‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 108 sur 316 · AVA · texte numérisé non relu

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tenseur propre de l'index , le premier et le second radial; enfin un seul muscle sert dans cette région à l’extension de l’avant-bras sur le bras : c’est Yanconé. Les muscles fléchisseurs sont placés à la face antérieure de l’avant-bras , et forment dans leur ensemble deux couches , l’une superficielle et l’autre profonde ; la même disposition existe pour les muscles extenseurs , qui se trouvent surtout à la face postérieure ; les espèces de cordes tendineuses que l’on sent un peu au-dessus du poignet, et que beaucoup de gens du monde appellent improprement nerfs, ne sont autre chose que les tendons des muscles fléchisseurs des doigts.

Deux artères principales se distribuent au bras; elles proviennent de l’artère brachiale, qui se partage en deux à peu près au niveau du pli du coude; ces branches sont situées à la partie antérieure de l’avant-bras, et descendent jusqu’à la main , entre les deux couches de muscles dont nous avons parlé ; la branche interne porte le nom à! artère cubitale , et suit assez exactement la direction du cubitus; l’autre branche, nommée artère radiale , côtoie le côté interne de l’avantbras; en bas elle n’est recouverte que par la peau, et c’est sur elle que les médecins tâtent le pouls ; il est inutile de dire que ces artères fournissent des rameaux nombreux qui se distribuent aux muscles et aux autres parties de l’avant-bras; les veines sont en plus grand nombre que les artères; outre deux veines radiales, et deuxveines cubitales qui suivent exactement le trajet des artères de ce nom, on distingue encore trois branches plus superficiellement placées , la basilique en dedans , la céphalique en dehors; la médiane, qui se divise bientôt à un pouce environ au-dessous du pli du bras, en deux rameaux qui vont joindre en remontant, l’un sous le nom de médiane basilique, la veine basilique; l’autre sous le nom de veine médiane céphalique, la veine céphalique. Il est utile de connaître ces veines pour pratiquer la saignée du bras ; il faut surtout se rappeler que l’artère brachiale est souvent très-rapprochée de la veine basilique , et qu’en piquant la veine , on a quelquefois blessé l’artère , accident assez grave.

Les principaux nerfs que l’on rencontre à l’avant-bras sont : le nerf radial en dehors; le cubital en dedans et le médian au milieu. Ces branches nerveuses se dirigent presque en ligne droite du bras à la main , placées entre les deux couches musculaires que nous avons signalées à la partie antérieure de l’avant-bras; plusieurs aponévroses embrassent et séparent les divers muscles énumérés ; enfin la peau de cette région ne présente rien de particulier.

avant-bras (maladie de 1’), (path.). Un trèspetit nombre de ces maladies sont spéciales et méritent d’être traitées à part. Nous renverrons donc pour les autres , aux articles généraux : (V . Amputation , Blessure , etc.). Nous dirons cependant qu’on doit ouvrir de bonne heure les abcès de l’avant-bras , le pus ayant de la tendance à s’étendre sous la peau et à fuser même le long

des nombreux tendons de celte région , lorsqu’il provient d’un panaris. Nous ajouterons que l’amputation de l’avant-bras ne se fait pas en un lieu déterminé, comme cela se pratique pour la jambe; lorsque la nécessité oblige de sacrifier le membre, on doit amputer le plus bas possible.

Fracture de V avant-bras. Ces fractures peuvent intéresser les deux os de l’avant-bras, ou bien un seul , le plus souvent le radius. On dit alors que la fracture est composée dans le premier cas, ou bien simple dans le second; le plus fréquemment, elle a son siège à la partie moyenne et inférieure de l’avant-bras , rarement en haut. La cause qui la produit peut être directe , c’est un coup, une chute; ou bien elle peut agir par contrecoups , ainsi il arrive assez souvent que le radius se casse par l’effet d’une chute sur la paume de la main. Lorsqu’un seul os est fracturé , il existe ordinairement peu de déplacement , l’os intact servant alors d’attelle à l’autre ; néanmoins une légère déformation , la crépitation , le renversement de la main en dedans ou en dehors, suivant ( que la fracture a son siège sur le radius ou sur le cubitus, et les autres signes généraux des fractures rendent en général le diagnostic assez facile. Le déplacement est plus sensible et la déformation ! plus marquée, lorsque les deux os se sont frac- i turés; l’action de certains muscles tend alors à 1 rapprocher entre eux les fragments, en dimi- I nuant aussi l’espace dit interosseux ; la réduc- ] tion de ces fractures se fait àla manière ordinaire; I cependant lorsqu’on a affaire à une fracture du ( radius ou à une fracture complète de l’avant-bras, ] on doit, en pratiquant l’extension , renverser la main en dedans du côté du cubitus ; mais si ce dernier os était seul fracturé, ce renversement { devrait se faire en dehors.

Après la réduction, on applique un même appareil pour toutes les fractures de l’avant-bras; il est assez simple : des compresses graduées en forme de pyramides sont placées sur les deux i faces de l’avant-bras; sur ces compresses desti- ] nées à maintenir écartés les deux os, qui tendent j à se rapprocher, on place une attelle en avant et ! en arrière ; ensuite on assujettit le tout avec une j bande longue de quatre ou cinq aunes. La fracture . de l’apophyse olécrane du cubitus n’est pas très- : rare , elle présente quelques caractères particu- f liers : ainsi le fragment supérieur entraîné par le muscle triceps brachial remonte en haut, le long du bras , et se trouve souvent fort distant de l’in- j férieur : l’extension du membre blessé et des bandages unissants particuliers remédient à cet accident | qui n’est pas sans danger. (V. pour plus de détails ' le mot Fracture.)

Luxation de V avant-bras sur le bras. C’est presque toujours en arrière que les os de l’avant- • bras se luxent sur l’humérus; ce déplacement est souvent l’effet d’une chute violente sur la paume de la main , l’avant-bras étant étendu sur le bras ; J il ne peut guère avoir lieu sans être accompagné de graves déchirements des ligaments et quelquefois d’autres parties molles; le radius et le cubitus remontent alors derrière l’humérus , et l’avant-bras reste plus ou moins fléchi; ce

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