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ment mobile sur les os, et ils comprentliont à la fois la peau et le tissu cellulaire sous-cutané. Un tronc vasculaire au moins doit être conservé dans la base du lambeau. Il n'y a jamais trop de vaisseaux dans un lambeau, dont la forme doit être calquée h peu près sur la perte de substance, en offrant une surface qui doit être un tiers plus grande que la plaie à recouvrir.

Quand on opère dans une région où il y a des muscles pauciers, il faut ménager ces muscles afin de ne point faire im lambeau paralysé, ou si l'on coupe un muscle, il faut autant que possible favoriser sa réunion à un point du lambeau à peu près correspondant à son insertion normale.

11 faut réunir le lambeau à la plaie par première intention à Faide d'une suture. Cependant il est des cas où la compression et les agglutinatifs sont suffisants.

11 est inutile de réunir par première intention la plaie qui a été faite à la pjace du lambeau (Blandin, Malgaigne). Si l'on ci'aignait que le lambeau revînt à sa place ou qu'il fût attiré par le tissu cicatriciel de la plaie, on interposerait un pont de peau (Nélaton), ou l'on ferait un point de suture à la partie de la plaie qu'a laissée le lambeau auprès du pédicule du lambeau.

On peut, pour obvier à cet inconvénient, l'are ce qu'on appelle une autoplastie avec échange îles litmbeaux [Denonvilliers) ; on croise le lambeau autoplastique avec une pointe de la peau au-dessous du point que l'on veut combler.

Sur la suture d'une opération auto plastique, il faut appliquer un pansement à l'eau froide bien surveillé. Mettez les malades aux bouillons ; qu'ils gardent le repos absolu et qu'ils boivent une tisane délayante.

Les fils de lin dans les sutures autoplastiques doivent l'tre retirés du deuxième au troisième jour ; les fils métalli(jues peuvent rester plus longtemps.

Des accidents primitifs peuvent compliquer l'autoplastie : ce sont la rétraction du lambeau, qui tient toujours à ce que le lambeau est trop court, ou à ce qu'il est mal détaché, et alors des incisions libératrices (Dieffenbach) sont utiles.

Contre le refroidissement du lambeau, l'eau froide est un bon excitant.

Contre la congestion du lambeau, on appliquera une ou deux sangsues plus près de ses bords que de son pédicule.

Le phlegmon, l'érysipèle, la gangrène, la rétraction du lambeau par le tissu cicatriciel, compliquent consécutivement les opérations autoplastiques pendant la cicatrisation du lambeau .

On prévient l'inflammation et l'érysipèle par un pansement attentif. Lorsqu'un phlegmon ou un érysipèle existent, on les traite par les moyens appropriés. Contre la gangrène, il n'y a rien à faire ; seulement il ne faut pas oublier que cette lésion peut être la conséquence d'une compression trop forte exercée sur le pédicule du lambeau.

En présence d'une inflammation, ne craignez pas d'appliquer les cataplasmes ou les compresses émoUientes. Si quelques points se désunissent, la réunion n'aura pas moins lieu après la résolution de l'inflammalion.

La rétraction du tissu inodulaire sous le lambeau, après la cicatrisation, exigera, dans les cas où une bride sous-culanée sera nettement formée, une section.

AVESWE OU AVÈXE (Hérault). Eau minérale alcaline, saline et arsenicale, froide (maladies de la peau, syphilis i^f scrofule) [3 ; saison du 15 juin au 15 septembre.

.IVIVEMEÎ^T. L'avivemcnt, qui coubtitue le premier

temps des opérations autoplastiques, restauration des téguments ou oblitération dos fistules, a pour but de créer une surface saignante qui puisse êire réunie par première intention avec une autre surface saignante.

La meilleure manière de pratiquer l'avivement est la section avec un bistouri. Les ciseaux contusionnent trop les parties. V. Autoplastie, Fistules,

On donne encore le nom d'avivemont à des cautérisations ou à des vésications qui favorisent la pioduction de bourgeons charnus. Cet avivement seul est quelquefois suffisant, mais il ne doit pas être employé dans les opérations autoplastiques. V. Cicatrices, Périnée.

AVOIKE. Plante des graminées dont les semences dépouillées de leur enveloppe forment le ijruaii, d'aminc employé comme aliment adoucissant dans les entérites chroniques [+]• On en fait aussi une décoction qui peut servir de tisane.

AVORTEMERIT. L'expulsion du fœtus qui n'est pas encore viable constitue Yavortement.

Uue femme enceinte peut avorter lorsqu'elle est pléthorique ou anémique ou nerveuse, et qu'elle est dans un milieu atmosphérique qui engendre un de ces tempéraments ; lorsqu'elle est atteinte d'une maladie grave, telle que l'éclampsie, la variole et la colique de plomb ; lorsqu'elle est atteinte de syphilis récente et surtout qu'elle est traitée par la médication mercurielle trop énergique.

Les maladies de l'œuf [V. Grossesse {Maladies de la] ] et la mort du fœtus causent l'avortement ; un père malade engendre parfois un fœtus qui n'est pas viable. Le décollement du placenta, suite d'une lésion du cordon ou d'une autre cause de dégénérescence, l'apoplexie placentaire (Gruveilhier), causent encore l'avortement.

Les chutes sur le ventre, les emménagogues à haute dose, la piqûre de l'œuf à travers le museau de tanche, le décollement de l'œuf par la dilatation du col, les douches violentes sur le col, sont les causes de l'avortement prémédité.

L'utérus irritable qui n'est pas habitué à la distension, des tumeurs développées dans le petit bassin, des adhérences consécutives à des inflammations de l'ovaire ou du petit bassin (M"' Boivin) causent encore l'avortement.

En général, une violence traumatique et un effort sont la cause immédiate des avortements qui ne tiennent pas à la mort du fœtus par une maladie spontanée ou acquise.

L'avortement tenant à une mauvaise disposition de la mère, coïncide presque toujours avec l'époque d'une menstruation.

Au début de la grossesse, quand les femmes ont quelques douleurs utérines et voient leurs époques reparaître, on retrouve presque toujours l'œuf en lambeau au milieu du sang.

Plus tard, si une femme a des syncopes, des pesanteurs dans le ventre, une hémorrhagie et des douleurs utérines revenant par intervalle, craignez un avortement. Les contractions utérines s'établiront lentement et le fœtus sera expulsé entre le troisième et le huitième jour.

Lorscju' après une chute, bien que la mère n'éprouve pas de douleur et semble en très-bon état, les mouvements du fœtus cessent peu à peu de se faire sentir ; dans les hait jours qui suivent l'accident l'avortement est presque certain, le fœtus meurt par uue lésion de ses nnnoxeï on une propre lésion de lui-même.

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