V. Mercure
VERMIIVIEUX, EUSE. Maladie vermineuse causée par les verres et les entozoaires. V. Échinocoque, Strongle, Oxyure, Trichocéphale, T.enia, Ascaride lombricoïde.
VERl^ET (Pyrénées-Orientales). Eau sulfureuse, sodique, de 29 à 58°, employée en boisson, en bains de baignoire et de piscine, en douches et en inhalations pendant toute l'année, même durant l'hiver, à cause de la douceur du climat. On en conseille l'emploi dans les maladies de la peau □; dans les rhumatismes chroniques \±], dans la congestion chronique des poumons et dans la phthisie au début \±\.
VERNIS DU JAPOi^. V. Sumac.
VÉROLE. V. Syphilis.
VÉROLE (Petite). V. Variole.
VÉROAIIQUE. Plante de la famille des personnécs, dont deux espèces sont employées en thérapeutique : 1" la
Fig'. 738, — VéroijiL|ue ofliciiiale.
véronique officinale ou tlié d'Europe, en infusion k gr. par litre d'eau, comme béchique [+]; 2° la véronique becabunga amère et mucilagineuse , faiblement excitante, qu'on administre comme diurétique Q.
VERRUE. V. Végétations.
VERSAILLEIS (Seine-et-Oise). Eau ferrugineuse et gazeuse froide.
vers intestinaux. v. ascaride, t.en1a, oxyures, Trichocéphale, Bothriocéphale, Lombric.
VERSION. La version est une opération obstétricale qui a pour but de ramener le fœtus, placé en présentation vicieuse, dans une situation qui favorise raccoucliemenl. La version a encore pour but de hâter l'accouchement en créant artiliciellement une présentation par les pieds, ce qui facilite l'extraction presque immédiate du fœtus.
Ou fait la version par les manœuvres externes, c'est-àdire, que par le palper abdominal méthodique, et au moyen de la main introduite dans l'utérus, on ramène la tête de l'enfant à l'orifice du col.
On fait \sl version pelvienne ou podalique, lorsqu'on va à la recherche des pieds et qu'on ramène l'enfant en présentation du siège.
On fait la version céplialique en ramenant avec la main introduite dans l'utérus la tête du fœtus au détroit supérieur.
La version pelvienne est de beaucoup la meilleure.
Les indications de la version sont : une dystocie variable (V. Dystocie), l'insertion anormale du placenta quelquefois [V. Placenta {Insertion anormale du)], les hémorrhagies utérines. Pour précipiter l'accouchement, la version est une opération qui supplée le forceps.
La version n'est pas une opération obstétricale grave, lorsqu'elle est faite avec prudence.
Version céphalique (Hippocrate). — La version céphalique est une manœuvre qui a pour effet de ramener la tête du fœtus au détroit supérieur à l'aide de la main introduit<> dans le col.
On applique la version céphalique en général après la rupture des eaux, ou au moins le travail étant commencé et la poche des eaux ayant dilaté le col.
Elle est utile dans les positions inclinées de la tête, dans la présentation delà face, dans la présentation du tronc, mais seulement avant la rupture de la poche des eaux. Repousser le bras déjà à la vulve et tenter de ramener la tête au détroit supérieur (Ruffus) est une manœuvre qui ne vaut pas la version pelvienne. La version a été employée dans les présentations du siège, mais seulement avant la rupture des membranes et parce qu'il existait un vice de conformation, mais même dans ces cas la version' pelvienne serait préférable. En résumé la version céphalique n'est bonne que pour redresser la tête et ne doit être appliquée qu'après la rupture des eaux ou peu avant leur ruputre.
Pour faire la version céphalique on place la femme, comme pour la version pelvienne (V. plus loin) ; la main graissée est introduite dans la vulve, les doigts serrés et réunis en cône. Arrivée sur l'orifice du col, elle pénètre pendant l'intervalle d'une contraction, puis elle va mobiliser la tête et la replacer dans l'axe du détroit. La main est retirée dans l'intervalle d'une contraction.
Version par les manœuvres externes (Wigand). — La version par les manœuvres externes est constituée par des pressions méthodiques sur l'utérus qui tendent à ramener l'extrémité céphalique du fœtus au détroit supérieur. La version par les manœuvres externes doit être employée avantrla rupture de la poche des eaux pour aider la version spontanée.
On emploie avec succès la version par les manœuvres externes dans les présentations latérales du fœtus, mais dans ce cas encore on ne doit la tenter que quand la poche des eaux n'est point rompue. Dans les positions inchnées du sommet, la version par les manœuvres externes ne vaudrait pas mieux que la version céphalique.
La version par les manœuvres externes se fait en couchant les nialades sur le côté, le tronc étant dans une po-
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sition oblique, son extrémité supérieure relevée; on varieia la position suivant le côté où l'utérus se trouve incliné. On pressera sur deux extrémités opposées du fœtus avec les deux mains dans un seul et même moment. Les pressions sur le fond de l'utérus doivent être faites un instant auparavant et pendant les douleurs. Dès que la tête est sentie à travers la paroi abdominale, on la presse méthodiquement, pour la pousser lentement vers le détroit supérieur, mais on s'arrête pendant les fortes contractions (M""' Alliot). Puis lorsque le col est bien dilaté, on rompra la poche des eaux, au moment où la tête du fœtus est venue se placer à l'orifice.
Lorsque le fœtus est ainsi amené à l'orifice, on place la femme dans le décubitus latéral, un coussin pressant sur le ventre, du côté où l'ovoïde fœtal semblait plus proéminent au moment où la version par les manœuvres externes a été tentée.
Quand la tête du fœtus est près de l'orifice, toute la manœuvre consiste dans des pressions sur la tête et dans la rupture de la poche des eaux, dès que l'extrémité cépha lique du fœtus a été ramenée à l'orifice de l'utérus.
Quand la présentation n'est pas franche, on presse sur la partie qui semble correspondre à la tête, et l'on tâche de la ramener au détroit supérieur. Si ce n'est que le pelvis qui a été ainsi ramené, c'est seulement un demi-succès; mais comme l'accouchement a été facilité, iamanœuvre a été utile.
La grande critique à adresser à la version par les manœuvres externes est la difficulté de préciser le siège de la tête du fœtus au moment où la version par la pression sur l'abdomen est encore possible.
Version pclvimne (Celse, Aétius, Paul d'Égine, A. Paré, Guillemeau). — La version pelvienne est une manœuvre qui a pour but d'aller à la recherche des pieds du fœtus et d'amener celui-ci parle siège.
Pour pratiquer la version, il faut que le col soit dilaté ou dilatable. La versiou se pratique bien quand les membranes sont rompues, mais il est favorable que les membranes soient intactes (Pajot).
Lorsque des parties du tronc sont engagées, on doit les repousser, à moins qu'il n'y ait im commencement d'évolution spontané. V. Accouchement d.vns la présentation DU TRONC.
Les rétrécissements du bassin de doivent pas faire proscrire la version céphalique (M""" Lachapelle, Simpson) ; les rétrécissements obliques-ovalaires, les rétrécissements sacro-pubiens directs, les rétrécissements antéro-postérieurs avec étroitesse de l'arcade pubienne permettent la version. Dans ces conditions, si le fœtus est mort, cette manœuvre vaut mieux que l'application du foixeps.
La version pelvienne est indiquée dans tous les cas où l'accouchement doit être terminé promptement. Elle doit être employée dans les présentations du tronc, avec ou sans procidence de la main à la vulve. V. Dystocie, Accouchement DANS LA présentation DU TRONC, IIÉMORRHA- GIES PUERPERALES, KCLAMPSIE PUERPÉRALE.
La version se compose de trois temps : l'introduction de la main, l'évolution du fœtus et l'extraction.
Pi'éparatïfs. La femme sera couchée en travers sur le bord d'un lit élevé ; ses genoux seront tenus par des aides assis en face l'un de l'autre et soutenant chacun un pied appuyé sur leur genou. Un aide placé par derrière la femme la maintiendra par dessous les bras; un quatrième aide se tiendra prêt à seconder le chrirurgien lorsque celui-ci réclamera son secours.
La vessie et le rectum seront vidés.
Il n'est pas très-important de choisir une main plutôt qu'une autre, mais s'il y a une présentation bien reconnue, on introduira la main opposée au côté de la mère vers lequel les pieds de l'enfant sont dirigés, ce que l'on peut toujours préciser quand la main est à la vulve. V. Accouchement, Présentation du tronc.
Premier ternies. — Introduction de la main, recherche des pieds. — La main graissée est introduite dans la vulve,
Fig. 739. — Main allaQt ù la recherche des pieds. (N;egelé.)
les doigts étant réunis en cône. Si le vagin est étroit, on introduit la main doigt à doigt. Lorsqu'une main pénètre
Fig. 7-40. — Saisie des pieds, (Naîgale.)
dans le col pendant l'intervalle d'une contraction, l'autre main, placée sur le ventre, presse sur l'utérus, et maintient le fœtus.
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Introduire la main pendant une contraction (A. Dubois) est un précepte mauvais, parce qu'on a de la peine à passer et parce que l'on fait souffrir la mère. Lorsque la main est arrivée dans l'utérus, on ouvre les doigts (fig. 739).
Si une contraction survient, on laisse la main immobile s'étaler entre le fœtus et l'utérus. Si la tête gêne, on la refoule d'un côté ou de l'autre. Si le cordon se présente sous la main, on l'écartera avec les doigts, surtout au moment où une contraction a lieu.
Lorsqu'on est arrivé sur les pieds, il faut autant que possible les saisir tous les deux; on place le médius entre les deux pieds et on les embrasse dans l'intervalle des doigts annulaire, médius et indicateur. En saisissant les pieds, on doit se garder de prendre le cordon. Quand la poche des eaux est intacte, il est facile de saisir les deux pieds à la fois. Si les eaux sont rompues, on ne peut souvent avoir qu'un seul pied, mais la version ne se fait pas moins bien dans ces circonstances (fig. 7/iO).
Deuxième temps. — Évolution, mutation ou peloton nement (A. Dubois). — On fait basculer le fœtus.
Fig. 741. — Recherche du second pied et temps d'évolution.
On dépliera lentement le membre saisi ; on attirera le pied vers la vulve en imprimant au fœtus, par la pression sur l'abdomen, un mouvement dans le sens de la Ilexion naturelle, de façon à faire tourner l'extrémité céphalii|ue du fœtus vers le fond de l'utérus et son dos vers une cavilé cotyloïde. Si l'évolution est incomplète, la main ira à la recherche de l'autre pied, le premier pied éiant sorti à la vulve et fixé par un lacs (tig.
Troisième temps. — Extraction ou dégagement. — On extrait le fœtus, en général, au moment où les contractions existent, dans les cas où l'utérus se contracte et où il n'y a pas d'accidents pressants.
Dans les cas où il faut agir rapidement et daps ceux où l'utérus est inerte, on tirera d'une façon continue sur le fœtus.
Dès que l'ombilic apparaît, il faut avoir soin de dégager un peu le cordon, alin d'empêcher qu'il ne soit tiraiiié.
Lorsque les bras sont restes, on attend quelque temps ; s'ils ne sortent pas, on passe un doigt entre le cou et l'épaule, on suit le moignon de l'épaule ; arrivé sur lui,
BOUCHUT ET DESPRÉS. 2'' édit.
on l'abaisse un peu, puis on glisse jusqu'à l'articulation du coude, sur laquelle on tire de façon à dégager le coude. Si, après le dégagement d'un bras, la tête et l'autre bras ne sortent pas, on dégagera le second bras comme le premier. Mais si la tête reste, si elle est défléchie, on repoussera un peu le tronc vers l'utérus, on pas-
Flg. 742. — Traclions exercées sur le fcptus aprùs la sortie des deux pieds. (Ncegelé.)
sera la main entre elle pour la faire basculer ou ramener l'occiput derrière le pubis ; on peut introduire un doigt dans la bouche du fœtus pour tirer la tête, ou l'on tirera sur la tête en appuyant les doigts de la main gauche sur l'oixiput, et l'indicateur et le ni' dius de la main droite de chaque côté du nez de l'enfant. Ce dernier moyen vaut mieux, car on a luxé la mâchoire en tirant sur elle pour extraire la tête. V. AccoucheiMenï dans la PRÉsiiiNTAïioN
DU SIliGE.
En cas de difficulté pour extraire ia tête, on peut recourir au forceps, mais il ne faut jamais tirer sur le tronc.
Si le cordon est comprimé par la tête, si les mouvements du cœur du fœtus s'arrêtent, on se pressera. Si le cordon est comprimé par la tête, on le ramènera vers une symphyse sacro-iliaque.
Difficultés de la version. — Si le vagin est étroit, on y introduira la main, doigt à doigt. Si le col est résistant et ne permet pas l'introduction de la main, on pénétrera en forçant; on pourra débrider le col [Cazeaux) dans tous les cas oùl'accouchement doitètre terminé promptement. Dans les autres cas, on dilatera en procédant par des effoits mesurés avec la main. Une petite saignée sera bonne s'il y a rigidité du col. S'il y a insertion anormale du placenta sur le col, on fera la version en décollant le placenta du
VERS
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côté du col où l'on suppose qu'il £ étend le moins. V. Placenta (Insertion anormale du).
La rétraction violente du corps de l'utérus, fortement serré sur le fœtus, réclame la saignée ou les lavements avec 5 à 15 centigrammes d'extrait aqueux d'opium, ou dix ou quinze gouttes de laudanum. L'embryotomie a été quelquefois nécessaire pour terminer la version. Le chloroforme, préconisé dans quelques cas pour faciliter a version (Denham), n'a pas une utilité démontrée (Gazeux).
Kig. 743. — Dêgrti;euient di? la tt'-te avec la main. La [uiitriuL' ila fœtus est soutenue par l'avont-bras gauche passant fiilre les cuisses du fœtus; la main droite forme comme une cuiller de forceps. (Niegelc.)
Si le corps de l'utérus est très-mobile, on le fera fixer par un aide, qui pressera sur cet organe avec les deux mains appuyées sur l'hypogastre.
S'il y a chute du cordon avant que le tronc soit sorti, on réduira le cordon.
Lorsque les épaules sont arrêtées au détroit supérieur, on arrive souvent à faciliter leur dégagement en imprimant au tronc du fœtus des mouvements obliques sur son axe.
Si les bras sont croisés derrière la nuque, on imprimera encore des mouvements obliques au fœtus. Si l'on ne réussit pas, on fera un peu remonter le fœtus, puis on ira chercher les bras en accrochant le coude, ou, au moins, on cherchera à ramener un bras sans ramener le fœtus.
L'arrêt de la lète au détroit inférieur n'est pas un obstacle sérieux ; avec le forceps on arrive très-bien à dégager la tête, quand les pressions avec les mains ont été insuffisantes.
Lorsqu'un membre pelvien seul ayant été amené au dehors, l'autre se relève au devant du tronc, on ne cherchera pas à dégager le pied ; on passera le doigt en cro-
chet dans l'aine et l'on tirera. 11 est inutile de passer un lacs dans l'aine pour exercer des tractions.
Quand on a connnencé la version et que l'on ne peut la mener à bonne fin, dans les cas de rétrécissement du bassin, par exemple, il est inutile de persister; la cràniolomie est indiquée.
Pour faire la version dans les présentations du sommet, ou introduit la main correspondant au côté de la mère vers lequel est dirigé le dos du fœtus, on»repousse la tête d'abord avec la paume de la main, puis avec l'avant-bras; on va à la recherche des pieds en suivant le dos. Il est plus commode de suivre le plan latéral ou antérieur du fœtus ; on plie plus facilement le fœtus dans le sens de la flexion. Pendant qu'on fait retourner le fœtus, la main libre doit être placée sur le ventre, au niveau de la fosse iliaque, et l'on repoussera la tête du fœtus vers le fond de l'utérus.
Pour faire la version dans la présentation de la face, la main, arrivée sur la face, suit le plan antérieur du fœtus, et l'on termine la version comme à l'ordinaire.
La version dans la présentation de V extrémité pelvienne n'est pas une version, c'est un accouchement simple par le pelvis qu'on facilite. Si les pieds ou les genoux s'offrent au col de l'utérus, on les fléchit et l'on tire suivant les règles (V. plus haut). Si les fesses sont engagées dans le petit bassin, on tire sur les aines avec le doigt indicateur de chaque main recourbé en crochet.
Si le bassin du fœtus est eiiclavé, on peut se servir d'un crochet mousse que l'on engage sur l'aine par le côté externe ou par le pli génito-crural ; mais, dans ce cas, la main, graissée et introduite dans le vagin, doit guider le
avec procidence du bras. (.N'a'gelé.
crochet afin que le scrotum ne soit pas embrassé dans le sinus du crochet. Le crochet doit être manié avec adresse et prudence ; il ne faut tirer que quand on est sûr que la cuisse, à sa racine, est bien embrassée par le crochet.
La version dans la présentation du tronc et de l'épaule, sans ou avec procidence de la main, exige que l'on intro-