PUERPÉRALE
Lorsque le médecin soupçonnera un avortement, il prescrira le repos dans la situation horizontale, le bassin étant élevé, des compresses d'eau froide seront appliquées sur la vulve, les cuisses et même l'abdomen. On administrera des lavements avec 10 ou 20 gouttes de laudanum de Sydenham pour 60 gi ammes d'eau. — On fera une saignée de 10(3 grammes aux malades pléthoriques; on administrera des toniques aux anémiques ; si la fausse couche paraît arrêtée, une ceinture modérément serrée maintiendra l'abdomen.
Au premier et au deuxième mois, le placenta sort en entier avec l'œuf, la délivrance est spontanée.
Après un avortement à ce terme, il n'est pas rare que le placenta reste dans l'utérus ; donc, lorsqu'une fennne avortera, faites-vous présenter le fœtus expulsé. Si le produit de la conception ne vous a pas été montré, une tuméfaction de l'utérus, avec légère ou grave hémorrhagie par le col entrouvert, fera soupçonner que le placenta est retenu.
Lorsque le placenta est resté : ou bien, l'utérus est à demi fermé, après la sortie du fœtus, et l'on voit le placenta engagé. Dans ces cas, il ne faut rien presser, les contractions utérines viendront et la délivrance sera naturelle ; s'il y a une hémorrhagie, on tamponnera et l'on donnera l'ergot de seigle.
Ou bien l'utérus est refermé et le placenta est emprisonné dans l'utérus, alors on administrera le seigle ergoté (Velpeau), l'extrait de belladone sur le col serait au besoin mis en usage pour favoriser la délivrance.
Le placenta se détruit quelquefois et se résorbe (Naegele, Osiander), mais il ne s'organise pas pour former une môle (Velpeau) ou un polype : ce qui s'organise c'est le placenta maternel. V. Polypes de l'utérus.
Avortement à sept mois. V. ACCOUCHEMENT PRÉ- MATURÉ.
Avortement provociuè. Si le médecin est appelé auprès d'une femme enceinte dont le bassin est vicié, et présente un rétrécissement au-dessous de 5 ou de 6 centimètres, il posera la question de savoir s'il faut provoquer l'avortement, en disant que si le fœtus arrive à son développement il faudra inévitablement recourir à Topéra-
tion césarienne ou à l'embryotomie qui, dans ce cas, est reconnue aussi grave que l'opération césarienne.
Thérapeutique. — Pour provoquer l'avortement à cjuatre mois, il n'y a que deux moyens efficaces, la ponction de l'œuf à travers le col, et la dilatation du col avec l'éponge préparée : de ces deux moyens, le dernier est le moins dangereux. Cautériser avec un porte-caustique chargé de nitrate d'argent introduit dans le col et appliquer ensuite l'éponge préparée (Giordano) a réussi plusieurs fois (V. Accouchement prématuré artificiel, pour le manuel opératoire). Les douches utérines peuvent être employées à titre d'essai, comme l'ergot de seigle, mais ces moyens sont souvent impuissants.
(Ariége). Eau minérale sulfureuse, sodique, sortant par un grand nombre de sources, ayant de 25 à 70". — On l'emploie en bains, en piscine, en douches, en boissons, dans la contracture [T], dans le rhumatisme dans la goutte et la gravclle [+], dans les maladies chroniques de la peau la bronchite chronique [T] et les affections scrofuleuses \±}.
\XO\GE, Graisse de porc, lavée et malaxée dans l'eau, fondue au bain-marie et passée avec soin. C'est une graisse molle et blanche, sans saveur, qui s'altère avec une grande facilité et qui ne peut servir quand elle est vieille et rance. — On emploie l'axonge comme excipient pour faire les onguents et les pommades ; mais aujourd'hui, pour celte dernière préparation, on se sert plus volontiers du glycérolé d'amidon (V. ce mot).
L'axonge est un excellent topique à employer en nature dans l'érysipèle de la face et des membres, dans l'érythénie noueux et dans l'articulaire.
Al'APAXA. Plante du Brésil de la famille des Synan- Ihérées, dont les feuilles aromaticiues et amères s'emploient en infusion comme le thé, dans la dyspepsie et dans la chlorose.
AgS-;8IAR.%l'll (iVlAlU.OUZlER , LlLAS DES AnTILI.KS) .
Ai'bre de la famille des miliacécs dont l'écorce de la racine, les feuilles et les noix, ainsi que l'alcaloVde extrait par Piddington, sont employés comme fébrifuge [+].
A/OTATES OU OUTRATES. Sels résultant de la combinaison de l'acide nitrique ou azotique avec les bases.
Azotate d'ammoniaque, diaphorétique, diurétique et vermifuge, employé à la dose de 25 centigrammes à 1 gramme □.
Azotate d'argent, soluble dans l'eau distillée. Il s'emploie ainsi pour teindre les cheveux, parce qu'il se décompose à l'air et se convertit en oxyde d'argent brun. — On s'en sert ;
En collyre dans la kératite ulcéreuse (10 centigrammes pour 30 grammes d'eau distillée), une goutte matin et soir [T] ;
En lavement dans la dysenterie □ ; 10 centigr. pour 100 gram. d'eau distillée; dans une seringue de verre.
En topique coutre les angines et le croup, à l'état de poudre insufflée ou de solution très-forte [T] ;
En injection abortive dans la blennonhagie [+]•
Eondu dans des moules en forme de crayon, il constitue la pierre infernale dont on se sert comme caustique
A l'intérieur, en pilules avec la mie de pain, do 2 à 10 centigrammes par jour, il se donne dans l'épilepsio FR, dans la paraplégies, dans la choréeim, dans l'ataxie locumolrice [T], et dans le? névroses. Je l'ai employé
l'.ACT
liAGN
avec le plus grand succès contre la paralysie générale progressive.
Azotate de bismuth ou sous-nitrate de bismuth. Poudre blanche insoluble qu'on donne à l'intérieur à petite dose dans la gastralgie et le catarrhe chronique d'intestin (25 à 50 centigrammes par jour [+]) ; — à haute dose dans la diarrhée, 2 à 5 grammes et plus dans les vingt-quatre heures. (Mouneret.)
Il se donne en jmidre dans de l'eau, dans du sirop, dans une potion ou en pastilles de 25 centigranunes, cinq à dix par jour.
A l'extérieur, c'est un absorbant très-utile dans les excoriations et gerçures de la peau, dans l'impétigo et les vieux ulcères. — On l'emploie alors en guise d'amidon ]+ +].
Il a été conseillé en insufflations dans l'œil conti'e certaines ophthalmies □.
Azotate de fer, employé contre la diarrhée □.
Azotates de mercure : proto-azotate ou turbith nitreux employé en pommade contre les dartres □.
Devio-azotate d'acide liquide ou nitrate d'acide de mercure, caustique employé avec un pinceau sur le lupus et les ulcérations du col de la matrice [+]•
Azotate de mercure tt d'ammoniaque ou mercure soluble d'Hahnemann, ou précipité noir ou turbith noir, préparation de composition variable employée comme antisyphilitique □.
Azotate de plomb, soluble dans 13 parties d'eau, trèsbon désinfectant à la dose de 30 grammes pour 250 grammes d'eau ; il est employé contre les gerçures et les crevasses du sein FR.
Azotate de plomb 50 centigrammes.
Eau colorée d'oi'Ciuietle. . . • 30 gramaies.
Azotate de potasse ou nitrate de potasse ou sel de nitre, . se donne comme diurétique, 2 à 4 grammes en potion ou dans un litre d'eau [+] ; connue contro-stimulant, dans le rhumatisme articulaire aigu, 20 à 30 granmies par jour □.
Azotate de soude, vient du Chili à l'état natif; se donne comme l'azotate de potasse et dans le même but □.
Azotate d'urée se donne, dans l'albuminurie, à la dose de 2 à 10 grammes □.
Azotate de quinine, contre les fièvres □.
Azotate de strychnine, contre les paralysies □.
XZHME (Pain a CHAf^TEU la messe]. Le pain azyme est une j)réparation de farine cuite sans levûre et mise en feuilles minces comme du papier.
On s'en sert, en thérapeutique, en le mouillant sur une cuiller, pour envelopper les remèdes dont on veut masquer le goût alin de faciliter leur usage.
ItACTÉRIEI^i OU BACTÉRim. Ce sont des filaments courts, très-minces, libres, droits, roides, cylindriques, longs de /i à 12 milhèmes de millimètre, sans mouvements spontanés, inatlaqués par l'acide sulfurique et la potasse, se divisant par segments, et finissant par disparaître des liquides oii on les observe.
Les bactéries sont une espèce d'algue infiisoire qu'on observe n la siu'face de la langue, dan? les dpn1^ cariées,
dans certains liquides vomis, dans le safig de la fièvre typhoïde (Tigri), dans le sang de la dernière période du croup (Chalvet), dans le sang frais de cadavres morts de nuiladie du cœur, dans le sang des moutons et des souris atteints du sang de rate (Davaine) ; enfin, dans le sang des animaux morts du charbon (Delafond), et l'on a considéré ces microphytes comme la cause des maladies épidémiques et des épizooties.
Le sang de moutons morts de sang de rate rempli de bactéries et inoculé à des animaux bien portants, les empoisonne en reproduisant le sang de rate avec des bactéries dans le sang (Davaine), niais si les mêmes bactéries infectent également dans le charbon, et dans quelques maladies typhoïdes, il est évident que c'est l'altération générale du sang plutôt que la présence des bactéries qui est la cause du mal.
BADE^'-BADEIV (grand-duché de Bade). Eau minérale abondante, chlorurée sodique à quelques sources et sulfureuse sur une autre, d'une température de /|5 à 60".
Cette eau très-faible, employée dans les dyspepsies et quelques maladies de la peau, n'a qu'une médiocre efficacité ; on ne s'y rend que pour les fêtes et les distractions de toute sorte qu'on trouve dans cette magnifique localité.
BADË1\ (Autriche). Eau minérale sulfatée calcique, de 25 à 35°, sortant par de nombreuses sources, dont une, la source Romaine, est utilisée en boisson, tandis que les autres ne sont utilisées que pour les bains.
On les emploie contre la phthisie au début [T] ; dans la bronchite et dans les angines chroniques [+] ; dans les dermatoses \±\ ; dans les affections rhumatismales [3 et dans certaines paralysies [+1.
BADKX (Suisse, près de Zurich). Eau minérale saline chlorurée sodique, très-abondante, d'une température de /i5 à 50°.
On l'emploie en boisson, en bains prolongés, en douches et en inhalations ou en bains de vapeur.
Elle est conseillée à petite dose comme diurétique [+] ; à haute dose comme purgative [+]• On l'administre dans les affections rhumatismales, dans la goutte elles engorgements articulaires r+l ; dans les névralgies [T] ; dans les obstructions abdominales, et certaines maladies chroniques des voies digestives occasionnant l'hypochondrie et le nervosisme [+]•
BADIAIVE. V. Anis Étoile.
BAG]%IËRE§.DE-BIGORKE (Hautes-Pyrénées). Eau minérale sortant par plusieurs sources de composition différente, les unes salines, arsenicales; les autres, ferrugineuses, et les autres (sources Pizac et Labassére) sulfureuses, d'une température qui varie entre 15 et 50"4
On les emploie contre l'anémie, la chlorose, la leucorrhée, la dyspepsie et les maladies utérines \±\, conti u les maladies de la peau [T] ; dans les affections rhumatismales \±\.
B.4Gl\ÈRES-î>E.TA'CIIOIV (Hautes-Pyréuées). Eau minérale sulfureuse de 36 à 60°.
On l'emploie dans les angines granuleuses, en douches \±\, dans la laryngite et la bronchite chronique [T], dans la phthisie □, dans la scrofule □, dans les ulcères et les engorgements des articulations, dans les maladies des os, etc.
BAGîV'OLES (Orne). Eau minérale sulfureuse de 25 à 28° centigrades qu'on emploie en boisson, en bains de baignoire ou de piscine. Il y existe deux sources ferrugineuses pour la boisson.
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Employée contre la dyspepsie el i'élal nerveux, dans les nmladics de la peau, dans le rhumatisme, dans la scrofule et dans la chlorose \±}.
BAGNOLI (près de Naples). Eau minérale sulfureuse d'une ten'ipérature de 1x5°, et employée dans les affections rhumatismales et cutanées.
BAGKOL8 (Lozère). Eau minérale sulfureuse sortant par plusieurs sources, ayant de 30 à iO"; elle est employée en boisson, en bains de baignoire et de piscine, en douche, cl en inhalation. Contre le lymplialisme, la scrofule [T], les maladies de la peau et les affections rhumatismales [+]•
BACiUENAllDIER (SÉNÉ d'Europe). Arbrisseau de la famille des légumineuses.
Les feuilles de bagueiiaudier servent à falsifier le véritable séné. Leur infusion (60 grammes par litre d'eau) a un effet purgatif.
BAILLEMENT. Longue iusiiiralion involontaire efforcée, suivie d'une expiration profonde produite par Fennui, par le besoin de manger ou de dormir, le malaise précurseur de la fièvre et certaines maladies chroniijaes du cei'veau.
BAILLOi%\ Morceau de bois, de liège ou de métal, ([u'on met entre les dents pour écarter les mâchoires, dans le but de cautériser les amygdales ou le larynx et de faire des opéi'ations dans l'arrière-gorge.
UAIK. Le bain est un moyen hygiénique ou Ihéi-apeutique destiné à mettre le corps en contact avec de Feau ordinaire, ou avec de l'eau chargée de substances médicamenteuses, et avec des vapeurs aqueuses, minérales ou aromatiques, ce qui constitue le bain de vapeur.
Selon la partie du corps qui est baignée, il y a des bains entiers, des demi-bains jusqu'au nombril; des bains de siège; des bains de pieds ou pédiluves; des bains demain ou manuluves, etc.
Les bains se donnent ordinairement avec de l'eau ordinaire ou avec de l'eau chargée de substances végétales ou mucilagineuses, telles que le son, l'amidon, la gélatine, etc. ; minérales, telles que le soude du commerce, le bicarbonate de soude, le sel marin, le sublimé corrosif, l'arséniate de soude, le bronun-e de potassium, le sulfure de sodium ou de potassium, lesavon, l'acide acétique, cidorhydrique e\.c.; aromatiques, telle que la décoction de tilleul, d'espèces aromatiques, l'eau de Cologne, la teiuture de benjoin, l'essence de térébenthine, l'essence de thym, de lavande, etc.
On se sert souvent d'autres substances que de l'eau, ainsi il y a des bains d'air chaud; des bains de sable, de marc de raisin, de marc d'olives, d'huile, de lait, de vapeurs à'eau, de vapeurs mercurielles, térébenthinées, etc.
J-es bains sont froids à 15 ou 20° centigrades ; frais de 20 il 25°; tempérés de 25 à 30", et chauds quand leur température s'élève au delà de 30" centigrades.
On a tour à tour accepté et contesté le fait de l'absorption dans les bains, cependant les expériences prouvent que l'absoi'plion a lieu. Ainsi voici ce qui arrive quand on expérimente avec la digitale, l'iodure de potassium et le chlorure de sodium.
» Pendant plusieurs semaines, mais à des intervalles de deux à quatre jours, j'ai pris des bains composés avec ces substances, et après chaque bain j'ai eu le soin de laver tout mon corps avec de l'eau ordinaire tiède. Enfin, pendant tout le temps de me-, expériences, mon épidcrmc n'a
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présenté aucune écorclmre pouvant amener une absorlition ou plus prompte ou spéciale.
" 1" Pendant quarante-quatre jours, j'ai pris seize bains composés chacun, pour 300 litres d'eau, de 250gram. de feuilles de digitafe. Après le troisième bain seulement, j'ai commencé à ressentir un malaise particulier, propre à l'action du médicament, en même temps que mon pouls subissait un ralentissement de quatre à cinq pulsations par minute, et cet état a persisté pendant plusieurs heures. Au huitième bain, le malaise a augmenlé et mon pouls, qui à l'état ordinaire était à soixante-huit pulsations, n'en a plus accusé que soixante et une. Enfin, après le seizième bain, mon pouls était descendu à quarante-huit pulsations à la minute. Donc, l'absorption des principes actifs de la digitale avait eu lieu, mais d'une manière lente et progressive.
» 2° Tous les trois jours, pendant un mois et demi, j'ai pris un bain dans lequel j'ai ajouté 50 grammes d'iodure de potassium. A partir du cinquième bain, j'ai reconnu sans peine la présence de l'iodure de potassium dans mon urine, et cet état a même persisté douze jours après tout traitement. Évidemment, si l'absorption avait été lente à se produire, l'excrétion se faisait non moins lenlement.
» 3" D'après des dosages répétés pendant (jualre jours de suite, mon urine du jour et de la nuit contenait en moyenne des chlorures correspondant à 2°',15 de chlore pai' litre de liquide. Je me suis soumis pendant un mois, tous les trois jours, à une série de bains composés avec 5 kilogrammes de sel marin. Après le troisième bain, la dose du chlore dans mon urine était déjà de 2°'', 58; après le septième bain, elle s'élevait à 2^%98, et enfm, après mon dixième et dernier bain, elle était de 3°%47 : d'après cela, est-il possible de nier l'absorplion des chlorures par la peau, lorsque les malades sont soumis à l'action, soit des bains minéraux, soit des bains de mer?
]) Ces expériences prouvent que : l°les agents chimiqueset autres, dissous dans l'eau, pénètrent très-lentement, mais d'une manière manifeste, dans l'économie par la voie du tégument externe, et c'est seulement lorsque le sang et les autres liquides en sont saturés que l'organisme les rejette au dehors; 2" tous les agents médicamenteux ne sont pas absorbés par la peau au même degré; 3" les résultats contradictoires ol)tenus jusqu'ici proviennent uniquement de ce que les expériences n'ont pas été poursuivies pendant un temps assez long (Hoffmann). »
Au-dessous de 28° centigrades le corps absorbe l'eau du bain, tandis qu'au-dessus de cette température le corps n'absorbe rien et peut-être cède-t-il quelque chose de sa substance.
Dans les bains l'absorption se fait, dit-on, par la plante des jtieds ondes mains, le reste de la peau étant incapable de rien absorber.
Thérapeutique. — Un bain d'eau pour un adulte exige environ 300 litres, pour un enfant de douze ans, 100 litres, et pour un jeune enfant, 25 à 50 litres. Il faut connaître ces quantités afin de pouvoir doser les bains médicamenteux.
Bain acide. Acide chlorhydrique du commerce, 100 à 500 grammes pour un litre d'eau, à mettre dans un bain de 300 litres.
Bain alcalin. Carbonate de soude du commerce , 2S0 grammes.
Bain ammoniaté. Chlorhydrate d'ammoniaque , 1 à 2 kilogrannnc-.
Bain ammoniate femiçjinevx. Sel ammoniacal , 25 gi ammes; chomre ilf fer, 500 grammes ; eau, q. s. Contre le rachitisme
Bain aromatique. Espèces aromatiques, 500 grammes; à infuser dans l'eau, passez et versez dans le bain. Ou bien 5 grammes d'essence de thym, de romarin, de lavande ou de serpolet, unis à liO grammes d'alcool.
Bains d\trscniate de soude. Contre le rhumatisme chronique et dans le rhumatisme noueux à 2, h, et 5 grammes. Tous les deux jours et plus tard tous les jours.
Bain astringent. Alun, 200 grammes; eau froide, 2 litres; lait caillé; un seau pour un bain de dix heures. Dans les brûlures étendues (Most)[±].
Bain de Baîaruc. Chlorure de sodium; 1500 grannues ; chlorure de calcium, 1500 grammes; chlorure de magnésium, 500 grammes; sulfate de soude, 500 grammes ; bicarbonate de soude, 500 grammes, pour l'eau du bain.
Bain de Baréges. Chlorure de sodium, 60 grammes; carbonate de soude cristallisé, 60 grammes ; hydro-sulfate de soude cristallisé, 60 grammes ; eau, ZtOO grammes : pour un bain de 300 litres. Ce bain est incolore et moins odorant que le bain de Baréges préparé au sulfure de potasse [+]•
Bain de Bourltuiuw-les-Bains. Chlorure de calcium, 1000 grammes; chlorure de sodium, 1500 graumies ; sulfate de soude, 1500 grammes; bicarbonate de soude 150 grammes; bromure de poiassium, 20 grammes: pour un bain en n'ajoutant que le sel marin et le sulfate (le soude que lorsque les autres sels sont dissous (Guibourl).
Bain do benjoin. Teinture de benjoin, 100 grammes pour une baignoire ordinaire.
Bain ('lectro-chinaque de Pennés. Il se compose : D'unç part :
Bromure de potassium i gramme.
Chlorure de baryum 1 id.
Fluorure de calcium • 2 id,
.Sulfate d'alumine 2 id.
SuH'atc de manganédu o id.
SuH'ate de fer .'"> id.
Phosphate de so\ule 10 id.
Carbonate de soude di-sséolié 20(1 id.
Ptdvérisez séparément et mêlez rapidement. D'autre part :
Huile esseulieUe île lavaudi' I gi'amme.
— d<; rnniarin I id.
— lie thym 1 iil.
Teinluie de stapbisaigi'e (concentrée au 2 id.
Mêlez et conservez dans un petit flacon bien bouché, enfermez ces deux mélanges dans un étui ou rouleau de carton, recouvert par un cachet de garantie [+].
On verse le mélange salin dans une bassine, un bol ou ime terrine ; on l'arrose aussitôt avec la liqueur excitatrice qui l'accompagne ; on agite en tous sens pour opérer la saponification, en ayant soin d'ajouter peu à peu la quanlilé d'eau voulue pour obtenir une pâte.
Sitôt que le malade est entré dans l'eau du bain, il doit prendre cette pâte avec la main pour la porter ou la faire verser sur les épaules, sur les bras et sur l'estomac. On agite un peu l'eau du bain, etquand la dissolution est faite, ou frictionne tout le corps pendant un quart d'heure, à l'aide d'un morceau de tlanelle. On reste un autre quart d'heure en repos, pour reprendre les frictions pendant cinq minutes ; alors, on doit sortir du bain en ayant la précaution de s'essuyer avec des linges chauds et de se couvrir avec des vêtements d'hiver, afin d'assurer tous les
liAl.N lo7
bons résultats de cette médication. Pour les enfants et les personnes délicates une demi-dose peut suffire.
C'est un révulsif très-énergique qui peut être utilisédans le riiuinalisme chroni(|ue (Ptoucluil), dans la sciati(iue, dans la phlhisie, comme deiiii-bain jusqu'au nombril; dans la chorée comme stimulant général, etc.
Bains a l'essenrc de lavande. Ces bains très-slimulauls, 15 grammes d'essence pour un bain sont très -utiles dans le rhumatisme.
Bains de rldoroforme. I-c chloroforme, 30 grammes pour 250 grammes d'alcool, mis dans l'eau, est un excellent sédatif dans les névroses (Bouchut).
Bains ctectriqiœs. Ces bains se donnent en metlant les deux conducteurs d'un appareil d'induction dans Peau d'un bain où séjourne h malade ; contre les paralysies et les névralgies.
Ce procédé est défectueux et on le remplace maintenant par le procédé de Potin, qui est le suivant :
On met le malade dans une baignoire de ciment romain munie d'un appareil électrique à courant interrompu de Potin.
L'appareil se compose essentiellement: 1"d'im couple de Bunsen, moyen modèle, dont le vase externe est poreux et fdtrant, faisant corps avec la baignoire, que l'humidité transforme en un conducteur unique à conductibilité uniforme ; 2° d'une bobine à gros fil, unique, munie d'un régulateur de cuivre qui augmente ou diminue sa force, selon qu'il couvre ou découvre le fer doux central de la bobine, lequel sert à interrompre le courant ; 3° d'un charbon flottant sur l'eau, établissant une dérivation partout où on le place dans le bain ; cette dérivation s'exerce sur l'extra courant qui se produit à chaque interruption et se distribue dans l'eau mi-partie vers les pieds, mi-parliu vers la tête; le négatif à l'extrémité, céphalique de la baignoire, au moyen d'une plaque de zinc; le positif, à Pextrémité inférieure, au moyen d'un gros charbon.
Ce que cet appareil offre de plus remarquable, c'est que, le vase extérieur de la pile étant poreux, la baignoire tout entière constitue un énorme diaphragme poreux, dont l'eau du bain et la per.«onnc qui le prend font partie intégrante ; l'action du chailjon flotteur est alors directe, agissant sur la masse avec d'autant plus de puissance que sa conductibilité sera plus parfaite eu égard aux milieu.\ dans lesquels il est plongé.
Le flotteur est un régulateur dont la douceur d'action se gradue par la masse d'eau à travers laquidle il agit sur le corps; sa puissance se calcule par l'énorme section du conducteur que représentent la baignoire, l'eau et le corps plongé, dont il réunit tous les éléments en faisceau, comme ime pointe métallique présentée au condensateur d'une machine à roue de verre en soutire l'électricité accumulée sous la forme d'un cône dont la base est représentée par la surface du condensateur.
Le vase poreux interne reçoit un charbon qu'on plonge dans le liquide suivant;
r.au lOOO grammes.
liieluninntc de potasse dOO id.
Acide sulfuriq\ie 250 id.
Dans le vase qui renferme le zinc il n'y a que de l'eau pure.
Bain nnoJIient. Graine de lin, ou l'acine de guimauve, 250 grammes ; espèces émollientes, 500 grammes. Faites bouillir et versez dans le bain.
Bain fjélalineux. — Gélatine pour bain, 500 granunes; eau chaude, 5 kilogrammes. Faites dissoudre et ajoutez an bain. Dans le prurigo et le lichen
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Bain ioduré. lodare de potassium, de 15 à 25 grammes; iode, de 8 à 12 grammes; eau, 600 gramiiles ([.ugol) [+] ; pour les enfants il faut réduire les doses de moiti»'".
Bain (Tiodure de potassium. lodure de potassium, (iO grammes ; pour le bain, on peut employer le bromure de }>otassium à la même dose {+].
Bains de mer. Sel gris, 4 kilogrammes ; sulfate de soude, 3 kilogrammes; chlorure de calcium, 500 grammes; chlorure de magnésium, "1 kilogrammes
Le bain de mer est utile contre l'anémie de la convalescence ou de la scrofule et s'il agit comme action hydrothérapique, c'est l'aie marin (V. ce mot) qui joue le rôle principal dans l'amélioration que sentent ces malades.
Bains de Pennés. V. Bain êlecfro-chrmique .
Bain de Plombières. Carbonate de soude, 60 grammes; sulfate de soude, UO grammes ; chlorure de sodium 15 gr.; chlorure de calcium, 20 grammes; une fois les sels placés dans le bain, on ajoute une dissolution de 30 grammes de gélatine.
Bain savonneux. Savon blanc, 1 kilogramme dissous dans un litre d'eau à verser dans le bain.
Bain salé avec du sel gris. 1 à 2 kilogrammes de sel. Contre le rachitisme ]+ + \. On peut également se servir du sel qui a servi à saler la morue. C'est le sel de morue.
Bain de son. 2 kilogrammes dans un sachet de toile.
Bains stimulants aromatvjues. On mêle à l'eau du bain de l'essence de thym, de romarin, de lavande ou de serpolet, 5 grammes dissous dans 40 grammes d'alcool. — Avec ou sans addition de 200 grammes de soude.
Bain sublimé. 5 à 15 grammes; alcool, 30 grammes; eau, 100 grammes'; versez dans le bain, même dans un"e baignoire ordinaire. Dartres et syphilides l-t- -n,
Bflift SM//'ifmw. Sulfure de potasse, 125 grammes; eau chaude, 500 grammes ; pour l'eau du bain, si l'on veut, on ajoute une solution de 500 grammes de gélatine, et l'on forme le bain sulfuro-gélatineux \+ -n.
Pour désinfecter l'eau du bain avant de lajeter, il suffit d'y mettre 100 grammes de sulfate de zinc.
Bains térébenthines à l'essence de térébenthine. Une cuillerée à café dans un grand bain produit une grande cxcilalion de la peau, une vive rougeur, une vive pustulation et quelquefois des vésicules sur le visage qui n'a point trempé dans le bain (Spitzer) .
Bain de tilleul, i /2 kilogramme de Heurs de tilleul bouillies dans un litre d'eau, à verser dans le bain. Contre les spasmes et l'état nerveux f+l-
Bains de 'vinaigre. 2 kilogrammes par bain.
Bains de vapeur. Les bains de vapeur d'eau se donnent au moyen d'appareils particuliers. — Le malade, dans son lit, la tète à l'air, a le corps sous un cerceau couvert de toile cirée et de couvertures. — S'il est levé, il reste assis dans une boîte ou dans une cage d'osier, la têle à l'air et la boîte enveloppée de toile cii éc et de couverture ; alors on introduit sous le cerceau ou dans la boîte l'extrémité d'un luyau qui correspond à l'appareil ci-contre, iig. hk, ou à un récipient de cuivre à moitié rempli d'eau, placé sur une lampe à alcool el où se forme la vapeur. Ces bains doivent durer une demi-heure. Employés eoiilre le rhumatisme chronique el, les paralysies FT+I.
Ou lait aussi des bains de vajieur d'eau en plaçant le ma-
lade dans son lit, la couverture soulevée par des cerceaux, lui laissant la tête dehors, et plaçant près des pieds un morceau de chaux vive mouillée,' serré dans un linge humide.
Fig. -W. — Apfiiiieil il iloTii-lies de M. Boncliut.
La vapeur d'eau environne le malade et fait ainsi à bon marché un bain de vapeur aqueuse qn'on peut se procurer partout. V. Étuve, Vapeur.
On fait aussi donner un bain de vapeur en plaçant le malade dans une baignoire vide, couverte d'une couverture entourant le cou de façon à laisser la lèle dehors. Puis dans la baignoire on place une lampe à alcool à quatre becs faisant chauffer un vase d'eau bouillante qui se convertit en vapeur.
Bains de vapeur térébenthinée. Ces bains se prennent à Die, dans le département de la Drôme, avec des copeaux de pin qu'on fait chauffer, ou bien à domicile avec des copeaux résineux et de la poix qu'on fait bouillir dans un appareil spécial.
M. le docteur Gilbert, de la Côte-Saint- André (Isère), a conçu l'appareil suivant : une lampe à alcool lui fournil la chaleur. 11 emprunte les vapeurs résineuses à une cornue dans laquelle il tient de la poix noire en ébullition.
Mais il n'a pu appliquer ce moyen qu'à des rhumatisants ce qui est très-bon. Les cafarrheux n'eussent pu respirer longtemps un air chargé de vapeurs fournies par de la poix noire. Le copeaurésineux est nécessaire, et pour cela il faut l'appareil actuel de M. Chevandier.
La chaleur est fournie par une lampe à alcool en belle et forte porcelaine de Limoges (un centimètre d'épaisseur), se dégageant avec la forme d'une calotte sphéroïdale de 10 centimètres de diamètre, d'un socle carré à bords arrondis, la lampe offre deux cheminées larges et hautes de 0,20. Elles sont garnies par deux mèches cylindriques pleines. L'anse, par laqui'lie on introduit l'alcool, fermée à Fémeri, est reliée nu corps par un plateau postéi'ieur faisant pendant à un }»rolongemenl antérieur. Ils oITrent, l'un et l'autre ime surface de 8 centimètres carrés ; c'est sur eux qu'est fixé, avec des écrous, le (l'ipli:
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système des éleignoirs, des porte-mèches et de la gradualion tiiermomélriqiie, de cuivre doré, armé de manches ((ui permeltenl au malade, et mieux encore à la personne (|ui doit l'assister pendant son bain, de modérer ou d'augmenter la température et d'éteindre les feux. Le socle est numi de deux ailes destinées à être engagées dans les coulisses du fourneau et à y fixer la lampe.
Le fourneau, de tôle forte, a 0,33 de haut sur 0,28 de large et de profond Au niveau de son tiers supérieur il est divisé en deux compartiments par un plancher horizontal. L'inférieur est réservé à la lampe et se ferme par une vanne verticale glissant de droite à gauche. L'autre, destiné aux copeaux, fermé par un couvercle percé en étoiles, à travers lequel s'échappent les vapeurs téréhenthinées offre un gril gouttières; on y place les bois, le côté résineux tourné en bas. Un registre, que le malade {tient ouvert ou fermé, suivant qu'il veut activer ou ralcn- (tir le dégagement des vapeurs, complète l'appareil.
Pour donner au bain la température voulue, iln'yaqu'à élever les mèches jusqu'à ce que l'aiguille indique cette température sur l'échelle thermométrique. Cela fait, on allume la lampe, on la fixe dans le fourneau qu'on met sous la chaise du malade. Celui-ci est entouré de deux couvertures de laine qui embrassent la cliaise et l'appaireil. Elles sont étalées sur le plancher de façon à intercepjter l'entrée de l'air, et retenues sur les épaules par deux épingles.
En moins de cinq minutes la sueur arrive, et elle devient de plus en plus abondante à mesure que les vapeurs résineuses se dégagent et que la température s'élève. Dès le troisième bain elle est énorme.
L'enveloppement du malade est de beaucoup préférable à l'encaissenu'nt. Il doit sortir de sa caisse fumigatoire pour être emraailloUé dans ses couvertures où il continue sa sudation pendant une heure. La chose n'est point toujours aisée. Au contraire, avec le système Chevandier, l'enveloppe devient le maillot. Il a donc le triple avantage d'être sans danger, sans embarrras et moins coûteux.
Mais la respiration des vapeurs résineuses est compromise, dit-on. — Nullement. Elles tendent toujours à s'échapper au nivean du cou à l'entrecroisement des conertures sur la poitrine; elle malade qui les respire au assage peut au besoin les retenir autour de sa tête en la ouvrant d'une simple serviette comme d'un voile.
Bain de vupeur aromatique. On fait bouillir des espèces aromatiques dans l'eau et la vapeur dirigée comme pour Iles bains de vapeur aqueuse ordinaire, dans le lit ou dans une baignoire vide ou dans une cage d'osier, entourée de couvertures autour du malade.
Bains de vapeurs mcrcurieUes au ciiuiabrc. Ces bains se donnent avec 120 grammes de cinnabre et 80 grammes d'oliban mis sur des charbons, et l'on place le malade dans une boîte semblable à celle qu'on emploie pour donner les bains de vapeur aqueuse.
Bain de Vichy. Bicarbonate de soude, 1 kilogramme ; chlorure de sodium, 60 grammes; chlorure de calcium, 150 grammes; sulfate de soude, 150 grammes ; sulfate 'e magnésie, 50 grammes □. 11 suffit de mettre 1 kiloramme de bicarbonate de soude dans l'eau du bain pour btenirle même effet.
BAINS (Vosges). Eau minérale sulfatée sodique et arenicale de 25 à LiO°.
Elle s'emploie dans la dyspepsie, les maladies des oies urinaires, le rhumatisme et les affections nereuseb RH.
BAINS DE li.A REI\'E. Eaux ciilorurées sodiques de l'Algérie dans la province d'Oran. — Elles ont une tempc^ rature de 35" centigrades, et s'emploient contre les rhumatismes, les scrofules, l'hépatite chronique, suite de fièvre intermittent(i prolongée. — C'est un établissemeni miHtaire.
BALANITE OU BALANO-POSTHITE.
L'inflammation du gland et du pr(''puce, ou balano-posthite, est caractérisée par la rougeur et les excoriations de la couronne du gland, par la rougeur de la peau et de la muqueuse du prépuce, enfin, par l'œdème du tégument , et l'écoulement d'un pus verdàtre , fétide et bien lié.
La masturbation, le séjour de l'urine sous un prépuce à ouverture rétrécie et où il existe des petits graviers comme cela arrive chez quelques enfants ; la malpropreté, le coït avec une femme atteinte de blennorrhagie ou de leucorrhée avec ulcère du col ou étant à une époque menstruelle ; l'existence de chancres mous ou durs à la couronne du gland, et le conlactdu pus blemiorrhagique, causent la balanite.
La balanite n'a de gravité qu'en raison de la lésion primitive qui lui a donné naissance.
Un érysipèle, une phlébite de la veine dorsale de la verge, un phimosis ou des végétations peuvent être la conséquence de la balanite.
Thérapeutique. — Dans la première période d'une balanite, les lotions avec l'eau de guimauve ou de sureau pourront suffire. S'il est possible de découvrir le gland et si l'on y voit des ulcérations, on les saupoudrera avec la poudre :
Sucre 1 yraiimie.