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EXTRA- UTÉRINE

TULIPIER. Arbre d'Amérique, de la famille des magnoliacées, dont l'écorce se donne comme fébrifuge □ en décoction à la dose de 30 grammes par litre d'eau et en poudre à la dose de Zi à 10 grammes.

TUMEUR. Une tumeur est une coUeclion anormale de matière augmentant le volume d'une partie. — La saillie d'un organe déplacé est encore une tumeur. — Les corps étrangers forment aussi des tumeurs (V. Corps étrangers); ou bien on a affaire à une saillie causée par le corps, ou bien à une tumeur phlegmoneuse formée autour du corps étranger, — Dans une région quelconque, quatre classes de tumeurs peuvent être observées.

a. Les tumeurs formées par des épanchements ;

b. Les tumeurs formées par des exsudats interstitiels de deux espèces ;

c. Les tumeurs formées par des lésions propres à la région ;

d. Les tumeurs formées par des parasites.

1° Un épanchement de sang à la suite d'une contusion, un épanchement de sérosité ou d'air dans le tissu cellulaire, dans une cavité séreuse, une accumulation de sang dans une partie dilatée ou dans un kyste accidentel constituent la première classe.

2° Parmi les tumeurs formées par des exsudats, il en est de deux ordres :

Celles qui sont formées par un exsudât susceptible de se résorber, de s'éliminer et de s'organiser, et ne se généralisant jamais, telles que les tumeurs produites par un phlegmon, un abcès froid, telles qu'une inflammation parenchymateuse, une hypertrophie d'origine inflammatoire.

Celles qui sont formées par un exsudât qui ne se résorbe jamais, qui subit une organisation imparfaite et se généralise tôt ou tard ; telles sont les tumeurs produites par les tubercules et par le cancer.

Il y a cependant un ordre intermédiaire dans lequel la généralisation existe quoique les tumeurs puissent se résorber, s'éliminer et s'organiser. Ce sont les tumeurs gommeuses syphilitiques et scrofuleuses.

3° Les tumeurs propres à la région tiennent, soit à des lésions d'une glande, comme les tumeurs adénoïdes, les kystes glandulaires, soit à des déplacements d'organes, comme les tumeurs formées par la sortie d'un intestin à travers les parois de l'abdomen par le déplacement d'une extrémité articulaire ou d'un os brisé, soit à la dilatation d'une cavité naturelle.

W Les tumeurs formées par des parasites sont des kystes renfermant, soit des hydatides, soit des inclusions fœtales.

Thérapeutique. — Toutes les fois qu'il y a un épanchement de gaz la résorption en est possible : l'expeclation est la règle, mais si la tumeur par son volume gêne les fonctions et les mouvements, on évacuera les gaz par des ponctions.

Les épanchements séreux seront traités par la méthode révulsive pour en faciliter la résorption.

La compression fait disparaître les épanchements de sang interstitiels. Dans le cas d'épanchement de sang dans une cavité viscérale, la temporisation, les topiques émollients sur la région, les antiphlogistiques, le vésicatoire s'il y a de la douleur, sont les remèdes à employer.

Les tumeurs formées par des exsudats purulents exigent

l'évacuation du pus ; toutes les tumeurs qui tendent à s'éliminer doivent être traitées de même.

Les tumeurs formées par des exsudais qui ne se résorbent point, mais s'organisent, ne peuvent être traitées que par l'extirpation ; mais pour exiger le moyen extrême il faut que la tumeur soit très- volumineuse ou croisse avec rapidité.

Les tumeurs qui sont le fait d'un exsudât qui ne s'organise point, ne s'élimine point et se généralise tôt ou tard, doivent toujours être enlevées et le plutôt possible. Ceci est l'avis des chirurgiens de tout pays.

Les tumeurs intermédiaires entre les deux premières tumeurs et la troisième, et qui sont en relation avec la scrofule et la syphilis, doivent être traitées parles médications altérantes ou toniques qui ont toujours pour effet de modifier la constitution, et produisent presque toujours la résolution des tumeurs. Celles-ci doivent être encore traitées localement par les émollients ou les révulsifs et mieux par l'incision.

Les tumeurs propres aux régions et aux organes, telles que les kystes, les calculs, les hernies, les varices et les anévrysmes réclament des traitements spéciaux. V. ces mots

Les tumeurs formées par des parasites réclament l'action de topiques susceptibles de tuer le parasite et de faire suppurer le kyste qui les renferme ou l'ablation de la tumeur lorsque celle-ci résiste aux moyens précédents. V. Hydatides et Inclusions.

TUMEUR BLillWCIIE. V. ARTHRITES, SYNOVITES et

Ostéite péri-articulaire.

Tumeur orecsîle. V. ÉrectILE (Tumeur).

Tumeur squirrhcnse enkystée. Nom donné par Dupuytren à ce qu'on appelle aujourd'hui des fibromes sous-cutanés. V. Fibromes.

TU1\IQUE VAGil^ALE. Hypertrophie. V. IIydrocèle et Vaginalite chronique.

TURBITH muvÉRAL. Deuto-sulfate jaune de mercure avec lequel on fait une pommade à la dose de 2 à 3 grammes pour 30 grammes d'axonge.

TURKITll VÈCÉTAL. Plante de la famille des convolvulacées, dont la racine en décoction ainsi que la résine qu'on en retire ont été employées comme purgatif drastique FH.

TUSSILAGE. Plante de la famille des synanthérées,

Fig. 112. — Tussilage (pas-dïmo).

dont les fleurs, les feuilles et la racine sont employées en tisane et en sirop contre la bronchite \±}.

TYMP

TYPH

TL'TaiE. Oxyde de zinc impur recueilli le long des murs, dans les cheminées du fourneau où l'on fait fondre le zinc. Il sert à préparer les collyres et des pommades résolutives [+]•

TYMPATMQUE. Son analogue à celui du tambour et que donne la percussion des cavités remplies de gaz. Il s'observe dans le ventre des sujets atteints de fièvre typhoïde ou d'étranglement interne, et dans la poitrine en cas de pleurésie ou de pneumothorax.

TYMPAXITE OU MÉTÉORISME, ÉRUCTATIOIVS, FLATLOSITÉS ET VEI^TS. Lorsque des gaz'se développent dans le ventre, ils occupent toujours l'estomac et les intestins de façon à produire un ballonnement plus ou moins considérable, susceptible de produire le refoulement du diaphragme, la gêne de la respiration, et dans quelques cas l'asphyxie. C'est ce que l'on appelle la tympanite ou météorisme .

L'hystérie, la fièvre typhoïde, le typhus, les invaginations, la hernie étranglée, les accès de la colique néphrétique, la dyspepsie flatulente^ la mauvaise alimentation, sont les causes de lalympanite.

La tympanite nerveuse, hypochondriaque ou hystérique, n'a jamais rien de grave et disparaît en quelques heures par suite de l'irruption des gaz hors de la bouche et du rectum, ou par résorption de ces gaz.

Des aliments de mauvaise qualité, et particulièrement . des légumes crus, peuvent donner lieu à une tympanite promptement mortelle, fait rare chez l'homme et trèscommun chez les animaux.

Lorsque dans les fièvres et particulièrement dans la fièvre typhoïde il existe une forte tympanite, le malade est en danger de mort.

La tympanite des fièvres donne quelquefois lieu à une telle dilatation des intestins que le diaphragme, le foie et la rate refoulés dans la poitrine jusqu'à la quatrième côte, compriment le poumon, rendent l'hématose incomplète et amènent l'asphyxie.

Une forte tympanite dans les fièvres graves annonce une adynaraie prochainement mortelle.

La tension et la dilatation du ventre avec résonnance de la poitrine à la percussion caractérisent la tympanite.

Une forte tympanite accompagnée de fièvre, d'adynamie et de diarrhée annonce une fièvre typhoïde.

La tympanite sans fièvre avec des vomissements bilieux ou stercoraux annonce une invagination, une hernie ou un étranglement intestinal intérieur.

La tympanite de l'estomac ne renferme que les éléments de l'air en proportion spéciale, c'est-à-dire de l'oxygène, de l'hydrogène, de l'acide carbonique et de l'azote, mais dans les intestins les gaz ne contiennent jamais d'oxygène. On n'y trouve que de l'acide carbonique, de l'azote, un peu d'hydrogène et de l'hydrogène sulfuré ou carboné.

Thérapeutique. — 'Première indication relative à la pneumatose de l'hystérie et de l'hypochondrie, c'est-à-dire à. la tympanite nerveuse. — Dans la tympanite nerveuse il faut prescrire : magnésie calcinée, une cuillerée à café dans de l'eau [+]; — poudre de charbon à la même

dose[+]; — bicarbonate de soude, '1 à 4 grammes [g •

poudre tempérante de Stahl, 1 à 5 grammes par jour. En voici la formule :

Sulfate de potasse \ „

Nitrate de potasse j «a i82 grammes.

Sulfure de mercure rouge G4 id.

— Nitrate de potasse^ 1 à 3 grammes par jour, associé à

du camphre, 1 gramme [+1 : — ammoniaque, vingt gouttes dans une potion ou cinq gouttes toutes les deux heures dans de l'eau sucrée l-f- -n: — infusion à'anis ordinaire, d'anis étoilé, de coriandre, de poivre, de cannelle, de graine de moutarde blanche [+]• — Lavements à l'eau froide ; — frictions excitantes sur le ventre ; — régime animalisé, tonique, peu de légumes et peu de boissons. Vin de Bordeaux, boissons frappées à la glace.

Tympanite intestinale.

Poudre de noix de galle 4 grammes.

Sirop de Kermel 00 id.

Eau de fenouil 180 id.

A prendre une cuillerée toutes les heures (Godart).

Deuxième indication relative à la tympanite adynamique des maladies typhoïdes et adynamiques. — Dans la tympanite des fièvres adynamiques, on ordonnera : magnésie calcinée, infusions aromatiques, boissons vineuses, camphre, 30 centigrammes toutes les six heures (Tradini), lavements d'eau de chaux. — En cas d'asphyxie, introduire une grosse et longue sonde de caoutchouc dans le rectum jusqu'à la valvule cœcale, et frotter le ventre pour favoriser l'expulsion des gaz. Même introduction de la sonde et aspiration des gaz avec la seringue.

Acupuncture des parois abdominales et de l'intestin (Mérat).

La ponction de l'intestin avec le trocart explorateur est bonne à faire en cas d'asphyxie imminente et se fait sans danger pour le malade. Cette ponction avec un trocart capillaire se fait dans le caecum (Piedagnel, Oppoizer, Schuh, Streubel, Stein, Gietl.) — On l'a faite dans un cas de tympanite par compression de l'intestin par tumeur des deux ovaires . La ponction peut être répétée une et deux fois par jour jusqu'à cinquante fois sans accident, et après la mort on ne trouve presque aucune trace de ces ponctions. Ailleurs on en a fait sept autres en quatorze jours sans nul inconvénient.

Troisième indication relative à la tympanite produite par les obstacles mécaniques. — Dans la tympanite des étranglements internes ou des hernies, enlever l'étranglement, faire la réduction de l'anse intestinale herniée par le taxis aidé du sommeil chloroformique, puis, au besoin, l'opération de la hernie étranglée.

Tympanite après la herniotomie : cubèbe, grammes, deux et trois fois par jour □. (Ure.)

Tympanite utérine. V. PhYSOMÉTRIE.

TYPHIQUE. Substance jaunâtre dure, qui existe dans les plaques et les follicules de l'intestin atteint de fièvre typhoïde. Cette matière paraît vers le huitième jour de la fièvre et ne se trouve que vers la fin de l'iléon. — D'après Vogel, elle a tous les caractères histologiques de la matière tuberculeuse, et on ne peut l'en distinguer. — Elle se compose de matière amorphe, d'épithélium nucléaire de l'intestin altéré, de cellules ovoïdes ou anguleuses à l'état granuleux, semblable à des corpuscules de tubercule, de noyaux libres et de graisse.

TTPHLITE. V. C/KCUM.

typhoïde. Oui a l'aspect du typhus. C'est le nom d'une fièvre très-commune en Europe et en France V. Fièvre typhoïde.

typhus. L'encombrement produit toujours au bout d'un certain temps l'apparition d'une fièvre continue, épidémique et contagieuse, qu'on appelle le typhus ou maladie avec stupeur.

Le typhus est la maladie des camps, des prisons trop remplies et des villes assiégées.

TYPH

ULGÈ

Le typhus épidémiquc est à la lièvre lyplioïde ce que le i choléra asiatique est au choléra sporadique, c'est-à-dire ce qu'est Pespèce comparée à l'une de ses variétés.

Des malaises, de la céphalalgie, des épistaxis, de la surdité, de la stupeur et du délire, de l'inappétence, delà diarrhée ou de la constipation, quelquefois du météorisme, des taches lenticulaires sur le ventre et sur tout le corps, des pétéchies et une fièvre vive, souvent rémittente, avec 38 et kO degrés de température, sans lésions intestinales, tels sont les symptômes du typhus, très-analogues comme on voit avec ceux de la fièvre typhoïde.

Comme la fièvre typhoïde, le typhus a une forme inflammatoire, bilieuse, adynamique et ataxique.

Dans le typhus, les taches lenticulaires, rosées, ainsi que les pétéchies, sont plus nombreuses et plus généralisées que dansla fièvre typhoïde .

L'hypertrophie et l'ulcération des plaques de Peyer et des follicules de Brunner, qui existent presque toujours dans la fièvre typhoïde, manquent souvent, au contraire, dans le typhus; mais, sauf cette différence anatomique, les symptômes de ces deux maladies sont presque entièrement semblables.

II y a des fièvres typhoïdes sidérantes, qui tuent les malades en cinq ou six jours sans qu'aucune lésion anatomique révèle la cause de la mort, et ces cas ressemblent entièrement au typhus épidémique sidnant qui emporte les malades au bout de quelques jours.

S'il est rare d'avoir deux fois la fièvre typhoïde, ce malheur est possible, et il en est de même du typhus et des autres maladies contagieuses ou infecto-contagieuses.

Le typhus est une maladie protéiforme, qui se présente sous des aspects différents, suivant les circonstances, selon les climats et les localités; ainsi, dans les camps, dans les prisons, c'est le vrai typhus; en Amérique et sur lelittoral, c'est le typhus jaune; dans les grandes villes, c'est la fièvre typhoïde ou typhus dégénéré.

La lièvre typhoïde est au typhus ce que la varioloïde et la varicelle sont à la variole, ce que les éruptions scarlatiniformes sont à la scarlatine, et c'est ce que la roséole est à la rougeole véritable.

Il est évident, si l'on en juge par les conditions de développement du typhus, que cette maladie résulte d'un poison miasmatique engendré par l'encombrement des êtres humains, et qu'une fois formé ce poison, transmis par l'air, devient la source d'une infecto-contagion trèsgrave.

Le typhus est à ce point contagieux, que des effets transportés à 2000 lieues de distance peuvent engendrer de nouveau le typhus.

Des régiments français décimés par le typhus en Crimée sont rentrés en France n'ayant plus de malades depuis longtemps, et ont vu la maladie reparaître après leur arrivée à Paris sous l'influence du déballage de leurs effets.

Thérapeutique. — Avant toute chose on doit arrêter la propagation du typhus, et pour cela éviter l'encombrement et disperser les foyers épidémiques.

Au début du typhus, un éméto-cathartique en arrête souvent les progrès.

Les toniques et les excitants doivent être la base du traitement du typhus.

Quand la fièvre du typhus est évidemment rémittente, il faut administrer le quinquina elle sulfate de quinine.

Si la chaletir de la peau est très-vive et iiiordicantc, il

faut une fois par jour passer sur le corps une éponge mouillée, ou faire une courte affusion d'eau froide.

Les accidents nerveux du typhus doivent être combattus par le camphre, le musc, l'asa fœtida et l'opium donnés par la bouche ou en lavements.

De nombreux vésicatoires volants à la nuque, sur la poitrine et sur les membres, ont été considérés comme étant de la plus grande utilité dans le typhus (Hildenbrandt) .

La créotose à l'intérieur, 10 à "20 gouttes dans une potion (Pecholier, Morache), peut être donnée avec avantage □ • ...

Dans les cas ordinaires, les boissons acides et vineuses, les bains répétés, le quinquina, du bouillon et des potages sont la meilleure médication du typhus.

IH-CÉKATIOX. Travail morbide qui a pour effet la gangrène moléculaire des tissus. C'est un mode de terminaison de l'inflammation dans lequel il se produit une désagrégation des molécules organiques qui se résorbent ou qui se convertissent en pus et occasionnent des pertes de substance plus ou moins étendues.

ULCÈRES. Les ulcères sont des plaies en suppuration entretenues par une inflammation chronique arrêtant le travail réparateur de la cicatrisation.

On observe les ulcères chez des individus diathésiques, scorbutiques, dartreux, scrofuleux ou syphilitiques, et dont les fonctions languissent en vertu d'une mauvaise hygiène ou d'écarts de régime.

Les traumatismes et les inflammations extérieures, locales ou gangréneuses, sont souvent suivis de la production d'ulcères, lorsque les plaies sont mal soignées.

U y a des ulcères qui sont dus à un traumatisme, mais dans ces cas mêmes, il y a une lésion de la peau et des vaisseaux qui explique la formation de l'ulcère : tels sont, les ulcères variqueux.

Certains virus appliqués sur une plaie y déterminent un état particulier qui est l'état ulcéreux. V. Syphilis, Plaies

PAR MORSUBES.

Les cancers donnent souvent lieu à des ulcères par le fait de leur accroissement et de leur ramollissement.

Toutes les ulcérations procèdent d'un travail inflammatoire ; qu'il y ail inflammation ulcérative (Dupuytren), gangrène moléculaire (Vidal, de Cassis) ou inflammation simple, on voit toujours un abcès, une phlyctène, une plaque gangréneuse ou une pustule avant la production d'un ulcère ; ou bien les bords d'une plaie simple s'agrandissent, laissent suinter une sérosité louche, quelquefois fétide, et le fond prend une teinte grisâtre.

Tous les ulcères, au début, sont caractérisés par une solution de continuité irrégulière, à fond grisâtre qui laisse suinter une sanie puriforme et qui n'est pas recouvert de bourgeons charnus.

C'est le défaut de soin et'de précaution qui entretient la plupart des ulcères même spécifiques.

Les ulcères se compliquent : 1 ode p/iffgfédémsme(V. Chancre) c'est-à-dire d'extension de la solution de continuité, en largeur et en profondeur, avec suppuration sanieuse abondante et fétide ; 2° de fongosites, c'est-à-dire l'infiltration des bourgeons charnus qui végètent et se deve^

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loppent rapidement en donnanl une suppuration a1)ondante et des hcmorrhagies ; 3° de callosités dues à une induration de la peau, sans doute sous l'influence de l'inflammation chronique de la peau (Boyer) ; U° de cutite ; 5° àe Vcléphantiasi's ; 6° de sclérose; ce sont surtout les ulcères des jambes qui présentent ces deux complications ; 7° de vers de mouches, seulement chez les individus qui ne se soignent pas et vivent dans la saleté.

Les ulcères non cancéreux ne causent d'engorgements ganglionnaires que quand ils sont enflammés ou irrités.

L'inflammation des ulcères est une poussée inflammatoire sur une partie atteinte d'inflammation chronique. Elle est caractérisée par des douleurs, de l'œdème, et elle cause des phlegmons et des angioleucites, des érysipèles et des cutites de voisinage.

Les ulcères atoniques sont dus à une altération de la santé générale, à un mauvais état des forces, et ils existent encore chez les individus atteints de quelque maladie aiguë septique grave avec fièvre.

Au point de vue thérapeutique on doit admettre que les ulcères sont dus à une cause locale ou à une cause générale.

Les ulcères de cause locale, simples, sont dus à une contusion, plaie ou brûlure sur une partie où la circulation se fait difficilement, ou à une inflammation chronique située profondément, et dans ces cas l'ulcère tend à se transformer en une fistule; telles sont les ulcérations scrofuleuses consécutives à des plaies mal soignées, et les ulcérations consécutives à des maladies des os et du périoste. Les ulcères qui résultent de la rupture et de l'inflammation d'une varice sont des ulcères du même ordre. Les ulcères des jambes des éléphantiasiques sont aussi des ulcères dus à une cause locale.

Les ulcères dus à une cause générale sont les ulcères nés à la suite d'un épanchement de sang suivi d'inflammation el de .gangrène de la peau, coïncidant avec un état général scorbutique : tels sont les ulcères scorbutiques. V. Scorbut.

Il y a des ulcères dus à des syphilides, à des éruptions scrofuleuses. V. Syphilis, Scrofule.

Les ulcères qui résultent de l'extension d'un chancre mou sont les ulcères dus à un virus qui a agi localement.

L'ulcère cancéreux et l'ulcère de l'esthiomène sont des ulcères spéciaux qui représentent une phase de la maladie cancéreuse.

Les ulcères de Mozambique, les ulcères des boutons d'Alep et de Biskra sont des ulcères simples ou syphilitiques chez des malades qui sont dans des conditions hygiéniques défavorables, conditions dans lesquelles la chaleur du climat, la poussière et la saleté sont un inconvénient contre lequel on ne peut se prémunir.

Les ulcères longtemps restés stationnaires, quel que soit leur siège, peuvent guérir après une inflammation violente. Ce n'est pas là le fait d'une dérivation. La guérison est due à une inflammation longtemps cherchée au moyen de topiques, que l'on produit sans le vouloir ou sans le savoir, et qui est plus complète que toutes celles que l'on avait tenté de provoquer. Un érysipèle, un phlegmon, détruisent une ulcération mieux que les topiques irritants: le seul qui se rapproche de l'action topique de ces inflamtnations est le vésicaloire.

Chez les individus qui portent des ulcères depuis long-

Ulcè

temps, la suppuration est presque devenue une fonction; on ne la supprime pas brusquement impunément. 11 y a des pneumonies graves, des congestions, des diarrhées chroniques qui n'ont pas d'autre cause que la suppression brusque d'un ulcère.

Les ulcères récidivent ou se reproduisent dans un point voisin. Les ulcères en voie de cicatrisation sont exposés à de nombreuses rechutes aux moindres excès, ou défaut de soin.

Tliérapeutique. — Tous les ulcères de cause locale doivent être traités par une médication locale.

Ceux qui sont dus à une inflammation chronique locale ne réclament en fait de traitement général que des purgatifs légers et des tisanes amères.

Les ulcères liés à la diathèse scorbutique réclament le traitement général antiscorbutique, le régime tonique, les alcalins, l'iodure de potassium en particulier, le quinquina et l'habitation dans un lieu sec (V. Scorbut), le traitement local des ulcères et des topiques appropriés.

Les ulcères liés à la diathèse scrofuleuse réclament le traitement général antiscrofulcux (V. Scrofule) et des toniques appropriés.

Les ulcères liés à la syphilis réclament le traitement général de la syphilis et des topiques spéciaux unis au traitement local de l'ulcère. '

Les ulcères cancéreux exigent le traitement du cancer.

Le traitement local d'un ulcère comporte deux indications principales : atténuer les phénomènes inflammatoires du début et faroriser la cicatrisation.

Pour atteindre le premier but, les cataplasmes de farine de graine de lin, ou mieux les cataplasmes de fécule, sont les meilleurs moyens. Les bains ou les lotions avec l'eau de sureau, l'eau additionnée de moitié d'eau-de-vie camphrée, tous les jours, sont d'un bon usage pour les ulcères Hésàune cause spécifique. On emploie quelquefois à la place de ces liquides d'auti'es topiques.

Lorsque l'ulcère commence à bourgeonner et à donner du pus louable, on panse avec les onguents, les emplâtres, les pommades ou les cérats. Ils ont pour but de faire cicatriser la plaie.

Lorsqu'on peut faire la compression, elle est toujours plus avantageuse que tous les topiques généralement en usage.

Pendant la période de cicatrisation des ulcères, on traite comme les plaies simples en voie de cicatrisation. V. Plaies.

Les malades doivent observer le repos absolu en gardant une position qui favorise la circulation, et ils devront éviter les refroidissements, les excès, car toute altération de la santé aggrave l'état local.

Lorsque les ulcères s'enflamment, on revient à l'application des cataplasmes de fécule. On applique quelquefois avec succès un vésicatoire sur l'ulcère (Thémison). Les badigeonnages avec la teinture d'iode sont moins douloureux et produisent presque autant d'effet. Les lotions avec l'eau et l'eau-de-vie camphrées sont bonnes. Il en est de même des lotions avec le chlorate de potasse. Ces derniers moyens permettent en même temps l'usage des cataplasmes. Le même traitement sera employé s'il y a une cutite. Les mouchetures autour de l'ulcère sont parfois utiles. Les érysipèles et les phlegmons seront traités par les moyens appropriés. V. Cutite, Angioleucite.

On peut aussi dans les vieux ulcères recourir aux greffes épidermiqiies, conseillées par Reverdin et beaucoup d'autres chirurgiens.

ULCÈ

Les ulcères à bords calleux peuvent être traités par les mêmes moyens. La cautérisation au fer rouge n'est pas utile.

La compression est le meilleur traitement à employer contre les fongosités exubérantes qui se montrent sur les ulcères ; on comprimera avec une plaque de yjlomb (Hippocrate) ou avec des bandelettes de diachylon (Baynton),

Si la partie située au-dessous de l'ulcère devient le siège d'une altération éléphantiasique, comme on le voit aux pieds, par exemple, on fera une compression régulière et continue. Les vers qui existent quelquefois dansles ulcères seront enlevés, et des soins de propreté les empêcheront de reparaître.

Les débris gangréneux qui se montrent dans les ulcères mal soignés exigent le pansement avec les désinfectants.

Lorsqu'un ulcère qui a duré de longues années et qui existe chez un vieillard vient de se cicatriser, purgez quotidiennement les malades, donnez-leur une tisane amère et faites-les suer par les boissons et les préparations sudorifiques et les îjains de vapeur, mais n'appliquez pas un vésicatoire permanent. Si habituée que soit l'économie à suppurer, on doit et l'on peut toujours guérir les ulcères les plus anciens avec les précautions indiquées.

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