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TORT

tels que poudres, emplâtres, onguents, pommades, fomentations, cataplasmes, etc., sont des topiques. — On les emploie pour calmer la douleur ou le spasme et pour guérir les plaies ou les maladies cutanées.

TORMEIVTILLE. Plante indigène, de la famille des rosacées, dont la racine rougeâtre, astringente, s'emploie en décoction (5 à 10 grammes par litre d'eau) et en teinture, 5 à 20 grammes, contre les fièvres [3 et contre la diarrhée [±].

TORPEUR. Sorte de stupeur des facultés cérébrales caractérisée par rhél)étude intellectuelle et la lenteur des mouvements.

La torpeur est un symptôme de l'imbécillité, de la contusion et de la compression du cerveau, ainsi que des maladies graves du système cérébro-spinal,

TORRÉFACTIO]\. Procédé chimique qui consiste à griller une substance quelconque pour enlever quelques principes volatils ou pour y développer un principe nouveau.

TORSIOIW. V. Artères {Plaies des.)

TORTICOLIS {ccqmt obstipum). Le torticolis est une déviation du cou produite par la paralysie des muscles du cou d'un côté ou par la contracture des muscles du côté opposé (Fleury, 1838), par la carie et la déviation de la colonne vertébrale, enfin par la rétraction des tissus après une brûlure ou une plaie avec perte de substance. V, Arthrite CERVICALE, Brûlures, Cicatricielles {Brides).

Le torticolis musculaire est souvent accidentel et dû à des convulsions; il est quelquefois congénital (Douvier, Stromeyer), et dans ce cas c'est presque toujours le côté droit qui est rétracté.

Le trapèze, le sterno-cléido-mastoïdien et le peaucier sont les muscles dont la rétraction cause le torticolis.

La contracture du muscle sterno-cléido-mastoïdien cause la déviation de la tête du côté opposé à ce muscle, tandis que sa paralysie occasionne la déviation dans le côté correspondant; il est rare que l'un seul des deux faisceaux inférieurs du muscle soit contracturé. Dans ces conditions, la déviation est moins complète, il y a même un cas où la déviation se borne à une simple élévation de l'épaule.

Quand le torticolis est dû à une paralysie du côté opposé au muscle contracté, la déviation de la tête est toujours complète dans le sens du mouvement que produit le muscle sterno-cléido-mastoïdien.

Quand le muscle trapèze produit le torticolis, la tête est inclinée du côté du muscle contracté.

Quand le peaucier est rétracté, la tête est peu inclinée, mais on sent sous la peau des brides formées par le muscle peaucier.

Dans le torticolis, les trois muscles sterno-mastoïdien, trapèze et peaucier, sont parfois contracturés ensemble.

On reconnaît quel est le muscle contracté à une saillie dure placée sous la peau, dans une direction correspondante à ce muscle ; cette saillie augmente si l'on cherche à replacer la tête dans sa rectitude.

Pour savoir si l'on a affaire à un torticolis par contracture ou à un torticolis paralytique, on explorera le muscle du côté opposé avec l'électricité localisée ; si le muscle ne se contracte pas, il s'agit d'un torticolis paralytique. V. Muscles {Maladies des), Paralysies.

Le torticolis, dû à la luxation des vertèbres, est révélé par une déviation des apophyses épineuses. Le torticolis dû

à l'arthrite cervicale s'accompagne de douleurs et de gonflement du cou. Si les articulations des vertèbres sont ankylosées, et si l'on ne peut interroger suffisamment les antécédents des malades, on fixera les épaules et l'on cherchera à faire exécuter à la colonne cervicale des mouvements'de flexions ; s'ils manquent totalement, il est probable que l'ankylose existe. Ces explorations peuvent être faites pendant que le malade est soumis au sommeil anesthésique.

Le torticolis musculaire peut être le fait de rhumatismes musculaires et de myosites rhumatismales ou syphilitiques au début. Ces cas sont ceux qui ont été désignés sous le nom de torticolis intermittent.

Il y a des torticolis comme il y a des contractures limitées. Ces torticolis sont encore des torticolis intermittents (Meihomius, Wepfer, Dieffenbach, Stromeyer, Amussat, Bouvier, L. Fleury).

Le torticolis, qui est dû à la contracture de tous les muscles d'un côté ou du sterno-cléido-mastoïdien seul, peut être accompagné de l'atrophie d'une moitié du cou et de la tête, et d'une élévation du côté correspondant du thorax.

Thérapeutique. — Contre le torticolis causé par des paralysies musculaires, on aura recours à l'électrisation localisée.

S'il y a torticolis intermittent, on frictionnera le cou avec le baume tranquille et avec le laudanum. S'il y a des douleurs on appliquera sur le trajet des muscles quatre à huit sangsues. L'extension forcée du muscle qui se rétracte peu à peu est mauvaise, mieux vaut avoir recours à une couronne de cuir ceignant le front et tirée du côté opposé à la rétraction des muscles par une courroie qui s'attache au pantalon (Debout, Duchenne de Boulogne), ou bien on applique la minerve à courroies (fig. 695).

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Fig 095. — Appareil dit minerve. — A. Ceinture. — F. Bretelles. — b. Plaque dorsale soutenant la tige G. — D. Courroie frontale. — E. Courroie sous-mentonnière.

Lorsque la rétraction augmente sans cesse, on aura recours à la ténotomie (V. ce mot) du sterno-cléidomastoïdien (Dupuytren), du peaucier (Gooch) et du trapèze même (Stromeyer), que la rétraction soit due à une contracture du muscle ou à une paralysie de son congénère

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