C.ttlomel 1 iil
et l'on mettra de la charpie molle entre la couronne du gland et le prépuce, ou bien on louchera les parties malades avec le crayon de nitrate d'argent. On traitera les chancres par les moyens appropriés. Si l'on ne peut pas découvrir le gland, on fera, entre le gland et le prépuce, des injections fréquentes avec de l'eau tiède, ou avec la solution suivante :
Eau 30 siamuios.
Nitrate d'argent 50 centigrainines.
Le repos, les grands bains, seront d'un bon usage. En aucun cas et pour aucune raisoy on n'opérera un phimosis dans le cours d'une balanite.
BAEARUC (Hérault) . Eau minérale alcaline chlorurée sodique d'une température de Z|5 à 50 degrés. On remploie en boisson et en bains contre les anciennes paralysies symptomatiques ; dans la scrofule \±] et dans les rhumatismes chroniques FR.
BAï.LONlVEMENT. État du ventre dans lequel se trouvent des intestins distendus par des gaz.
Le ballonnement s'observe dans l'hystérie ; dans les fié ■ vres typhoïdes et adynamiques; dans l'entérite aiguë des enfants; dans l'invagination; dans la hernie étranglée; mais ce symptôme n'a de valeur que par ceux qui l'accompagnent. V. MÉTÉORISME.
Dans les fièvres typhoïdes graves le ballonnement du ventre, assez fort pour refouler le diaphragme en haut dans la poitrine, amène la mort en déterminant l'asphyxie.
BALLOTES. Plantes de la famille des labiées : 1*= Ballote cotonneuse dont la décoction (20 grammes par litre) se donne contre la goutte, le rhuniLitisme et les hydrupi-
liANI)
BAiM)
sies. G'esl un iliméli([uu, un sudorifiqiie, el, dit-on, un dissolvant de l'acide uriquc
2" La ballotc noire ou niarrube, employée en décoction comme antispasmodique
3° La ballote odorante qui est, dit-on, cmménagogue et antispasmodique I |.
KAII.I,OTTKnE:\T. Le hallottemenl est un piiénoniène de choc produit par les oscillations d'un corps mobile au sein d'une cavité remplie d'air ou de liquide ; le ballotlement qu'on produit en soulevant l'utérus sur l'index pour le laisser retomber sur le doigt qu'on retire subitement à courte dislance, est un signe certain de grossesse au cinquième ou sixième mois.
BAL^ÉATIOIV. Méthode thérapeutique qui consiste à déterminer les conditions d'emploi des bains de mer, de rivière, de vapeur, d'affusions, de douches froides et les bains médicamenteu.\. V. Bains et Hydrothér.vpie.
ilALWAMITK (Baume des jaudins). Plantes de la famille des synanthérées, dont les sommités en infusion (5 à 1,") grammes par litre) sont employées comme vermifuge, enunénagogue et antispasmodique. Les feuilles macérées dansThuile constituent V huile de baume qu'on utilise comme topique sur les contusions de la peau
BAIMDAGI':;^. Les bandages sont des appareils formés de bandes ou de pièces de linge destinées à maintenir en place les organes malades ou certains niédicamenls destinés à les guérir.
Il y a deux espèces de bandages, les bandages compressifs et les bandages contentifs.
Pour les bandages compressifs, on se sert de bandes roulées, mais il est avantageux de se servir de bandes élastiques de caoutchouc vulcanisé ou de tissu élastique, parce que, avec ces bandes, les renversés ne sont pas nécessaires. Pour les bandages contentifs, des pièces de linge plié en triangle et des bandes sèches sont ce qu'on emploie habituellement.
Les bandages destinés à mainlenii' les parties dans une position fixe doivent être de simples liens, soit des cravates, soit des bandes avec lesquelles on fait deux ou trois tours, afin de pouvoir resserrer et dénouer le bandage en peu de temps, et sans faire exécuter de grands mouvements aux malades.
Lorsqu'on apjjlique un bandage, il faut réunir des aides en nombre suffisant pour tenir les parties et permettre au chirurgien d'appliquer l'appareil à son aise. Les bandages doivent serrer uniformément , et l'on doit toujours commencei' à envelopper les membres par l'extrémité. Bien que le bandage ne doive serrer qu'en un point, les membres doivent être enveloppés tout entiers.
On donne le nom de bandage aux différents appareils contentifs des hernies. V. Hernies.
BaïKlage de ooi-ps et «le l'altdosiicii.
Lue pièce de toile double ourlée, de '25 centimètres de large et de 1 mètre de long, est appliquée et croisée autour du corps, elle est maintenue par trois fortes épingles pi(iuées perpendiculairement par rapport au bord du bandage.
Une bande de 6 centimètres, pliée en deux, est attachée avec une épingle, et mieux, cousue, en arrière, an bord supérieur du bandage, les deux chefs libres de la bande ainsi fixée sont amenés en avant par-dessus les épaules, et forment deux brctello qui sont allacliéus uvec des épingles sur la partie antériem c du liandage. l'uur obtenir plus
de lixilé, on place des sous-cuisses eu attachant comme précédemment une bande pliée en deux au bord inférieur du bandage de corps, en arrière, et les deux chefs sont ramenés en avant en passant entre les cuisses et sont attachés au bandage en avant.
Lorsqu'on veut exercer une compression avec un bandage de corps, on emploiera avec avantage un tissu élastique, ou l'on resserrera tous les jours le bandage de toile. Pour prévenir les excoriations et la gêne on jettera de la poudre d'amidon entre la peau et le bandage. On appliquera de la ouate sous les aisselles et entre les cuisses sous les lacs qui maintiennent le bandage.
K:iBid:ise!$ pleins des nieiiihres et du troue.
.\vec des alèzes pliées en cravate ou pliées en triangle,
Fig. 45. — Cravate cruro-ingulnale.
on peut envelopper les appareils de pansement. Ces moyens de déligation sont très-avantageux.
Ainsi le spica de l'aine peut être remplacé par la cravate cruro-inguinale (lig. ZiT)).
Ainsi le bandage de l'épaule peut être remplacé par le triangle sternal dont voici la description :
Un mouchoir plié en triangle a les deux chefs de sa base liés derrière le dos, la pointe dédoublée est nouée derrière le cou, des lacs de caoutchouc unissent les deux nœuds des angles du mouchoir. Pour mieux faire tenir le bandage, on attache à la base du triangle des tissus élastiques qui, fixés aux cuisses, empêchent le bandage de remonter (Rigal, de Gaillac) . Ce bandage ne vaut pas mieux que le bandage de corps.
Un mouchoir plié en triangle forme l'écharpe simple, ainsi qu'on le voit figures /i6 et Z|7. On place une pièce de toile carrée pliée en triangle faisant le tour du thorax.
Au lieu de récliai i)e on peut employer le bandage de Mayor, ime serviette pliée en triangle.
On attache les deux chefs avec des épingles ; on relève par-dessus le bras l'angle du triangle, le bras est mainlenu. On attache à la pointe du triangle les deux cliefs d'une bande qui passe en arrière sous le bandage. On régularise la contention en faisant des plis au côté du triangle et en les attachant à la partie tendue du bandage (lig. I\S et /i9).
Bandage sotilé shiiftle.
Sur k"î bra^ ime l^ande peut être roulée sans difficulté.
P.A.NTI
Le segment du membre se prête à un enroulement régulier de la bande.
Fig. 40. — Énliarpe,
Fig. 47. — Échnvpe nouée par derrière.
Au pied, à la main, à la cuisse et à l'avant-bras, il est nécessaire de recourir à des artifices.
Un ou deux tours de bande simple enveloppent la partie inférieure du membre, après que le pied, le genou ou la main ont été enveloppés de tours de bandes combinés sous le nom d'étrier, de bandage du talon ou de spica.
La bande est ensuite enroulée à moitié sur le membre, le globe de la bande est retourné, de sorte que la face de la bande en contact avec la peau regarde rextéricur. Un pli étant ainsi fait, on finit d'entourer le membre et l'on recommence en faisant le tour de bande supérieur, en ayant soin que dans les tours de bandes renversés, les bords de la bande soient parallèles. Des tours de bande circulaires maintiennent en baut le bandage.
Pour faire un renversé, les trois doigts de la main gauclie ou droite (suivant le côté du membre où le bandage est appliqué) sont placés sur la bande roulée sur la peau cl ils forment un point d'appui pour renverser la Itande (fig. ,50).
Les renversés doivent être faits autant que possible sur la face externe du membre.
Bandages spéciaux. Les bandages spéciaux sont des bandages appropriés à une région ou à une lésion spéciale. V. Fractures.
Bandage spica.
Pour le pied, le genou, l'aine, le coude, l'épaule, on emploie un bandage en buit de cbiffre, tel qu'un tour de bande environne un segment de membre, tandis que l'autre environne le segment du membre situé au-dessus ou le tronc.
Le croisement de la bande doit être situé dans ](> sens de la flexion, ou sur le point où une compression est nécessaire.
Le spica de l'aine est un type de bandage ; il s'applique de la sorte ; un tour de bande circulaire entoure le tronc, la bande passe ensuite sur la région inguinale, sur la face externe de la racine et la face postérieure de la cuisse, dans le pli génito-crural, revient sur la région inguinale et le tronc qu'elle enveloppe circulairement pour revenir sur la région inguinale, et ainsi de suite. Pour faire un spica, trois à quatre tours en huit de chiffre suffisent.
Le spica de pied ou étrier, le spica ou huit de chiffre du genou s'appliquent ainsi : un ou deux tours de bande circulaire enveloppent un des segments du membre. La biuide passe sur l'arliculation, entoure l'autre segment du membre revient sur l'articulation en se croisant avec l'anse déjà appliquée, et entoure le segment entouré le premier, par des tours circulaires; on recommence trois fois le huit de chiffi'e, et l'on termine par un tour de bande circulaire sur celui des deux segments du membre où le premier tour de bande circulaire n'a pas été fait.
La figure 52 représente le spica du pouce ; ce bandage est excellent pour maintenir réduites les luxations du pouce .
Bandage de la main.
Pour envelopper la main, on ne fera pas un bandage pour chaque doigt avec des bandelettes fines, ce bandage est trop long à exécuter. 11 vaudrait mieux mettre un gant avec des bouts de doigts coupés. On ne peut surveiller le bandage appelé gantelet, et il cause assez souvent de la gangrène lorsqu'il est trop serré.
La paume de la main et le poignet seront enveloppés par un bandage en huit de chiffre. Deux ou trois tours de bande circulaire seront placés à la base des doigts. La bande arrivée au bord cubital de la main passera sur In
l!ANI)
BAND
face aiiloricurc du [iiMyiiel, puis le Ijord radial de Tavaulbras, la face dorsale du poignet el le dos de la main pour regagner le bord cubital de la main, la face palmaire de la main, le premier espace interdigital et le bord de la main; Iroishiiiisentnl aussi faits, Puis, pour envelopper le pouce,
Fig. 48. — licliaqie (le May.ir vue pa'r la partie antérieure.
lour de bande circulaire passera en plein sur la partie saillante du talon et le cou-de-pied. Un (juatrième et un cinquième tour de bande, comme le premier et le second, seront placés de façon à recouvrir de nouveau les faces externe et interne du talon , le troisième tour de bande
Fig'. 49. — Écljarpe de Mayor vue par la partie postérieure.
ou fera un buit de chiffre delà manière suivante: la bande, [lartie du bord cubital de la main, passera sur Téminence liypotbénar et l'éminence tliénar, enveloppera la base du pouce, la face dorsale du métacarpe et reviendra sur la paume de la main; des tours de bande circulaires envelopperont le carpe et l'extrémité supérieure de l'avant-bras. Baii4ln;i'o du Inlon.
C'est une coquetterie de vouloir toujours envelopper complètement le talon dans un bandage du membre inférieur. Avec un bandage dextriné, il n'y a pas de difficultés, mais avec une bande sècbe, cela est plus difficile. Pour envelopper le talon, ou bien on placera une compresse carrée sur le talon, et Ton fera l'étrier ou spicadu cou-de-pied; ou bien on placera cinq tours de bande de la façon suivante : après avoir fait un ou deux tours circulaires autour du tarse, la bande passera autour de l'extrémité inférieure de la jambe, puis sur la face interne du calcanéum et la plante du pied, pour revenir sur la face externe et le dos du pied, alors la bande embrassera de nouveau les malléoles, passera sur la face externe du calcanéum, la plante du pied, le bord interne, puis le dos du pied, revenant ainsi à son point de départ; un troisième
pourra être répété. Un buit de chiffre, connue dans l'élrier, maintiendra le bandage du talon.
Baii(Iuj(e «le la ti'te.
1° Un bonnet de coton el un serre-tête fendu et lacé, avec une mentonnière, peuvent remplir toutes les indica-j fions nécessaires à un appareil contentif des pièces de pau-1 sèment appliqué sur le crâne
2" On emploie aussi un bandage plein. Une serviettel pliée en triangle est appliquée sur le front, la pointe peu-' dant en arrière ; les deux chefs du triangle sont amenés par-dessous le menton et liés sur le sommet de la tète, ou mieux attachés avec des épingles sur les régions temporales ; la pointe du bandage est relevée et fixée par une épingle au bonnet ainsi fait; pour éviter les godets, deux plis sont faits en arrière et fixés avec des épingles. Ce bandage (fig. 53) est quelquefois remplacé par le bandage des pauvres ou de Galien. V. Fronde.
3" Une bande roulée entoure circulairement la tête, et est retournée au niveau de la région temporale pour passer sous le menton et revenir sur la tète en passant de l'autre côté de la face, deux tours verticaux sont faits,