusion pendant un quart d'heure de 'IQ grammes de fleurs de kousso pulvérisées, prise à jeun. — L'extrait éthéré de fougère mâle, 2 à 8 grammes dans un pain azyme. — La poudre de racine desséchée mais récente de fougère mùlc, à 60 grammes, sont les meilleurs remèdes à employer contre le tœnia.
Ensuiie, comme il vient d'être dit, on donnera, deux heures après, 20 à 30 grammes d'huile de ricin faite à