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La thoracocentèse avec le bistouri, plus que la ponction, expose à l'établissement d'une fistule thoracique.
La thoracocentèse a été faite pour extraire des caillots contenus dans les plèvres. Lorsqu'il y a plaie de poitrine, c'est plus un débridement qu'une thoracocentèse. Lorsque après une plaie de poitrine on fait une contre-ouverture aux parties déclives, c'est réellement une thoracocentèse avec le bistouri. Cette opération, pratiquée pour un épanchement de sang, a été l'objet de beaucoup de critiques, dont quelques-unes sont très-justes. Extraire un corps étranger par une contre-ouverture est encore une thoracocentèse. V. Plaies du thorax^pau armes a feu.
TIIRIDACG. Suc exprimé des tiges de laitue écrasées. On l'administre comme calmant ; en extrait, 20 à 50 centigrammes par jour; en pilules ou en sirop, à la dose de 30 à 60 grammes.
YnROMBOSE. Coagulation du sang dans les artères ou dans les veines donnant lieu à des accidents locaux de gangrène ou d'hydropisie et à des accidents graves, lorsqu'un caillot venant à se détacher court avec le sang se fixer dans un organe important et en suspendre tout à coup les fonctions. V. Embolie.
THROMBUI§t. On désigne sous le nom de thrombus un épanchement de sang produit par la rupture d'une veine (V. Saignée, Varices) ou un épanchement de sang résultant d'une contusion ou d'une déchirure sous-cutanée d'une veine. V. Contusion.
Tlifombns de la vuKc (Boer). Le throm])us de la vulve hors l'état puerpéral est une contusion au deuxième degré, dont le caractère spécial est de s'étendre rapidement et de causer des douleurs vives. Le thrombus peut être encore dù à des ruptures de varices des grandes lèvres.
Le thrombus de la vulve qui se montre pondant les derniers temps de l'accouchement est dû à une contusion légère, à un effort (Deneux), et même pendant une attaque d'épilepsie (Boyer) on a vu la rupture de veines de la vulve, devenues variqueuses pendant la grossesse.
Le séjour prolongé de la tête du fœtus dans l'excavation du bassin peut encore causer le thrombus, parce que les veines des grandes lèvres et du vagin remplies et distendues se rompent.
Une douleur vive et une sensation de déchirement indiquent le début d'un tlu'ombus par rupture veineuse. I>a douleur est surtout vive, lorsque le thrombus est situé à la partie postérieure (Velpeau). Une tumeur apparaît, elle occupe le vagin, le périnée ; mais il est plus ordinaire que la tumeur fasse saillie sous la muqueuse. On voit alors les tissus prendre une coloration violacée, la tumeur est fluctuante, douloureuse au toucher, il y a des ecchymoses au périnée et aux fesses. Le ténesme anal, la rétention d'urine et des matières fécales doivent faire soupçonner que l'épanchement est abondant, qu'il a décollé le vagin et qu'il y a une grande quantité de sang épanché.
Le thrombus de la vulve peut se résorber lorsqu'il est petit, mais il peut se rompre dans le vagin, pendant le passage du fœtus, et donner lieu à une hémorrhagie (Grave, Populus); enfin, le foyer peut s'enflammer ei les tissus peuvent se gangrener, de façon à produire un abcès ou une gangrène de la vulve.
On ne peut hésiter à reconnaître uu thrombus de la vulve. S'il y avait en même temps une liernie, les antécédents de la malade seuls pourraient éclairer le chirurgien.
On ne serait incertain que dans le cas où 'a hernie viendrait de se produire ; mais une rèductibilité avec gargouillement indiquerait tout de suite l'existence d'une hernie.
Le thrombus de la vulve qui se rompt pendant l'accouchement est très-grave; car le fœtus, dans son passage, en comprimant les veines du bassin, cause la persistance de l'hémorrhagie veineuse.
Thrrapeutiqur. — Les thrombus peu volumineux ne réclament aucun traitement. Les thrombus volumineux, qui ne s'accroissent pas, seront traités par la compression au moyen de spicas doubles laissés sur le périnée. Lorsque le travail commence, si le thrombus augmente, ce qui est à peu près inévitable, on fera une large incision pour vider la poche des caillots et du sang qu'elle renferme et l'on incisera de préférence du côté de la peau. L'incision dans le vagin a cet inconvénient, qu'après l'accouchement les lochies peuvent pénétrer dans le foyer.
Lorsqu'il y a un épanchement sanguin qui augmente, on comprimera la tumeur avec la main jusqu'à ce que la tète du fœtus, arrivée au niveau du foyer, comprime la poche où le sang était amassé. Après l'accouchement on comprimera avec des tampons de charpie, mais il est mieux de faire des injections d'eau et d'eau-de-vie camphrée à parties égales ; s'il coulait encore du sang après on aurait recours aux tampons imbibés légèrement de perchlorure de fer.
Dans les cas où un thrombus a été abandonné à luimême, lorsque la fièvre survient et quand la peau est chaude, il est évident que le thrombus est enflammé ; dans ce cas on ouvrira du côté du périnée et l'on fera des injections d'eau et d'eau-de-vie camphrée, ou bien, avec un trocart, on fera une double ponction au périnée, ou bien une au périnée et une sur la paroi latérale du vagin, et l'on passera un tube perforé. On fera néanmoins des injections détersives.
Si une hémorrhagie survenait on ferait une compression avec des compresses et un spica croisé sous le périnée, mais on ne se servirait pas de perchlorure de fer.
THUYA. Arbre de la famille des conifères, dont le bois, en décoction, a été vanté contre la syphilis El- L'huile éthérée de ses feuilles a été conseillée comme anlhelminthique.
THYM. Plante de .la famille des labiées, dont l'huile essentielle est employée comme stimulante et désinfectante, c'est le thynios ou acide thgmique que l'on peut substituer à l'acide phénique dont il a toutes les qualités, V. DÉSINFECTANT.
THYMIQLîE. Il y a une variété de suffocation des enfants qu'on appelle asthme thymique et qui est, dit-on, produite par l'hypertropliie du thymus : c'est le spasme de la glotte ou le pkrém-glottisme. V. ces mots.
Thymique (AcIDE). V. TUVM.
TYMPAIV'ITE. V. MÉTÉORISME.
thyroïde (LÉSIONS DE LA GLANDE). La glande OU corps typhoïde peut être le siège à' inflammation, d'Iijjpertivplde, de cancers et de kijstes; toutes ces tumeurs ont un caractère essentiel, celui de suivre les mouvements de la trachée pendant les mouvements de la déglutition.
Thyroïde (Cancer DU CORPS). Un goître accidentel se développant avec rapidité, devenant adhérant à la peau, s' accompagnant d'engorgements ganglionnaires, doit faire penser que la lésion du corps thyroïde est un cancer encéphaloïde; les signes de compression des organes du
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cou , l'étaJjlisseinenl de la cachexie cancéreuse et, l'ulcéralion de la tumeur confirment le diagnostic. V. plus loin.
Il y a une variété de cancer fibro-plastique de la glande thyroïde qui a une marche beaucoup plus lente et qui pourrait être une complication du goitre chez des individus prédisposés. Cette lésion ne prend que très-tard les allures d'un cancer, les malades maigrissent et la tumeur ne s'ulcère que longtemps après le début du mal.
Lorsque les cancers à marche rapide gagnent du côté du cou, une toux sèche, des crachais sanguinolents apparaissent, et le malade meurt d'asphyxie ou après une pneumonie intercui renle, avant que la tumeur ait suivi son évolution. Ces complications expliquent pourquoi les cancers du corps thyroïde sont rarement suivis de généralisation.
Thérapeutique. — 11 n'y a pas à songer à enlever le corps Ihyroïde. On donnera le traitement général palliatif du cancer.
Thyroïde (CONGESTIONS DU coRPs). Les congestions du corps thyroïde sont pour ainsi dire physiologiques au moment de l'apparition de la menstruation et dans la grossesse. Elles se montrent au moment des époques cataméniales irrégulières, et chez des individus qui font des excès de coït.
On reconnaît les congestions du corps thyroïde à un accroissement de volume du cou, à une gène dans la région et à quelques douleurs locales. On ne les confondra pas avec une ihyroïdile, parce que dans celle-ci il y a de la douleur à la pression qui manque chez les individus atteints de congestion du corps thyroïde.
La congestion du corps thyroïde est un des phénomènes du goitre exophthalmique. 11 y a, dans ce cas, des congestions à répétition, et cet état se termine par induration de la glande et quelquefois par son hypertrophie.
Tlièrapeutique . — Surveiller la régularité des époques chez les femmes; appliquer des sinapismes aux cuisses et aux mollets; donner des demi-bains jusqu'au nombril, à la température de 40 degrés pendant dix minutes ; prescrire le repos; administrer les purgatifs salins, et, si un engorgement persiste, appliquer huit à dix sangsues sur le cou.
Goitre vasculaire (Richter, Wallher, Sacchi). — Le goitie vasculaire apparaît d'emblée chez les femmes qui ont eu autrefois une hypertrophie du corps thyroïde; il existe en dehors de toute influence climatérique et se développe à tous les âges, et quelquefois après un traumatisme ou après l'impression du froid (Wrickemann, Reid).
Le goitre vasculaire est un anévrysme cirsoïde des artères du corps thyroïde.
On reconnaît le goitre vasculaire à des battements, à la tension, à la résistance de la tumeur qui est bien arrondie, et en partie réductilile. La peau qui recouvre la tumeur présente à la longue une coloration violacée et est occupée par des veines variqueuses.
Le goitre vasculaire peut n'occuper qu'un seul lobe ou toute la glande thyroïde (V. Kystes vasculaires). Ce que l'on a appelé le goitre exophthalmique est quelquefois un goitre vasculaire. V. Goitre.
Théraimdique. — On a employé contre le goitre vasculaire tous les traitements du goitre hypertrophique simple.
Lors(jue la tumeur est petite et animée de forts battements, et lorsqu'elle semble piendre un accroissement
considérable, on pourra tenter la ligature des artères thyroïdiennes (W. Rlizard).
L'opération en elle-même n'est pas excessivement grave, mais ses résultats sont douteux.
La thyroïdienne supérieure a été liée (Walther), et la tumeur a en partie diminué.
Une incision d'un pouce et demi étant faite dans la direction du bord interne du sterno-mastoïdien, le muscle peaucier étant divisé, on dissèque et l'on cherche le vaisseau en suivant la tumeur du corps thyroïde et on lie après l'avoir isolée, — deux fds à ligature sont passés et l'artère est liée en deux endroits (Walther, 1817).
Les deux thyroïdiennes ont été liées (Coates, Langenbeck). Les quatre pourraient même être liées (Velpeau).
Si le sang est renfermé dans un kyste, on aura recours au traitement des kystes du corps thyroïde V. ces mois.
Les fomentations résolutives seront employées, si l'on ne juge pas l'opération possible, mais en utilisant tous les traitements on se rappellera que les tumeurs vasculaires du corps thyroïde peuvent s'affaisser, et que chez les femmes la régularité des époques étant obtenues, la cessation de tout effort étant accomplie chez les malades des deux sexes, la tumeur peut diminuer seule.
Si la tumeur prenait un accroissement rapide, une saignée ou des sangsues à l'anus seraient d'un bon usage et constitueraient au moins un traitement rationnel.
Thyroïde (HYPERTROPHIE DU CORPS) OU Goitre. L'hypertrophie de la glande thyroïde constitue le goitre ou hroncliocèle.
Le goitre est une maladie héréditaire, plus fréquente chez la femme que chez l'homme, produite par la fluxion sympathique des règles, par l'action sympathique de la grossesse, par la nature des eaux prises en boisson, par l'influence des localités, et qu'on observe à l'état sporadique ou endémique.
Si les femmes sont plus sujettes au goitre que l'homme, c'est qu'à chaque menstruation, et à chaque grossesse, le cou devient alors volumineux par suite de l'hypérémie momentanée de la glande thyroïde.
On a longtemps considéré le goitre comme une cause de crétinisme à cause de la pression qu'il exerce sur les carotides et sur la circulation cérébrale, mais c'est là une erreur, car on observe des goitres très-volumineux et trèsanciens chez des personnes dont l'inteUigence n'offre aucun affaiblissement.
Le goitre très-volumineux gène beaucoup les fonctions des organes voisins et produit quelquefois l'aphonie, le cornage ou sifflement trachéal, la dyspnée et l'orthopnée, la congestion cérébrale et l'épistaxis, enfin l'asphyxie par écrasement de la trachée ou des gros vaisseaux situés derrière le sternum.
Il y a deux espèces d'hypertrophie du corps thyroïde : l'une qui porte sur les tissus fibreux et les éléments de la glande qui sont augmentés en volume, une qui n'est autre qu'un adénome, c'est-à-dire une multiplication des éléments glandulaires ou une tumeur adénoïde. (A. Uesprés.)
Les hypertrophies du corps thyroïde qui résultent des congestions et des inflammations sont rares ; au contraire, celles qui sont endémiques et ne semblent naître sous aucune influence accidentelle, exerçant une action locale sur la glande thyroïde, sont plus fréquentes.
L'usage d'eau sélétineuse (Saussure), d'eau désoxygénée (Roussingault), d'eau magnésienne (Grange), d'aliments et de boissons où il n'entre ni brome, ni iode (Chatin), causent le goitre endémique.
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