VICH
le chauffe lentement jusqu'à ébullition pendant une heure dans 1 kilogramme d'eau, et, après quelques minutes d'ébnllitioii, on a un bon bouillon.
Jus de viande. — On peut employer le jus de viande obtenu au moyen d'une petite presse à forte pression. Dans ce cas, un morceau de filet passé au feu très-légèrement est mis sous la plaque de pression, et, à l'aide d'un tour de vis le jus s'échappe par les trous de l'appareil et est recueilli dans un verre pour être bu par le malade.
On emploie aussi le jus de viande fait avec de la viande hachée mise sans eau dans un flacon formé pendant trois heures au milieu d'un vase d'eau bouillante Cela fait on presse cette viande cuite dans du linge et l'on a un suc de viande très-réparale. r.
Purée de viande crue. — Le filet de bœuf dégraissé, haché, pilé et tamisé, s'emploie comme agent curatif de la diarrhée^ chronique des enfants (Weisse), et on le donne, à la dose de 30 à 60 grammes, comme remède exclusif et comme unique aliment. Il s'administre en boulettes roulées dans du sucre ou dans la gelée de groseilles, ou dans la conserve de roses, ce qui constitue la conserve de Damas (Mialhe), ou délayé dans du sirop, dans de l'eau sucrée, dans de l'eau rougie, etc.
Dans la phthisie pulmonaire et dans les cachexies on l'administre à la doso de ï50 à 200 grammes avec du pain et du beurre, avec un verre d'eau sucrée et 60 grammes d'eau-de-vie pour tisane.
Cette viande, desséchée avec soin et couverte de sucre, sert à faire des pastilles qui, sous le nom de musculine Guichoii, peuvent remplacer la viande crue. Chaque pastille contient 3 grammes 50 centigrammes de viande et 100 grammes de celte musculine représentant 175 grammes de viande fraîche.
La viande de mouton et la chair de poulet s'emploient de la même manière : en grillade, en purée crue, en bouillon ou en infusion. On a aussi vanté la chair de lortue, de grenouille, du limaçon, etc., mais il n'y a rien de bien substantiel dans ces difl'érentes espèces de viandes, et, si on les emploie, c'est comme décoction adoucissante mucilagineuse, dans la convalescence de quelques maladies aiguës et dans quelques cas d'entérite chronique.
VIBK.4TOIRE. Frémissement d'une substance ou d'une partie agitée par de fortes oscillations.
Frémissement vibratoire. Le frémissement vibraloire de la région cardiaque indique une maladie organique rétrécissant l'un des orifices du cœur, et dans une tumeur quelconque il doit faire songer à l'existence d'un anévrysme simple ou d'un anévrysme artérioso-veineux.
VICE. Ancienne dénomination donnée à toutes les maladies dialhésiques. — On disait alors le vice dartreux, syphilitique, cancéreux, scrofuleux; mais, aujourd'hui, il n'est plus cpieslion que des diathèses (V. ce mot), et les vices de nutrition ou de conformation constituent les maladies organiques ou les monstruosités. V. ces mots.
VICMV (Allier). Eaux minérales alcalines, gazeuses et, sur d'autres points, alcalines gazeuses et ferrugineuses ayant une température de Mx" à i3°. Il y a les sources de VUôpit'd, de la Grande grille, des Célestins, du Puits chomcl, de Mesdames, qui sont alcalines, et la source Lardy qui est en môme temps alcaline et ferrugineuse.
On les emploie en boisson et en bains contre la gravelle; les calculs du rein \±\ et la goutte contre les calculs biliaires et les engorgements chroniques du foie E;
Vie
contre la chlorose et certaines dyspepsies [T] ; contre le diabète |+ +[ ; contre [\es affections chroniques de TinluslinEI-
ViC-SliR-cÈRE (Cantal). Eau alcaline gazeuse et ferrugineuse froide, employée contre la chlorose, la gastralgie, les maladies du foie, la cachexie des fièvres intermittentes, le catarrhe de la vessie et la gravelle [+]•
VIE. La vie est un agent susceptible de donner à la matière des propriétés nouvelles différentes de ses propriétés physiques ordinaires.
C'est la vie qui fait l'organisation qu'elle crée, qu'elle accroît, qu'elle entretient et qu'elle conserve malgré la continuelle rénovation de sa substance, et quand on prétend le contraire, c'est comme si Ton disait qu'une machine se fait sans mécanicien.
La vie est la cause avant d'être le résultat de Torganisalion.
Dans les êtres vivants, il y a deux choses, Varjent qui crée ou qui dirige, et le mécanisme qui obéit tout en nyant ses résistances particulières en rapport avec la structure des organes.
Chez l'adulte, il semble que l'organisation soit la môme chose que la vie, puisqu'il suffit de déranger l'une pour troubler l'autre ; mais en examinant le germe amorphe des êtres au moment où il commence à se mouvoir vers sa forme spécifique, on voit qu'une force étrangère dirige la matière dans l'organisation qu'elle doit former.
Ceux qui font de la vie un résultat de l'organisation n'ont jamais pensé qu'en dehors de cette organisation loute matière vivante amorphe, et par conséquent sans propriétés de structure, offrait trois attributs particuliers, r mpressibilité , c'est-à-dire la sensibilité, sans nerfs; Vaulijrinésie, c'est-cà-dire le mouvement par soi-même, sans libres contractiles, et \a pivmorphosv, c'est-à-dire la puissance de prendre et de conserver une forme spécifique.
Si la vie n'est pas le résultat de l'organisation, elle en est la cause, et c'est une force distincte et particulière dans chacun des êtres vivants.
Dans toute organisation, il y a un agent bon ou mauvais, qui n'est pas l'organisation et qui, d'après sa nature syphilitique, scrofuleuse, herpétique, nerveuse, cpileptique, vésaniaque, etc , la forme progressivement en lui donnant les qualités et les défauts de son origine.
Il y a un agent physique de la vie dans l'organisation comme il y a dans tous les mécanismes créés par le génie liumain une force pour le mettre en mouvement.
A côté du principe moral de la vie humaine, Vdnie d'où relèvent la conscience, la hberté et la responsabilité individuelles, l'homme possède un agent vital, espèce de ferment physiologique, dont la bonne ou la mauvaise nature lui prépare une organisation débile ou vigoureuse.
La perpétuité des races et des espèces, la ressemblance des enfants à leurs parents et l'hérédité de toutes les malformations, diathèses ou maladies qui affligent l'homme,prouvent qu'un agent vital transmissibie et par conséquent matériel, peut empoisonner et tarir les sources de la vie en formant une mauvaise organisation.
L'agent de la vie, incorporé et dilué dans la substance des germes de façon à se trouver dans toutes les molécules d'où sortiront les organes de l'être futur., est un ferment physiologique dont le simple contact avec ce germe y produit l'absorption d'oxygène, l'exhalation d'acide carbo-
VlË U5Ô
nique, l'élévation de la température et la formation des parties dans lesquelles il doit se trouver tôt ou tard, pour recommencer la série de ses métamorphoses.
C'est le ferment séminal mélangé à l'ovule, retenant en lui une partie du ferment séminal de sa race, qui met la matière de ce germe en mouvement, qui la métamorphose, et qui crée l'organisation et la vie avec tous les vices de son origine.
Au point de vue chimique, la fermentation est l'analogue de l'imprégnation ou de la fécondation ; car, dans l'un et dans l'autre de ces phénomènes, il y a absorption d'oxygène, exhalation d'acide carbonique, production de chaleur et formation de cellules vivantes.
Tout œuf fécondé, mis en incubation et dans lequel commence la formation du nouvel être, absorbe de l'oxygène, rejette de l'acide carbonique et produit de la chaleur (Dumas).
Si l'on considère avec soin les phénomènes qui accompagnent la régénération des tissus malades et la reproduction des parties enlevées chez certains animaux, il devient évident que l'organisation obéit à la direction d'un principe particulier divisible, et que la vie physique dépend d'une cause physique momentanément enfermée dans l'organisation.
Conserver la forme des êtres, à travers leurs générations successives et pendant leur vie, malgré la rénovation continuelle des éléments qui en composent la substance, tel est le rôle de l'agent vital qui, étant uni à la matière amorphe d'un ovule, met cette matière en mouvement pour créer un être temporaire dont la vie cesse avec son action.
Il n'est pas possible d'exercer convenablement la médecine, si l'on ignore quelle est la nature de l'homme.
Celui qui fait dépendre la maladie de l'organisation ne s'occupe exclusivement que des organes malades, et lâche ainsi la proie pour l'ombre, tandis que le médecin qui, tenant un compte nécessaire de la force créatrice de ces organes, voudra s'en occuper en même temps qu'il examinera les désordres de l'organisation, sera infiniment plus utile à ses semblables, dont il connaîtra plus comjilétement la nature.
La thérapeutique doit étudier avec soin les sources de la vie, c'est-à-dire l'agent vital chez tout individu dont l'organisation est malade, car il peut agir sur ce principe, hâter ou ralentir son action, et pour l'avenir chercher dans les alliances conjugales à réunir des êtres pouvant faire souche d'une meilleure race.
Atteinte de plusieurs manières, la vie doit être pi'olégée dans son principe, lorsque le ferment vital est vicié dans la nature, et défendue dans son mécanisme lorsque des causes physiques ou chimiques en ont modifié les parties constituantes.
Le principe de la vie ou ferment vital altéré dans la na-= ture par le croisement des êtres peut être primitivement amélioré par un mariage convenable, et une fois l'être formé, on peut dès la naissance agir sur le ferment vital de manière à atténuer son mélange avec les principes de la syphilis, du lymphatisme, de la scrofule, de la tuberculose, de Farthritisme ou de la goutte, de l'herpélisme, du nervosisme, etc.
Dans sa lutte avec les causes morbides, le ferment vital n'intervient souvent pas plus que dans l'état ordinaire et n'a d'autre rôle que celui d'entretenir la vie (ce que l'on
VIN
VIN
voit dans les maladies localisées), mais dans les lièvres graves, dans les maladies localisées, qui deviennent générales et empoisonnent les humeurs, enfin dans les nosoliémies graves, le ferment vital s'altère promptement et si l'on n'y peut remédier, cette atteinte grave devient la cause d'une atonie des organes qui entraîne de toute part et surtout vers le poumon des complications souvent mortelles.
Il a encore beaucoup à apprendre, le médecin qui ne sait pas que la base de toute bonne médecine consiste d'abord à soutenir le principe de la vie par un régime analeptique tonique ou excitant, selon les individus.
En thérapeutique, celui qui ne respecte pas les forces de son malade, c'est-à-dire la tonicité de ses organes, la résistance à l'hyposlhénie et l'énergie de son agent vilal, n'est pas digne d'être médecin.
S'il est indispensable de se rendre compte des lésions organiques ou humorales, et des désordres nerveux (jui troublent la vie dans son exercice, à cause des indications de chimie et de physique thérapeutiques qui résultent de cette étude, il n'est pas moins utile de rechercher aussitôt quelle est l'inflaence de ces lésions sur l'agent vital pour savoir si la maladie restera localisée ou si, au contraire, elle deviendra générale, avec la forme hyperslhénique ou hyposthénique.
Avant toute organisation visible, l'agent vilal de l'individu a déjà mis sa matière en mouvement d'une façon conforme à son origine, et formera peu à peu les organes d'une façon tellement individuelle, que chacun aune idiosyncrasie qui lui permet de sentir les causes morbides à sa manière, de réagir contre elles d'une façon spéciale, et enfin d'être souvent pour la thérapeutique une unité distincte de la collection des êtres qui l'entourent.
Ce sont bien les organes qui entretiennent la vie, personne n'en saurait douter, et de leur fonctionnement régulier dépend sa continuation, mais c'est l'agent vilal qui fait les organes et qui leur donne le sentiment, le mouvement et la forme, avant qu'aucun tissu organisé soit là pour expliquer ces attributs vitaux.
Si la thérapeutique rapproche ce qui est divisé, écarte ce qui est comprimé, enlève ce qui gêne le mécanisme humain, il faut aussi qu'elle excite ce qui s'endort, qu'elle endorme ce qui s'agite; enfin, qu'elle neutralise sciemment ou d'une façon empirique ce qui touche à l'ensemble des organes, et c'est au ferment qui dirige la nutrition moléculaire de toutes les parties qu'il est alors nécessaire de s'adresser.
Dans la vie physique il y a deux choses que ne doit jamais oublier le médecin qui fait de la physiologie et de la thérapeutique : d'une part, le principe de l'organisation, agent physique de la vie qui est le ferment vital, susceptible de s'altérer et de guérir, et de l'autre l'organisation, avec toutes ses propriétés spéciales, mécanisme sujet à des dérangements variés que la nature seule, ou convenablement aidée par le médecin, peut faire disparaître.
■VICIEE. Plante de la famille des vinifères qui fournit le raisin et le vin.
"VïLLATTTE. V. LlQUEUli.
Vi:*. Boisson alcoolique et alimentaire faite avec le jus de raisin fermenté. Le vin est très-employé en thérapeutique dans l'estomac ou par le rectum. On l'administre seul comme excitant [+] ou comme tonique [+]•
Les vins n'agissent que par l'alcool qui s'y trouve renfermé ; mais, à cet égard, ils présentent des différences, comme on pourra le voir dans le tableau suivant de Dorvault.
Quantité cVakool pur contenue dans 100 parties de liqueur en volumes.
Vin lie Lissa i!5,12
Vin de Marsak £5,09
Vin de Madère 20,48
Vin de Collionre 21,02
Vin de Constance lilani' 18,17
Vin de Rnussilloii 10,07
Vin do l'nermitage blanc 10,03
Vin de rUd'uiitage ronge 11,38
Vin de Malaxa 13,87
Vin de Lnnel li,27
Vin de Bordeanx ronje 11
Vin de Bordeanx blanc 15
Vin de Bourgogne 13, -'lO
Vin de Sauterne 13,08
Vin de Gliaoïpagne l'i,09
Vin de Champagne nionsscux 11,00
Vin de Graves 12,30
Vin de Frontignan 11,70
Vin de Côte-HiUie 11.45
Viu du Rhin 11,11
Vin de Tokay 9,08
Cidre ordinaire 6,95
Poiré 8
Aie de Bnriou 8,10
Aie d'Edimbourg 5,70
Aie de Dorchester 5,11
Bierre moyenne G, 32
Bière forte" (!,25
Porter de Londres 3,88
Petite bière de Londres 1,17
Hydromel 6,67
Quelques auteurs ont dressé des tableaux analogues, mais les proportions d'alcool varient sur celles-ci de 1 à 2 volumes, quelquefois en moins et très-souvent eu plus.
On les associe souvent à des substances médicamenteuses pour en faire les vins médicinaux.
Vins médicinaux OU (Enolés. Médicaments formés par l'action dissolvante du vin sur différentes substances végétales, animales ou minérales employées en thérapeutique sous d'autres formes.
Ils se font avec les vins rouges, avec les vins blancs ou avec les vins de liqueur, et se préparent par macération, après avoir mouillé la substance à dissoudre avec un peu d'alcool.
Les vins médicinaux sont simples ou composés.