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mais dans quelques cas il n'existe que des granulations grises, demi-transparentes, en très-grand nombre, dissé-

Fiii-, 708. — Corpuscules tuberculeux.

minées sur plusieurs points de l'organisme, ce que l'on a appelé la (jrunuUe (Empis).

Fie. 709. — Matière tuberculeuse mêlée de cellules de mélanose.

Le tubercule naît spontanément dans les organes (Laennec',, ou résulte d'une suppuration dans laquelle le pus

Fiu. 710. — Matière tuberculeuse crétacée, avec des cristan.'C de cholestérine.

s'est concrété (Andral) ; d'un état inflammatoire chronique (Broussais); de cellt|les c|e tissq cellulaire avortées et pas-

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sant à Vétat de régression graisseuse (Virchow, École aile- ' mande), de noyaux fibro-plastiques transformés (Bouchut).

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Fig. 7H. — Granulations tubereuleusep coolluentes du tissu osseux. — «, traliécules osseuses; b, tubercules; c, tissu .iiédullaire embryonnaire.

Le tubercule offre quatre périodes : l'une embryonnaire, ou il est gris, demi-transparent et dur; la seconde de parfait développement, ou il est jaune encore, dur et à Vétat de crudité; la troisième de mortification, dans laquelle il se ramollit et tend à s'éliminer en faisant suppurer les organes oîi il se trouve ; et la quatrième de pétrification dans laquelle il s'incruste de matières calcaires. — La première période s'observe fréquemment, et tout le monde a vu des tubercules gris demi-transparents, ayant au centre un point opaque qui indique le début de leur métamorphose en matière jaune crue. La deuxième et la troisième période sont les plus fréquemment observées. Quant à la dernière, elle est plus rare, mais cependant il n'est pas de médecin qui n'en ait vu plusieurs exemples.

La tuberculose grise demi-transparente s'observe surtout dans les méninges et dans toutes les membranes séreuses, dans les poumons, dans le foie et dans les ganglions lymphatiques, mais ici, dans ces deux organes, elle est très- ordinairement unie à la matière tuberculeuse jaune. V. Tuberculose.

A l'œil nu, la granulation grise, demi-transparente, se présente sous forme d'un grain extrêmement petit, gri- ■ sâtre, variant du volume d'un grain de sable à celui d'une petite tête d'épingle fine, et quand on l'examine au microscope on voit qu'elle est composée de noyaux fibro-plastiques, de quelques fibres fusiformes, de tissu cellulaire et de granulations moléculaires (fig. 707) avec quelques cellules épithéliales propres à la région où a été recueillie la matière tuberculeuse (fig. 707) pour la granulation grise du poumon. (Robin et Bouchut.)

La granulation tuberculeuse jaune est beaucoup plus volumineuse, et par sa réunion avec des granulations voisines elle passe du volume d'un grain de millet à celui d'une tumeur assez forte, constituant le tubercule cru, dur et jaune, verdàtre comme de la pomme de terre ou du marron d'Inde (fig. 708). Ce tubercule est formé de granules moléculaires, de cellules ovoïdes ou anguleuses, à angles arrondis, remplies de granules moléculaires et ayant 1/120 ou 1/160 de millimètre de diamètre, de gouttelettes de

graisse, quelquefois de mélanose (fig. 709), de pus et de cristaux de cholestérine (fig. 710). — A sa période de ramollissement on y trouve beaucoup de cellules de pus provenant de l'organe malade, et lorsqu'il est à la période de pétrification on y rencontre beaucoup de cristaux de cholestérine.

Dans beaucoup de cas on peut voir sur le cadavre des . granulations grises demi-transparentes, ou des infiltrations de même nature ayant au centre un ou plusieurs points formés de matière tuberculeuse jaune, indiquant le passage de l'état tuberculeux embryonnaire à la période tuberculeuse proprement dite.

Comme la gangue dans laquelle se forme la matière tuberculeuse jaune crue est formée de tissu fibro- plastique anormal qui n'est qu'un résultat de l'inflammation, on peut conclure que le tubercule est un produit inflammatoire chronique.

L'inflammation aiguë passée à l'état chronique et l'inflammation chronique limitée sont, avec la prédisposition herpétique ou scrofuleuse, les causes anatomiques de la production des tubercules miliaires ou infiltrés de leur double aspect de matière grise demi-transparente et de matière jaune crue.

Ou a dit que de la matière tuberculeuse inoculée sous la peau d'un lapin y reproduisait des tubercules et occasionnait plus tard la phthisie pulmonaire, ce qui établirait l'inoculabilité et par suite la contagion de la tuberculose (Villemin), mais ce sont là des faits qu'il convient encore de vérifier.

Les tubercules ont été observés dans tous les tissus et dans tous les organes, excepté peut-être dans les muscles et dans les nerfs, mais le poumon et les ganglions lymphatiques en sont le plus souvent atteints.

La diathèse scrofuleuse est ordinairement la source de la tuberculisation des viscères.

Les tubercules se développent lentement à la suite d'une hypérémie ou après une inflammation locale.

Les complications des tubercules sont les inflammations et diverses complications liées à l'organe atteint de tubercules.

La thérapeutique des tubercules est à la fois locale et générale ; locale quand on peut enlever la partie malade ou que l'on traite les plaies qui résultent de l'évolution des tubercules, et générale quand on attaque la cause même des tubercules. V. Tuberculose,

Tubercnles des ganglions bronchiques. V. PhTHI- SIE BRONCHIQUE.

Tubercules de l'arachnoïde. Les tubercules de l'arachnoïde se montrent toujours à l'état de granulations grises ou jaunes opaques très-petites. Ils sont très-rares, et quand ils manifestent leur présence, ils détermment les symptômes de la méningite tuberculeuse. V. ce mot.

Tubercules de la pie-mère. Ces tubercules affectent la forme de granulations grises miliaires, demi- transparentes sont habituellement situées dans la scissure de Svlvius le long des vaisseaux dans la gaîne desquels ils se développent et passent souvent à l'état de granulations miliaires jaunes. Ils déterminent toujours les symptômes de la méningite tuberculeuse. V. ce mot.

Tubercules du cerveau et du cervelet. Ils se développent en général à la superficie du cerveau, semblent naître de la pie-mère d'o-H Us gagnent la substance cerç-

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brale en s'agrandissant. Quelquefois ils sont entièrement logés dans la substance blanche. Ils varient du volume d'un pois à celui d'un œuf de poule. Us sont toujours jaune verdâtre, habituellement durs; quelquefois ils sont ramollis au centre et forment une sorte d'abcès. J'en ai vu qui avaient subi la transformation calcaire et formaient des tubercules crétacés. Ils déterminent, soit la méningite tuberculeuse, soit l'encéphalite, soit des convulsions ou des paralysies partielles. V. ces mots.

Tubercules du poumon. V. PhTHISIE et PlEUUÉSIE.

Tulsercules des os. V. OsTÉlTE, MAL DEPoTT, TuMEUR BLANCHE, etc.

Tubercules de la rétine. Les tubercules de la rétine sont très -rares et forment un amas composé de matières grasses. V. Cérébroscopie, Piétine.

Tul>erculcs de la choroïde. Ces tubercules sont très-fréquents chez les scrofuleux et chez les tuberculeux, lisse présentent à Pétat de granulations jaunes opaques, et sont visibles à l'ophthalmoscope à travers la transparence de la rétine. Ils se montrent souvent avec la méningite tuberculeuse. V. MÉNINGITE et Cérébroscopie.

Tubercules du loie. V. FoiE.

Tubercules des reins. V. ReINS.

Tubercules du péritoine. V. PÉRITONITE.

TUBERCULOSE. Maladie constitutionnelle produite par le développement et par l'évolution de la matière tuberculeuse sur un ou plusieurs points de l'organisme.

Aucun âge n'est à l'abri de la tuberculose, car on l'a observée chez le fœtus ou sur le vieillard, mais elle est plus fréquente dans la jeunesse qu'à toute autre période de la vie.

Les femmes sont plus disposées que l'homme à mourir de tuberculose.

A l'hérédité directe, indirecte et par métamorphose, de la tuberculisation ou de la scrofule, se rattache très-souvent la tuberculose.

La misère, et ce qui l'accompagne en fait de mauvaise alimentation, d'influence du froid, de défaut d'air et de lumière, les excès vénériens, Faction des poussières minérales, végétales et animales sur les bronches, la rougeole et les inflammations chroniques sont les causes accidentelles de la tuberculose pulmonaire.

Chez les animaux, l'inoculation de la matière tuberculeuse reproduit des tubercules, ce qui pourrait faire croire à la contagion de ce produit morbide.

La tuberculose se produit dans tous les points de l'organisme à la fois ou sur quelques organes en particulier. Ainsi, à côté de la tuberculose générale, il y a celle des poumons, de la plèvre et des ganglions bronchiques, celle de l'intestin, du péritoine et des ganglions du mésentère, celle du foie, des reins ou des ovaires et de l'utérus, celle des méninges et du cerveau, celle du testicule et de la prostate, celle des ganglions, du cou, enfin celle des os qui constitue le mal de Pottet la plupart des tumeurs blanches. V. Mal de Pott.

La tuberculose est la conséquence de la scrofule, et dans certains cas de l'Iierpétisme intérieur, qui a engendré une phlegmasie chronique miliaire ou généralisée à toute une portion d'organe.

Rien ne ressemble à une fièvre typhoïde par la céphalalgie, l'abattement, Pétat fébrile, la bronchite et la diarrhée,

comme la tuberculose générale qu'on appelle phthisie

I aiguë ou phthisie galopante, mais l'aggravation des phénomènes morbides et les lésions pulmonaires ne tardent pas à révéler la nature du mal. V. Fièvre typho'ïde.

Les symptômes de la tuberculose partielle dépendent des fonctions de Porgane tuberculeux ; ainsi, dans les méninges et dans le cerveau les symptômes sont ceux de la méningite (V. ce mot), dans les poumons, dans la plèvre et dans les ganglions bronchiques ce sont ceux de la phthisie (V. ce mot et Phthisie bronchique), dans le péritoine et l'intestin ce sont ceux de l'entérite, de la péritonite et du carreau (V. ces mots], enfin dans les ganglions du cou (V. Adénite), dans le testicule (V. ce mot), dans lesos, etc., ce sont ceux qui résultent du trouble apporté dans les fonctions de Porgane tuberculeux.

La tuberculose généralisée est incurable, mais elle peut guérir quand la lésion est partielle, après suppuration et éhmination du tubercule ramolli ou après sa transformation crétacée. V. Tubercule.

Si la diathèse n'est pas profonde, si l'organe affecté n'est pas trop essentiel à la vie et lors même que l'organe est important, si la lésion est peu étendue, la tuberculose peut guérir.

Thérapeutique. — Bien que le tubercule soit un produit d'inflammation, comme cette inflammation est souvent diathésique, chronique et latente, il n'y a pas lieu de traiter la tuberculose par les émissions sanguines et par les anliphlogistiques.

Il faut s'occuper de la diathèse et ensuite de Pétat local ainsi que des troubles fonctionnels produits par le tubercule.

Comme diathèse, les toniques, tels que le quinquina en vin, en extrait, en tisane par macération; — les amers, tels que le houblon, la gentiane, le quassiaamara en tisane, et la poudre de colombo ; — les aromatiques et stimulants, tels que Parmoise, l'absinthe, le thé, la mélisse, Palcool, les vins généreux, etc.; — les ferrugineux à petite dose, les arsenicaux et notamment le sirop d'arséniate de soude devront être conseillés ; — les sels de chaux, soit poudre d'écaillés d'huîtres calcinée et pulvérisée, 2 h k grammes par jour (Bouchut), soit poudre de chaux éteinte, 30 centigrammes à 1 gramme pour amener la calcification (Bouchut). C'est aussi pour combattre la diathèse qu'il faut, si cela n'est pas contre-indiqué par Pétat local, prescrire les bains de mer et de rivière, les affusions froides, le massage et l'hydrothérapie, les bains d'air comprimé ou raréfié, les bains électriques, les eaux minérales, salines, bromurées, les eaux ferrugineuses et sulfurées. V. ces mots.

Les tubercules des os, des testicules et des ganglions réclament souvent un traitement chirurgical ; — on résèque les os atteints de tubercules, on fait des injections iodées dans les fistules consécutives à une tuberculisation du testicule; on ouvre les adénites tuberculeuses ou strumeuses.

Les abcès tuberculeux ne sont autre chose que des abcès froids ou des abcès chroniques ; — certains abcès par congestion des parois de la poitrine ne sont que des abcès après une pleurésie avec adhérences et passage du pus à travers les parois. On les traitera comme les abcès froids et les abcès chroniques. V. Abcès, Phthisie, Testicule tuberculeux.

Quant à l'état local produit par la tuberculose des poumons, de la plèvre, des méninges, du péritoine, des ganglions lymphatiques, etc., les moyens convenables pour les combattre sont indiqués aux articles Phthisie, Pleurésie, MÉNINGITE, Cerveau {Tubercules du), Péritonite tuberculeuse, Carreau, Adénite.

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TUBO-OV4RIEIV (KvsTE et Grossesse). V. Grossesse

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