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P.AND

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puis la bande est de nouveau renversée et, forme deux ou trois tours circulaires horizontaux. Des épingles fixent les tours de bande renversés aux tours circulaires et verticaux. Pour que le bandage tienne bien, au lieu de renverser

V'\Q.. ÔO. — lîanttagp roulé cle la jamhe et miiniére de faire les renversés.

la bande simplement, on engage la band(i qui a fait le premier tour de la tête dans l'anse formée au niveau du renversement, on a ainsi croisé la bande en X, comme un nœud d'emballeur (fig. 5U).

Fig. 51. — Spica de l'aine.

lx° Pour préserver les yeux après les opérations, il est on d'employer l'appareil suivant : un bandeau élastique, rdinairement de tricot, offrant à l'une de ses extrémités eux bandes qui forment une sorte fronde : l'une de ces |

bandes, presque verticale, passe sur le sommet de la tète ; l'autre, horizontale, entoure l'occiput. A l'autre extrémité du bandeau est fixé un ruban qui vient se nouer avec celui qui prolonge les deux bandes. La figure 55 représente l'appareil appliqué.

Lorsqu'on veut examiner les yeux, on dénoue le bau-

Fig. 52. — Spica ilii ponce.

deau et on les découvre sans que l'on soit olitigé de déplacer le bandage.

Kandage de SciiKet.

I n drap fanon, une rangée de bandelettes larges de trois travers de doigt, superposées et empiétant les unes sur les autres, en commençant par la partie supérieure de l'appareil ; une seconde rangée de bandelettes un peu plus étroites, disposées comme les bandes de la première couche, puis trois ou un plus grand nombre de compresses longuettes ; trois attelles ; trois coussins et trois à cinq lacs en ruban de fil on en tissu élastique, de deux travers de doigt de largeur, constituent le bandage ou appareil de Scultet.

Après avoir réduit la fracture et fait maintenir le membre dans une bonne position, on arrose les bandes avec de l'eau blanche. On place les compresses longuettes, après avoir appliqué ou non, suivant les cas, une ou plusieurs attelles immédiates, supportées par une compresse graduée ; on place et l'on serre la seconde couche de bandes, en commençant par le bas de l'appareil, et en croisant les chefs des bandelettes. Il faut être deux pour placer ces bandes ; pendant qu'un aide enroule autour du membre une bande, le chirurgien doit appliquer la main à plat sur les bandes de son côté, afin que l'aide puis.'^e serrer la bande, et réciproquement. On place de même la seconde couche de bandelettes. Les deux attelles sont enveloppées dans les bords du drap fanon, de manière à venir presque au contact du membre ; un coussin est interposé entre les attelles et le bandage, un coussin et une attelle recouvrent le membre, et l'on serre les lacs en commençant par celui qui est placé au niveau de la fracture.

Le bandage de Scultet doit être renouvelé et changé, dans les quinze premiers jours de la fracture, au moins tous les deux jours. Du quinzième au vingtième jour, les

appareils inamovibles sont Jjons à suiislitiier à l",'i|ipar('ii de Scultet. V. Fractures.

Uiiiitlngc înaniOTililc.

1. Bandage dextrint' (Velpeau). — Faire une pâle en malaxant 1 0 parties de dexlrine avec 6 paviies d'eau-devie camphrée; dissoudre dans 5 parlies d'eau tiède. Rouler une bande dans ce liquide une heure ou deux avant de

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s'en servir. On doit placer d'abord une band(; i oulé(\ pardessus une couche d'ouate qui enveloppe le membre.

Dans d'autres cas, une bande sèclic roulée, di>s altelles de carton, recouvrent et maintiennent les parties qu'on veut immobiliser, la bande dextrinée est appliquée pardessus.

II. Bandage amidonné [Seutin). — On enduit avec une colle d'amidon loie bande roulée.

Après avoir appliqué un bandage de Scullet sui- le iiiemlire et placé des attelles de carton, on environne le membre ainsi disposé dans la bande enduili' de colle d'amidon, ou liien on place une bande roulée.

l'ne couche d'ouate est avantageusement placée entre la bande roulée sèche et la bande amidonnée (Burggraeve), ou dextriné (Nélaton), il faut mettre beaucoup d'ouale. Des attelles de carton sont placées suivant les besoins pardessus la ouate fig. 56 et 57.

A défaut de bandes amidonnées, on peut se sei \ii' de bandelettes de papier commun trempées dans la pâte d'amidon, que l'on multiplie autant que l'on veut (Laugier). Les appareils amidonnés sont plus longs à sécher que la dextrine.

III. Bandage plâtré et stnké. — La colle d'amidon unie au plâtre en proportion égale, forme un mélange qui sèche vite (Lafargue). Le plâtre, uni à l'eau, additionné d'un millième de gélatine, est d'un meilleur usage (Ricliet, Ilamon de Fresnay). On gâche le plàtie peu serré et plutôt un peu trop liquide. La bande trempée dans ce mélange doit être appliquée avec célérité. Voici comment : une bande de grosse tarlatane est enroulée dans le mélange ; on l'applique; des couches minces de plâtre sont interposées entre les tours des bandes, et l'on polit le bandage à mesure qu'il se dessèche.

Le l)andage plâti'é sèciie plus vite que tous les autres

l'.AMi

bandages inamovibles. Il a tous les avanlages d'un moule de plâtre. Ce bandage, comme le bandage dextriné, est susceptible de devenir trop grand par suite de la légère atrophie des parties maintenues innnobiles ; on devra rc nouveler souvent les appareils, ou bien on placera de la ouate pour prévenir cet effet. Les bandages ainsi fait

Fiî. 51. — I!anil:ii;r- ilc la t('lc:> nii noMul il'embnllp

tiennent le membre régulièrement serré pendant un temps assez long.

On fait un bon appareil inamovible, en plaçant des bandes de tarlatane, pliées en^i ou 6 et enduites de plâtre, parallèlement à l'axe des membres comme des altelles,

Fig. .55. — Bailliage on fronde ile^ yms. île Liobreich.

et l'on serre ces bandes lorsqu'elles ont séché et ont prr" la forme des membres avec plusieurs tours de bande de diachylum formant deux ou trois bracelets, ou mien, avec 3 lacs de ruban de fil.

Les appareils de Scultet enduits de colle d'amidon, d

BAND

BAND

façon à produire un bandage inamovible (Larrey), ou ceux dont les bandes sont enduites de plâtre (Mathissen et Vanloo), sont trop compliqués ; ils ne valent pas les bandages dextrinés, amidonnés et stukés.

ÏV. Cuirasses articulées (Morel-Lavallée) . — Pour prévenir la roideur des articulations, on applique la cuirasse articulée. On enveloppe le membre d'une couche d'ouate et l'on place une bande roulée ; par-dessus celle-ci on enroule une bande trempée dans la colle forte ou la dextrine, en commençant par envelopper la racine des membres. On laisse sécher l'appareil, et dix à douze jours après son application, on décolle au niveau des articulations un tour de bande de celui qui est placé au-dessus. Une spatule est suffisante pour pratiquer le décollement, et

cette articulation n'est, au total, qu'un emboîtement des deux parties de l'appareil analogue à celui de tuyaux de fer ou de zinc.

V. Appareils amovo-immovibles. — Les appareils amovo-raamovibles sont :

Les appareils de carton mouillé qu'on applique sur le membre malade, et qu'on laisse sécher après avoir enveloppé le carton mouillé d'une bande roulée mouillée (Carre t). Ils forment des moules qu'on emploie secs.

Les appareils de gutta-percha moulés sur le membre et serrés avec une bande roulée (Uytterhoeven) ;

Les appareils de carton, modelés sur le membre d'un individu de taille et de proportions à peu près égales à celles du blessé. On applique des plaques de carton taillées sur les membres de l'homme sain, on fait sécher le moule

BOUCHUT ET DESPRÉS. 2* édlt.

et on l'applique alors sur le membre blessé où il est maintenu par des bandes (Merchie).

Les meilleurs appareils amovo-inamovibles sont les bandages inamovibles de Velpeau, Seutin, Larrey et Lau-> gier, que l'on coupe avec une cisaille ; on a ainsi un moule du membre ; l'appareil est ensuite maintenu avec une bande (fig. 58) ou des lacs élastiques.

BA1\DËL£TTES. Pansement avec des bandelettes agglutinatives.

Les bandes de diachylum de un centimètre à un centimètre et demi de largeur, ou moins, suivant la partie où Ton applique les bandelettes, sont placées circulaircment, et leurs chefs croisés de façon que la bandelette supérieure recouvre un tiers de la largeur de la bandelette inférieure,

et ainsi de suite ; une bande roulée maintient le bandage.

Ce bandage à l'aide des bandelettes, qu'il soit un moyen curatif d'un ulcère ou un agent de compression, doit être renouvelé de quatre jours en quatre jours. Pour l'enlever, on passe une sonde cannelée sous les bandes, et on les incise avec les ciseaux guidés par la cannelure de la sonde. V. Ulcères

Une plaie sur le tronc ou la face, fermée à plat avec des bandelettes imbriquées, exige un renouvellement journalier et un bandage de corps, ou un bandeau, ou une mentonnière qui maintienne le pansement.

Le pansement aux bandelettes, pansement par occlusion (Chassaignac), ne se change que quand il tombe ; un linge troué enduit de cérat, de la charpie et une bande recouvrent les bandelettes. V. Plaies.

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