BOIS
1er ;ï ce fine, (kiiis le Irausporl à un liopilul on à une iunbulance, la blessure ne soit pas aggravée pai- de t'ausM's manœuvres. Dans la pratique militaire, il y a th'slialiitutles et des règles que la pratique civile mettra en usage.
Thérapeutique. — Lorsque le membre supérieui' est blessé, on peut placer le malade dans une voiture, le bras étant mis dans ime écharpe. Le malade doit être assis et entouré de coussins et d'oreillers.
Lors(iue le membre inférieur est lésé, on peut encore emporter le blessé dans une voilure à défaut de tout autre moyen. Cependant, il vaudrait mieux porter le malade sur une plancbe garnie d'un matelas et portée à épaules d'iiomnies.
Les brancards de Coercke, d'Assalini, de Percy, de Cricliton, le fauteuil de Tober, sont tous utiles, surtout à l'armée; les fauteuils attachés à un bât porté par un mulet ou un cheval sont bons seulement pour les plaies et fractures des pieds, de la jambe et du membre supérieur. Les plaies de poitrine, de l'abdomen, et les fractiu-es de cuisse, de la colonne vertébrale et de la léle, réclament toujours l'usage d'un brancard.
A. Le brancard de Coercke consiste en une pièce de coutil où s'engagent, dans ime gaine placée sur les côtés, deux pièces de bois; un crochet, attaché à chacune des branches, s'articule avec la branche du côté opposé.
B. Le brancard d'Assalini est une simple table de bois qui est percée à ses angles de <(uatre trous qui servent à la porter.
G. Le brancard de Percy se compose de deux pièces de coutil dont un côté esl i)ourvu d'une couHsseet l'autre est percé d'œillets qui permettent de lacer les deux moitiés de la pièce de coulil . On passe dans chaque pièce de coutil un montant disposé comme pour monter le brancard précédent : les montants sont d'abord glissés dans la coulisse du coutil, puis engagés dans les trous que présentent des chevalets; on lace les deux moitiés du coutil. Deux soldats brancardiers portent en campagne chacun un chevalet avec un montant et une des deux moitiés de la sangle. Le brancard de Percy ne demande pas plus de trois minutes à être monté.
I). Le brancard de Crichton est constitué par im cadre muni d'une sangle et suspendu ()ar des cordes qui lui permettent d'osciller dans tous les sens, et qui est porté au moyen de deux montants auxquels sont suspendues les cordes.
E. Le brancard des hôpitaux esl composé d'un cadre suspendu par quatre pieds et muni de quatre bras. Une sangle est fixée sur le cadre, et une de ses extrémités est relevée et fixée à deux montants de fer, de façon à produire un plan incliné qui soutient la tête. Ce brancard peut être articulé de façon à se replier, comme le brancard de Coercke; c'est ce brancard qui est dans les postes de police, ou les postes de secours de Paris.
Les fauteuils suspendus, les fauteuils portés par un nuilet, sont constitués par un bois et des courroies de coutil ou de grosse toile, qui forment le siège et le dossier.
Lor.-:qu'un blessé est placé sur un brancard, on le fera porter par deux ou quatre hommes, ou bien on le roulera sur deux roues sur lesquelles on place le brancard (méthode prussienne). Sur un chemin uni ce mode de transport est bon. S'il s'agit d'une plaie de tète, de poitrine ou d'abdomen, la tête sera toujours tenue plus haut (|ue I(;s mendjres inférieurs; dans les chemins montants ou dans les escalier?, un des bi'ancardiors portera le brancaid .1 hauteur de . épaule I aulK; le portant avec les
mains. S'il s'agit d'une fracture des membres inférieurs, il faut que la tête des malades soit i)lus basse que ses membres inférieurs.
Pendant que l'on transporte im blessé, il est nécessaire de lui donner une potion cordiale, et, à son défaut, un peu de vin ou d'eau-de-vie. 11 faut s'arrêter de temps en temps pour laisser reposer le malade. Si une hémorrhagie existait, il faudrait s'arrêter, et faire une compression sur lu plaie. S'il s'agissait d'une hémorrhagie veineuse entretenue par la compression des vêtements, on couperait ceux-ci, de façon que les membres ne soient plus étranglés.
Blessés (Lit des). Toutes les blessures n'exigent pas un lit spécial ; mais lorsque les malades ont une fracture du tronc, des membres inférieurs, une plaie qui ne doit pas être tiraillée, on doit placer une planche sous le premier matelas.
Les individus qui ne peuvent être remués sans épi'ouver des douleurs vives devront être placés sur un lit qui permette de les changer sans les remuer.
Thérapeutique. — On couche les malades qui ne doivent lias être remués sur le lit Dunjon. Ce lit est constitué par
Fîg. 04. — Lit Kaliiot.
un coutil percé dans son milieu d'un trou arrondi de six à huit pouces de diamètre; ce coutil est attaché à un cadre de bois ; aux angles de ce cadre sont attachées des cordes qui s'infléchissent sur quatre poulies que présentent les^ colonnes du lit de forme ordinaire et vont s'enrouler sua un treuil à manivelle; un matelas troué, recouvert par un drap troué également, est placé sur le cadre mobile, qua l'on élève à volonté en tournant la manivelle, et que l'oia repose sur d'autres matelas contenus dans le fond du lit a| colonnes.
Le lit Babiot (fig. 60) est un perfectionnement heureux des anciens lits à sangles; en plaçant par-dessus la sangle le matelas d'eau d'Arnott on a le meilleur lit possible.
Pour certains blessés qui salissent sans cesse le lit, mais n'ont pas de blessures qui nécessitent un lit dur, on emploiera le lit suivant : deux matelas repliés en deux laissent un espace vide sous le siège, une plaque de caoutchouc percée d'un trou comble cet intervalle, qui est soutenu d'ailleurs par une boule de caoutchouc distendue par diJ l'air (Gariel). Lorsqu'on veut nettoyer le malade, on enlèva la boule, il reste un vide par lequel on peut nettoyer iJ siège. I
itLE«$!>l.'RES. V. Plaies. I
BOIM. En thérapeutique, il y a un certain nombre dm bois dont on fait usage, en poudre ou en décoction, à titro de topi(jue ou de tisane. — Ce sont : le bois iraloés, qui ne vient pas de l'aloès et qui est peu usité; le buis du Brésil, qui est astrnigent et employé pour la teinture rouge;