‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 600 sur 612 · VERT · texte numérisé non relu

VERT

duise la main du côté correspondant à celui du plan latéral qui se présente. Ainsi on introduit la main gauche, si le fœtus se présente parle plan latéral gauche. Lorsque les membranes ne sont pas rompues, il est toujours difficile de préciser quelle est l'épaule qui se présente ; mais si la poche des eaux est rompue et si la main est à la vulve, il n'y a pas d'incertitude. On place la main en supination et le fkouce correspond au côté du fœtus qui se présente. V. Accouchement u.\ns l.\ présentation du tronc.

Fi^'. 745. — Version dans îa présentation de 1 épaule di'oite postérieure avec prociilence du bi'as. (Na'gelé.)

On fixe la main qui est à la vulve avec un lacs ; et si l'épaule est engagée, il faut faire remonter la main et l'épaule. Le lacs a pour effet de faire sortir plus tard le liras et l'empêcher de remonter dans l'utérus. Sans cette petite précaution, on serait obhgé d'aller le rechercher plus tard.

La main de l'accoucheur entre dans l'utérus en supination : elle passe sur le plan antérieur du fœtus, va à la recherche des pieds et l'on pratique l'évolution. Si le fœtus est très-mobile, on peut essayer de convertir la position antérieure du dos en position postérieure (Velpeau), mais cela n'est point facile (Cazeaux), et l'accouchement se fait bien dans la première condition.

VERT-DE-GBIS. Sous-carbonate de deutoxyde de cuivre, qui se forme sur les ustensiles de cuisine de cuivre mal entretenus. C'est un poison qui provoque de forts vomissements et de vives coliques.

Thérapeutique. — Contre les accidents produits par le vert-de-gris, il faut prescrire Veau alhumineuse en abondance et le sulfure de fer hydraté dans une grande quantité d'eau.

VERTÉBRAL (Mai.) OU MAL DE POTT. V. CaRIE.

VERTÈBRES. Vice de conformation des vertèbres (V. Spina BiFiDA et Il^nRORACiiis). — Déviation des vertèbres, carie des verW res V. Carie.

VERTIGES. C'est avoir le vertige que de voir tout- à coup les objets tourner devant ses yeux, de se sentir trem-

blant, menacé de tomber à terre et d'être obligé de chercher un appui sur ce qui vous environne.

Dans le vertige le malade est pris subitement de faiblesse avec tournoiement de tête, d'éblouissements et de tintements d'oreilles ; il tend à marcher en avant ou à faire quelques pas en arrière ; tous les objets tournent ou fuient devant lui, s'élèvent ou s'abaissent, et se renversent ; sa pensée s'égare, et croyant tomber par terre il s'appuie le long des objets voisins ou s'empare du bras qu'on lui offre en avertissant du danger qui le menace. Cet étal dure quelques secondes, ou une minute au plus, et tout rentre dans l'ordre. — On peut s'en faire une idée trèsexacte par ce qui arrive, lorsque placé sur une grande hauteur, sur le balcon d'un monument élevé, on regarde l'abîme placé sous ses pieds, en subissant l'attraction du vide.

Si le vertige est souvent le symptôme des maladies organiques du cerveau, il est quelquefois sympathique de quelques affections viscérales ou d'un état anémique, et dans quelques cas, c'est un (rouble dont la cause est inconnue, qui ne relève que de lui-même, et qui constitue le vertige essentiel.

Il y a trois variétés de vertige : dans l'une la maladie est essentielle; dans l'autre elle est .s,ymj)c(</n'(/Me, et enlindans la troisième elle est symptomatique.

Le vertige revient à des époques variables, rarement périodiques, à moins qu'il ne soit le résultat d'une fièvre intermittente pernicieuse. On l'observe quelquefois au début de la grossesse, au moment de la migraine, de l'indigestion, et il accompagne souvent les vers de l'intestin, surtout le tœnia, l'otite et les lésions de l'oreille, la dyspepsie , ce qui caractérise le vertigo à stomacho lœso. A cette forme se rattache le vertige nautique ou mal di' mer.

Comme la migraine, le vertige nerveux est souvent sympathique d'un trouble fonctionnel de l'estomac, c'est-àdire d'un état dyspeptique.

Le vertige produit par l'appauvrissement du sang (t'ertige anémique) existe dans la chlorose, dans l'anémie, dans la convalescence des fièvres typhoïdes et des maladies aiguës, mais ailleurs, quand il se rattache à une altération toxique du sai;g, on l'observe dans l'intoxication par le sulfate de quinine; par le tabac chez ceux qui fument pour la première fois ; par le sulfure de carbone ; par l'acide carbonique; par l'alcool dans l'ivresse; enfin, par le chloroforme employé à titre d'anesthésique.

Il y a un vertige symptomatique de la congestion cérébrale, sans hémo^rhagic, et qui se produit chez un trèsgrand nombre de sujets pléthoriques ou <à la suite d'un effort d'accouchement, de défécation, ou enfin à la suite du geste de baisser la tête sur le col pour se relever rapidement. On l'observe encore : dans la congestion cérébrale du début des fièvres et de la fièvre typhoïde ; dans les prodromes de l'hémorriiagie cérébrale et du ramollissement chronique du cerveau chez les vieillards; dans l'obstruction sénile des capillaires de l'encéphale; dans l'encéphalite chronique, et dans les tumeurs du cerveau.

Dans le vertige hypérémique ou pléthorique occasionné parla congestion cérébrale, il y a des bluettes, de la douleur, de la pesanteur de tête en même temps qu'une forte congestion sanguine passagère de la face.

Les vertiges hypérémiques de l'âge adulte et de la vieillesse sont l'indice d'une congestion cérébrale ou d'une hémorrhagie cérébrale et d'une paralysie qui viendront

VERV

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plus tard, si l'on ne fait pas ce qui convient pour les empêcher.

Craignez le vertige épileptique, car il conduit sûrement à l'épilepsie.

Le vertige constitue souvent en lui-môme un état morbide distinct qui est toute la maladie, et alors c'est \e vertige épileptique ou petit mal.

Quand une personne est prise tout à coup de vertige, s'arrête au milieu d'une conversation commencée, ou dit un mot bizarre toujours le même, tourne les yeux, reste immobile, et au bout de quelques secondes reprend l'usage de ses sens et la conversation commencée, on peut être sûr qu'elle vient d'avoir le vertige très-grave qui se reproduira plus ou moins souvent et qui finira par de véritables attaques épilepliques.

Le vertige est épileptique, Inrsque le malade étourdi, perdant connaissance et cessant de parler pendant quelques secondes, ne se rappelle pas ce qui s'est passé dans cette absence.

Thérapeutique. — Dans le vertige chlorotique et anémique, quelle qu'en soit la cause occasionnelle, il faut prescrire : comme hygiène, l'équitation, la natation, et tous les exercices de corps; les affusions froides et l'hydrothérapie, l'alimentation substantielle et les boissons vineuses, le séjour à la compagne, les voyages, et avec tout cela les tisanes amères, et, comme médicaments, les préparations de fer et de quinquina. V. Chlorose.

Il faut bien prendre garde de considérer comme pléthoriques les vertiges chez l'homme bien constitué et dont le teint a bonne apparence, car dans beaucoup de cas ces vertiges sont dus à une anémie latente et ils se guérissent mieux par le quinquina ou par les préparations de fer que par la saignée.

Dans le vertige vermineux qu'engendre particulièrement le tœnia, il faut employer l'écorce de racine de grenadier, le kousso ou la fougère màle. V. T^nia.

La dyspepsie qui accompagne quelquefois le vertige et qui en est assez souvent la cause mérite une attention toute particulière, car la guérison entraîne toujours celle des troubles nerveux (V. Dyspepsie). Ce vertige sympathique n'a rien de dangereux et guérira toujours, par un bon régime, parles voyages, par le séjour à la campagne, par l'hydrothérapie et les bains de mer, par les douches ascendantes et les lavements froids, par la moutarde blanche, par la valériane, le sirop d'étber ou le chloroforme, par la magnésie calcinée et le sous-nitrate de bismuth, enfin par les eaux minérales alcalines ou laxatives de Vichy, d'Ems, d'Evian, de Niederbronn, de Kissingen, etc.

Magnésie calcinée 2 grammoï.

Bicarbonate sornle 4 ici.

Craie préparée 5 iti.

Sucre pulvérisé 10 iil.

Pour dix paquets, un par jour.

Quand le vertige accompagne la pléthore et paraît être une menace d'hémorrhagie cérébrale, le médecin doit pratiquer une saignée, mettre des sangsues à l'anus tous les mois et prescrire un régime alimentaire peu substantiel en même temps qu'une vie retirée loin des grandes réunions, des théâtres et des lieux où règne une chaleur considérable.

Le vertige épileptique est le plus grave des vertiges, car il est bien souvent incurable, et il faut mettre eu usage contre lui tous les remèdes conseillés contre l'épilepsie. V. ce mot.

VERVEïMES. Plantes de la famille des verbénacées.

dont il y a deux espèces employées en thérapeutique :

1° la verveine officinale, et 2° la verveine odorante.

La verveine officinale, ou commune, aussi appelée herbe à tous les maux, est un peu astringente et s'emploie bouillie avec du vinaigre pour faire des cataplasmes qu'on applique sur les parties atteintes de rhumatisme [3-

La verveine odorante passe au contraire pour excitante et antispasmodique. On l'administre en infusion, '% à 10 grammes par litre d'eau, dans l'hystérie.

VÉSAXIE. Névrose caractérisée par le trouble des facultés mentales, qui n'est point accompagnée de fièvre. V. Folie.

VÉSICAMT*». Substances irritantes dont l'application sur la peau décolle l'épiderme et produit une phlyctène plus ou moins bien formée, qui constitue la vésication ou le vésieutoire. Parmi ces substances, il faut citer les pré- )tarations de cantharides, l'euphorbe, la clématite, l'huile de croton, l'ammoniaque, le garou, l'acide acétique, etc.

Leur emploi a pour but de produire une révulsion cutanée plus ou moins énergique l-t- +\.

VÉSICATIOX ET \'É«iICATOIBE$$. Moyen thérapeutique employé dans le but d'établir sur un point du corps la révulsion d'une maladie éloignée, ou seulement la dérivation d'un état morbide du voisinage. V. PiÉvulsion et

DÉIUVATION,

Les vésicatoires s'appliquent sur tous les points du corps et de préférence sur la poitrine, au cou, derrière les oreilles, sur les bras et sur les membres inférieurs.

Les vésicatoires sont des érosions superficielles de la peau, produites par le décollement de l'épiderme à l'aide des vésicants. On les panse avec du cérat pour les faire sécher, et n'avoir qu'un vésicatoire volant ou temporaire, ou avec de la pommade épispastique pour en entretenir la suppuration, et produire un vésicatoire permanent.

11 y a enfin une espèce de vésicatoire volant qu'on appelle extemporané, parce qu'il permet de dénuder le derme à l'instant. On 1 emploie pour introduire des médicaments dans la circulation à l'aide de l'absorption cutanée.

Pour appliquer un vésicatoire temporaire ou volant, on se sert d'un emplâtre de cantharides qu'on met sur la peau pendant huit à dix heures et qu'on remplace par un cataplasme pendant les dix heures suivantes. Au bout de ce temps, il s'est formé une ampoule que l'on perce pour en faire sortir la sérosité, et l'on panse la plaie avec du papier brouillard légèrement enduit de cérat. Si l'on désire prolonger l'effet révulsif, on entretient la plaie avec la pommade de cantharides ou de garou. V. ces mots.

Au lieu de l'emplâtre ordinaire de cantharides, on peut se servir de l'emplâtre vésicatoire anglais ; — des taffetas vésicants d'Albespeyre ou de Leperdriel ; — d'un papier trempé dans l'huile de cantharides, ou dans la teinture élhéréc de cantharides, mais dans tous ces cas l'effet produit est le même.

Quand on laisse trop longtemps en place un emplâtre de cantharides, il se fait une absorption de leur principe actif qui amène de la dysurie, du ténesme vésical et quelquefois une cystite canlharidienne. (Morel-Lavallée.)

11 y a une manière différente de faire la vésication au moyen d'un taffetas couvert de matière résineuse canlharidée connu sous -le nom de mouches de Milan. Ici, on applique l'emplâtre aussi grand qu'on le désire et on le laisse en place jusqu'à ce qu'il tombe de lui-même aprè*

VÉSI

VÉSI

avoir fait couler chaque jour une certaine quantité de sérosité. Ce moyen ne s'emploie que dans les névralgies et dans les maladies des yeux pour de petits vésicatoires à la tempe et derrière les oreilles

Véskatoire extemporané ptir l'ammoniaque. — On peut encore produire la vésication d'une autre manière trèsprompte et en quelques minutes, au moyen de l'ammoniaque concentrée ; mais ce procédé n'est praticable que pour de petits vésicatoires destinés à combattre une névralgie, et lorsqu'on doit appliquer de la morphine ou de l'atropine sur le derme dénudé. Ici, on -a recours à la pommade de Gondret (V. Ammoniaque) appliquée pendant dix minutes, ou à une rondelle de drap imbibée d'ammoniaque concentrée et maintenue sur la peau sous un verre de montre ou sous une pièce de monnaie pendant le même espace de temps. L'épiderme détaché par l'ammoniaque se ride légèrement et on l'enlève aisément au moyen d'une friction avec un mouchoir.

Vésicatoires -par le marteau de Mayor. — Ce sont de véritables brûlures. On trempe un marteau de fer à manche de bois dans de l'eau bouillante, on laisse le fer dans ce liquide pendant deux minutes, et en le sortant de l'eau on l'applique immédiatement sur la peau où il doit rester trente à quarante secondes au plus : une phlyclène se forme ou plutôt l'épiderme se flétrit et se décolle facilement du derme.

Ce vésicatoire extemporané doit être pansé avec des cataplasmes. V. le Formulaire.

Vésicatoires. permanents. — Le vésicatoire permanent ne diffère du vésicatoire volant simple que par le mode de pansement. En effet, après avoir appliqué un vésicatoire avec l'emplâtre ou le taffetas vésicant, on panse la plaie avec la pommade épispastique étendue sur un linge et l'on continue le pansement jusqu'à ce qu'il se soit formé des bourgeons charnus sur la plaie, puis on panse ensuite avec un linge enduit de cérat, tous les deux jours, et les jours intercalaires on panse avec les pommades épispastiques.

Pour entretenir la suppuration des vésicatoires, on emploie les pommades épispastiques. V. plus loin.

Le papier épispastique est d'un bon usage.

Le papier épispastique de Vée, n" 2, est suffisant.

Cantinirides. . . .

Onguel fie moreile Cire Ijliinche. . .

1 klln2;i'amme. 8 iil.

On chauffe les cantharidcs avec un peu d'eau et le corps gras, on ajoute un peu d'eau s'il est nécessaire, on coule à travers un linge la graisse canlharidée dans un vase d'étain chauffé au bain-marie. On ajoute la cire et l'on chauffe pendant deux ou trois heures. On imbibe des bandes de toile ou de papier large de 6 à 7 cenlimètres dans le mélange et on les fait sécher. Cette masse peut être étendue sur une toile. C'est généralement au bras, ou à la nuque, qu'on doit appliquer le vésicatoire permanent.

Suppression des vésicatoires. — Lorsqu'on veut supprimer un vésicatoire, on le panse simplement avec un linge troué enduit de cérat ou un mélange de cérat et d'onguent de la mère.

AGENTS DE VÉSICATION.

Emplâtre de cantharides.

Poix-résine \

Cire ja.me 125 grammes.

Cantliarides en poudre )

Mêlez avec soin.

On étend cette masse emplastique sur de la peau blanche, on saupoudre de cantharides, et l'on a le vésicatoire le plus employé.

Emplâtre vésicatoire anglais.

Cantlmi'ides ^

Axonse !■ aa 100 ci'ammr-^.

Emplâtre de eiro )

Mêlez. Il s'applique sans être couvert de cantharides. Taffetas vésicant.

Pnudre de cantharides 1000 grammes.

Élher sulfurique q- s.

F. s. a. une teinture éthérée de cantharides. Distillez cette teinture, vous obtiendrez une huilfe épaisse très-vésicante. Prenez alors de cette

Huile de cantharides 125 grammes.

Ajoutez :

Cire jaune 250 gramines.

Faites fondre à une douce chaleur, étendez sur une toile cirée.

On applique ce taffetas immédiatement sur la peau. Vin'iigre cantharidé anglais.

Cantharides

Euphorbe

Faites digérer huit jours dans :

Acide acétique 150 grammes.

Passez avec expression, fdtrez. Taillez un morceau d'amadou imbibé de ce vinaigre, appliquez sur la peau : la vésication est rapide.

Extrait acétique de cantharides.

50 grammes.

10 id.

Cantharides iO grammes

Acide pyrolignenx 10 id.

Alcool hS5\

100 id.

Faites digérer au bain-marie à une température de ZiO à 511°, passez avec expression; distillez, évaporez à une douce chaleur. On obtient un produit d'une consistance butyreuse que l'on met sur une feuille de papier joseph maintenue avec une plaque de sparadrap pendant dix heures.

Vésicatoire Bretonneau .

Poudre de cantharides 100 grammes.

Huile d'ulives 1-

Pour obtenir une pâte molle que vous conservez dans un pot, et que vous appliquerez sur du sparadrap avec une spatule, au moyen d'une feuille de papier dans laquelle on a fait une ouverture de la grandeur et de la forme qu'on veut donner au vésicatoire; enlevez la feuille de papier; recouvrez le mélange cantharidé de papier brouillard qui le dépasse, un peu. Appliquez immédiatement en faisant adhérer les bords libres du diachylon.

Mouches de Milan.

Poix-résme

i;.ire jauue

Axonge • •

Poudre de eautliarides.

Térébenthine

Essence de lavande. .

Essence de thym. . . .

aa 230 grammes.

id.

id.

F. s. a. On étend sur du taffetas et l'on applique sur la peau en ayant soin de ne pas laisser tomber l'emplâtre, et l'on couvre avec une compresse de linge lixée au moyen d'une bande de toile.

Plusieurs mouches peuvent être placées à côté les unes des autres sur un endroit désigné. La quantité sera déternée par le besoin d'une plus ou moins grande sécrétion

im VÉSl

d'humeur. Il ne faut pas les enlever, elles doivent tomber d'elles-mêmes; on renouvelle seulement chaque jour les compresses et les bandes imprégnées d'humeur.

Si l'on veut entretenir l'exutoire, il faudra remplacer les mouches tombées par de nouvelles.

Vésicatoire perpétuel de .Tanin.

îl'''^?^ ;, .• ] .m 90 arnmmes.

Térébenthine -. I

Cire 30 ul.

Faites liquéfier et ajoutez :

Ccntliariiles en poudre fine 35 grammef.

Euphorbe pnlvérisé 15 ifl,

'Collodion cantharidê.

On épuise par la méthode de déplacement 500 gr. de cantharides pulvérisées, avec 500 grammes d'éther sulfurique et 100 grammes d'éther acétique. De cette manière on obtient une solution saturée de cantharides, ainsi qu'une matière grasse animale décodeur verdàtre. Enfin dans liO grammes de liquide on dissout 1 gramme de coton-poudre. (Hisch.)

Vésication extemporanée. (A. D. Naudin.)

On prend un petit objet formant cupule et pouvant être saisi par dehors (un dé à coudre, un verre à liqueur une coupe, etc., selon la dimension du vésicatoire qu'on veut faire), et l'on a de l'ammoniaque à 25°. On remplit d'ammoniaque la cupule, on ferme l'ouverture en y posant une carte, on renverse l'appareil, on le dépose sur le lieu de l'ampoule à produire, puis on soustrait la carte en continuant d'appliquer la cupule; l'épiderme entouré par ses bords se soulève au bout de cinq minutes. (Il faut dix minutes si l'on emploie de l'ammoniaque à 22°.)

Dans les cas très-urgents, et sur une région du corps suffisamment résistante, suffisamment exempte de douleur, c'est, de tous les procédés de vésication- à bref délai, le plus facile à improviser et le plus précis dans ses résultats Si l'on agit dans le voisinage des yeux, on préservera ces organes. (Bouchardat.)

Pommade épispastique anglaise.

(Onguent de cantharides. )

Cantharides pulvérisées 60 grammes.

Eau distillée 250 id.

Faites bouillir jusqu'à réduction de moitié, filtrez et ajoutez au liquide :

Cérat de résine 250 grammes.

Faites évaporer l'humidité. (Pharm. Lond.)

Pommade épispastique au garou.

(Pommade exutoire, onguent de garou ou de sainbois.)

Écorcc sèche de garou 125 grammes.

Axonge 450 id.

Cire blanche. 45 id.

Incisez le garou, humectez-le avec de l'alcool et contusez-le. Mettez le digérer alors douze heures au bain-marie avec l'axonge; passez avec expression, laissez refroidir, séparez le dépôt, laisser liquéfier la pommade avec la cire et agitez jusqu'à refroidissement. [Codex.)

Pour le pansement des vésicatoires.

Pommade épispastique jaune.

Cantharides concassées 200 grammes.

A-tonge 1680 id.

Faites digérer au bain-marie, pendant quatre heures,

VÉSI

en agitant de temps en temps, passez avec expression ; remettez la pommade sur le feu avec :

Curcuma en poudre g grammes.

Faites digérer, filtrez et ajoutez :

Cire jaune 250 grammes.

Faites fondre, et lorsque la pommade sera presque froide, aromatisez-la avec de l'essence de citron. {Codex.'^

Pommade épispastique \erte de Grandjean.

Onguent populéum 875 grammes.

Cire blanche 125 id.

Faites fondre, laisser refroidir un peu et ajoutez :

Cantliarides en poudre fine 30 grammes.

Pour le pansement des vésicatoires. Elle est plus active que les précédentes et elle ne convient que lorsque ces dernières ne suffisent pas. [Codex.)

Pommade de Gondret.

(Graisse ammoniacale, caustique ammoniacale, vésicatoire ammoniacal, liparolé, d'ammoniaque.)

Suit 1 „„

Axonge 30 grammes.

Faites liquéfier dans un flacon à large Ouverture. Ajoutez :

Ammoniaqne liquide 60 grammes.

Bouchez le flacon, et agitez vivement dans l'eau froide jusqu'à refroidissement. [Codex.) La véritable formule de Gondret est la suivante :

Axonge 32 grammes.

Huile d'amandes 2 id.

On fait liquéfier à moitié et l'on ajoute :

Ammoniaque liquide ii 25° 17 grammes.

On agite jusqu'à refroidissetcent. Il faut éviter d'ajouter l'ammoniaque à la graisse trop chaude.

Employée en couches- de 2 à 5 millimètres d'épaisseur pour cautériser la peau, principalement dans certaines affections cérébrales. On doit la recouvrir d'une compresse épaisse, qui en concentre l'action ; car, en frictions à l'air libre, la pommade n'est que rubéfiante. Avec celte précaution elle produit la vésication en dix à quinze minutes et forme eschare en une demi-heure environ, plus ou moins, selon l'idiosyncrasie.

On s'en sert quelquefois pour l'application de la méthode endermique.

Cette pommade n'agissant que par l'ammoniaque, et celle-ci se communiquant à la graisse de manière à former savon, il s'ensuit qu'elle ne doit être préparée qu'au moment du besoin. (Dorvault.)

Vésicatoires (ACCIDENTS DES). Les accidents des vésicatoires volants sont les accidents des plaies et brûlures superficielles, un érysipèle, ime angioleucite et une culite; quelquefois des engorgements ganglionnaires, rarement une cystite cantharidienne ou de l'albuminurie.

La culite nécessite un traitement spécial ; on doit appliquer sur la plaie des compresses imbibées d'eau de sureau et par-dessus des cataplasmes.

Les adénites seront traitées par les cataplasmes. V, Adénite, Angioleucite, Érysipèle, Cutite.

Les accidents des vésicatoires extemporanés sont les mêmes que ceux des vésicatoires volants. Lorsqu'on se sert du marteau de Mayor et qu'il est trop longtemps appliqué, il y a une brûlure au troisième degré qui nécessite le pansement des brûlures.

Les plaies des vésicatoires se recouvrent quelquefois de diphthérite, on panse alors avec le chlorate de potasse en solution et mieux avec la solution de coaltar saponiné au

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quarantième sur des compresses incessamment renouvelées et couvertes d'une plaque de laCfetas gommé (Bouchut) (V. Dii'HTHÉRiTE, Plaies). Il n'est pas très-rare de voir des furoncles successifs apparaître sur le lieu où a été placé un vésicatoire. V. Furoncle.

Les accidents des vésimtoires pcrrnaiients sont : les engorgements chroniques des ganglions, les douleurs, l'exubérance des bourgeons charnus.

Plus tard, les cicatrices vicieuses, et parfois les cancro'ides des cicatrices.

Les engorgements chroniquer des ganglions seront traités par les cataplasmes.

Pour calmer les douleurs, on fera des lotions sur la plaie avec un mélange d'eau de guimauve, 30 grammes, teinture d'opium, dix à trente gouttes.

On combattera Vexubérance des bourgeons charnus en comprimant avec une plaque de plomb la surface de la plaie.

Lorsqu'un vésicatoire est le siège d'une cicatrice vicieuse constituée par des brides et des enfoncements, on appliquera un vésicatoire sur la cicatrice vicieuse, on la fera suppurer en la pansant avec la pommade épispastique ; puis on pansera avec l'onguent de la mère, les bourgeons exubérants seront desséchés avec la poudre d'alun, ou réprimés par la compression avec une plaque de plomb. On traitera ensuite comme les plaies ordinaires.

Lorsqu'une plaie de vésicatoire se transforme en w'gétotiom fibro-plustiijiies qui sont généralement longtemps locales et se reproduisent avec facilité, on détruira profondément les bourgeons avec le fer rouge. L'amputation ne doit être faite qu'en dernier ressort et lorsque les os sont à nus et fongueux.

■VÉSICULE. Petit soulèvement de l'épiderme par de la sérosité limpide, opaline ou purulente.

C'est la lésion élémentaire d'un certain nombre de maladies de la peau. L'eczéma, la miliaire scarlatineuse ou typhoïde, la suctle sporadique ou épidémique, etc., sont anatomiquement caractérisés par de petites vésicules entièrement situées à la surface de la peau. V. Eczéma, Scarlatine , Miliaire , Fikvre TYPiioïni^ . Sudamina '

SUETTE, etc.

Contre les petites vésicules de la peau, l'application de poudre d'amidon et les lotions astringentes sont ce qu d y a de mieux à prescrire.

VESSIE (Maladies de la). On trouve dans la vessie des inflammations, des cancers, des varices, des hypertrophies, des paralysies, des gangrènes, des calculs, des plaies, des polypes, etc. Y. Calculs vésicaux, Cystite, Hernie, Cystocèle.

Vessie (Cancer de la). Les cancers et les fongus de la vessie sont des lésions du même ordre, seulement les premiers ont une marche plus rapide et se généralisent plus souvent que les seconds. Les fongus de la vessie sont des végétations de la muqueuse se rapprochant des cancers libro-plastiques. En général, le fongus de la vessie avant d'infecter l'économie, tue par la répétition des hémorrhagies ou par des inflammations intercurrentes, tandis que le cancer tue par infection et cachexie.

Cancer proprement dit de la vessie. — Le cancer de la vessie est primitif ou secondaire, suivant qu'il est né dans cet organe ou qu'il résulte de l'extension d'un cancer des organes voisins. Il est constitm; par les éléments du cancer encéphaloïde, squinheux ou fibro-plastique. C'est sur le bas-fond de la vessie que le cancer a été le plus souvent observé.

I Le cancer primitif de la vessie ne s'annonce d'abord par aucun symptôme, il y a seulement quelques douleurs à l'hypogastre et quelques difficultés pour uriner ; mais il est rare qu'il y ait rétention d'urine avant la période d'ulcération de la tumeur.

Lorsque le cancer est ulcéré, il y a des hémorrhagies, le sang coule avec abondance, des caillots se forment dans la vessie, et peuvent momentanément boucher l'urètlire. L'urine prend une odeur infecte, cadavéreuse (Brodie), les malades maigrissent, ont de la diarrhée, puis si la mort n'arrive pas subitement ou après un court coma tenant à une urémie aiguë, le cancer se propage aux par. lies voisines, cause des fistules, des infdtrations d'urine et assez souvent des péritonites.

Le cancer secondaire de la vessie se révèle par les symptômes de la période d'ulcération des cancers primitifs avec cette diftérence que l'ordre des symptômes est changé. Ainsi la rétention d'urine est un des premiers phénomènes; elle indique, par exemple, qu'un cancer du rectum gagne la vessie.

C'est seulem.ent quand il y a des hématuries, quand l'urine a pris une odeur cadavéreuse, que l'on peut affirmer qu'il y a un cancer de la vessie. Auparavant, le cathétérisme ne peut indiquer qu'une seule chose, l'existence d'une tumeur dnns la vessie. Si à ce moment, les malades sont amaigris, s'il y a des antécédents cancéreux dans leur famille, on est cependant en droit de soupçonner un cancer.

Thérapeutique. — On prescrira d'abord le traitement général palliatif du cancer. — On sondera les malades, s'il y a rétention d'urine, avec une sonde molle, ou avec une grosse sonde d'argent pour morceler un caillot qui, remplissant la vessie, causerait la rétention d'urine (Gubler) (V. Hématurie). On fera des injections d'eau glacée pour prévenir le retour des hémorrhagies, — les compresses d'eau glacée sur l'hypogastre, sur la verge, seront employées dans le même but. V. Cancer.

Fongus de la vess/e (Ghopart). — Les fongus de la vessie sont des tumeurs molles pédiculées ou non, pouvant siéger sur tous les points de la vessie, et le plus souvent sur le col. Ils s'ulcèrent et saignent abondamment ; quelques-uns prennent un accroissement incessant et finissent par oblitérer le col. Il y a des fongus qui sortent par l'urèlhre, où ils se présentent avec les caractères d'un polype.

Kis. 746. — Myosarpome de k vessie (foiiyiis de bi vessie). — jr, urètlire; p, lacune prostatique,

On reconnaît les fongus à un corps mou d'une consistance variable que l'on sent dans la vessie avec la sonde ; on précise le volume de la tumeur avec la pince à trois l branches dans laquelle le fongus peut être embrassé.

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Lorsqu'il'y a plusieurs fongiis, le diagnostic est très-difficile à faire.

Les fongus de la vessie coïncidant avec un calcul sont d'un fâcheux pronoslic. V. Polypes de la vessie.

Thérapeutique. — On peut essayer d'extirper les fongus comme les polypes de la vessie. V. ce mot.

Mais cette opération a ses dangers et ne guérit pas le fongus, mieux vaut avoir recours au traitement palliatif : les injections tièdes avec l/ôOO de nitrate d'argent, ou simplement les injections d'eau tiède.

S'il y a rétention d'urine, on placera une sonde de gomme à demeure.

Si un très-gros fongus oblilérait le col, on pourrait le traverser avec une sonde mclailique. Faire une ponction avec une sonde à dard à travers le fongus (Chopart) est un moyen du même genre, mais il expose à perforer la vessie, tandis qu'une sonde mousse, munie d'un mandrin, ne peut traverser que le fongus.

Chez les femmes, on sent le fongus en introduisant' le petit doigt dans l'urèthre et le col de la vessie, et il est, commode défaire la ligature ou l'arrachement du polype.

TessSc (ExSTnoi'iiiE DE la). L'exstrophie de la vessie est un arrêt de développement de la paroi abdominale et de la vessie par suite duquel la vessie ouverte en avant forme une tumeur dont la muiueuse vésicale herniée constitue la partie saillante (Devilleneuve).

Une tumeur rouge, fongueuse, existant depuis la naissance, saignant fa' ilement, située au dessus du pubis, présentant à sa par tie supérieure deux mamelons par un point desquels on voit sourdre l'ui'ine goutte à goutte, est une exstrophie de la vessie.

L'exstrophie de la vessie est toujours accompagnée d'épispadias, d'arrêt de développement de la verge ou du vagin ; le pubis peut manquer quelquefois; le gros intestin s'ouvre paribis dans !a vessie exstrophiée et l'anus manque (Broca, l'uech). Chez la femme, les organes génitaux peuvent manquer comidétement (Lemery).

Thérapeutique. — L'exstro|ihie de la vessie compliquée d'arrêt du développement du rectum est au-dessus des

Fig. 747. — Exstrophie de la vessie. A A', B B', G C Incisions an pourtour de la tumeur. Une incision elliptique circonscrit un lambeau à double pont.

ressources de l'art; l'exstrophie simple a été l'objet d'opérations qui n'ont pas encore été suivies de succès. Gerdy a repoussé la muqueuse vésicale dans l'abdomen, à l'aide

de la compression, puis a avivé les bords de la cavité ainsi formée et a réuni ensuite par suture ; le malade a succombé. J. Tioux et A. liichard ont tenté l'autoplastie. Un lambeau dans le premier cas avait été pris sur le scrotum dilaté par deux hydrocèles. Dans le second cas, l'opération avait été semblable à l'opération de l'épispadias (V. ce

Fig. 748. A. Plaie résultant d'un Inmbean abdominal renversé et

couvrant la vessie par sa lace externe. — C. Lambeau scrotal appliqué sur la face saignante B du lambeau abdominal rabattu. — D. Plaie du scrotum.

mot); le dernier malade a succombé à une péritonite. Chez le premier l'opération n'a pas réussi. Dolbeau a réussi une opération de ce genre.

Vessie (Gangrène de la). La gangrène de la vessie est toujours un épiphénoiiiène, la conséquence d'une cystite, d'une rétention d'urine, d'une compression do la vessie pendant l'accoucheincnt, de l'irritation produite par les corps étrangers dans la vessie, et enfin de plaies par instruments contondants.

La gangrène de la vessie ne peut se reconnaître que par les signes des lésions dont elle est le résultat. Seulement lorsqu'à la suite de ces symptômes le malade est [iris tout à coup de hoquets et de lipothymie, de sueurs froides, de refroiiiissemenl du corps, et lorsqu'on sait que la vessie est dans une des conditions énumérées qai favorisent la gangrène, on peut supposer que la vessie est atteinte de spliacèle.

L'épanchement d'urine dans le péritoine après rupture de la vessie s'annonce par les mêmes symptômes que la gangrène de cet organe, triais cette dernière complication s'accoinpagne de ballonnement et de sensibilité extrême du ventre.

L'épanchement d'urine qui se fait après la gangrène de la vessie, dans le petit bassin, s'accompagne de tuméfaction du périnée, et des signes de l'inliltration urineuse, il donne lieu à des fistules urioaires vésicales.

L'épanchement d'urine dans le pér'itoine est toujours mortel.

Thérapeutique. — Le seul traitement rationnel de la o'an'^rène de la vessie est celui de l'infiltration urineuse et de la péritonite.

On peut toujours placer une sonde à demeure dans la vessie,

Vessie (HYPERTROPHIE DE la) . L'hypertrophie de la vessie porte sur les tuniques musculeuse et muqueuse

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principalement; elle a pour origine d'ordinaire une inflammation chronique delà vessie, et de fréquentes rétentions d'urine.

De larges brides charnues, des poches pleines de mucus ou de pus, renfermant quelquefois des calculs, sont le résultat de l'hypertrophie de la vessie; dans le premier cas, il y a ce que l'on appelle une vessie à coloiiw\ dans le second cas une vessie à loges.

Les vessies à loges sont quelquefois dues à des hernies tuniquaires de la vessie ou à des ruptures de la tunique iiiusculeuse, pendant une rétention d'urine (Desaull), et l'hypertrophie alors n'est que consécutive.

11 y a des épaississements partiels de toutes les tuniques de la vessie ou de la tunique muqueuse seule, la cloison recto -vésicale est souvent le siège de celle lésion (Andral).

Les vessies à colonnes sont ordinairement rétractées, ce qui oblige les malades à uriner souvent ; lorsqu'on introduit une sonde, on sent en promenant son bec dans la cavité vésicale des brides charnues contre lesquelles heurte le bec de l'instrument.

Les vessies à loges sont très-difficiles à reconnaître ; cependant lorsque le malade a uriné et lorsqu'en pressant sur l'hypogastre encore tendu on fait naître un besoin d'uriner, et lorsque le malade urine, on peut soupçonner qu'il y a des poches secondaires de la vessie.

Les parois vésicales hypertrophiées sont presque toujours atteintes d'inflammation chronique, elles sont quelquelquefois atteintes d'inertie (V. Paralysie de la vessie). La rétention d'urine dans une vessie hypertrophiée rétractée (Giviale) présente celte particularité qu'il n'y a pas de tumeur à l'hypogastre (V. I'iÉtention d'urine; ; la présence de calculs dans ces vessies rend toujours singulièrement difficile la thérapeutique, V. Calcul vésical.

Thérapeutique. — Il n'y a pas de traitement capable de guérir les vessies à colonnes et les vessies à cellules ou à loges. On traitera les inflammations chroniques de la vessie. On recommamJera aux malades de ne point commettre d'excès et ne point retenir trop longtemps leur urine.

Vessie (NÉVRALGIE DE LA). V. NÉVRALGIE DE LA VESSIE.

Vessie (PARALYSIE DE la). l. Paralysie du col de la vessie. ■ — La paralysie du col de la vessie est un symptôme de lésion des nerfs du plexus sacré ou de la moelle. V. Moelle épinière {Maladies de la), Myélite.

La paralysie dite essentielle du col de la vessie peut être le résultat d'une hypertrophie prostatique et en particulier de celle qui porte sur le lobe moyen (Mercier). Mais il y a des observations où la paralysie du col de la vessie ne paraît se rattacher à aucune de ces lésions.

La paralysie du col de la vessie se traduit par le symptôme incontinence d'urine (V. ce mol).'

Thérapeutique. — Contre la paralysie qui est liée à une hypertrophie prostatique, on instituera le traitement approprié. V. Prostate {Hypertrophie de la).

L'électricité appliquée à l'aide d'un appareil d'induction, une sonde métallique étant introduite dans le col, un stylet métallique étant introduit dans le rectum, sera employée dans les cas de paralysie du col dont la cause ne se rattache ni à une lésion des troncs nerveux ni à une lésion de la moelle.

Les paralysies spinales qui causent la perte des fonc-

tions de la vessie seront traitées par les moyens appropriés. V. Paraplégie.

IL Paralysie du corps de la vessie symptomatique d'une maladie du cerveau ou de la moelle. — La paralysie dont la cause est dans la moelle épinière ou les nerfs rachidiens et le grand sympathique, est, beaucoup plus que la paralysie d'origine cérébrale, capable de déterminer l'inertie du corps de la vessie. Lorsque celte paralysie a lieu, les malades ont toujours leur vessie distendue remontant au-dessus du pubis, et ils urinent par regorgement. Quelques malades ont de la sorte une inconlinence d'urine. Lorsque la sensibilité de la muqueuse vésicale est paralysée, le besoin d'uriner a disparu.

Thérapeutique. — Le traitement de cette maladie consiste à traiter la lésion des centres et des cordons nerveux qui président à l'innervation de la vessie. Contre le fait de la stagnation de l'urine dans la vessie, on appliquera le traitement approprié à l'inertie de la vessie.

m. Paralysie musculaire du corps de la vessie. Inertie de la vessie. — L'inertie de la vessie est le résultat d'une paralysie musculaire du corps de la vessie, ou quelquefois d'un trouble de l'innervation. On ne peut reconnaître ces deux états et les distinguer l'un de l'autre que par l'efficacité du traitement, car il n'y a que les paralysies musculaires qui soient susceptibles de guérison.

Les hypertrophies de la vessie avec ampliation c'està-dire, la dilatation de la vessie, les vessies à colonnes, les vessies à loges, oUrent souvent des exemples de paralysies vésicales. Mais il faut savoir que la stagnation de l'ui'ine cause aussi ces états. Néanmoins la paialysie de la vessie peut être quelquefois primitive (Mercier, Cruveilhier).

Il y a des paralysies musculaires aiguës, qui sont dues à la rétention d'urine, quel que soit l'olistacle qui s'oppose à la sortie de l'urine ; la paralysie existe alors ou bien immédiatement après une rétention, ou bien elle apparaît progressivement à la suite de rétentions successives.

Le caractère de la paralysie du corp^ de la vessie est la stagnation d'urine; cet état est révélé par une distension de la vessie que l'on sent par le palper abdominal. Lorsqu'on sonde les malades, l'urine coule en bavant sans produire de jet, et pour vider la vessie on est obligé de presser sur l'hypogastre des malades. Lorsque les malades ont un rétrécissement, ils urinent goutte à goutte ; lorsque l'urèthre est libre, les malades urinent quelquefois par jet, mais peu h la fois, et le jet coule sans force. Lorsque le col de la vessie est paralysé en même temps que le corps, il y a incontinence d'urine, et il y a ce qu'on appelle l'urination par regorgement.

Thérapeutique. — Lorsqu'un malade se présente avec les caractères de la stagnation de l'urine, si l'urèthre est libre, on sondera le malade debout, après qu'il aura uriné; pour cela, on se servira d'une sonde de gomme n" 16 ou 1 4 de la filière Charrière, on ne videra pas la vessie d'un seul coup. Puis, pendant les jours suivants, on passera la sonde quatre à cinq fois dans les vingt-quatre heures. Lorsque la vessie sera revenue sur elle-même, les malades ne se sonderont plus que deux fois par jour. Si le malade a un rétrécissement de l'urèthre ou une hypertrophie prostatique, il vaut mieux laisser une sonde à demeure plutôt que de sonder plusieurs fois par jour les malades. Mais on fixera la sonde de façon que son bec seul soit engagé dans la vessie, et les malades feront pénétrer la sonde dans la cavité vésicale mour uriner (V. Cathétérisme perma-

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nent). Lorsque les malades urinent autour de leur sonde, il est indiqué de retirer la sonde à demeure. C'est surtout dans la paralysie de la vessie que la sonde de caoutchouc est l)onne pour être laissée à demeure.

Quand la vessie est revenue sur elle-môme, en vertu de son élasticité, on aura recours aux traitements curatifs appropriés, soit pour les rétrécissements de l'urèthre, soit pour la paralysie de la vessie, si malgré le traitement simple de la stagnation d'urine la paralysie de la vessie n'a pas été amendée.

Pour guérir la paralysie de la vessie qui a résisté au cathélérisine méthodique destiné à évacuer l'urine, ou appliquera les injections d'eau froide dans la vessie, les lavements froids et les bains froids, les affusions froides sur les reins et l'hydrothérapie.

Les injections pratiquées dans la vessie se font à l'aide d'une sonde métallique ou d'une sonde de gomme. On injecte lentement et l'on s'arrête lorsque les malades accusent le besoin d'uriner. V. Cystite chronique.

Les injections sont répétées tous les jours. Les irrigations continues avec l'eau froide et à l'aide d'une sonde métallique à double courant ont été suivies de succès dans quelques cas (Civiale, Philips). Pour faire ces irrigations, on place un siphon dans un seau élevé au-dessus du lit, le siphon communique avec un tube adapté à la sonde ; un autre tube part de la sonde et vient dans un vase placé sur le sol La sonde est fixée par les moyens ordinaires. V. Cathétérisme permanent.

Les irrigations ne sont pas toujours bien supportées ; si le malade accusait de la douleur, il faudrait les suspendre. Quelquefois on pourra faire tolérer l'irrigation continue chez des malades très-sensibles, soit en employant une sonde de gomme,- soit en appliquant sur la région hypogastrique un emplâtre avec 1 à 2 grammes d'extrait de belladone ou en administrant un lavement avec huit h quinze gouttes de laudanum.

Les pommades rubéfiantes multiples telles que la pommade d'Autenrieth, les frictions avec l'huile de croton tiglium, pourront être employées.

L'électricité (Michon) a donné un succès; une sonde métallique introduite dans la vessie et une sonde placée dans le rectum ont servi à faire passer un courant d'induction dans la vessie.

Vessie (Plaies DE la). Les plaies de la vessie sont produites par des instruments piquants, tranchants ou contondants. Il y a des plaies sous-cutanées produites par des esquilles à la suite de fractures. Il y a enfin des plaies produites par des corps piquants ou contondants introduits dans la vessie (Caudemont, Civiale) ; les sondes (A. Bérard), les instruments lithotriteurs maniés sans prudence dans la vessie, ou appliqués pour des cas difficiles, peuvent blesser cet organe.

Les plaies avec solution de continuité de la peau sont en principe moins graves que les plaies sous-cutanées ou les plaies produites dans la vessie de dedans en dehors, parce que dans les premières il est possible que l'urine s'écoule facilement au dehors, tandis que dans les secondes l'urine s'infiltre fatalement. Il faut distinguer dans les premières plaies les cas où la plaie est régulière, et ceux où la plaie est sinueuse et où la vessie a été traversée de part en part (Laugier) ; les premières sont encore les moins graves.

Les plaies du corps de la vessie par un agent extérieur n'ont le plus souvent lieu que quand la vessie est distendue par l'urine, et, dans ces conditions, le péritoine peut n'être pas touché.

Les plaies de la vessie par des balles traversent quelquefois la vessie de part en part, mais les balles peuvent fracturer le pubis et alors la plaie de la vessie peut être produite par une esquille. Parfois la balle contusionne les parois de la vessie, cause une eschare qui en tombant laisse la vessie ouverte (Fleury de Clermont).

Lorsqu'il y a une large plaie de l'abdomen avec ouverture de la vessie, il peut arriver qu'il y ait des hémorrhagies extérieures dues à la section de l'artère épigastrique.

Dans- la plupart de ces cas de vaste plaie, la vessie est largement ouverte et l'urine s'épanche, tantôt dans le tissu cellulaire, tantôt dans le péritoine.

L'issue de l'urine au dehors, les signes d'une péritonite suraiguc, indiquent ces états ; dans la plupart des cas il y a hémorrhagie plus ou moins considérable emplissant quelquefois la vessie, et les malades rendent de l'urine chargée de sang. Une plaie sinueuse intéressant le corps de la vessie n'est révélée que par ces symptômes ; une plaie située au niveau du col de la vessie cause quelquefois la rétention d'urine par suite du gonflement de la plaie. Aussi, lorsqu'il y a deux plaies de la vessie, c'est la plus éloignée du col de la vessie qui devient fistuleuse.

En général, lorsqu'il y a une plaie de la vessie, les malades ont des défaillances et des douleurs abdominales et uréthrales ; il y a quelquefois du ténesme anal et vésical, les malades ont des envies d'aller à la garderobe, plus lard il y a des signes d'infection urineuse ou de péritonite.

Les accidents primitifs des plaies de la vessie sont l'infiltration d'urine ou la péritonite suraiguë. Les accidents consécutifs sont les fistules urinaires et les calculs urinaires autour d'un fragment de corps étranger resté dans la vessie. On a vu une hernie consécutive de la vessie après une plaie de cet organe (Ruysh, S. Cooper, Larrey).

Les plaies de la vessie peuvent être compliquées de corps étrangers tels qu'une esquille (Bourienne), une balle, mais même dans ces conditions la plaie peut guérir, le corps étranger finit par se présenter à l'ouverture extérieure d'où il peut être extrait. D'autres fois, le corps étranger passe dans le rectum ou le vagin après avoir ulcéré les parois de la vessie. Il y a des corps étrangers peu volumineux qui sont sortis par l'urèthre. Les plaiesdes viscères voisins de la vessie, les fractures du bassin, sont des complications qui entraînent des fistules consécutives souvent irrémédiables.

On reconnaît les plaies de la vessie à l'écoulement de l'urine par la plaie et à l'hémorrhagie par l'urèthre; les plaies sinueuses mômes sont reconnues à ces signes, mais il est inutile de sonder la plaie à moins que l'on ne soupçonne un corps étranger : dans le cas où l'on voudrait sonder la plaie, on se servira d'une sonde de femme.

Thérapeutique. — Des compresses d'eau froide seront placées sur la blessure. Une ou plusieurs saignées seront faites. Les malades boiront peu et se rafraîchiront en suçant quelques morceaux de glace, et ils observeront la diète absolue et ne boiront pas de vin. On placera les malades de façon que l'urine coule facilement par la plaie.

Ce traitement est plus rationnel que les ventouses sur la plaie et des bains prolongés.

Une sonde flexible sera placée à demeure dans la vessie (Dupuytren, Larrey, S. Cooper). Celle pratique est surtout recommandable pour les plaies qui siègent au col de la vessie, et sont accompagnées de déchirure de l'urèthre ; on laisse la sonde deux jours en place et on la change dès qu'elle s'incruste.

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Dans les plaies par instruments tranchants la sonde doit rester à demeure jusqu'à la complète cicatrisation de la plaie.

La suture d'une plaie de la vessie (Pinel-Grandchamp), la cautérisation de la plaie (Amussat, Villardebo), sont contre-indiquées depuis ce que l'on sait des sutures faites pour les hernies de la vessie opérées. V. Cystocèle.

Lorsqu'il y a une hémorrhagie, on placera des compresses d'eau glacée sur la région hypogaslrique, on fera des injections d'eau glacée par la plaie et par Furèlhre, S'il y a des caillots dans la vessie on ne les enlèvera pas immédiatement ; si un peu plus tard ils ne peuvent être évacués, on les morcellera avec une sonde, on les attirera par la plaie. S'il y a rétention d'urine, on est autorisé à débrider ou à faire la taille périnéole. (A. Cooper.)

Lorsqu'il y a un corps étranger ou des esquilles dans la vessie, on les extraira par la pli.ie en débridant s'il est nécessaire (S. Cooper, Larrey). S'il y avait une plaie produite par un fragment osseux, on extrairait celui-ci par la taille périnéale (Larrey), ou la taille sus-pubienne (Baudens); la première opération est la meilleure, mais s'il y avait une plaie faisant communiquer le rectum avec la vessie, c'est par cette solution de continuité qu'on pourra aller à la recherche des corps étrangers. (Demarquay.)

L'infdtration urineuse sera traitée par les grandes incisions (V. Infiltration urineuse). L'épanchement d'urine dans l'abdomen et la péritonite suraiguë, presque toujours mortels, résistent aux traitements qu'on leur oppose, mais le débridement de la plaie a été fait môme dans ce cas (S. Cooper).

Lorsque la vessie paraît avoir été touchée par une balle, bien qu'il n'y ait pas de signes évidents, on placera pendant vingt-quatre heures seulement une sonde à demeure, puis les jours suivants on sondera toutes les fois que le malade aura envie d'uriner. Lorsque l'eschare en tombant laissera écouler de l'urine, on placera de nouveau la sonde à demeure, jusqu'à cicatrisation de la plaie.

Si un corps étranger reste dans la vessie et ne peut être extrait par l'urèthre, on fera l'opération de la taille (Souberbielle ) par la méthode périnéale. Une balle, un biscaïen, peuvent être extraits de la sorte ; une <;squille osseuse sera extraite de préférence par la litholritie. V. Calculs vÉsicAux.

Vessie (Polypes de LA),Chopart(TM/neitt's lymphatiques concrètes. Deschamps). On désigne sous le nom de polype de la vessie une végétation vésiculeuse, molle, pulpeuse, sur laquelle rampent de petits vaisseaux, pédiculée ou non et se continuant avec la muqueuse aux dépens de laquelle elle est formée (Hélie).

Ces végétations se développent autour d'un point ulcéré et semblent être des bourgeons charnus infiltrés. Il n'est pas rare de voir leur surface incrustée de matière calcaire Les polypes i-amifiés (Baillie), les épanchements de sang coagulé soulevant la muqueuse (Mercier), ne sont pas des polypes. V. Vessie [Cancers de la).

Les petits polypes de la vessie sont toujours méconnus, ceux qui sont un peu volumineux sont reconnus quelquefois par le cathétérisme, ceux qui sortent par l'urèthre chez les femmes se montrent avec les caractères d'un polype de l'urèthre. V. ce mot.

Tous les polypes de l'urèthre et de la vessie causent des urélhrorrhagies, mais celles-ci sont moins abondantes que celles du cancer, et l'urine qui est mêlée au sang n'a point une mauvaise odeur.

Thérapeutique. — Lorsqu'on aura constaté un polype

de la vessie avec une sonde, ou qu'on l'aura aperçu avec l'endoscope, on essayera d'enlever la tumeur en la raclant avec une sonde (Nicod) ; cette opération est meilleure que l'arrachement avec une pince à trois branches sur le modèle de celle de Ilunter (Civiale) ; on peut en effet arracher la muqueuse au lieu du polype. Après l'opération, on fera des injections d'eau froide dans la vessie, et l'on appliquera un cataplasme sur le ventre et on laissera la sonde à demeure.

Chez les femmes on dilatera l'urèthre et l'on pourra aller lier le polype dans la vessie (Warner); — l'arrachement après dilatation préalable de l'urèthre n'est pas une plus mauvaise pratique.

Quoi qu'il en soit, un polype qui ne s'accroît pas ne doit pas être opéré, et l'on se bornera à traiter les complications inflammatoires qui se montreront (V. Cystite). On fera des injections d'eau tiède dans la vessie, s'il y a un peu de cystite chronique; s'il y a rétention d'urine, on placera une sonde de gomme ou de caoutchouc à demeure dans la vessie.

Vessie (RUPTURES DE la). l. Ruptures totales. — La vessie se rompt sous l'influence d'un traumatisme pendant que l'organe est rempli de liquide. Il est plus rare que la vessie se rompe à la suite de la rétention d'urine.

C'est, en général, vers le bas-fond de la vessie, au niveau de l'angle sacro-vertébral, que les ruptures ont lieu (Laugier); mais cette règle n'est pas absolue.

Une chute d'un lieu élevé, les efforts pendant l'accouchement, les efforts violents pour uriner pendant la rétention d'urine complète, senties causes delà rupture de la vessie.

Les effets de la rupture de la vessie sont un épanchement d'urine dans le péritoine et une péritonite, ou un épanchement d'urine dans le petit bassin avec ses conséquences, une infiltration urineuse et des fistules urinaires consécutives.

Dans le cas où il n'y a pas de rétention d'urine, les malades présentent les symptômes suivants : une douleur vive existe à la région hypogaslrique , il y a un besoin d'uriner qui ne peut être satisfait, ou bien quelques gouttes d'urine à peine sont rendues et mêlées avec du sang.

Si la vessie est rompue en avant sans que le péritoine soit ouvert, on sent une tumeur en arrière des muscles droits; une sonde introduite dans la vessie pénètre quelquefois dans la cavité accidentelle et permet d'en évacuer l'urine.

Si la vessie est rompue du côté du rectum, on sent une tumeur fluctuante autour de la prostate, et le bec de la sonde est senti à travers le rectum.

Les accidents généraux des ruptures spontanées ou traumaliques de la vessie sont l'altération profonde des traits, la sécheresse de la langue; une agitation extrême, quelquefois un colapsus profond, et il survient des hoquets et des vomissements. Les malades ne sont pas tous pris immédiatement d'accidents généraux : quelques-uns tombent, se relèvent et marchent même après l'accident. Puis, au moment oîi l'infiltration urineuse apparaît, les malades éprouvent des frissons et exhalent une odeur urineuse caractéristique. Ces phénomènes généraux sont le type de ce qu'on a appelé la résorption urineuse, infection urineuse ou urémie par absorption de l'urine. V. Infection urineuse.

La douleur vive au moment de l'accident, un soulage-

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ment après le cathétérisme, font reconnaître, indépendamment des signes tirés de la constatation d'une tumeur à I hypogastre et au périnée et des résultats fournis par le cathétérisme, les ruptures traumatiques de la vessie.-

La rupture spontanée de la vessie distendue par l'urine dans le cas de rétention prolongée d'urine, se reconnaît par mie douleur vive, les signes généraux des ruplures delà vessie, et par un affaissement de la tumeur formée par l'organe distendu.

Les ruptures de la vessie sans ouverture du périloinene sont pas au-dessus des ressources de l'art.

Thérapeutique. — Au moment où la vessie vient de se rompre, si l'urèthre et le col de la vessie ne sont pas oblitérés, on placera une sonde molle, ou mieux une sonde métallique à petite courbure, à demeure, et on la débouchera de temps en temps avec un mandrin de fil de fer pour enlever les caillots qui boucheraient les yeux de la sonde.

S'il y a un épanchement d'urine en arrière de la ligne blanche on ouvrira le foyer en incisant les tissus couche par couche (Syme, un cas de guérison). Mais s'il était possible de faire pénétrer la sonde dans la poche accidentelle et de la vider (Denonvilliers, une guérison), cela serait moins dangereux.

S'il y a infiltration d'urine, on appliquera le traitement approprié.

Vingt sangsues seront appliquées sur l'hypogaslre ou au périnée aux premières marques d'inflammation ; la sonde doit rester à demeure dans la vessie pendant huit à dix jours et sera changée et nettoyée plusieurs fois. Les malades boiront peu, des cataplasmes seront placés en permanence sur l'hypogastre et le périnée.

Les malades ne prendront que du bouillon et on leur donnera deux lavements émoUients, un le matin, et unie soir.

Si la vessie rompue après une rétention d'urine prolongée s'ouvre du côté du petit bassin, il se produit une infiltration urineuse qui sera traitée par de larges incisions. S'il y avait consécutivement une tumeur fluctuante sous les muscles droits, l'incision est un moyen de salut éventuel, mais qu'un succès a justifié.

II. Ruptures partielles de la vessie. — Sous l'influence des causes qui amènent la rupture de toutes les tuniques de la vessie, la couche musculaire de la vessie peut être la senh nui se déchire. Il en résulte une hernie tuniquaire (Desault .Cette lésion n'entraîne aucun accident immédiat; elle est seulement la cause de poches vésicales secondaires désignées sous le nom de poches vésicales. V. Vessie [Hypertrophie de la).

Vessie (SpASME DU COL DE L.\). Le col de la vessie se contracte spasmodiquement dans la cystite aiguë et chronique, dans l'uréthrite aiguë et chronique, mais surtout à la suite d'une prostatile. La contracture de la vessie indépendante de tout état inflammatoire est chose excessivement rare, mais la contracture du col n'est pas forcément la conséquence d'une inflammation au voisinage du col.

La contracture de la portion musculeuse de l'urèthre accompagne souvent celle de la vessie. V. Moelle [Plaies de la).

La contracture de la vessie s'annonce par une difficulté d'émettre l'urine malgré de grands efforts, et on la reconnaît à ce caractère que le liquide coule assez bien dès que l'urine est parvenue au méat ; l'urine cause une douleur vive pendant le passage dans l'urèthre, et lorsqu'elle a

cessé de couler le malade sent une douleur au méat urinaire. Quelquefois des douleurs se font sentir aux aines, au\ lombes et à l'hypogastre, mais c'est dans les cas où il y a une inflammation autour du col de la vessie.

On reconnaît la contracture du col de la vessie et de la portion musculaire de l'urèthre à l'aide d'une sonde à bout olivaire de 5 millimètres de diamètre que l'on introduit librement jusqu'à la portion membraneuse contractée, et en appuyant avec lenteur on parvient à passer; lorsque la boule arrive sur le col de la vessie il y aune douleur assez vive et une envie d'uriner, mais on passe encore. Pour être plus sûr encore du diagnostic, on introduira ime sonde d'un plus gros calibre.

Le passage d'une grosse sonde à olive empêchera de croire qu'ily a un rétrécissement. On examinera d'ailleurs s'il n'y a pas des signes de blennorrhagic chronique, de cystite ou de prostalite. La se rappellera qu'il y a des spasmes du col après des excès de co'it, et après des excès de boissons.

Quelquefois les contractures du col de la vessie et de la portion membraneuse ou musculeuse de l'urèthre disparaissent seules par le repos et après un grand bain.

Thérapeutique. — Le meilleur remède contre la contracture du col de la vessie est le traitement antiphlogistique, dix à quinze sangsues au périnée et le cathétérisme avec des sondes de cire molles (B. Bell, Howship, Civiale) que l'on enduit d'une pommade contenant 2 à 5 centigrammes d'extrait de belladone, pour 10 grammes d'axonge. Un suppositoire :

Beurre ou axonî^e 20 grammes.

Extrait lie belladone.

à 5 centigram.

(rhilips.)

placé dans le rectum; des compresses froides sur le périnée et les aines sont de bons moyens lorsque la contracture coïncide avec une lésion inflammatoire qui vient de se terminer.

Le sulfate de quinine à la dose de 1 à 2 grammes en potion à prendre dans les vingt-quatre heures (Serres, de Dax) a été suivi d'amélioration presque immédiate; le bromure de potassium (Gusco INélalon) a rendu des services dans ces cas.

Lorsque la contracture est due à une inflammation chronique, on peut faire des frictions sur les cuisses et le périnée avec la pommade d'Autenrietb, l'huile de croton, on peut même appliquer un sélon au périnée, mais ces moyens sont d'une efficacité réelle seulement pour l'inflammation chronique de l'urèthre. Les bougies enduites de pommade au calomel, I gramme pour 30 d'axonge, au tannin, 50 centigr. pour un gramme d'axonge (Mercier), ou les bougies enduites de térébenthine, de pommade au précipité l'ouge (C. Dell), sont dans le même cas.

En général l'usage des bains tièdes n'est pas favorable (Phillips), les bains frais, les affusions froides, sont préférables.

Contre les urélhrites chroniques qui provoquent un spasme au moindre excès, on fera des injections uréthrales (V. Uréthuite BLENN0i\r.H.4GiQUE). On a injecté : eau distillée, 30 grammes; nitrate acide de mercure, 2 gouttes (J. Magaud); ou bien une solution de chlorure de zinc au 1/lUOr ou 1/500'.

On pourra cautériser avec le nitrate d'argent à l'aide du porte-caustique de Lallcmand. On cautérisera directement en se servant de l'endoscope, s'il y a une uréthrite chronique.

Les malades suivront un régime doux, ne feront aucun

VESS

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excès. L'exercice du cheval, le transport en voiture, les marches forcées, seront évités (Hunter). Le coïl et la maslurl)ation sont des causes fréquentes de rechutes ; il faut en prévenir les malades.

Les malades atteints de rhumatismes et chez lesquels on peut attrihuer les récidives à la diathèse rhumatismale seront soumis au traitement par les douches de Plombières et de Baréges, suivies d'un bain de .'50 à 35" (Phillips).

Les boissons diurétiques, en petite quantité toutefois, le repos, les cataplasmes sur le périnée et le ventre, sont suffisants pour arrêter les spasmes consécutifs aux excès du coït. Des boissons alcooliques (médecine belge) font cesser les l'étenlions d'urine dues à des spasmes. C'est pour les maladies de ce genre que L*s médications empiriques et grossières contre la rétei .ion d'urine ont pu réussir. Ainsi l'application de sel sui' le méat et même dans la fosse naviculaire, le contact d'un corps froid sur les cuisses et les aines, les bains locaux, etc.

Lorsque par suite de contractures répétées, la vessie a perdu son ressort, on fera des injections froides dans la vessie. V. Vessie [ParuUjsie delà).

Vessie (Tubercules de lk). La diathèse tuberculeuse peut porter son action sur la vessie, mais cela est rare. Autant il est fréquent de voir des tubercules dans la prostate, autant il est exceptionnel que des tubercules se développent dans l'épaisseur des parois de la vessie. Le cas a été ob>ervé une fois (Larcher). On a vu plus souvent des tubercules sur' le péritoine qui recouvre la vessie que dans les tuniques mêmes de cet organe.

Thérupeuligue. — Traitement de la diathèse tubercu leuse et de la cystite chronique. V. Phthisie pulmonaibe et Cystite chronique.

Vessîe (Ulcération de la). Les ulcérations de la vessie sont une manifestation de la cystite chronique (V. ce mot) ou de la gangrène d'un point limité de l'organe, après qu'un corps étranger a été longtemps en contact avec la muqueuse. Il y a des ulcérations de dehors en dedans, comme celles qui résultent de l'adhérence de la vessie à une tumeur qui se vide dans cet organe.

Lorsque la vessie se perfore du côlé du péritoine, il n'y a pas de ressource, car il en résulte une péritonite mortelle.

Lorsque la vessie se perfore du côté du petit bassin ou du côté d'un conduit murjueux, comme le vagin ou le rectum, il se forme des infiltrations urinaires. V. Fistules.

Lorsque la vessie renferme des corps étrangers, le contact de ces corps cause ordinairement une inflammation grave et des ulcérations consécutives de la vessie de dehors en dedans. V. Grossesse extra-utérine, Phlegmons

DE LA FOSSE ILIAQUE, etc.

Thérapeutique. — Les ulcérations de la vessie comportent les mêmes indications thérapeutiques que les ruptures de la vessie.

Vessie (Valvule musculaire du col de la) . La valvule du col de la vessie est une hypertrophie de la muqueuse de cet organe et des fibres musculaires du sphincter du col de la vessie, formant soupape sur l'orifice vésical de l'urèthre (Mercier).

La valvule du col de la vessie )ieut produire la rétention d'urine complète.

On reconnaît la valvule du col de la vessie à une diflicullé d'uriner analogue à celle qui existe dans la con

Iracture du col, seulement le jet a perdu de sa force, il est tortillé en spirale. Le col de la vessie est sensible et douloureux; pendant la défécation, les malades souffrent quand le chirurgien presse sur la prostate avec le doigt introduit dans le rectum.

La valvule du col de la vessie se reconnaît par l'exploration avec une sonde ordinaire dont le passage n'éprouve aucun obstacle dans le canal. Cette exploration comparée aux signes observés ne laisse aucune incertitude. Lorsque l'on introduit une sonde à petite courbure, on est arrêté au col vésical, et il faut abaisser fortement le pavillon de la sonde pour pénétrer dans la vessie, comme dans le cas d'hypertrophie du lobe moyen de la prostate qui est presque la n)ême chose que la valvule du col de la vessie.

On ne peut distinguer la valvule du col de la vessie de l'hypertrophie du lobe moyen de la prostate, qu'au moyen de la sonde à petite courbure.

En faisant tourner cette sonde sur son axe de façon à diriger son bec du côté du rectum, on ne sent aucune tumeur gêner le mouvement s'il s'agit d'une valvule du col de la vessie; le contraire a lieu dans l'hypertrophie du lobe moyen de la prostate (V. Prostate [Ili/pertrophie de la], mais cette distinction est très-subtile.

Thérapeutique. — Si l'on ne veut pas avoir recours au cathétérisme quotidien, on excisera la valvule (Mercier). Ce traitement n'est pas sans dangers, de graves accidents ont suivi quelquefois cette opération.

Pour exciser la valvule, on soumet le malade à un traitement préparatoire, on administre du sulfate de quinine à la dose de 51J centigr. par jour; on calmera le ténesme par les demi-lavements avec huit gouttes de laudanum et les bains de siège, on donnera des boissons délayantes. Le jour de l'opération on donnera au malade des quarts de lavement laudanisé.

Le meilleur instru.ment pour couper la valvule est l'inciseur à lame courante de Mercier.

Après avoir fait une injection d'eau tiède dans le réservoir urinaire, on introduit l'instrument fermé. Lorsqu'il

Fig'. 749. — luciseiu' n lame courante, de Mercier.

est parvenu dans la vessie on le pousse loin dans l'organe on retourne le bec vers le bas-fond, on le fait descendre jusqu'au col, puis on ouvre et l'on referme l'instrument en lui faisant décrire un chemin qui se traduit par une étendue de 3 centimètres sur la tige de Tinciseur. On sent les tissus qui cèdent sous l'instrument; puis, lorsque l'on a cru avoir coupé assez, on retire un peu l'instrument et l'on cherche ainsi s'il n'est pas resté quelque chose du côlé de l'urèthre.

S'il reste quelque chose, on retourne l'inciseur et l'on fait saillir la lame au delà du talon de l'instrument en B, fig. 7/i9; de la sorte, les restes de la valvule sont coupés.

Après l'opération, le malade a en général une liémorrhagie par l'urèthre. On arrête celle-ci avec des compresses d'eau glacée sur la verge et le périnée et des cataplasmes froids sur le ventre ; quelquefois en passant une grosse sonde qui comprime la plaie, on arrête l'écoulement du sang. Le malade urinera en se tenant sur le côté et videra ainsi le liquide injecté dans la vessie.

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S'il y avait rétention d'urine, on sonderait avec une sonde-bougie flexible. Vers le sixième jour, alors que les hémorrbagies sont arrêtées, on placera une bougie assez volumineuse dans le canal. Si le malade a été aiïaibli par les liémorrliagics, on lui donnera du quinquina, 2 grammes d'extrait en deux bols et du sirop d'iodure de fer, 30 gr. par jour.

Si une partie de la valvule avait écbappé à la section, il faudrait attendre que le malade soit entièrement guéri avant défaire une nouvelle opération.

La valvule du col de la vessie ne guérit pas par l'usage des dépresseurs employés pour la valvule prostatique.

Vessie (Varices de la) (Chopart, Besauit). Les varices du col do la vessie sont des affections rares, peu reconnaissables par d'autres signes que certaines douleurs névralgiques et quelques contractures du col de la vessie, mais ces symptômes sont toujours peu marqués.

Lorsqu'une varice est ulcérée, il y a des hémorrhagies qui pourraient faire penser à beaucoup de lésions, telles que les polypes, les cancers et les calculs vésicaux, mais l abscnce des signes propres à ces deux dernières maladies empêcl'eront toute erreur. Les polypes et les varices de la vessie sont deux lésions rares, qu'il est très-difficile de distinguer l'une de l'autre, si ce n'est par voie d'exclusion. Cependant, en cas d'incertitudes, des varices existant sur plusieurs points du corps devraient faire songer à des varices de la vessie

Thérapeutique. — Les malades chez lesquels on soupçonnera des varices du col de la vessie éviteront toutes les causes capables de congestionner la vessie. Les excès, les fatigues ou les autres causes d'irritations, seront éloignées du malade. Les affusions froides sur le périnée et riiypogastre peuvent être d'un bon usage.

On a réussi à arrêter une liémorrhagie en relation avec des varices du col à l'aide d'une potion avec 20 gouttes de perchlorure de fer (A. Després).

Desault a conseillé l'usage d'une sonde à demeure pour exercer une compression sur les varices du col de la vessie.

f'ÉTIWER. Plante des Indes appartenant à la famille des graminées, dont la racine très-odorante et fort exci lante, est plus employée en parfumerie qu'en médecine.

VIANDE. Nom de la partie charnue des muscles, qui est extrêmement nutritive et indispensable à l'alimentation.

En thérapeutique, la viande de bœuf est employée on décoction pour faire du bouillon ou en infusion pour faire du thé de bœuf.

Le bouillon se fait en mettant la viande dans l'eau froide que l'on- fait chauffer de façon à l'amener lentement à l'ébullition, et elle doit rester six heures dans l'eau. Si l'on mettait la viande dans l'eau bouillante qui coagulerait aussitôt l'albumine, on aurait de moins bon bouillon, mais en revanche un plat bien meilleur de liande bouillie :

viande Je bœuf désossée 1430 gmoimes.

Os. . . '. 430 id.

Sel marin 40 id.

Kaii 5 litres.

Mettre dans un vase de terre vernissée, chauffer graduellement jusqu'à l'ébullition et ajouter 3 30 grammes de carottes, de navets, d'oignon brûlé, etc. On maintient l'ébullition douce pendant cinq heures et demie, ce qui donne k litres de bouillon, 850 grammes de bouilli et de bons légumes.

Le bouillon Liebig ou thé de Liebig se fait en une heure. Après avoir haché 1 kilogramme de viande dégraissée, on

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