TRIC
TlilG
La trépanation du sternum se t'ait comme la trépanation du crâne ; il est seulement indiqué de pratiquer la trépanation du sternum sur la ligne médiane, afin d'éviter Fartére mammaire interne.
Lorsqu'on fait la trépanation du sternum pour arriver sur le péricarde, il faut trépaner un peu à gauche et l'on ponctionne le péricarde avec untrocart à travers la perforation faite au sternum.
Après la trépanation du sternum on panse la plaie avec un linge de toile retenu par un fil, on la recouvre avec de la charpie mouillée et un cataplasme.
Trépanation des côtes des vertèbres et des os
longs. On a trépané le rachis pour des paralysies traumatiques (Paul d'Egine), pour des fractures avec compression de la moelle par des fragments osseux (Cline, Vigaroux). On a trépané des côtes pour faire la thoracocentèse (Hippocrate), pour relever des fragments de côtes enfoncées. On a trépané pour enlever des corps étrangers implantés dans les os (V. Plaies par armes a feu). C'est pour ces derniers cas seulement que les trépanations sont encore admises dans la pratique. L'os maxillaire a été trépané pour faire la névrotomie du nerf dentaire (V. ce naot), on a détruit des exostoses avec des couronnes de trépan, les kystes des os ont été ouverts par la trépanation. V. Os {Kystes des) Exostoses, Névrotomie.
Les os longs sont trépanés pour évacuer le pus des os, pour aller à la recherche d'un séquestre invaginé, pour enlever des corps étrangers (Scultel, J.L. Petit, Ravaton, David, Brodie, Morven Smith). V. Ostéites, Ostomyé- L1TES, Plaies par armes a feu.
Les épanchements du sang dans les os sont toujours impossibles à diagnostiquer. Les trépanations des os pour cette lésion (Gooch) ne sauraient être recommandées.
La trépanation de l'omoplate (Celse, Maréchal) est une résection plutôt qu'une trépanation. V. Résection.
Depuis que la scie à chaîne, la scie de Heine, ont été admises dans la pratique et ont permis de perforer, de couper les os, même les plus profonds, la trépanation des osa fait place aux résections et cela est juste (Velpeau).
En général, on pratique le trépan sur les os d'après les règles ordinaires, puis on se sert de la perforation pour aller à la recherche des séquestres ou des corps étrangers. On agrandit s'il est nécessaire la perforation avec les cisailles de Liston ou la gouge et le maillet. On panse avec des cataplasmes. V. NÉCROSE.
TRÉPBiïKE. V. Trépan.
TKICUIASI^. La multiplication des cils, leur renversement du côté de la conjonctive, constituent le trichiasis et le distichiasis (Celse), Ces deux affections existent d'ordinaire simultanément ; elles existent avec l'entropion et l'on reconnaît cet état par la simple inspection, cardans l'entropion il y a un bourrelet formé par la paupière ren versée en dedans. L'irritation causée par les cils sur la conjonctive et la cornée cause une conjonctivite et une kératite vasculaire superficielle.
La blépharite ciliaire peut être la cause du trichiasis (Maître Jan).
C'est en général à la paupière inférieure que se montre le trichiasis et le le distichiasis.
Le trichiasis peut être partiel ou étendu à toute une paupière.
Thérapeutique. — Lorsque les cils sont longs et peu déviés, on renversera ceux-ci au dehors (Héraclide, Rha-
sès) on collera les cils sur les paupières, à l'aide d'un fil collé avec les cils sur la joue par le moyen de colle à bouche ou de coUodion.
S'il n'y a que deux ou trois cils qui soient retournés vers l'œil, on les arrachera (Antonius Musa) avec le pince à épiler de Beer. On répétera les arrachements à mesure que les poils repousseront ; il arrivera un moment où ils ne repousseront plus (Callisen) .
On cautérisera les bulbes avec la muqueuse, soit au moyen d'une spatule rougie au feu (Celse) , soit avec une aiguille fixée à un cautère à boule (Champesmes), soit avec des aiguilles plantées dans les bulbes pileux et chauffées avec un fer à papillotes rougi au feu (Carron du Villards). Les caustiques, le nitrate d'argent (Saint-Yves, Acrel, Callisen, Richter), la potasse caustique taillée en crayon fin, ne sont pas aussi avantageux que la cautérisation ancienne de Celse. Tous ces procédés d'ailleurs sont très-douloureux, et il est très-difficile qu'il n'échappe pas quelques bubes pileux à la cautérisation.
Extirperles, bulbes des cils déviés est une opération expéditive qui l'emporte sur la cautérisation. On fait une incision à 1 millimètre du bord libre de la paupière, après avoir fait passer entre elle et l'œil une plaque métallique pourvue d'une rainure, telle que la plaque en cuiller de Beer ; deux incisions verticales au niveau de chaque angle de l'œil permettent de relever un petit lambeau; le muscle étant coupé on arrive sur le cartilage tarse, on va à la recherche du bulbe pileux qu'on excise avec les ciseaux à pupille artificielle (Vacca Bellingeri). Après cette opération faite, on peut retrancher une petite lanière de peau audessous delà plaie, afin que la cicatrice produise un renversement de la paupière en dehors.
Pour plus de sûreté on excise tout le bord palpébral (Béclard, Gerdy, Dupuytren), puis pour éviter le larmoiement on excise le conduit lacrymal inférieur dans toute sa longueur (Bowmans, Desmarres).
Le procédé de Jœger est aussi avantageux. Après avoir passé une plaque de corne sous la paupière, on incise à 3 millimètres du bord libre de la paupière d'un seul coup la peau et les muscles, on dissèque en enlevant les bulbes pileux. Dans cette opération le cartilage tarse doit être mis à nu.
Pour le trichiasis partiel on retranchera un lambeau en V, comprenant toute la partie de la paupière où il y a trichiasis comme par le procédé W. Adams, pour l'ectropion (Makensie, Chélius). V. Ectropion.
Enfin on peut encore faire au niveau des poils renversés une perte de substance sur la paupière, soit avec une pince à griffes et des ciseaux recourbés, soit avec une érigne et un couteau à cataracte (Desmarres) ; la cicatrice renverse en dehors la paupière.
Quel que soit le procédé mis en usage, on pansera avec des compresses d'eau froide et le malade sera tenu au repos absolu.
S'il y a entropion et trichiasis, on traitera l'entropion. V.Entropion.
TRICIïlME [Trichina spiralis) Entozoairc parasite de la classe des nématoides (fig. 568), découvert par Owen en 1835 dans les muscles des individus atteints de trichinose, V. ce mot.
On trouve des trichines dans l'intestin et dans les muscles des sujets qui se sont nourris de viande trichinée (Herbst de Gœttingen).
La trichine musculaire ingérée dans l'intestin donne des embryons qui percent les parois abdominales et pénè-
TRIG
TRIG
Ireiil dans dilFéi'enls organes, ol, particulièremenl dans la I en résulte des accidents locaux et généraux très-graves
fibre musculaire (fig. 699, 700, 701 et 703). | de trichinose (V. ce mot) qui peuvent entraîner la mort.
Quand une jeune trichine a pénétré dans un muscle, elle i TKïCMïXOSE. Maladie occasionnée par la présence
s'y accroît rapidement aux dépens des fibrilles et des gra- [ d'un entozoaire parasite, le Trichina spiralis (V. Tri-
Fig. 090. — Tricliioe enkystée. Fig. "700. — A. Deux tiichines dans un même kyste. — B. Cfllules
graisseuses aux extrémités du kyste.
nulalions, en amenant peu à peu l'atrophie des fibres prin- ' ciiiNe), dans les muscles (W. Barin, Rupprecht, Bœhler,
'^ip^^'^s- Keslner). Elle a été surtout observée dans toutes les prin-
Vers la troisième ou la quatrième semaine de son déve- cipautés de l'Allemagne et a fait périr un très-grand
loppenient, la trichine s'enroule sur elle-même, et autour >■ nombre de personnes.
d'elle il se forme un petit kyste d'isolement recouvert du sarcolemme épaissi, ce qui produit au centre une masse transparente globuleuse (fig. 701) avec deux appendices opaques au-dessus et au-dessous (fig. 700 et 701) qui peuvent manquer.
Si les trichines se développent en très-grand nombre, il
La trichinose est le résultat de l'alimentation par de la viande de porc crue ou à peine cuite et remplie de trichines (fig. 703).
Des vomissements et de la diarrhée au début, des douleurs sut generis et caractéristiques dans les muscles fléchisseurs des extrémités, des sueurs abondantes et répé-