‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 59 sur 612 · TANOS · texte numérisé non relu

TANOS

Pour une plaie d'une articulation, faite par un instruiint bien tranchant, même au genou, on placera l'articulion dans une immobilité absolue à l'aide de gouttières, ( placera le malade de façon que la plaie soit dans 1 e position déclive, et l'on recouvrira l'articulation de ca- 1)lasmes. La guérison peut avoir lieu malgré une hydar- I "ose.

IIL Ai-ticiilations (OUVERTURE ACCIDENTELLE DES).

Les articulations peuvent être ouvertes par la chute (me eschare, par une plaie d'arme à feu, ou par un ( itère mal placé. Ces lésions ont toute la gravité des 1 ges plaies des articulations.

Thérapeutique. — On traitera comme les plaies, avec le ouverture de l'article. La réunion par des bande- 1 tes est insuffisante, ainsi qu'une suture des bords de la ]iie, parce que l'arthrite est ordinairement déjà déve- 1 )pée quand l'eschare tombe : on pansera avec des cata- , ]ismes, et l'on s'efforcera de conjurer les accidents de 1 rthrite. On amputera le plus tôt possible si l'on a recours ;;ette extrémité. V. Arthrite traumatique.

■ ASA F«F/ri»A. Gomme-résine fétide, extraite par inf(ion des racines d'une ombellifère le Ferula asa fœtida. f(3st un bon antispasmodique. — On le donne en pi7;//es i(| 20 centigrammes (1 et 2 grammes par jour) [T] En la-

vement émulsionné avec un jaune d'œuf, 2 à U grammes |+]. — Il s'emploie dans l'hystérie, dans l'hypochondrie et dans les affections nerveuses des voies respiratoires, ou du système nuisculaire.

ASAKET. Plante de la famille des arislolocliiées, dont on emploie les feuilles, 50 centigrammes à 1 gramme, et la racine à la même dose. — On tire de cette dernière partie une matière cristalline, Yasurite, aussi nommée camphre d'asarum. La racine est fortement purgative et émétique ; on l'emploie en poudre comme sternulaloire et elle s'administre quelquefois contre le farcin.

ASARl'ffE. Corps cristallisé qu'on retire de l'asaret.

ASABlBiPffl. Genre de la famille des aristolochiées, dont une espèce indigène, VAsarum europmiim ou cabaret, ou oreille d'homme, est employée en médecine. Sa racine fraîche a des propriétés vomitives, et, quand elle est an-

Fig. 36. — Asanim enropseiim.

cienne, elle n'est plus que purgative. — Les feuilles sont également vomitives et employées par les ivrognes pour se débarrasser de ce qui les gêne, d'où le nom de cabaret donné à la plante. — Quand elles sont réduites en poudre, on les donne comme sternutatoires.

L'asarum a été employé dans les fièvres les hydropisies □, et fait partie de la poudre de Saint-Ange, de Vorviétan, et de Yemplàtre diabotanum. Il ne doit rester dans la thérapeutique que comme un succédané de l'ipécacuanha. Alors on doit le donner en poudre à la dose de 75 centigrammes à 2 grammes.

ASCARIDES. Les vers de l'intestin, dont le corps est cylindrique, rosé, long de 15 à 25 centimètres, également aminci aux deux extrémités, sont des ascarides lombricoîdes.

L'ascaride lombricoïde, long de 15 à 25 centimètres, gros de 5 à 8 millimètres, présente une tête marquée par une dépression circulaire, entourée de trois nodules qui peuvent s'ouvrir ou se fermer autour de la bouche, et par l'autre bout une extrémité pointue, près de laquelle se trouve l'ouverture de l'anus.

Dans les ascarides lombricoîdes, les sexes sont séparés, et les mâles sont toujours plus petits que les femelles.

Les ascarides, très-communs chez les enfants, sont le résultat de l'alimentation par des fruits et des légumes crus, portant avec eux les œufs de cet helminthe. V. Entozoaires. Parasitisme.

Si les ascarides ont besoin pour se développer de germes venus du dehors, ils ont également besoin de l'influence du milieu, et la phlegmasie simple ou typhoïde de l'intestin favorise beaucoup leur éclosion.

Les ascarides lombricoîdes ne donnent souvent lieu à aucun malaise, mais, dans quelques cas, ils produisent des coliques, de la diarrhée, des vomissements, de la

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fièvre, simulant la fièvre typhoïde muqueuse, et des accidents d'étranglement intestinal et d'invagination, de convulsions et d'abcès vermineux des parois abdominales.

Fig. 37. — Ascaride lombilooiile. — 1' Ascaride. — 2, ». Extrémité céplialiiiiic avec les trois nodules et la bouche. — 3, «. Extrémité caudale du miMe avec les deux spicules. — 4. Étranglement génital do la femelle avec a, l'orifice sexuel (Bocc|uillon),

Les ascarides habitent l'intestin grêle; mais, dans certains cas, ils remontent dans l'estomac, d'où ils peuvent être expulsés par le vomissement.

C'est à tort qu'on a dit qu'un lombric pouvait perforer les parois de l'intestin restées dans leur état normal, cela ne peut arriver que s'il y a une ulcération profonde, ou si le ver a pénétré dans l'appendice iléo-coecal.

Les enfants dont l'intestin renferme des ascarides ont de l'inappétence, des coliques, la langue blanche et des alternatives de constipation et de diarrhée.

On sait qu'un enfant a des ascarides lombricoîdes ou lombrics, lorsque, en examinant les matières excrémenlitielles au microscope, on y trouve des œufs appartenant à cette espèce de vers (Davaine).

Thérapeutique. — Contre les ascarides lombricoîdes, il faut donner :

1° La poudre de semen-contra, 2 à 5 grammes dans du miel tous les matins à jeun, et au bout de trois jours une purgation avec 25 centigrammes de calomel [T],

2° Le semen-contra associé à la mousse de Corse.

Semeu-coatra 60 grammes

Mousse do Corse • . . 60 id.

Sucre pulvérise i id.

Divisez en quatre paquets : deux par jour dans une conserve de fruits \±].

3" Les biscuits et les dragées vermifuges [+].

4° La santonine pulvérisée dans de l'eau sucrée ou dans de la confiture, à la dose de 10 à 40 centigrammes, selon l'âge des enfants i-h -h.

Il faut en donner autant de fois 5 centigrammes que l'enfant a d'années. La santonine sert à préparer des pastilles ou des dragées qui sont également bonnes à faire prendre.

5" Le cahmd à la dose de 5 centigrammes par jour, pendant six jours r+l.

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6° Le kousso, 15 à .30 grammes darvs de l'eau sucrée [+]•

7° Le saoria en poudre, 15 à 45 grammes dans de la bouillie

8° Le tatz.é en poudre, 10 à 25 grammes dans du sirop

9° Le SMC de pagimirioba, injecté dans l'anus (Pison) □.

10" Les semences pulvérisées du Chenopodium anthelminthicum à la dose de 1 gramme et demi à 2 grammes •\ et demi en électuaire, avec une purgation d'huile de I ricin El- H

11° Le moucenna. V. ce mot.

12° Enfin, le camphre., la décoction à'ail, de fougère, d'asrt fœtida, l'huile de Dippel, etc., médicaments peu usités RI.

ASCITE. L'ascite est une hydropisie du péritoine, qu'on appelle quelquefois hydropéritonie.

On voit souvent l'ascite survenir après l'entérite, les purgatifs violents, les maladies de l'utérus ou du foie, etc., qui engendrent une faible inflammation chronique du péritoine, donnant lieu à une hypersécrétion de la séreuse péritonéale.

Il y a des ascites que provoque l'état cachectique du cancer, de la tuberculose, des fièvres intermittentes rebelles, des hémorrhagies, de la maladie de Bright et de tout ce qui amène la perte de l'albumine et des matériaux solides du sérum du sang.

L'ascite est souvent le résultat d'une maladie du foie qui gêne le cours du sang, d'une oblitération de la veine porte, d'une tumeur du pancréas ou des organes voisijs comprimant la veine cave inférieure, et de tous les obstads à la circulation de l'abdomen.

Quelques ascites se développent sans cause bien appréciable, et quelquefois comme métastase d'une affection goutteuse ou cutanée promptement disparue.

Le développement exagéré du ventre dont la peau est amincie , fendillée , marbrée de nombreuses veines bleuâtres, avec matité iliaque et hypogastrique mobile, résonnance à l'épigastre, se déplaçant par le décubitus, annonce une hydropisie ascitique.

Lorsque, sur le ventre très-développé, on observe, dans les parties déclives, une matité qui se déplace dans les mouvements du malade sur le flanc pour se porter à la partie inférieure, alors que la résonnance se retrouve dans les parties élevées du ventre, il y a du liquide dans le péritoine, et sur le liquide un paquet d'intestins sonores qui surnage.

Dans les ascites peu développées, la fluctuation est obscure et n'existe que dans les fosses iliaques ou à la périphérie du ventre, lorsqu'un aide comprime le paquet intestinal et le refoule au fond du petit bassin.

Il est toujours prudent de sonder- les malades atteints d'ascite pour apprécier la quantité de liquide enfermée dans le péritoine.

Dans l'ascite, les malades urinent peu et ne rendent que rarement et difficilement les fèces.

L'ascite qui résulte d'une phlegmasie péritonéale disparue depuis longtemps persiste pendant plusieurs années.

L'ascite guérit quelquefois par l'évacuation spontanée du liquide par les urines, par l'ombilic, ou par les intestins.

ASCI

L'ascile due à un obstacle mécaniquo de la circulation, el que la cirrhose du foie ou une liuiieiir alidoniinaie lomprimant la veine cave inférieure, est incurable.

1 L'ascite des maladies organiques cancéreuses, luber- I luleuses et autres ne guérit jamais.

I On guérit toujours l'ascite qui résulte de l'état séi'eux lu sang causé par de grandes liémorrhagies ou la cachexie >aludéenne.

Quelle que soit la cause d'une ascile, quand elle dure epuis très -longtemps, elle épuise les malades, qui ont le la fièvre, cessent de digérer et succombent dans un tat d'asphyxie lente et d'anasarque plus ou moins proloncé.

L'ascite sans complication peut durer quinze à vingt ns.

Par le refoulement du diaphragme en haut, l'ascite comiriine le cœur et les poumons, de manière à gêner consiérablement l'hématose.

Dans l'ascite, le péritoine opalin, peu altéré, renferme uelques bribes filamenteuses, et une quantité de sérum mpide, jaunâtre, albumineux, rarement coagulable^ qui jarie de 10 à ZiO litres.

Thérapeutique. — On guérit certaines ascites occasionées par un état séreux du sang au moyen de la quinine, u quinquina et des préparations ferrugineuses.

L'ascite chronique sans complication doit être traitée ar la diète lactée, 1 à 2 et 3 litres de lait froid par jour ; ar le suc de deux à douze citrons par jour ; par la déeocion decai'nça, 5 à 15 gram. par litre ; par le vin decainça,

0 à 150 gram. ; par l'infusion purgative de seconde écorce raîche de sureau, 30 gram. par litre d'eau; par hssudoifiques (bourrache et buglosse) en tisane chaude ; par

1 poudre de Borner, 50 centigrammes à 1 gramme par Dur; par la poudre de saille et de digitale, 20 à 40 centirammes par jour ; par la teinture de scille ou de digitale, 0 gouttes dans les vingt-quatre heures ; par les diurétiques, itrate de potasse ou acétate de potasse 4 à 10 grammes ans un litre de tisane ou de vin blanc; par le vin blanc ; ar le vin scillitique , 30 à 60 grammes; par les purgatifs t les drastiques, surtout l'eau-de-vie allemande sucrée à

0 et 60 grammes; par les larges vés'catoires volants, les loxas, les cautères, les raies de feu sur le ventre, etc.

Si l'ascite, ne guérissant pas, devient par son volume ênante pour les malades, ou compromettante pour la vie, ; médecin peut évacuer le liquide contenu dans le péritoine ar paracentèse, c'est-à-dire par la ponction au moyen 'un trocart.

La paracentèse, opération innocente, peut être faite huit, ix et quinze fois chez la même personne, autant de fois nfin que le ventre se remplit, et quand son volume est •ès-considérable. La paracentèse permet à certains malaes de vivre bien des années au delà de ce qu'ils eussent écu sans cette opération. Le malade étant placé sur le orJ de son lit, le médecin armé d'un trocart, le plonge • ubitement dans le ventre, dans un endroit déterminé, qui st le milieu d'une Ugne allant de l'épine iliaque supérieure l'ombilic, ou de cette épine au milieu du pubis, de façon ne pas blesser l'artère épigastrique. Une sensation de ésistance vaincue lui annonce qu'il est dans le péritoine,

1 retire le poinçon du trocart, laisse écouler le liquide lans un seau , en comprimant doucement le ventre, luand tout le liquide est sorti, on enlève la canule de instrument, on ferme la plaie avec du sparadrap, et le

j BOUCHUT ET DËSPRKS. 2^ édit.

ASPH 11.",

ventre doit être comprimé avec un large bandage de coutil lacé.

FORMULAIRE DE l'ASCITE.

1° Ascite aiguë.

Emissions sanguines locales par des sangsues ou par des ventouses scarifiées, selon la force des malades.

2° Ascite clu'onique.

Suc de seconde ècorce fraîche de suimu, 30 à 100 gr. dans du vin (Desbois, de Rochefort). Purgatif utile.

Décoction de Pyrola umbellata ou herbe ù pisser, 30 à 50 grammes par litre d'eau (Somerville).

Pilules de Bontius, 2 à 6 par jour; ou bien gommegutte, de 50 centigrammes à 1 gramme et demi.

Palétation du ventre tous les jours.

Électrisation des parois du ventre avec un rhéophore garni d'éponge sur la région lombaire et l'autre parcourant les divers points de l'abdomen (Alvarenga) □.

Frictions huileuses tous les jours sur le ventre, ou bien :

Onguent merciuiel 30 grammes.

Camphre 12 iil.

Poudre de scille 15 id.

Pommade de belladone 30 id.

Axoiige liaichc 30 id.

Mêlez et faites trois frictions par jour suivies d'un cataplasme de pariétaire cuite (Carceller). (Le camphre associé à l'onguent mercuriel prévient la salivation.)

Af^cxÉPlADE (Dompte-venin). Plante de la famille des apocynées, dont la racine, vomitive, sudorifique etdiurétique, s'emploie à la dose de 1 à 2 grammes, comme antidote des blessures venimeuses I I.

ASl*AR/%CilI%E. Principe immédiat cristallisable, extrait des graines de vesce, de la racine de guimauve et des jeunes pousses d'asperge. C'est un diurétique | |.

AMPERtiE. Plante des asparagiuées, dont les jeunes pousses ou tarions se mangent sur nos tables. — On en fait de la tisane et on l'emploie pour faire le sirop des cinq racines apéritives, ou pour le sirop diuréticiue de pointes d'asperges. C'est un faible diuréti(iue, qui donne à l'urine une odeur très-désagréable □.

.%SPÉKIIEE. Plante des rubiacées [Asperula cynanchica), qui est employée en décoction comme astringente, sous forme de gargarisme, dans les angines tonsillaires el pharyngées □.

L'aspéruh^ odorante, ou muguet des bois, n'est pas employée en méd(>cine.

ASPHODÈLE. Plante des liliacées, dont le bulbe a été employé contre la gale □.

ASPHï.VIE. Tout amoindrissement et toute suspension de l'hématose et des fonctions respiiatoires produit l'asphyxie dans ses différents degrés.

11 y a une asphyxie complète et une asphyxie incomplète, mais la première forme mérite seule de porter ce nom par les symptômes caractérisés qu'elle présente.

A la lividité et à la cyanose du visage ou des lèvres, accompagffées de gêne respiratoire et d'anesthésie, on reconnaît l'état asphyxique : toutefois il y a exceptionnellement des cas où la face reste dans son état naturel.

Quand l'asphyxie a lieu sans cyanose, on ne la distingue que parl'anesthésie progressive, et elle constitue Vasphyxie lente.

L'anesthésie progressive mesure le degré de l'asphyxie,

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ol l'insensibiliié absolue générale indique une asphyxie complète.

On produit à volonté l'anesthésie progressive chez les animaux, en fermant un robinet placé dans la trachée.

L'absence de bruit respiratoire dans la poitrine, ou l'abondance de râles niuqueux dans les bronches accompagne toujours l'asphyxie.

Les spasmes thoraciques produits par l'épilepsie, le tétanos, l'éclampsie, la rage, l'asthme thymique ou phrénoglollisme, et les paralysies du diaphragme ou des côtes, dans les affections spinales ou diphthéritiques, arrêtant quelipiefois les mouvements du thorax, gênent I hématosc et engendrent l'asphyxie.

Les obstacles mécaniques apportés aux fonctions respiratoires par un corps étranger du larynx ou par un polype, par l'œdème de la glotte, par un abcès du pharynx ou des amygdales, pai' un goitre comprimant la trachée, par le croup, par l'écume de la Irachée dans la bronchite capillaire, par une vaste pneumonie, par un hydrolhorax considérable, par la strangulation, parla pneumatose intestinale, refoulant le diaphragme dans la poitrine, etc., déterminent souvent la cyanose et l'anesthésie, révélant un arrêt dans l'iiématose, c'est-à-dire l'asphyxie.

L'absence d'air respirable et le séjour dans un lieu trop étroit où l'air non reuouvelé se charge d'acide carbonique peni produire l'asphyxie.

La respiration des gaz impropres â la respiration (hydrogène, azote et protoxyde d'azote), des gaz. et des vapeurs toxiiini's (chlore, ammoniaque, gaz des fosses d'aisances, acides sulfureux et nitreux, oxyde de carbone, hydrogène carboné, hydrogène sulfuré, les exhalaisons du charbon en combustion, l'acide carbonique pur, ou produit par les fours à chaux, la fermentation des cuves de raisin, etc., les vapeurs de chloroforme, d'éther, d'amylène, etc.) produisent l'anesthésie, c'est-à-dire l'asphyxie.

Thérapeutique. — Dans Vasphyxie par obstacle à l'entrée de l'air dans les poumons, il faut extraire les corps étrangers qui comprinienl ou oblitèrent le larynx (V. (^^ROUP, Coups étrangers des voies aériennes), si l'on ne peut y réussir, on placera une canule dans la trachée pour empêcher la mort.

Asphyxie en général. Dans l'asphyxie, il faut mettre les malades dans un lieu très-aéré, et les ayant placés, tête haute, sur un matelas faisant plan incliné, débarrasser le corps de tous les vêtements qui gênent l'action des muscles de la poitrine.

Des frictions aromatiques, excitantes, alcooliques (brosse de crin ordinaire, éponge sèche, laine, eau de Cologne, eau de mélisse, eau vulnéraire, eau-de-vie pure, alcool camphré [T], Uniment volatil, etc.), des applications de serviettes chaudes sur le corps \±\, la palctation du tronc, des membres et de la plante des pieds [+], des i'e«toM,ses sèches en grand nombre [+]; des vapeurs de soufre, de vinaigre ou d'ammoniaque avec précaution sous le nez |+ -n ; le chatouil/rtnent de la luette et des narines avec une plume RI ; ViNsu/flafion de la face, du nez et des lèvres, avecunsoufilel \±\, Vinjcction aiso)>hagieime ou rectale d'eau vinaigrée Q, les lavements de tabac (5 grammes pour 300 gr. d'eau) ; Yiiisitfflation pjulmonaire avec le tube laryngien de Ciiaussier [+]; Vclectrisation des parois du thorax et du diaphragme [+], enfin la trachéotomie dans quelques cas exceptionnels, sont les moyens à opposer à l'asphyxie en général.

Quand l'asphyxie est accompagru''e d'uue très-forte cya-

nose avec congestion cérébrale, une saignée est trèsulile.

Le météorisme qui asphyxie mérite la ponction de l'intestin avec un trocart capillaire.

La thoracocentésc sauve de la mort par asphyxie le's malades qui ont un hydrothorax assez abondant pour refouler le médiastin et déplacer le cœur.

Les vomitifs répétés dont l'effet chasse les mucosités bionchiques du catarrhe suffocant, les fausses membranes et les corps étrangers du larynx suffisent quelquefois pour guérir l'asphyxie.

En ouvrant à propos un abcès de l'amygdale dont le volume empêche l'entrée de l'air dans les poumons, on guérit l'asphyxie prête à se produire.

Les essais de trachéotomie faits contre l'asphyxie produite par le spasme de l'épilepsie et de quelques névi'oses sont un expédient sans utilité réelle.

11 suffit quelquefois de placer la tète en bas et les pieds en l'air, une personne qui a une pièce de monnaie ou un corps étranger dans le larynx, pour faire tomber la cause de l'asphyxie.

Dans les asphyxies que détermine la paralysie primitive des muscles respirateurs (diaphragme et intercostaux), l'électrisation des parois thoraciques et la respiration arlificiélle, faite avec bi main qui refoule brusquement les hypochondres, rendent souvent de bons services.

Asphyxie par submersion. Les noyés placés la tôle un peu élevée el le corps incliné à droite doivent être débarrassés de leurs vêtements, enveloppés de laine, puis on enlève ce qui ferme les narines el la bouche ; on aspire avec une sonde les liquides de la trachée ; on les réchauffe avec un fer à repasser ou avec des bouteilles d'eau chaude ; ou fait la respiration artificielle en pressant sur le ventre; o\ fait respirer des sels irritants, et l'on administre un lavenien/ de tabac (5 grammes pour 300 grammes d'eau) \-h +\.

L'électrisation, l'électropuncture des attaches du di;ij)liragme, la palétation, les frictions avec une brosse de crin, l'ustion du corps avec le marteau chauffé à l'eau bouillante, doivent être employées pour ranimer la vie, cl il faut souvent plusieurs heures pour obtenir ce résultat [+]•

Quand les baltements du cœur et du pouls se raniment et deviennent plus intenses, que Ja cyanose disparaît et que la respiration s'établit, du vin chaud, du madère, de l'eau de mélisse, quelques infusions aromatiques de Ibé, de menthe, etc., achèvent de rétablir les malades.

Asphyxie pur strangulation. Après avoir desserré les liens du cou, faire une petite saignée du bras et mettre en usage les moyens généralement opposés à l'asphyxie.

Asphyxie pur le froid. Les personnes asphyxiées par le froid doivent être réchauffées peu à peu par les frictions, la chaleur artificielle et les boissons vineuses ou stinudantes.

Asphyxie parla chaleur. Après avoir placé les malades au grand air dans un endroit frais, il faut donner des boissons acidulées, et faire une petite saignée du bras.

Asphyxie par le gaz ammoniac. Porter les malades à l'ail', et leur faire respirer avec précaution de l'acide acétique ou du chlore.

Asphyxie par le chlore. Faire i'es})irer d(^ l'ammoniaque avec précaution.

Asphyxie par V hydrogène sulfuré. Faire respirer, avec précaution, des vapeurs d'ammoniaque.

Asphyxie par le gaz de la combustion du charbon. Donner de l'air, faire des frictions stimulantes, et, quand le malade est revenu à lui, pratiquer ime petite saignée pour

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inimo*' les fonctions cérébrales el pour éviter la céphaltgie consécutive.

Asphyxie des vidangeurs ou empoisonnement par les gaz |îes fosses d'aisances. — Porter le malade au grand air, :t faire respirer des vapeurs de chlore, d'eau de Javelle, n utilisant tous les autres moyens proposés contre l'asihyxie.

Asphyxie par écume bronchique. Dans l'asphyxie par cume bronchique qui accompagne les bronchites aiguë t chronique graves, les fièvres typhoïdes avec complicaion thoracique, certaines coqueluches graves, la bron- ;hite capillaire, etc., si les accidents sont aigus il faut onner des vomitifs, des préparations expectorantes, et ppliquer le marteau de Mayor chauffé à l'eau bouillante u des pointes de feu sur la peau de la poitrine effleurant épiderme. Quand l'asphyxie est lente et qu'il n'y a pas leaucoup d'écume bronchique, il ne faut recourir qu'aux omitifs et aux expectoraîds dont voici les formules.

Potion expectorante.

Poivre long concassé 5 grauunes.

Faites infuser dans :

Eau 200 graniDies.

Passez, ajoutez :

sirop de Tolu 50 grammos.

A prendre par cuillerées toutes les demi-heures I I. Potion au polygala.

Polygala 5 grammes.

Faites infuser dans :

Eau 1,50 srammcs.

Passez, ajoutez :

sirop de Tolu 30 grammes.

A prendre par cuillerées.

Potion expectorante.

Infusion il'liyssope 150 grammes.

Extrait de genièvre lO idi

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