BRUL
Aspirations de vapeurs de benjoin, de goudron, de baies ' de genièvre, d'eaux sulfureuses poudroyées, d'eaux minérales sulfureuses, etc. V. Bains de vapeur.
Révulsifs cutanés : vésicatoire ou cautère à demeure au bras ; vésicatoires volants sur la poitrine ; frictions avec l'huile de croton ou la pommade d'Autenrieth sur la peau du thorax ; emplâtre de poix de Bourgogne stibié entre les deux épaules ; applications quotidiennes de teinture d'iode sur la poitrine. V. Bronchite CHRONIQUE.
BROU DE IVOIX. Enveloppe verte de la noix dont l'extrait est employé à 5 ou 10 centigrammes contre la gastralgie et la dyspepsie [+]• On en fait, avec l'alcool et le sucre, une liqueur assez agréable qui est stomachique.
BRUCINE. Alcaloïde extrait de la fausse angusture, employé comme stimulant du système musculaire, de même que la strychnine dans les paralysies [±]- Elle se donne àladose de 1 à 10 centigrammes. C'est un poison très-énergique.
BRUCKENAU (Bavière). Eau minérale ferrugineuse acidulé froide, employée en boisson et en bains comme tonique m. Elle est très-renommée en Allemagne.
BRULURES. L'inflammation et la destruction de la peau, des muqueuses et des parties subjacentes sous l'influence du calorique ou d'un agent caustique, constituent la brûlure.
Une flamme, un corps en ignition ou en fusion, un liquide chaud au-dessus de 60 à 80" ou en vapeur, ou un corps acide ou alcalin mis en rapport avec le corps, déterminent la rubéfaction, la vésication ou l'escharification des tissus (Boyer). Les flammes et la chaleur, comme les caustiques, détruisent les tissus, en absorbant l'eau que ceux-ci renferment.
Les brûlures, quelle que soit la cause qui les a produites, engendrent des lésions de divers degrés, qui sont : la rougeur des téguments, la vésication, l'escharification des couches superficielles de la peau, la destruction du derme, la destruction du tissu cellulaire et des aponévroses sous une eschare profonde, enfin la carbonisation de toute la partie brûlée ; ces altérations de plus en plus profondes constituent les six degrés de la brûlure (Dupuytren).
L'étendue en surface d'une brûlure du premier, du second et du troisième degré constitue un état très-grave. La profondeur d'une brûlure au voisinage des articula tions, allant jusqu'à l'ouverture de l'article, est encore extrêmement grave.
Une brûlure produite par une flamme présente plusieurs degrés à la fois, tandis qu'une brûlure produite par un corps en ignition, tel qu'un fer rouge ou de l'eau chaude, ne présente qu'un seul degré (Velpeau).
Une petite brûlure ne détermine aucune réaction sur l'économie et cause seulement de la douleur ; mais une brûlure profonde un peu étendue, laisse les malades abattus, dans une sorte de stupeur due à la réaction nerveuse produite par leur accident (Dupuytren). Cet état disparaît au bout de vingt-quatre ou trente-six heures.
Les brûlures, même superficielles, lorsqu'elles occupent une grande étendue, sont suivies de congestions viscérales dues à la disparition d'un certain nombre de capillaires du tégument ; on trouve sur les malades qui succombent à une vaste blessure un état purpurique (rougeur) des viscères (Wilks), des thromboses dans les veines de la région blessée et dans les veines pulmonaires, puis des ecchymoses sur les muqueuses bronchique et trachéale,