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TRIC

TRIG

tées, de rhisomnie, pouls faible et plus fréquent qu'à l'état normal, des douleurs névralgiques très-intenses du plexus cœliaque et mésaraïque, et une douleur constante à la région épigastrique caractérisent la trichinose.

Une oppression intense, de véritables accès de dyspnée survenant la nuit vers la troisième ou la cinquième semaine dans les cas graves, suivis d'un marasme profond, montrent alors une grande quantité de trichines infdtrées dans les muscles de la respiration, surtout dans le diaphragme,

La diarrhée aqueuse avec quelques taches de sang et des coliques accompagne presque toujours l'introduction des trichines dans les intestins et dure jusqu'au huitième ou au douzième jour, c'est-à-dire jusqu'au moment où elles en sont expulsées ; alors la langue est sale, et dans les cas graves il y a de la fièvre, des nausées et des vomissements.

Quand les trichines ont quitté l'intestin et que leurs embryons ont pénélré dans les vaisseaux et dans les muscles, ce qui dure quatre à cinq semaines, il y a de la lassitude et des frissons bientôt suivis de douleurs dans les membres et d'œdème de la face et des paupières.

Les douleurs musculaires de la trichinose sont telles que tout mouvement est presque impossible, et qu'il y a de la contracture ou plus tard une demi-paralysie.

Dans la trichinose, l'œdème de la face et des diverses parties du corps apparaît en général vers le dixième jour, et très-souvent il est borné à un seul membre.

L'incubation de la trichinose est de deux heures à quatre semaines.

Deux guérisons durables de trichinose ont eu lieu par suite de vomissements survenus immédiatement après l'ingestion de la chair empoisonnée. A cet égard, le jeune âge exerce une influence favorable.

La sueur accompagne quelquefois la trichinose, et si elle est très-abondante il en résulte une véritable miliaire.

A la dernière période de la trichinose, si les malades doivent guérir, vers le vingt ou le quarantième jour, tous les symptômes s'affaiblissent, mais les malades restent faibles, abattus, un peu œdématiés, anémiques, avec des bruits de souffle dans les vaisseaux, et leurs cheveux tombent pour repousser plus tard.

Si les malades atteints de trichinose doivent succomber, ils présentent des symptômes graves, semblables à ceux de la fièvre typhoïde et caractérisés par du gargouillement abdominal, des coliques, de la diarrhée, du déhre, des contractures, des soubresauts de tendons et un coma plus ou moins prononcé, précurseur de la mort.

Chez les malades qui succombent à la trichinose, avec la diarrhée, il y a seulement rougeur de la muqueuse intestinale, mais pas d'ulcération des plaques de Peyer.

Thérapeutique. — La thérapeutique de la trichinose est prophylactique et pharmaceutique.

A. Pour se préserver de la trichinose il ne faut jamais manger de porc cru, car les trichines introduites dans les voies digestives s'y développent et y jettent des embryons qui passent dans les muscles.

Si la viande de porc renferme des trichines, on peut la manger après l'avoir fait bouillir à 80 degrés, ce qui entraîne la mort de tous les parasites.

B. Traitement curatif. — Le traitement de la trichinose

est basé sur deux indicaUons: 1° détruire et expulser les li'ichines intestinales ; 2° détruire les trichines une fois qu'elles ont pénétré dans les muscles.

La médication évacuante est le moyen le plus rationnel de remplir la première indication. Elle doit être mise encore en usage, suivant Kestner, alors môme que la présence prolongée des parasites dans l'intestin aurait déterminé une entérite diarrhéique. Plusieurs médecins ont associé aux évacuants les vermifuges proprement dits, tels que la santonine, l'écorce de grenadier, l'extrait de fougère màle, etc. Voici le mode de traitement qui est préconisé par M. Kûchenmeister : le premier jour, calomel et jalap ; le lendemain, poudre de jalapet poudre de fougère mâle, de chacune 2 à 8 grammes ; répéter la même dose une fois encore si elle n'a pas produit un effet purgatif suffisant, et administrer ensuite la térébenthine de Venise plusieurs fois par jour.

Le camphre, le sublimé, le soufre, le phosphore, l'oxyde de cuivre, ont été préconisés par les uns, rejetés par les autres, sans qu'il soit possible jusqu'à présent de se prononcer sur leur utilité respective.

Le picronitratc dépotasse, qui pendantun certain temps a passé en Allemagne pour le meilleur remède contre les trichines, a été reconnu depuis inefficace.

11 en a été de même do la glycérine, qui a été recommandée tout récemment. Rodet a expérimenté la glycérine sur des cochons d'Inde et des lapins infectés de trichines, et il n'en a obtenu aucun effet.

L'eau ne tue les trichines qu'à 100 degrés.

D'après le professeur Mosler :

L'huile rectifiée de lérébeuthine ne tue pas les trichines musculaires après trente heures d'immersion. Elles ne résistent point au chloroforme pur au delà de cinq heures.

Elles ont été trouvées vivantes dans la solution arsenicale de Fowler au bout de trente heures. Elles vivent au delà de quarante-huit heures dans un mélnge de santonine, 2 grammes, huile de ricin et huile d'olive, de chacune 8 grammes.

L'extrait de fougère màle à U grammes, avec gomme arabique et eau distillée de chacune 15 grammes, ne les tuent point dans l'espace de trente heures.

Une forte décoction d'écorce de grenadier, 8 grammes sur 15 grammes d'eau, donne le même résultat.

Dans l'iodure de potassium, 2 grammes sur 30 grammes d'eau, les trichines vivent à peu près trente heures.

Dans une solution de carbonate de potasse, S grammes sur 30 grammes d'eau distillée, elles avaient cessé de vivre au bout de vingt heures.

Une solution concentrée de chlorure de sodium tuerait les trichines au bout d'un quart d'heure d'après Colberg, au bout d'une à deux heures d'après Rupprecht.

Le bichlorure de mercure ne les a tuées sous les yeux de Rodet qu'au bout de dix-huit heures d'immersion; le vm aromatique, au bout de vingt-trois heures; le perchlorure de fer, seize heures après. L'huile d'olive luia semblé les faire mourir assez rapidement.

Elles résistent longtemps encore à la putréfaction : Rodet les a trouvées bien vivantes chez un lapin qui était mort depuis sept jours et dont les chairs, qui avaient été exposées à une haute température, tombaient en déliquescence. Enfin l'électricité, que Rodet a essayée, n'a pu les faire périr.

Dans ces derniers temps, Mosler a fortement préconisé la benzine, 4 à 8 grammes, contre les trichines musculaires et les trichines intestinales. Rodet a répété quelquesunes des expériences, et le résultat, a, dit-il, dépassé son attente.

TlllC

TUUC

11 a fait avaler à un lapin infecté de la veille 20 centigrammes de benzine en capsule, et il a élevé la dose de 20 centigrammes par jour. Bientôt une diarrhée intense est survenue, puis des vertiges, des troubles dans la marche se sont montrés chaque fois qu'il lui a fait avaler la benzine. I/animal est mort le neuvième jour. L'autopsie ne lui a pas permis de retrouver la moindre trichine, soit dans le tube intestinal, soit dans les muscles.

Plus tard il a donné de la benzine à un chat depuis la dose de 50 centigrammes à 1 gramme 20 centigrammes. L'animal a été sacrifié treize jours après le début de l'ingestion de la viande trichinisée, et à l'autopsie on n'a pu retrouver aucune trichine dans son corps,

Rodet pense qu'il y aurait lieu de multiplier les expériences avant de se prononcer sur la valeur de cet agent. Quant à lui, il n'hésiterait pas, dit-il, au début de la trichinose, à recourir tout de suite à la benzine, substance qui jusqu'ici lui semble avoir le mieux réussi.

Pour ce qui est de la deuxième indication ou du traitement de la deuxième période dite musculaire, on ne connaît jusqu'ici aucun remède qui ait donné de bons résultats ; l'arsenic, le cuivre, le phosphore, le soufre, le mercure, le camphre, le picronitrate de potasse, ont été touràtour vantés, puis abandonnés. La benzine elle-même, qui a donné de bons résultats contre les trichines intestinales, a échoué contre les trichines musculaires. Rodet n'en a obtenu aucun bon résultat dans tous les essais qu'il a tentés. Chez un lapin porteur de trichines depuis dixneuf jours, et chez lequel les kystes n'étaient pas encore formés, il a donné la benzine depuis 30 centigrammes jusqu'à '1^'',20, la plus forte dose qu'il ait pu lui faire absorber. Au bout de trente-deux jours l'animal a été sacrifié et l'autopsie a révélé de nombreux kystes, tous bien formés, contenant des trichines parfaitement vivantes.

Dans la troisième période enfin, le traitement n'offre d'autre indication que celle des toniques, des ferrugineux, d'une bonne nourriture et de l'exercice, qui seuls pourront, dit Rodet, donner au malade les forces dont il a besoin pour la longue convalescence dans laquelle il va entrer.

TRICHOCÉPHALE. Entozoaire nématoîde, long de 4 à 6 centimètres, épais vers la queue et mince comme un

Fig. 704. — Trichocéphale de l'homme. — i. Trifhoccphalc lemcllc. — a, la tète ; h, l'anus ; c, le tnbe iligestil'; d, ovaire ; e, vulve. — 2. — Œuf de triehocéphale. — 3. — Trichocéphale mâle. — o, la tète j 0, anus ; c, tube digestif ; d, spicule ; e, poche du spicule.

cheveu du côté de la tête. H est très-commun dans le caeeum de l'homme bien portant, et il n'est guère d'individus dans les excréments duquel on ne trouve des œufs de cet helminthe.

Le développement accidentel de nombreux trichocéphales est quelquefois la cause d'une sorte de fièvre muqueuse, accompagnée de symptômes typhoïdes, et que pour ce motif on a appelée la fièvre vermineuse.

Les affections inflammatoires de l'intestin et la fièvre typhoïde favorisent le développement des trichocéphales. V. Parasitisme.

Quelques malades atteints d'entérite chronique rendent par l'anus des trichocéphales en très-grand nombre au moment de la défécation, absolument comme d'autres rendent des oxyures.

Thérapeutique. — Contre les trichocéphales, il faut administrer la santonine, le calomel, et faire prendre des lavements d'acide phénique au deux-millième.

TRICM0^0\AUE:. Entozoaire infusoire trouvé par M. Donné dans le pus vaginal de certaines leucorrhées,

Fig. 705. — Trichomonade du vagin.

et particulièrement de la blennorrhagie. Ces infusoires ont un corps globuleux, large de 1 centième de millimètre, avec un filament long de 30 millièmes de millimètre, et quelques cils vibratiles, tous placés du même côté. Leur présence n'a aucune signification.

TRIcnOPHTTOM. Végétal parasite infusoire (fig. 682), entièrement composé de spores, dont le développement produit la teigne tondante, et l'/ierpes tonsurans. Il a été rencontré dans la plique polonaise. V. Parasitisme et Teigne.

TRlsnus. Le trismus est un des phénomènes du tétanos, mais il existe aussi comme maladie isolée; il est caractérisé par un resserrement spasmodique des mâchoires et par la contraction permanente des muscles masticateurs.

Le trismus des enfants est ordinairement passager et ne se généralise pas. Dans ces cas, il disparaît seul, soit par le repos, le régime et les grands bains, soit avec l'aide du traitement antispasmodique. V. Tétanos.

TROCHISQUES. Préparations caustiques ayant la forme de lamelles minces ou de petits clous qu'on introduit dans l'intérieur des tissus pour ouvrir des abcès ou pour amener la mortification des tumeurs.

Les trochisques se font avec du mucilage de gomme adragant, mélangé à du minium, à du chlorure de zinc, à du subHmé, etc.

Trochisques escharotiques.

Sublimé corrosif 8 grammes,

Amidou 15 id.

Mucilage de gomme adragant q. s.

Faites des trochisques de 15 centigrammes.

Pour ouvrir les bubons et ulcères vénériens. (Codex.)

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