‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 88 sur 612 · DE LA BRONCHITE · texte numérisé non relu

DE LA BRONCHITE

Bronoliitc capîllaîs'c. La toux avec expectoration aqueuse, abondante, spumeuse, striée de sang avec dyspnée ou orthopnée, fièvre vive et abondance de râles sibilant, ronflant, sonore et muqueux fin, disséminés dans les deux côtés de la poitrine, caractérisent la bronchite capillaire ou catarrhe suffocant.

Dans la bronchite capillaire grave, la respiration est trèsgênée, le visage bleuâtre^ et sous l'influence de la gêne à l'hématose il se produit à la fin une aneslliésie assez marquée (Bouchut).

Thérapeutique. — Dans la bronchite capillaire générale ou catarrhe aigu suffocant, les indications sont pressantes, car la vie des malades est souvent compromise, et il est quelquefois difficile d'empêcher la production de l'asphyxie.

1" indication. Combattre r inflammation des bronclies.

Chez des adultes, la saignée doit être employée une ou deux fois et, de plus, il faut mettre des sinapismes aux jambes et y faire appliquer la ventouse Junod.

2^ indication. Débarrasser les bronches de leurs mucosités.

Dans la bronclwte capillaire, il faut faire vomir les malades une ou deux fois selon la circonstance ; appliquer un large vésicatoire sur le thorax et donner à l'inférieur : soit de la décoction du polygala de Virginie ou de bourgeons de sapin du Nord, h à 8 grammes par litre d'eau : soit des juleps gommeux et narcotiques : soit enfin des loochs rendus expectorants par de l'oxymel scillitique, 15 grammes, ou par 1 gramme de gomme ammoniaque ou d'oxyde blanc d'antimoine. C'est aussi le cas d'administrer le copahu ou l'extrait oléo-résineux de cubèbe à 2 et k grammes par jour. (Trideau.)

Bronchite capillaire de l'enfance. Chez les jeunes enfants, la bronchite simple doit être combattue seulement par les remèdes dits émollients, par quelques bains de pieds, par le vomitif ipécacuanha, et quelquefois par un vésicatoire volant sur le sternum, si l'inflammation paraît s'éterniser. — Quand la bronchite est grave et s'étend aux petites bronches, de façon à former une bronchite capillaire, lorsqu'elle est accompagnée d'une réaction vive, et peut-être de cette respiration que j'ai appelée expiratrice, c'est-à-dire gémissante et saccadée, il faut tout de suite mettre une sangsue à l'épigastre, deux quelquefois si les enfants sont vigoureux, ne pas trop les laisser couler afin d'y revenir, si l'étal des forces le permet. 11 faut faire vomir, avec l'ipécacuanha, et recommencer plusieurs fois de suite, d'après l'état de gêne de la respiration. — Il faut aussi mettre, dès le début, un vésicatoire volant sur le devant de la poitrine, en réappliquer un deuxième au bout de Irois jours, au-dessus ou à côté, un troisième quelquefois, à côté des premiers ou sur le premier, de manière à traiter par les vésicatoires volants multiples. Ces vésicatoires doivent être petits, à peine de 3 centimètres, car ils ont toujours trop de tendance à s'agrandir, et il faut éviter chez les enfants de faire naître de trop grandes plaies qui seraient alors plus graves que la maladie primitive.

Bronchite capillaife des vieillards. Chez les vieillards afteiuts de bronchite aiguë, la saignée doit être proscrite. Leur bronchite capillaire doit être combattue par les vomitifs, et ici c'est le tartre stibié(iu'il faut employer, par des légers purgatifs, et aussi par de nombreux vésicatoires volants. Il faut aussi dans ces cas veiller avec soin siu' l'état des

forces, alimenter le malade le plus tôt possible, lui donner du bouillon, un peu de macération de quinquina et d'eau vineuse et du vin de Bordeaux ou de Malaga.. Ici, c'est nuire au malade que trop s'acharner sur sa maladie, il est nécessaire d'unir la résolution à la prudence et de n'agir qu'avec circonspection.

Lorsque la bronchite se développe chez des sujets faibles, lymphatiques, et fait craindre pour l'avenir le développement des tubercules pulmonaires, il faut veiller sur la convalescence, et l'entourer de toutes les précautions convenables. De légers toniques, une bonne nourriture, et surtout le voyage, le séjour dans le Midi ou dans les pays chauds, sont ce qu'il y a de plus utile à ordonner.

Broneliite chroifiiqtie OU Catai'i'lie pulmonaire.

La bronchite chronique, jadis appelée catarrhe pulmonaire chronique, réclame des soins Irès-multipliés et différents, selon qu'elle est simple, qu'elle est compliquée d'emphysème pulmonaire, sa conséquence inévitable (V. ce mot), ou qu'elle est accompagnée d'asthme, de maladie du cœur ou de tubercules pulmonaires.

Tliérapeutique. — Ou soulage beaucoup les malades affectés de bronchite chronique, on fait disparaître momentanément les symptômes de cette maladie, mais on ne la guérit presque jamais à moins de circonstances exceptionnelles comme le serait le déplacement et l'émigration dans les pays chauds.

Les saignées générales ou locales, que Broussais et Amstrong conseillèrent contre la bronchite chronique, sont du plus mauvais effet. L'élément qu'on dit inflammatoire n'y existe plus depuis longtemps, et les évacuations sanguines restent sans motif comme sans résultat. Elle ne sont utiles que dans les cas de maladie du cœur ou d dypsnée et d'asphyxie menaçante, mais alors ce n'est plus qu'une médication palliative, appropriée à l'im des symptômes de la maladie.

Les infusions émollientes de fleurs pectorales, des fruits béchiques, le bouillon blanc, le lierre terrestre, etc., les fumigations émollientes et les bains généraux de vapeurs émollientes peuvent être indifféremment employés contre la bronchite chronique. Dans quelques cas on emploie les bains de vapeur aromaticiue ou résineuse dont l'action suri la muqueuse bronchique est très-utile, V. Vaporarium,, Étuve.

Les vomitifs et les purgatifs, administrés de temps à autre à intervalles plus ou moins rapprochés sont des plus utiles dans la bronchite chronique, car ils modèrent la toux et l'expectoration, "5 centigrammes de tartre stibiê tous les deux ou trois jours (Laennec), 1 gramme 50 centigrammes de poudre d'ipécacuunha tous les jours (Elliotson), produisent, dit-on, des résultats avantageux. Quelques médecins ne donnent pas l'ipécacuanha à si forte dose, ils se contentent de l'administrer à la dose expectorante 5 ou 10 centigrammes par jour et non la dose vomitive.

On peut administrer le cahmiel dans la bronchite chro nique, ainsi que le pratiquent les Anglais, elle faire pren dre seul ou uni à des poudres Ioniques et "narcotiques, soi au quinquina, soit à l'ipécacuanha, le thridace et l'opium Le calomel doit être donné à 10 ou 15 centigrammes par jour, continué longtemjis. — La teinture de colchique à 2 ou 30 gouttes par jour, ou de temps à autre de Vhuiled ricin, de Veau de Sedlitz ou du citrate de magnésie, — d Valoês à 5 centigrammes par jour, etc., sont les purga tifs qui ont souvent été employés.

Toute une série de remèdes dits expectorants vient tire le médecin d'embarras, dans les efforts qu'il est obligé d

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faire pour arriver à soulager les malheureux affec.lés de bronchile chronique.

On peut employer, à l'exemple d'Àrétée, les bols résineux

suivants :

jligl 25 grammes.

Térébenthine 8 ici.

Galbaniira 50 ni.

Faire cuire, et quand le mélange aura une bonne consistance, faire des bols dont on prendra 1 ou 2 matin et soir.

Jl faut en outre prescrire les infusions d'hyssope, de lierre terrestre, les décoctions de bourgeons de sapin du Nord à U gram. par litre d'eau, l'eau de goudron ou de copahu, les fumigations de créosote, etc.

Le copahu a été donné intérieurement à la dose de !l gramme par jour, solidifié avec de la magnésie. Chez lies malades qui ne peuvent le supporter dans l'estomac, ion l'a donné aussi en lavement tenu en suspension à l'aide jd'un jaune d'œuf. C'est dans ces cas que je donne souvent l'extrait oléo-rcsineux de cubèbe.

Vipécacuanha à 15 ou 20 centigrammes en nature ou mieux en pastilles facilite beaucoup l'expectoration et diminue notablement les effort? de la toux.

C'est dans le même but, et souvent avec succès que le soif/'/ e et les préparations sulfureuses ont été administrées. !0n donnait autrefois le soufre en tablettes à la dose de 1 à 3 grammes par jour, on peut le faire prendre en poudre 'dans du lait, dans du miel, ou sous la forme d'eau sulfujreuse. Les eaux d'Engliien, de Bonnes,, de Baréges, de 'Cauterets, qui sont plus ou moins chargées de principes sulfureux se prennent à petite dose d'abord, le matin à jjeun, un quart de verre dans du lait, puis un demi-verre et même plus. Lorsque les intestins n'en souffrent pas. Quelques malades sont purgés par l'usage de ces eaux , il faut alors les suspendre, en diminuer la dose jusqu'à ce qu'elles puissent être digérées sans nul inconvénient. Ce traitement doit être continué plusieurs mois. Si les malades en ont la possibilité, ils feront bien d'aller dans la saison prendre des eaux sur place, à la source même qui les fournit.

Les révulsifs cutanés méritent d'être employés dans la bronchite chronique, surtout lorsqu'une exagération des symptômes fait présumer l'existence d'un état aigu d'inflammation bronchique. Il est quelquefois bon de laisser à demeure, soit au bras, soit à la cuisse, un cautère ou un ve^icatoire dont on entretient chaquejour la suppuration. En dehors de ce fait, et comme circonstance exceptionnelle, lors d'une recrudescence des symptômes, il faut ordonner sur la peau de la poitrine des frictions avec quelques gouttes A'huile de croton, et on les répète matin et soir jusqu'à l'éruption vésiculeuse, un emplâtre de thapsia ou bien de poix de Bourgogne avec 20 ou 25 centigrammes de tartre stibié, des frictions matin et soir avec la pommade stibiée jusqu'à pustulation, ou enfin des vésicatoires volants sur le thorax. Tous ces moyens sont fort utiles et rendent indifféremment de très-grands services. ! Les astringents donnés avec mesure, réussissent à dirai- |nuer l'expectoration et à soulager les malades affectés de bronchite chronique, mais c'est là une médication que l'exl'périence n'a pas complètement ratifiée. Quand on croira |! devoir la mettre en usage, c'est à V extrait de ratanhia ou Ide monésia en potion à 1 gramme par jour, au tannin à 20 ou 25 centigrammes, et UYacétate de plomb qu'il faudra recourir -.

.\cétate de plomb 2 grammes.

Extrait de jnsquiame 2 id.

SciUe 2 id.

pour kO pilules dont on prendra 3 ou /!t par jour (Henderson).

La médication narcotique est une des plus usitées dans la bronchite chronique, car elle remédie au plus pressant besoin des malades en leur donnant le repos qu'ils désirent avec tant d'impatience. On peut donner tous les soirs 30 grammes de sirop) diacode ou de sirop tliébaique, qui est deux fois plus fort, dans une tasse de tisane ou dans une potion à prendre par cuillerées; — du laudanum de Si/denlumi, 10 ou 15 gouttes, à prendre de la même manière ; — du sirop de thridace à UO grammes de la même manière encore ou une pilule de cynoglosse, 5 à 10 centigrammes ; — de thridace, 5 à 10 centigrammes ; — d'eo;trait gommeux d'opium, 2 à 5 centigrammes; à prendre le soir. On pourrait aussi donner un lavement ou potion avec 2 ou 5 grammes de chloral hydraté qui produit un excellent sommeil.

Le sulfate de morphine par la méthode endennique, à 2 ou 5 centigrammes, réussit également bien sur un vésicatoire à la pointe du sternum, au creux épigastrique. Ces vésicatoires doivent être placés tous les trois jours et n'ont pas besoin d'avoir plus de 2 centimètres de -diamètre; si on les veut instantanés, il faut les appliquer avec de l'ammoniaque sur une rondelle de drap.

On peut encore donner la teinture de belladone 6 à 10 gouttes, l'extrait à 2 et à 5 centigrammes, l'aconit de la même manière, et le daliu'a stramonium en fumigations. Cette dernière substance sert à composer des cigarettes pour fumer trois ou quatre fois par jour, de manière à absorber autant que possible la vapeur qui s'en émane. Une cigarette absorbe environ 20 centigrammes de datura, qu'on peut brider, si l'on préfère, au moyen d'une pipe. Ce moyen réussit souvent à calmer la toux.

Le camplire peut être employé de la même manière et avec avantage. C'est un vieux et excellent remède dont on abuse aujourd'hui et dont on peut se servir avec réserve et utilité.

A l'exemple de Williams, Piorry conseille V abstinence des boissons, et il croit qu'on peut arriver de cette maniéré à supprimer l'expectoration, diminuer la toux et guérir la bronchile. C'est un moyen à essayer et l'on peut le prescrire sans inconvénient.

Une autre méthode thérapeutique qu'on doit à Dracke et sur laquelle la science est loin d'être fixée consiste dans l'usage des aspirations d'air froid.

Le malade étant placé dans un lit bien chaud, la poitrine enveloppée d'ouate, de laines, ou de fourrures, on lui fait respirer pendant une heure, jusqu'à trois fois par jour de l'air à h ou 5 degrés centigrades qu'on vient de faire passer dans un réservoir entouré de glace. Lorsque l'air aspiré n'a pas moins de 6 ou 8 degrés centigrades, la sensation de fraîcheur dans la poitrine qui en résulte est fort agréable, et il existe seulement des douleurs assez vives dans les épaules que les malades rapportent aux muscles. Le pouls est, dit-on, réduit à 10 ou 12 pulsations par minute. ■

Sous l'influence de cette médication, la toux et l'expectoration diminuent notablement et les malades se trouvent fort soulagés. .Je ne juge pas cette méthode que je n'ai pas vu employer, mais j'ai suivi les effets d'une médication analogue au moyen de l'eau froide en boisson, et les effets m'ont semblé très-évidents.

Une malade alïectée de bronchite chronique simple avec expectoration très-abondante, fatiguée quelquefois de la fréquence de la toux et de la fatigue de son catarrhe, avalait un verre d'eau glacée. Immédiatement la toux diminuait et cessait presque aussitôt, l'expectoration était tarie, le pouls réduit à 50 ou 60., et un instant de bien être suivait l'ingestion de ce verre d'eau froide. Mais bientôt des

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douleurs intolérables entre les deux épaules, des douleurs à faire crier se faisaient sentir, la malade était obligée de prendre le lit, de se faire suer et de rappeler la toux et l'expectoration qui ne revenaient qu'au bout de vingtquatre heures, au moment de la cessation des douleurs scapulaires. Plusieurs fois, à plusieurs années de distance, la malade, oublieuse des douleurs qu'elle avait éprouvées, rechercha dans l'eau froide un remède contre sa toux, et chaque fois ce phénomène des douleurs scapulaires lui faisait regretter son imprudence, et elle cessa enfin de recourir à ce moyen qui n'était qu'un douloureux palliatif. V. le Formulaire de la bronchite.

Bronchite symptomatiqiie d'une maladie de cœur. On observe souvent la bronchite chronique dans le cours des maladies organiques du cœur, telles que l'hypertrophie, le rétrécissement ou l'insuffisance des valvules mitrales ou sigmoïdes, et comme, dans ces cas, la toux et l'expectoration dépendent d'une congestion mécanique passive des poumons et des bronches, il faut avoir recours à un traitement particulier.

La bronchite chronique occasionnée par une maladie du cœur avec obstacle à la circulation pulmonaire exige :

1° La saignée d'après les forces du sujet, des sdmjfiiws à l'anus ou des ventouses scarifiées à la base du thorax.

2" La digitale en poudre, de 10 centigrammes à 1 gramme et l5',50.

Le nitrate de potasse, de 1 à 3 grammes.

Bronchite racliitique. Dans le rachitisme chez les enfants, il y a souvent une toux grasse permanente qui résulte d'un catarrhe produit par la maladie générale.

C'est un flux muqueux plutôt qu'une véritable inflammation, et l'on aurait tort de vouloir instituer ici le traitement de la bronchite.

Thérapeutique. Contre le flux muqueux des branches qui accompagne le rachitisme, il faut donner l'huile de morue, le phosphate de chaux et les bains salés. V. Rachitisme.

formulaire de la bronchite.

1° Tisanes.

Tisane de gomme (eau de gomme).

Gomme arabique, entière 15 grammes.

Ean froide 1000 id.

Lavez la gomme à l'eau froide, et faites-la dissoudre à froid dans un litre d'eau : passez à travers une étamine et ajoutez du sucre ou du sirop de sucre.

Tisane de fécule.

Fécule de pomme de terre 8 grammes.

Eau r. s.

Délayez la fécule dans 60 grammes d'eau froide, portez l'eau à l'ébullition, versez-y la fécule délayée, continuez à faire bouillir pendant un quart d'heure, et passez au travers d'une étamine.

Tisane de salep.

Elle se prépare de même que la tisane de fécule. Tisane de corne de cerf.

Coroe de cerf rSpée 125 gramiucs.

Lavez la corne de cerf à l'eau tiède, et faites-la bouillir pendant une heure avec suffisante quantité d'eau pour obtenir un litre de tisane. Passez. (F. H. P )

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Tisane béchique.

Espèces béchiijues 8 gramme».

Eau bouillante 1000 id.

Faites infuser, passez et sucrez avec :

sirop de sucre 60 grammes..

Tisane pectorale awc quatre fleurs.

Espèces pectorales 12 grammes.

Eau bouillante 1000 id.

P'aites infuser et ajoutez :

Sirop lie sucre 60 grammes.

Tisane pectorale au^ quatre fruits.

Fruits béchiques 1000 grammes.

Faites bouillir dans :

Eau 2500 grammes.

Jusqu'à réduction à 1000 id.

Passez, ajoutez :

Miel blauc 60 grammes.

Tisane de réglisse.

Racine de ri'glisse contuse 8 grammes.

Eau bonillunte 1000 id.

Faites infuser pendant deux heures, et passez. Tisane d'orge.

Lavez de l'orge, 30 grammes, àl'eau tiède, et faites bouillir ensuite dans une suffisante quantité d'eau jusqu'à ce que le grain soit bien crevé et que le liquide soit réduit à un litre : passez à travers une étamine claire.

On édulcore ensuite avec miel, 60 grammes.

Tisane lichen d'Islande.

Lichen d'Islande 8 grammes.

Versez sur le lichen huit à dix fois son poids d'eau bouillante; laissez infuser pendant une demi-heure, et rejetez la liqueur : prenez le lichen ainsi lavé, et faites-le bouillir pendant deux heures dans une quantité d'eau suffisante pour qu'il reste un litre de tisane. Passez avec expression, laissez déposer et décantez. On y ajoute ordinairement :

sirop de sucre 60 grammes.

Espèces dites fruits béchiques.

Dattes privées de leurs noyaux 32 grammes.

.lujubes 32 id.

Figues sèches 32 id.

Haisins secs 52 id.

Mêlez. Conservez dans du sucre en poudre, faire bouillir dans un litre d'eau.

Autres tisanes.

Infusion de marjolaine, 8 grammes par litre d'eau ordinaire.

Infusion de gingembre, 4 à 8 grammes par 500 grammes d'eau. U ou 5 tasses dans la matinée, ou bien teinture de gingembre, hO à 50 gouttes dans une potion de 120 gram.

Décoction de Polygala senega, ù à 8 grammes par litre d'eau.

Décoction de tiges de douce-amére, 8 à 20 grammes par litre.

Infusion de Verbasnun lychnitis et Verbascum thapsus ou bouillon blanc, 10 grammes par litre d'eau.

Décoction de pulmonaire officinale, à 10 grammes par litre d'eau.

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Infusion de véronique officinale, 15 grammes par litre d'eau.

Infusion vineuse de sarriette ou Satureia hortensis 15 à 30 grammes.

Infusion de fleurs de sureau, 8 à 1 0 grammes par litre d'eau.

Infusion de violette, 8 à 10 grammes par litre d'eau ou chez les enfants siivp de violette.

Infusion dliijssope, 4 grammes par litre d'eau ordinaire.

Infusion de lierre terrestre, k grammes par litre d'eau.

Capillaire (Adiantum Capillus Veneris) en infusion, 10 grammes par litre, et surtout en sirop.

Décoction d'oigîioiis blancs (Reinhardt, Bulletin des Sociétés médicales, Férussac, t. I p. 363),

Teinture A'agaric mouche, 30 à liO gouttes ; quatre fois par jour.

Infusion des feuilles et des fleurs de bourrache, 10 grammes par litre d'eau.

Tisane avec la décoction de navets édulcorée avec sirop de gomme.

Erysimum officinale (herbe au chantre). Sirop des semences, 30 à 60 grammes.

Lobelia inflata (V. Asthme), en infusion ou en teinture.

Infusion de fleurs de Gnaphalium dioicum, 8 grammes par litre d'eau.

Décoction de pulmonaire de chêne {Lichen pulmonarius), 5 à 20 grammes.

Tisane avec la décoction de pommes de reinette.

2° Sirops.

Sirop de gomme.

fiomme arabique blanche 500 grammes.

fiau froide 500 ' id.

Sirop simple 4000 id.

F. s. a. {Codex). Pour édûlcorer les tisanes ou hoiro par cuillerée à bouche toutes les trois heures.

Sirop de capillaire.

Capillaire du Canada 192 grammes.

Eau bouillaute 1500 id.

Sucre blanc 2000 id.

Pour édûlcorer les tisanes. {Codex.) Sirop de thridace.

Extrait de laitue 7 grammes.

Eau pure 6-4 id.

Sirop simple 500 id.

{Codex.)

Faites dissoudre l'extrait dans l'eau ; ajoutez la liqueur au sirop bouillant ; ramenez celui-ci par l'évaporation à la consistance ordinaire, et passez.

A mettre 60 grammes dans vme potion ou prendre par cuillerée à café toutes les heures Pl.

Sirop d'hydrate de chloral.

sirop de Tohi 150 grammes.

Hydrate de chloral 20 iil.

F. diss.

Une cuillerée à soupe pour un enfant; deux à trois cuillerées pour un adulte. A haute dose il produit le sommeil et l'anesthésie.

Sirop de lactucarium (Aubergier).

Extrait alcoolique de lactncarium 3 grammes.

Siicre candi 1 kilogramme.

Eau distillée 500 grammes.

Eau de fleur d'oranger 20 - id.

Epuisez l'extrait alcoolique en le traitant à deux repri-

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ses par l'eau bouillante, de manière à ne laisser qu'un résidu sans saveur et insoluble. Passez la solution, complétez les 500 grammes et faites-y fondre le sucre candi, clarifiez au banc d'œuf, cuisez à 32" bouillant., passez et ajoutez l'eau de fleurs d'oranger au sirop refroidi El- Quand ce sirop ne contient que du lactucarium il est inerte, mais on a voulu, le rendre actif en y incorporant de Yaffuim de pavot pourpre, c'est-à-dire de l'opium, et alors il est très-dangereux, surtout chez les enfants.

Sirop d'ipccacuaiiha composé, connu sous le nom de sirop de Désessart.

Ipécacuanha gris S2 gLiinniies.

Séné no id.

Serpolet 32 iil.

Coquelicot 12.5 iil.

Sullate de magnésie '•'<! id.

Vin blanc 750 id.

Eau de fleur d'oranger 750 id.

Eau 3000 id.

Sucre blanc 3000 id.

F. s. a. (Codex). Ce sirop s'emploie comme vomitif chez les enfants atteints de bronchite, à la dose de 30 ou 40 grammes, ou comme expectorant dans une potion à la dose de 15 grammes \+ +\.

Sirop pectoral.

sirop diacode SO i;riniimes.

Sirop de Tolu WO id.

Mêlez. A prendre par cuillerée à café matin et soirQ' ■Sirop de lait.

Lait nouvellement trait, écrémé et réduit

à moitié par l'éTaporation 600 grammes.

Sucre 9000 id.

Eau de laurier- cerise 200 id.

A prendre par cuillerées abouche [+] (Robinet).

Sirop pectoral.

Eau 6000 grammes.

Raisins de Corinthe lOOO id-

Gomme arabique ^20 id.

Mou de veau u* H .

Faites bouillir pendant six heures ; passez et évaporez jusqu'à consistance sirupeuse (Rouvart). A prendre par cuillerée abouche.

Sirop pectoral dit de Vauquelin.

Mou de veau n" 1.

Lichen d'Islande. h" 2.

Tètes de pavot 500 grammes.

Fleurs béchiques 500 id.

Quatre fruits pectoraux 2 kilogrammes.

Gomme du Sénégal 2 id.

Feuilles derysimum 500 grammes.

Racine sècHe de grande consoude 500 id.

Suc épaissi de laitue 125 id.

Sirop de sucre W l'dogrammes.,

Sirop de violette 6 boutedles.

sirop de Tolu ^ id.

F. s. a. Ce sirop contient pour 30 grammes 1 décigramme de thridace, et 5 centigrammes d'extrait de pavot. Une cuillerée à bouche matin et soir [+].

Sirop de mou de veau.

Mon de veau 10«8 grammes.

Dattes 160 ]i-

Jujubes • • • 176 » .

Raisins secs ' ')? f

. Réglisse 32 id.

Consoude 32 id.

Pulmonaire l'o '> •

Sucre blanc fOOO u .

Ua,, 1250 id.

F. s. a. A prendre par cuillerée à bouche trois fois par jour.

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Sirop d'escargots.

Escargots 500 graiiiuies.

Réduisez en une pâte très-fine avec :

Sucre 2500 grammes.

Passez à travers un tamis très-serré à l'aide d'un jmlpoir.

D'autre part ;

Amandes douces 500 grammes.

Amandes amères 150 id.

Eau -1000 id.

Mondez les amandes, réduisez- les en une pâte très-fine, en y ajoutant :

Sucre 500 gi'ammes.

et 125 grammes del'eau prescrite. Délayez exaclementcelte pâte dans le reste de l'eau. Passez avec une forte expression : ajoutez à l'émulsion le mélange de sucre et de limaçons que vous ferez dissoudre au bain-marie, à une trèsdouce chaleur. Quand le sucre sera fondu, ajoutez l'eau de fleurs d'oranger; passez le sirop avec expression au travers d'un linge serré (Bouchardat).

Cinq à six cuillerées par jour dans les bronchites et les phthisies au début [+1.

Sirop pectoral de Lanwuroujo.

Muu de veau u* 1"2.

Lichen d'Islande 3 Idlogrammcs.

.Jujubes 3 id.

Dattes 3 id.

Réglisse ratissée 3 id.

Pulmonaire des bois 1500 grammes.

Fleurs de coquelicot 3 kilogrammes.

— de violette 2 id.

— de mauve 2 iJ,

— de guiinauvii 2 id.

Extrait gommcux d'opium 24 grammes.

Suere 160 kilogrammes.

F. s. a. un sirop bien cuit. A prendre vme à quatre cuillerées par jour, contre les maladies chroniques de poitrine \±}.

Sirop de réglisse.

Suc de réglisse 50 graïuiuai.

Eau de camomille. 50 grauunes.

Ajoutez :

iiucre 1000 grammes.

Par cuillerées, plusieurs fois par jour (Selle) EJ-

Sirop de manne.

Manne (débris de larmes) 60 grammes.

Eau il 12 ou \^ degrés 80 id.

On agite de temps en temps jusqu'à ce que la manne soit dissoute et que la solution soit tout ù fait fluide ; on filtn; au papier, et l'on ajoute :

Sucre, lôO grammes.

Que l'on fait fondre au bain-marie. On passe à l'étaniine (Lacliambre) [3-

Sirop (le sulfure de potasse.

Sulfure lie potasse 1 gramme.

Kuu distillée 340 ■

Sirop de sucre ; . JQO id.

Ine cuillerée à bouche matin et soir [g.

Sirop de haiime di; Tolu.

llaume de Tolu 425 grammes.

l'"ou pure :,00 " Id.

Sucre Irès-blanc ([. s., environ lUOO id.

Faites digérer le baume de Tolu avec l'eau, au bain-

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marie, couvert pendant douze heures en ayant le soin d'agiter de temps en temps. Filtrez la liqueur, ajoutez-y le double de son poids de sucre très-blanc que vous ferez dissoudre à une douce chaleur en vase clos ; filtrez le sirop au papier. 32 à grammes dans les tisanes ou les potions (Bouchardat) [+]• On préparera de même le sirop de térébenthine de Venise.

Sirop depolygala.

Polygala de Virginie 100 grammes.

Faites digérer pendant vingt-quatre heures dans quantité suffisante d'eau pour obtenir :

Colaturo 900 grammes.

Faites fondre sucre 1800 id.

Dose : 30 grammes dans une potion comme expectorant [+1.

Sirop d'acide hydrocy unique.

sirop simple blanc. .• 500 grammes.

.\cide hydrocyanique médicinal 4 id.

Mêlez très-exactement et conservez dans des vases bien bouchés (Bouchardat).

Dose : 30 grammes dans une potion appropriée r+1.

Sirop de codéine.

On le donne à la dose de 20 à 30 grammes par jour, 30 grammes de sirop ne doivent renfermer que 25 milligrammes de codéine \±\.

Sirop de Flou.

On le donne à la dose de 20 à 30 grammes par

Sirop d'acétate de morphine.

.Acétate de morpbinc 2 décigrammes.

Sirnj» sin.ple blane 500 grammes.

Faites dissoudre l'acétate de morphine dans une trèspetite quantité d'eau, à laquelle vous ajouterez un peu d'acide acétique, et mélangez la dissolution au sirop froid.

On préparera de même, par le simple mélange à froid, le sirop de sulfate de morphine.

Chaque 30 grammes de ces sirops contient un peu plus de 1 centigramme de sel de morphine. On les prescrit à la dose de 20 à 50 grammes dans des potions, ou par cuillerée à café toutes les heures : c'est une bonne manière d'administrer la morphine et de prescrire une préparation énergique à faible dose (lionchardat).

Sirop de pavot blanc (sirop diacode) et sirop thébaique.

Extrait alcoolique de pavot 8 grammes.

Eau pure 125 id.

Sirop simple 1500 id.

Faites dissoudre l'extrait dans l'eau; filtrez la dissolution, ajoutez-la au sirop bouillant: et faites cuire en consistance de sirop. 30 grammes de sirop de pavot contiennent 25 milligr. d'extrait. Très-employé dans les potions calmantes à la dose de 30 grammes \+ +\. — Le sirop théha'ique, au contraire, contient 5 centigr. d'opium pour 30 grammes.

Sirop de goudron.

Goudron I kilogramme.

Eau de rivière 250 id.

.Maintenez le tout pendant vingt-quatre heures à une température de 66», agitez, laissez refroidir, décantez et filtrez. Faites dissoudre à froid 500 grammes de sucre, filtrez. Le sirop de goudron s'administre, soit seul à la dose de trois ou (juatre cuillerées à bouche, soit coupé avec des tisanes appropriées [+]•

BRON

Sirop pectoral balsamique.

Sucre concassé 1000 grammes.

Infusion de coquelicots 560 id.

Vin rouge Je Bourgogne 500 id.

Teinture de baume de Tolu 12 id.

Iliécncuanha concassé 10 ul.

Extrait d'opium 1 id.

F. s. a. A prendre 32 à kS grammes dans une lasse d'infusion pectorale. Dans les toux opiniâtres, etc. (Charles) [+].

Sirop d'érijsimum compose.

Orge mondé Gi grammes.

Raisins secs 64 id.

Racine de réglisse 64 id.

Feuilles sèches de bourraclie 96 id.

Feuilles sèches de chicorée 96 id.

Erysimum 1500 id.

Racine d'année 125 id.

llapillaire de Canada 32 id.

Sommités de romarin 16 id.

Stœchas 16 id.

Auis 24 id.

Sucre 2000 id.

.\IieI blanc 500 id.

F. s. a. Bronchites chroniques. Dose : 60 grammes par jour [+].

3° Loochs et potions.

Looch blanc.

.\mandes douces mondées de leur pellicule. 18 grammes.

Amandes amères 2 id.

Sucre blanc 16 id.

Uuilc d'amandes douces 16 id.

Gomme adragant pulvérisée 8 id.

Eau de fleur d'oranger 16 id.

Eau commune 125 id.

A prendre par cuillerée à bouche toutes les heures 1+ +|.

Faites une émulsionavec les amandes, l'eau et la presque totalité du sucre, triturez la gomme adragant avec le reste du sucre : ajoutez l'huile d'amandes et peu à peu l'émulsion et l'eau de fleur d'oranger en ayant soin de triturer constamment (Codex).

Les rédacteurs du Formulaire des hôpitaux ont supprimé l'huile d'amandes du looch blanc des hôpitaux, et par là annihilé presque toutes les propriétés de cette préparation dont l'emploi est populaire ; car si ce looch a une propriété utile dans. les maladies de poitrine, il le doit certainement à l'huile qu'il contient. (Bouchardat.)

Looch huileux.

Huile d'am.indes douces 16 grammes.

Gomme arabique pulvérisée. 10 id.

Sirop de guimauve 3â id.

Eau de lleur d'oranger 16 id.

Eau commune 96- id.

Versez l'huile sur la gomme, mêlez, ajoutez le sirop peu à peu, puis l'eau et l'eau de fleur d'oranger. A prendre par cuillerée \±\.

Looch additionné de naphtaline.

Looch avec naphtaline, 50 centigrammes à 2 grammes. A prendre par cuillerée \±].

Hydromel expectorant.

Racines d'année . , , , î

Lierre terrestre. ^ ...,..,.> aa 4 grammes.

Hyssope »i.,,,,»..i.J

Faites infuser dans :

Eau 1000 grammes.

Ajoutez :

Miel blanc 60 grammes.

Cette formule, plus ou moins altérée, a été copiée par plusieurs auteurs sou» les noms dliydrumel compose de

BRON 169

l'hôpital de la Charité, décoction d'aanée composée, etc. (Bouchardat) \±\.

Looch pectoral.

Eau distillée de sureau 150 grammes.

Huile d'amandes douces 50 id.

Gomme arabique 15 id.

Sirop de polygala 50 id.

Sirop de violette 30 id.

Kermès minéi-al 1 décigramme.

F. s. a. Employé par cuillerée contrôla phthisie pulmonaire (Preziozi) [T]-

Looch à l'huile d'amandes.

Amandes douces mondées 30 graiimies.

Eau de fleur d'oranger 8 id.

Faites une pâte ti'ès-fine, mêlez ensuite avec :

Huile d'amandes récente. . . -30 grammes.

Sucre en poudre. 30 id.

A prendre par cuillerées à bouche (Righini) Q- Looch calmant.

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