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BRIIL
es grandes brûlures déterminent souvent aussi des ulcéations dans le duodénum. (Uupuytren.)
Une soif inextinguible, la diarrhée, la dyspnée, des pasmes delà glotte, le coma, le délire, indépendamment les signes d'une infection purulente ou d'une phlegmasie dscérale, annoncent un état qui se rapporte à une sorte l'urémie, urémie par défaut de sécrétion de la sueur et de 'exhalation cutanée.
On meurt quelquefois de la brûlure par excès de douleur. Après des souffrances atroces, les malades entrent ians une période de calme, s'endorment, se refroidissent et ne se réveillent plus.
Les grandes brûlures accompagnées d'infection purulente sont presque toujours compliquées d'albuminurie (Darcet).
Des complications surviennent souvent autour des brûlures, et dans le nombre sont l'érysipèle et le phlegmon.
L'inflammation d'une brûlure se propage quelquefois aux parties voisines, ainsi du crâne aux méninges, de la poitrine à la plèvre et de la paroi abdominale au péritoine.
Une brûlure au quatrième, au cinquième et au sixième degré se complique assez souvent d'infection purulente.
Les cicatrices des brûlures qui ont détruit le derme j-^ont constituées par du tissu inodulaire très-rétractile ; la ijcicatrisation alors est presque toujours irrégulière et produit une difformité.
I Thérapeutique. — Sur une brûlure au premier degré on appliquera de la poudre d'amidon, on enveloppera le '^embre ^vec de la ouate, et l'on comprimera par-dessus '(Velpeau) ; ou bien on appliquera des compresses trempées ;dans de l'eau froide (Rhazès), de l'eau blanche, de l'eau pniellée, de l'eau végéto-minérale ou le Uniment oléopalcaire.
Le coUodion élastique appliqué sur les brûlures peu pro-
i^ondes est d'un bon usage ; c'est un épiderme artificiel qui liminue instantanément la douleur, et qui, en général, )pévient l'inflammation.
Si un érysipéle menace, on appliquera des compresses il'eau de sureau ; s'il y a lieu de craindre un phlegmon, j)n placera quelques sangsues (J. Cloquet). 1| Pour une brûlure au deuxième degré, qui est une sorte i'ie vésicatoire , après avoir crevé les ampoules , on Appliquera sur la peau un linge troué enduit de cérat , jipiacé :
I Cérat simple 34 grammes.
I Laudanum ^ id.
t l'on pansera avec de la ouate par-dessus (Hôpitaux de •aris) .
Une poudre dessiccative, le bismuth en particulier, et le oton cardé (Andersen) , placés^sur le derme dénudé, sont loins avantageux.
Dans les brûlures au premier et au deuxième degré, tendues à une grande surface, alors que l'on soupçonne ue de graves accidents généraux se développent, on place ;s blessés dans un bain à 27", et on les y laisse de pluieurs heures à plusieurs jours (Passavent). On active ainsi is fonctions de la peau restée saine, et, par conséquent, n prévient l'urémie.
S'il s'agit d'une brûlure au troisième degré, on se conuira co'ïime pour la brûlure au deuxième ; on pansera vec lee érat opiacé, ou mieux avec l'eau végéto-minérale
avant et pendant la chute des eschares. Si une inflammation menace, on placera dix sangsues ou plus autour de la brûlure.
S'il y a mortification de la peau et des aponévroses, des cataplasmes froids, des compresses imbibées d'eau végétominérale, seront apphqués.
Lorsque les eschares commenceront à tomber, les cataplasmes seront maintenus en permanence, mais on ne hâtera pas la chute des parties modifiées par des excisions prématurées ; on pansera ensuite simplement. On évitera que le pus séjourne dans les anfractuosités de la plaie. On dirigera la cicatrisation par la position des parties, par des compressions de la plaie avec une plaque de plomb, ou des cautérisations des loourgeons charnus trop développés, soit avec l'alun en poudre, soit avec le crayon de nitrate d'argent.
Dans le cours de la cicatrisation des brûlures au troisième et au quatrième degré des doigts et des orifices naturels, on aura soin d'interposer entre les commissures un linge enduit de cérat. Un fil de plomb sera placé à la commissure des lèvres, on le maintiendra en le passant à travers la joue au delà du brûlure, ou bien on se servira de crochets métalliques recourbés (Boyer), pour empêcher les bords des lèvres et les doigts, par exemple, de s'unir par seconde intention, c'est-à dire par agglutination de leurs bourgeons charnus. Dans les orifices étroits, on placera une mèche ou un bout de sonde.
Il est indispensable de panser tous les jours et avec le plus grand soin la plaie suppurante résultant de la chute des eschares d'une brûlure.
Dans le cas où une articulation serait ouverte par brûlure, ou si un segment du membre était carbonisé, on amputera, mais on attendra que le malade soit un peu remis de la commotion nerveuse produite par la douleur. Toutefois il faudra agir avant que l'inflammation ne survienne.
L'excitation nerveuse qui existe au moment de la brûlure sera combattue par l'opium à haute dose, 10 à 20 centigrammes dans un julep gommeux ou par le chloral.
Si les malades sont dans l'abattement, s'ils sont pris de frissons, s'il y a du refroidissement des extrémités, on donnera une potion cordiale, un julep gommeux avec 10 ou 15 centigrammes d'extrait d'opium, ou la potion excitante dont voici la formule :
Eau Je fleur d'oranger 18 sramnies.
Eau de tilleul 125 ' id.
Sirop 32 id.
Acétate d'ammouiaque 8 iil.
Deux cuillerées toutes les deux heures.
La saignée conseillée dans le but de prévenir les phlegmasies viscérales ne doit pas être faite chez les brûlés.
Une tisane délayante et du bouiUon doivent constituer le régime des personnes couvertes de brûlures.
S'il survient une péritonite, une pleurésie ou une méningite, on les traitera par des moyens appropriés ; contre le coma, on appliquera successivement six sangsues sur les apophyses mastoïdes. Contre la diarrhée, 4 grammes de diascordium ; h grammes de sous-nitrate de bismuth, en bol ou dans du pain à chanter; une potion avec 10 centigrammes d'extrait d'opium ou 20 gouttes de laudanum seront administrés.
Pour prévenir les érysipèles et les phlegmons, on fera bien de purger les malades avec deux verres d'eau de Pulina, deux ou trois jours de suite. Afin de pousser à la sécrétion urinaire, on fera boire beaucoup les malades qui ont de larges brûlures ; et on leur donnera, s'ils ont de l'appétit, de préférence une nourriture végétale. Y. Plaies.
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FORMULAIKE DES BRULURES,
Pour les brûlures au premier degré on peut prescrire : 1° des applications de
Colloilinn lit £;riimmes.
Huile do ricin 20 id.
2° L'application de trois ou quatre couches de gomme arabique qu'on laisse sécher sur la partie préalablement épongée (Blind).
Lait virginal.
Teiiitiiio do benjoin 10 grammes.
Eau de roses mi de mélilot 400 id.
En lotions (Hôpit. anglais et français).
L'application d'onguent de térébenthine, et digestif simple (Kentisch) .
Ti'i-élientliiue TpO srainmes.
Jaune tl'œuf 2 id.
Huile blanche 15 id.
(Hôpit. de Paris.)
Dans les brûlures au deuxième, au troisième, au quatrième et au cinquième degré on a employé :
Cérat opiacé.
f.érat jaune 30 grammes.
Landuniini de Sydenliam 4 grammes.
11 ne faut pas employer ce cérat pour une brûlure trèsétendue.
Cérat de Goulard.
Cérat simple 30 grammes.
Sous-acétate de plomb bipiide 4 id.
Des liniments à base d'huile sont bons dans les vastes brûlures. Ce sont :
Liniment oléo-calcaire.
Huile d'amandes douces 60 grammes.
Eau de chaux 500 id.
Mêler par agitation et séparer le savon mou qui vient nager à la surface ; panser les plaies avec un linge troué enduit de ce mélange, et l'on recouvre le tout de coton cardé (Payan, Anderson).
Liniment.
chlorure de chaux liquide 2 parties.
Huile blanche 2 id.
(De Bourges.)
Liniment.
Kau lie laurier-cerise 8 grammes.
Sirop ib; gomme ou eau 100 iil.
(i'irondi.)
Cette formule dérive du
Cérat de laurier-cerise.
cire blanche 20 i^rammes.
Huile d'amandes douces 80 id.
Kau de laurier-cei'isc .'iO id.
(Roux de Brignolles.) On a fait des cataplasmes de feuilles de laurier-cerise placés sur la plaie entre deux linges (Julia).
Baume samaritain.
Huile d'olives 4U0 grammes.
Vil' rowee 100 id.
(Tornamira) Q.
Eau de Gotdard.
Sous-acclate de plomb lii(uide 15 grammes.
Eau distillée 1000 id. .
Alcoolat lie vulnéraire fiO id.
Eau végéto-minérale.
Sous-acétale de plomb liquide 15 grammes.
Eau commune 1000 id.
Mêlez. (Hôpit. de Paris) [+].
Bain astringent.
Alun 200 gramme».
Faites dissoudre dans :
Eau froide C à 8 seaux.
.\joutez :